L’atelier qui s’effondre
Pendant que Hvardiyske brûlait, une autre frappe se déroulait à des centaines de kilomètres de là. Dans le territoire occupé de la région de Donetsk, près du village de Hirne. La cible : une unité de réparation militaire russe. Ces ateliers où les chars endommagés retrouvent vie. Où les véhicules blindés sont remis en état. Où la machine de guerre se régénère.
L’État-major ukrainien a confirmé la frappe. L’objectif : réduire les capacités de combat de l’ennemi dans le secteur d’Orikhiv. Cette zone du front où les Russes tentent de percer depuis des mois. Où chaque char compte. Où chaque véhicule blindé peut faire la différence entre tenir la ligne ou la perdre.
En détruisant cette unité de réparation, l’Ukraine ne détruit pas seulement des bâtiments. Elle détruit la capacité de l’ennemi à maintenir son équipement opérationnel. Un char endommagé qui ne peut pas être réparé, c’est un char de moins sur le champ de bataille. Un véhicule blindé hors service qui reste hors service, c’est une offensive qui ne se fera pas.
Je pense aux mécaniciens russes qui travaillaient dans cet atelier. Aux soudeurs. Aux techniciens. Ils réparaient les machines qui tuent des Ukrainiens. Ils remettaient en état les chars qui bombardent les villes. Ils étaient une pièce essentielle de la machine de guerre. Et maintenant, leur atelier n’existe plus. C’est dur. C’est la guerre. C’est juste.
Orikhiv : le front qui ne cède pas
Le secteur d’Orikhiv n’est pas n’importe quel front. C’est une zone stratégique dans la région de Zaporizhia. Un point de pression constant où les Russes tentent de percer les défenses ukrainiennes. Chaque jour, des combats. Chaque semaine, des tentatives d’offensive. Chaque mois, des centaines de véhicules engagés.
En frappant l’unité de réparation de Hirne, l’Ukraine envoie un message clair : vous ne pourrez pas maintenir cette pression indéfiniment. Chaque char que vous perdez, vous aurez plus de mal à le remplacer. Chaque véhicule endommagé restera hors service plus longtemps. Votre capacité offensive s’érode. Et nous y contribuons activement.
Les sources militaires ukrainiennes, citées par Ukrinform le 8 janvier 2026, confirment que cette frappe s’inscrit dans une stratégie plus large de dégradation systématique des capacités logistiques russes. Il ne s’agit pas d’actions isolées, mais d’une campagne coordonnée visant à affaiblir structurellement l’ennemi.
Belgorod : l'incendie qui traverse la frontière
La nuit du 7 janvier
Revenons quelques heures en arrière. Dans la nuit du 7 janvier 2026, avant même les frappes sur Hvardiyske et Hirne, l’Ukraine avait déjà frappé. La cible : le dépôt pétrolier Oskolneftesnab, près du village de Kotel, dans la région de Belgorod. En territoire russe. À des dizaines de kilomètres de la frontière.
Selon l’État-major ukrainien, ce dépôt servait directement à approvisionner l’armée d’occupation. Des milliers de litres de carburant stockés, destinés aux unités russes combattant en Ukraine. L’attaque a provoqué un incendie massif. Les réservoirs ont explosé. Les flammes ont illuminé la nuit. Le gouverneur de Belgorod, Vyacheslav Gladkov, a dû confirmer publiquement l’attaque — impossible de cacher un brasier pareil.
Les images satellites, analysées par des experts militaires, montrent l’ampleur des dégâts. Deux réservoirs verticaux RVS-5000 — ces énormes cuves de stockage — ont été endommagés. Chacun peut contenir jusqu’à 5000 mètres cubes de carburant. Faites le calcul. C’est des millions de litres qui partent en fumée. Des millions de litres qui n’alimenteront jamais les chars russes.
Belgorod. En Russie. Loin de la ligne de front. Et pourtant, ça brûle. Je jubile. Pendant des mois, on a vu les Russes frapper impunément des villes ukrainiennes. Des hôpitaux. Des écoles. Des immeubles résidentiels. Et maintenant, leurs propres dépôts pétroliers explosent. C’est la guerre qui rentre chez eux. C’est la réalité qui les rattrape. Et ça fait du bien.
Le dépôt de Yaroslavl : la série continue
Mais ce n’est pas tout. L’État-major ukrainien a également confirmé des dégâts au dépôt pétrolier Temp, dans la région de Yaroslavl, en Russie. Une réserve stratégique. Un de ces sites où Moscou stocke ses réserves de carburant pour le long terme. Deux réservoirs RVS-5000 endommagés là aussi, selon les évaluations préliminaires.
Yaroslavl se trouve à plus de 250 kilomètres au nord-est de Moscou. C’est profond en territoire russe. C’est loin de tout front. Et pourtant, l’Ukraine a réussi à frapper. Avec quelle arme ? Des drones longue portée, probablement. Ces engins que l’Ukraine développe et produit désormais en masse. Ces armes qui permettent de frapper n’importe où, n’importe quand.
La série d’attaques — Yaroslavl, Belgorod, Hvardiyske — raconte une histoire. Celle d’une Ukraine qui ne se contente plus de défendre. Qui prend l’initiative. Qui frappe méthodiquement les infrastructures qui alimentent la guerre. Et qui le fait avec une efficacité croissante.
La stratégie du feu : asphyxier la machine de guerre russe
La logistique, nerf de la guerre
Il y a une vérité militaire que tout stratège connaît : une armée sans carburant est une armée morte. Les chars les plus modernes, les avions les plus sophistiqués, les missiles les plus précis — tout cela ne sert à rien sans carburant. Sans lubrifiants. Sans pièces de rechange. Sans logistique.
L’Ukraine l’a compris. Et depuis plusieurs mois, elle mène une campagne systématique contre les infrastructures logistiques russes. Les dépôts pétroliers. Les entrepôts de munitions. Les centres de réparation. Les nœuds ferroviaires. Tout ce qui permet à la machine de guerre russe de fonctionner.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Selon des sources militaires citées par UNN et Interfax-Ukraine le 8 janvier 2026, l’Ukraine a frappé des dizaines de sites logistiques russes depuis le début de l’année. Chaque frappe affaiblit un peu plus la capacité de Moscou à maintenir ses opérations offensives. Chaque dépôt détruit, c’est des semaines de retard dans les approvisionnements. Chaque entrepôt qui brûle, c’est des unités qui manquent de munitions.
C’est une guerre d’usure. Mais pas celle que Poutine imaginait. Il pensait user l’Ukraine par des bombardements massifs. Par la terreur. Par l’épuisement. Mais c’est l’inverse qui se produit. C’est l’Ukraine qui use la Russie. Frappe après frappe. Dépôt après dépôt. Réservoir après réservoir. Et je trouve ça magnifique.
La doctrine ukrainienne : frapper loin, frapper fort
Cette stratégie ne sort pas de nulle part. Elle s’inscrit dans une doctrine militaire que l’Ukraine a développée au fil des mois. Une doctrine qui repose sur trois piliers : la précision, la profondeur, et la persistance.
La précision d’abord. Les frappes ukrainiennes ne sont pas aveugles. Elles visent des cibles spécifiques, identifiées par le renseignement. Le train de carburant à Hvardiyske. L’unité de réparation à Hirne. Le dépôt pétrolier à Belgorod. Chaque frappe a un objectif clair, un impact mesurable.
La profondeur ensuite. L’Ukraine ne se limite plus à frapper près de la ligne de front. Elle frappe en Crimée. Elle frappe en Russie. Elle frappe à des centaines de kilomètres de la frontière. Cette capacité à projeter la force loin derrière les lignes ennemies change la donne. Aucun site russe n’est plus vraiment en sécurité.
La persistance enfin. Ce ne sont pas des frappes isolées. C’est une campagne continue. Jour après jour. Semaine après semaine. Les dépôts pétroliers brûlent. Les entrepôts explosent. Les centres de réparation s’effondrent. Et ça ne s’arrête pas.
Crimée : la péninsule qui brûle lentement
De sanctuaire à champ de bataille
La Crimée occupe une place particulière dans cette guerre. Annexée illégalement par la Russie en 2014, elle est devenue le symbole de l’agression russe. Mais aussi une base militaire massive. Des aérodromes. Des ports. Des dépôts de munitions. Des centres de commandement. Tout ce qu’il faut pour mener une guerre.
Pendant longtemps, la Crimée semblait intouchable. Trop loin. Trop bien défendue. Trop protégée par les systèmes antiaériens russes. Mais en 2024, tout a changé. L’Ukraine a commencé à frapper. D’abord timidement. Puis de plus en plus fort. De plus en plus souvent.
Aujourd’hui, en janvier 2026, la Crimée n’est plus un sanctuaire. C’est un champ de bataille. Les dépôts pétroliers comme celui de Hvardiyske brûlent régulièrement. Les bases aériennes sont frappées. Les installations portuaires sont endommagées. La péninsule saigne. Lentement mais sûrement.
Je regarde la carte de Crimée. Je vois tous ces points rouges. Chaque point, c’est une frappe ukrainienne. Chaque point, c’est un message. La Crimée est ukrainienne. Elle l’a toujours été. Elle le redeviendra. Et en attendant, elle brûle. Parce que tant qu’elle servira de base à l’agression russe, elle sera une cible légitime.
L’impact stratégique sur le groupement Dniepr
La frappe sur le dépôt de Hvardiyske vise spécifiquement le groupement Dniepr — cette formation militaire russe responsable du front sud. Des dizaines de milliers de soldats. Des centaines de chars et de véhicules blindés. Une machine de guerre qui a besoin de carburant. Beaucoup de carburant.
En coupant les approvisionnements, l’Ukraine ne cherche pas seulement à gêner les opérations russes. Elle cherche à les paralyser. Un char sans carburant ne bouge pas. Une unité sans carburant ne peut pas attaquer. Une armée sans carburant ne peut pas faire la guerre.
Les analystes militaires, cités par Militarnyi et d’autres sources spécialisées, estiment que ces frappes répétées sur les infrastructures logistiques ont un impact cumulatif significatif. Chaque attaque réduit un peu plus la capacité opérationnelle russe. Chaque dépôt détruit force Moscou à réorganiser ses chaînes d’approvisionnement, à trouver des routes alternatives, à consommer plus de ressources pour maintenir le même niveau d’activité.
Les chiffres qui font mal : l'addition pour Moscou
Des millions de litres partis en fumée
Faisons les comptes. Le dépôt de Belgorod : deux réservoirs RVS-5000 endommagés. Soit potentiellement 10 000 mètres cubes de carburant détruits. Le dépôt de Yaroslavl : deux autres réservoirs similaires. Encore 10 000 mètres cubes. Le train de Hvardiyske : difficile à quantifier, mais un échelon ferroviaire peut transporter plusieurs centaines de mètres cubes.
Au total, ce sont des dizaines de milliers de mètres cubes de carburant qui ont été détruits ou endommagés en quelques jours seulement. Des millions de litres. De quoi alimenter des centaines de chars pendant des semaines. De quoi faire rouler des milliers de camions pendant des mois.
Et ce n’est pas seulement le carburant perdu qui compte. C’est aussi le coût de reconstruction. Les réservoirs RVS-5000 coûtent des millions de dollars pièce. Les infrastructures de chargement ferroviaire prennent des mois à réparer. Les systèmes de distribution doivent être reconstruits. L’addition est salée.
Des millions de litres. Des millions de dollars. Des mois de retard. Et pendant ce temps, les soldats russes sur le front manquent de carburant. Leurs chars restent immobiles. Leurs camions ne peuvent pas livrer les munitions. Et je me dis : c’est exactement ce qu’il faut. Chaque litre qui brûle à Belgorod, c’est un litre qui ne servira pas à tuer des Ukrainiens.
L’entrepôt de Donetsk : les pièces qui manqueront
N’oublions pas l’autre cible de la nuit du 7 janvier : l’entrepôt de ressources matérielles et techniques de la 20e division de fusiliers motorisés russe, dans la région de Donetsk. Cet entrepôt ne stockait pas du carburant, mais des pièces de rechange. Des composants. Du matériel de maintenance.
Tout ce qui permet de maintenir une armée opérationnelle. Les chenilles de chars. Les moteurs de véhicules blindés. Les systèmes électroniques. Les pièces d’artillerie. Tout ce qui s’use, se casse, doit être remplacé. Et maintenant, tout ça a brûlé.
L’impact de cette frappe se fera sentir pendant des semaines, voire des mois. Chaque char qui tombe en panne prendra plus de temps à réparer. Chaque véhicule endommagé restera hors service plus longtemps. La 20e division verra sa capacité opérationnelle diminuer progressivement, inexorablement.
La réponse ukrainienne : précision chirurgicale
Les armes de la vengeance
Comment l’Ukraine réussit-elle à frapper si loin, si précisément ? La réponse tient en un mot : les drones. Ces engins volants que l’Ukraine produit désormais par milliers. Des drones de reconnaissance. Des drones d’attaque. Des drones longue portée capables de voler des centaines de kilomètres.
L’industrie ukrainienne de défense a fait des progrès spectaculaires. En 2024, le pays produisait quelques centaines de drones par mois. En 2026, ce sont des milliers. Des drones de plus en plus sophistiqués. De plus en plus autonomes. De plus en plus mortels.
Ces drones permettent à l’Ukraine de frapper des cibles que les missiles ne peuvent pas atteindre. Soit parce qu’elles sont trop loin. Soit parce qu’elles sont trop bien protégées. Soit parce que les missiles coûtent trop cher. Un drone coûte quelques milliers de dollars. Un missile, des centaines de milliers. Le calcul est vite fait.
Ces drones, c’est la revanche des faibles. C’est l’arme de ceux qui n’ont pas les moyens de la Russie. Pas les stocks de missiles. Pas les bombardiers stratégiques. Mais qui ont l’ingéniosité. La détermination. La rage de vaincre. Et ça suffit. Ça suffit pour transformer des dépôts pétroliers en brasiers.
Le renseignement qui fait la différence
Mais les drones ne suffisent pas. Il faut savoir où frapper. Et pour ça, il faut du renseignement. Des satellites qui observent. Des agents qui infiltrent. Des analystes qui recoupent les informations. Toute une machine qui identifie les cibles, évalue leur importance, planifie les frappes.
L’Ukraine bénéficie du soutien de ses alliés occidentaux dans ce domaine. Les États-Unis partagent des images satellites. Le Royaume-Uni fournit du renseignement électronique. L’OTAN coordonne les informations. Mais l’Ukraine a aussi développé ses propres capacités. Ses propres réseaux. Ses propres sources.
Le résultat, ce sont des frappes comme celles de Hvardiyske, Hirne et Belgorod. Des frappes précises. Ciblées. Efficaces. Qui touchent exactement là où ça fait mal. Qui maximisent l’impact avec un minimum de moyens. C’est l’art de la guerre moderne. Et l’Ukraine le maîtrise de mieux en mieux.
Le message derrière les flammes
À Moscou : vous n’êtes plus en sécurité
Ces frappes envoient un message clair au Kremlin. Un message qui dit : votre territoire n’est plus un sanctuaire. Vos dépôts pétroliers peuvent brûler. Vos entrepôts peuvent exploser. Vos bases peuvent être frappées. Vous n’êtes plus en sécurité.
C’est un changement fondamental dans la dynamique de cette guerre. Pendant longtemps, la Russie pouvait frapper l’Ukraine impunément. Bombarder les villes. Détruire les infrastructures. Terroriser la population. Sans craindre de représailles sur son propre territoire.
Ce temps est révolu. Maintenant, chaque frappe russe sur l’Ukraine peut être suivie d’une frappe ukrainienne sur la Russie. Chaque dépôt pétrolier russe est une cible potentielle. Chaque base militaire est vulnérable. Le coût de la guerre augmente pour Moscou. Et ça se voit.
Je veux que Poutine le sache. Je veux que chaque général russe le comprenne. Vous ne pouvez plus faire la guerre sans en payer le prix. Vous ne pouvez plus bombarder Kharkiv sans voir Belgorod brûler. Vous ne pouvez plus attaquer Zaporizhia sans perdre vos dépôts en Crimée. La guerre a deux faces maintenant. Et vous découvrez la seconde.
Aux Ukrainiens : nous frappons
Pour les Ukrainiens, ces frappes ont une autre signification. Elles disent : nous ne subissons plus passivement. Nous ripostons. Nous frappons. Nous faisons mal à l’ennemi. Chaque dépôt qui brûle, c’est une petite victoire. Chaque entrepôt qui explose, c’est un pas vers la libération.
Après des mois de bombardements russes. Après des semaines de coupures d’électricité. Après des années d’occupation. Ces frappes redonnent espoir. Elles montrent que l’Ukraine n’est pas impuissante. Qu’elle peut frapper. Qu’elle frappe. Et qu’elle continuera à frapper.
Les réseaux sociaux ukrainiens s’enflamment à chaque annonce de frappe réussie. Les images de dépôts en feu sont partagées des milliers de fois. Les commentaires célèbrent chaque succès. C’est plus qu’une satisfaction militaire. C’est un besoin psychologique. Le besoin de voir l’ennemi souffrir aussi. Le besoin de justice.
Ce que cela change sur le terrain
L’offensive qui ne viendra pas
Concrètement, qu’est-ce que ces frappes changent sur le terrain ? Beaucoup. Une armée sans carburant ne peut pas lancer d’offensive. Une unité sans pièces de rechange ne peut pas maintenir ses équipements opérationnels. Une formation militaire dont les dépôts brûlent doit réorganiser toute sa logistique.
Dans le secteur d’Orikhiv, où l’unité de réparation de Hirne a été détruite, les Russes vont avoir plus de mal à maintenir leur pression offensive. Chaque char endommagé restera hors service plus longtemps. Chaque véhicule blindé en panne prendra plus de temps à réparer. L’offensive ralentit. S’essouffle. Se grippe.
Pour le groupement Dniepr, privé du carburant de Hvardiyske, c’est la même chose. Les opérations doivent être réduites. Les patrouilles limitées. Les mouvements de troupes restreints. On économise le carburant. On rationne. On attend les prochains approvisionnements. Et pendant ce temps, l’Ukraine se renforce.
C’est ça, la vraie victoire. Pas les grandes batailles spectaculaires. Pas les percées dramatiques. Mais ces petites victoires logistiques. Ces dépôts qui brûlent. Ces trains qui n’arrivent pas. Ces offensives qui sont annulées faute de carburant. C’est moins glorieux. Mais c’est tout aussi décisif.
L’hiver qui joue en faveur de l’Ukraine
Ces frappes arrivent en plein hiver. Et l’hiver, en guerre, c’est un facteur critique. Les véhicules consomment plus de carburant. Les moteurs doivent tourner pour chauffer les équipages. Les déplacements sont plus difficiles. La logistique est plus complexe.
En détruisant des dépôts de carburant en plein hiver, l’Ukraine maximise l’impact de ses frappes. Chaque litre perdu compte double. Chaque retard d’approvisionnement se fait sentir immédiatement. Les unités russes sur le front ont froid. Leurs véhicules peinent à démarrer. Leur moral s’effrite.
Et pendant ce temps, l’Ukraine, elle, tient. Ses lignes de défense restent solides. Ses troupes sont approvisionnées. Son moral reste élevé. Parce qu’elles voient les résultats. Elles voient les dépôts russes brûler. Elles voient l’ennemi affaibli. Et ça donne la force de continuer.
Conclusion : le prix du carburant
Une guerre qui se gagne litre par litre
Hvardiyske. Hirne. Belgorod. Yaroslavl. Quatre noms. Quatre cibles. Quatre frappes qui racontent la même histoire. Celle d’une guerre qui ne se gagne pas seulement sur le champ de bataille. Mais aussi dans les dépôts pétroliers. Dans les entrepôts de pièces détachées. Dans les centres de réparation.
L’Ukraine a compris quelque chose que beaucoup d’armées mettent des années à comprendre : la logistique est le nerf de la guerre. Sans carburant, pas de chars. Sans pièces de rechange, pas de véhicules opérationnels. Sans entrepôts, pas d’approvisionnements. C’est mathématique. C’est implacable.
Et donc, l’Ukraine frappe. Méthodiquement. Systématiquement. Efficacement. Chaque dépôt détruit affaiblit un peu plus la machine de guerre russe. Chaque entrepôt qui brûle réduit un peu plus la capacité offensive de Moscou. Litre par litre. Frappe par frappe. Victoire par victoire.
Je regarde ces flammes qui montent dans le ciel de Crimée. Ces explosions qui illuminent la nuit à Belgorod. Ces entrepôts qui s’effondrent dans le Donbass. Et je me dis : c’est comme ça qu’on gagne une guerre. Pas en un jour. Pas en une bataille. Mais en mille petites victoires. En mille frappes précises. En mille dépôts qui brûlent. C’est long. C’est dur. Mais ça marche.
Le message final
Ces frappes du 8 janvier 2026 ne sont pas les dernières. Elles ne sont qu’un épisode dans une campagne plus large. Une campagne qui continuera. Jour après jour. Semaine après semaine. Jusqu’à ce que la Russie comprenne qu’elle ne peut pas gagner cette guerre. Jusqu’à ce que Moscou réalise que le prix à payer est trop élevé.
Chaque dépôt qui brûle rapproche ce moment. Chaque entrepôt détruit augmente le coût de la guerre pour la Russie. Chaque frappe réussie démontre que l’Ukraine ne se contentera jamais de subir. Qu’elle ripostera. Qu’elle frappera. Qu’elle vaincra.
Le train de Hvardiyske ne partira jamais. L’atelier de Hirne ne réparera plus de chars. Le dépôt de Belgorod ne fournira plus de carburant. Et demain, ce seront d’autres cibles. D’autres frappes. D’autres victoires. Parce que cette guerre se gagne litre par litre. Et l’Ukraine est déterminée à gagner chaque litre.
Sources
Ukrinform – « Ukrainian forces deliver precision strikes on Russian logistics in Crimea and Donetsk region » – 8 janvier 2026 – https://www.ukrinform.net/rubric-ato/4078270-ukrainian-forces-deliver-precision-strikes-on-russian-logistics-in-crimea-and-donetsk-region.html
UNN (Ukrainian National News) – « Ukrainian military hit a fuel and lubricants train in occupied Crimea and an enemy repair unit in Donetsk region » – 8 janvier 2026 – https://unn.ua/en/news/ukrainian-military-hit-a-fuel-and-lubricants-train-in-occupied-crimea-and-an-enemy-repair-unit-in-donetsk-region
Interfax-Ukraine – « AFU General Staff: Defense forces hit Russian logistics facilities in occupied territories » – 8 janvier 2026 – https://en.interfax.com.ua/news/general/1134853.html
Ukrinform – « Defense forces hit oil depot in Belgorod region and Russian military warehouse in Donetsk region – General Staff » – 7 janvier 2026 – https://www.ukrinform.net/rubric-ato/4077625-defense-forces-hit-oil-depot-in-belgorod-region-and-russian-military-warehouse-in-donetsk-region-general-staff.html
État-major des Forces armées ukrainiennes – Publications Facebook officielles – 7-8 janvier 2026
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