Skip to content
Cinquante-trois millions de dollars saisis en pleine mer : l’étau américain se resserre sur le pétrole vénézuélien
Crédit: Adobe Stock

Une identité falsifiée

L’Olina n’est pas un navire ordinaire. C’est un fantôme. Un membre de cette fameuse « flotte de l’ombre » qui navigue dans les zones grises du commerce international, transportant du pétrole sanctionné avec de fausses identités et des pavillons frauduleux. Selon les registres maritimes internationaux, l’Olina prétendait naviguer sous pavillon du Timor oriental. Sauf que c’était un mensonge. Le registre international des navires le marque explicitement comme un navire à faux pavillon, ce qui signifie que l’enregistrement déclaré est invalide.

Mais l’histoire de ce navire est encore plus trouble. Avant de s’appeler Olina, il portait le nom de Minerva M et naviguait sous pavillon panaméen. En janvier 2025, le gouvernement américain l’avait déjà sanctionné pour avoir transporté du pétrole russe. En juillet dernier, le propriétaire et l’opérateur du navire ont été changés dans les données d’enregistrement pour une entreprise de Hong Kong. Une manœuvre classique pour brouiller les pistes. Changer de nom, changer de pavillon, changer de propriétaire sur le papier — tout pour échapper aux sanctions.

Navigation dans l’obscurité

Le plus révélateur, c’est que l’Olina naviguait « dans le noir » depuis des semaines. Selon les services de suivi maritime, le navire a transmis sa dernière position en novembre 2025 dans la mer des Caraïbes, au nord des côtes vénézuéliennes. Depuis, plus rien. La balise de positionnement AIS (Automatic Identification System) était éteinte. Cinquante-deux jours d’obscurité totale. Une pratique courante pour les navires de la flotte fantôme qui tentent d’échapper à la surveillance internationale.

Mais les Américains suivaient sa trace. Selon une source industrielle citée par Reuters, l’Olina avait quitté le Venezuela début janvier, entièrement chargé de pétrole, dans le cadre d’une flotille de navires qui ont pris la mer peu après la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro le 3 janvier. Le navire tentait de revenir au Venezuela, chargé à plein, après que les États-Unis ont imposé leur blocus pétrolier. Il n’y est jamais arrivé.

Il y a quelque chose de fascinant dans cette traque. Ces navires qui éteignent leurs balises, qui changent de nom comme on change de chemise, qui naviguent dans l’ombre en pensant pouvoir échapper à la surveillance américaine. Mais les États-Unis ont déployé un porte-avions, des navires d’assaut amphibie, des hélicoptères, des Marines. Ils ont transformé les Caraïbes en zone de chasse. Et un par un, ces fantômes sont capturés. L’Olina pensait pouvoir se fondre dans l’obscurité. Elle s’est fait prendre en pleine lumière.

Sources

Sources primaires

Militarnyi – « The United States Boarded Tanker with Venezuelan Oil Worth Over $50 Million » – 9 janvier 2026

The Guardian – « US military forces seize fifth tanker in effort to control Venezuelan oil » – 9 janvier 2026

Reuters – « US seizes Olina tanker in Caribbean, fifth vessel taken in Venezuela blockade » – 9 janvier 2026

US Southern Command (SOUTHCOM) – Communiqué officiel et vidéo de l’opération – 9 janvier 2026

Sources secondaires

Politico – « US seizes 5th Venezuelan-linked tanker » – 9 janvier 2026

Al Jazeera – « US seizes fifth oil tanker as Venezuela pressure campaign continues » – 9 janvier 2026

PBS NewsHour – « U.S. intercepts 5th sanctioned tanker as it exerts control over Venezuelan oil distribution » – 9 janvier 2026

Associated Press – « US intercepts fifth tanker as it exerts control over Venezuelan oil » – 9 janvier 2026

BBC News – « US seizes fifth oil tanker linked to Venezuela, officials say » – 9 janvier 2026

Wall Street Journal – « U.S. Forces Seize Fifth Tanker in Campaign to Track Down Venezuelan Oil » – 9 janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu