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Cette nuit, Poutine a frappé l’Ukraine avec son arme de l’apocalypse — et l’Europe a frémi
Crédit: Adobe Stock

Treize mille kilomètres par heure de cauchemar

Essayez d’imaginer. Treize mille kilomètres par heure. C’est la vitesse à laquelle l’Oreshnik voyage. Pour mettre ça en perspective : un avion de chasse moderne vole à environ 2 000 km/h. Une balle de fusil d’assaut sort du canon à 3 000 km/h. L’Oreshnik ? Il file à Mach 10-11, dix fois la vitesse du son. À cette vitesse, le missile parcourt plus de trois kilomètres par seconde. Trois kilomètres. Chaque. Seconde. Le temps que vous lisiez cette phrase, il aurait déjà parcouru quinze kilomètres. Les systèmes de défense aérienne ukrainiens — même les redoutables Patriot américains — n’ont aucune chance. Zéro. Nada. Rien.

Mais ce n’est pas juste la vitesse qui rend l’Oreshnik terrifiant. C’est sa configuration. Six ogives, chacune contenant six sous-munitions. Trente-six projectiles qui s’abattent presque simultanément sur la cible. Les vidéos de l’attaque montrent six éclairs dans le ciel nocturne, chacun composé de six traits lumineux. C’est hypnotique. C’est magnifique. C’est absolument terrifiant. Ces projectiles ne contiennent pas d’explosifs — juste de la masse inerte, du métal pur. Mais à 13 000 km/h, la masse devient une arme. L’énergie cinétique seule suffit à créer des cratères, à pulvériser des structures, à transformer n’importe quelle cible en poussière.

Le missile que Poutine ne peut pas s’empêcher de brandir

Poutine adore parler de son Oreshnik. Il en parle comme d’autres parlent de leur voiture de sport. Lors de son allocution télévisée après la première utilisation en novembre 2024, il a déclaré avec une fierté à peine dissimulée : « Il n’existe actuellement aucun moyen de contrer cette arme. » Il a ajouté que sa puissance destructrice était « comparable à celle d’une arme nucléaire » même avec une ogive conventionnelle. Une arme nucléaire. Sans la radioactivité. Juste la force brute de la physique transformée en instrument de mort. Le lendemain, face à ses généraux, il a promis de continuer les tests « y compris en conditions de combat ». Traduction : l’Ukraine est mon terrain d’essai. Chaque frappe est un test. Chaque victime est une donnée.

Les experts occidentaux sont plus sceptiques. Un officiel américain a déclaré en décembre 2024 que l’Oreshnik n’était pas considéré comme un « game-changer » sur le champ de bataille. Facile à dire depuis Washington. Moins facile quand on vit à Lviv et qu’on sait qu’aucun système de défense ne peut vous protéger. Les analystes militaires russes, eux, sont unanimes : l’Oreshnik peut « surmonter n’importe quel système de défense antimissile moderne » et « détruire des bunkers profondément enfouis sans ogive nucléaire ». Que ces affirmations soient vraies ou exagérées importe peu. Ce qui compte, c’est que Poutine y croit. Et qu’il est prêt à le prouver.

Il y a quelque chose de profondément pervers dans cette fascination russe pour la puissance brute. Poutine ne se contente pas d’utiliser ces armes — il les exhibe, il s’en vante, il les transforme en spectacle. Chaque lancement est une démonstration de force, un message envoyé non seulement à l’Ukraine mais au monde entier. « Regardez ce que je peux faire. Regardez ce que vous ne pouvez pas arrêter. » Et nous, on regarde. On commente. On analyse. Pendant que des gens meurent.

Sources

Sources primaires

United24Media – « Russia Attacks Ukraine Using the Oreshnik Missile System » – 9 janvier 2026 (mis à jour 11h08)

Reuters – « Russia says it fired its Oreshnik hypersonic missile at Ukraine » – 9 janvier 2026

The Guardian – « Russia fires hypersonic Oreshnik missile at Ukraine in massive attack » – 9 janvier 2026

BBC News – « Russia’s Oreshnik missile: What we know » – 22 novembre 2024

Sources secondaires

NPR – « Russia says it used new Oreshnik ballistic missile against Ukraine » – 9 janvier 2026

Euronews – « Russia uses advanced hypersonic Oreshnik missile to strike Ukraine » – 9 janvier 2026

CBS News – « Russia says new Oreshnik hypersonic missile used in massive strike » – 9 janvier 2026

Al Jazeera – « Ukraine calls on allies to raise pressure as Russia fires Oreshnik missile » – 9 janvier 2026

Deutsche Welle – « Russia strikes Ukraine with Oreshnik hypersonic missile » – 9 janvier 2026

ABC News Australia – « Russia says it has fired its Oreshnik hypersonic missile at Ukraine » – 9 janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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