Un missile conçu pour l’apocalypse nucléaire
L’Oreshnik — qui signifie « noisetier » en russe, un nom presque poétique pour une arme de destruction massive — n’est pas un missile ordinaire. C’est un missile balistique à portée intermédiaire (IRBM), capable d’atteindre des cibles jusqu’à 5 500 kilomètres de distance. Toute l’Europe est à portée. Chaque capitale, chaque ville, chaque infrastructure stratégique du continent peut être frappée en quelques minutes. Le missile utilise une technologie MIRV (véhicules de rentrée multiples et indépendants) — en clair, une seule fusée transporte plusieurs ogives qui se séparent en vol et frappent des cibles distinctes simultanément. C’est l’arme ultime de la guerre froide, ressuscitée pour le XXIe siècle.
Selon Fabian Hoffmann, expert en défense et chercheur à l’Université d’Oslo, l’Oreshnik n’a probablement que 10% de composants nouveaux. Le reste ? Recyclé du RS-26 Rubezh, un missile balistique à capacité nucléaire développé en 2011. Poutine a présenté l’Oreshnik comme une innovation révolutionnaire lors de sa première utilisation contre Dnipro en novembre 2024, mais les experts occidentaux restent sceptiques. Un responsable américain a même déclaré en décembre 2024 que cette arme n’était « pas un game-changer sur le champ de bataille ». Peut-être. Mais son impact psychologique, lui, est indéniable. Quand un missile hypersonique frappe à 60 kilomètres de l’OTAN, le message est clair : personne n’est en sécurité.
Une vitesse qui défie toute interception
La vitesse de l’Oreshnik est son atout majeur. 13 000 kilomètres par heure. Mach 10. Dix fois la vitesse du son. À cette allure, le missile traverse l’atmosphère comme un météore, laissant à peine quelques minutes entre la détection et l’impact. Les systèmes de défense antiaérienne actuels, même les plus sophistiqués, peinent à intercepter des projectiles aussi rapides. Poutine lui-même a affirmé que l’Oreshnik est « impossible à intercepter » et que sa puissance destructrice est « comparable à celle d’une arme nucléaire, même avec une ogive conventionnelle ». Une déclaration qui relève autant de la propagande que de la réalité technique, mais qui sème le doute et la peur — exactement ce que Moscou recherche.
Lors de la frappe sur Lviv, les témoins au sol ont décrit une séquence d’explosions rapides et répétées, caractéristique de la fragmentation délibérée de l’ogive en plusieurs projectiles inertes indépendants. Chaque fragment frappe une cible distincte en l’espace de quelques secondes, créant un effet de saturation qui rend toute défense presque impossible. C’est une technologie héritée de l’ère nucléaire, conçue pour maximiser les dégâts et minimiser les chances de survie. Utilisée ici avec des charges conventionnelles, elle reste néanmoins terrifiante.
Quand je lis que ce missile est « impossible à intercepter », je ne peux pas m’empêcher de penser à tous ces gens qui vivent sous cette menace permanente. Imaginez : vous êtes chez vous, à Lviv, à Kiev, à Kharkiv. Vous savez qu’à tout moment, un missile hypersonique peut traverser le ciel et frapper en quelques minutes. Pas d’alerte. Pas de temps pour réagir. Juste l’explosion. Et après, le silence. Ou les cris. C’est ça, la guerre moderne. C’est ça, la terreur que Poutine veut imposer. Et pourtant, les Ukrainiens continuent de vivre, de résister, de se battre. Je ne sais pas si j’aurais ce courage.
Lviv frappée : une cible symbolique à la frontière de l'Europe
À 60 kilomètres de la Pologne et de l’OTAN
Lviv n’est pas une ville comme les autres dans cette guerre. Située à l’extrême ouest de l’Ukraine, à seulement 60 kilomètres de la frontière polonaise, elle a longtemps été considérée comme un refuge relatif, loin des lignes de front de l’est et du sud. Des centaines de milliers de déplacés internes s’y sont réfugiés depuis le début de l’invasion russe en février 2022. La ville est devenue un symbole de résilience, un havre de paix dans un pays en guerre. Mais cette nuit du 9 janvier 2026, Moscou a envoyé un message brutal : nulle part n’est sûr. Même à la frontière de l’OTAN.
Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andrii Sybiha, a immédiatement réagi sur X (anciennement Twitter) : « Une telle frappe si proche de la frontière de l’UE et de l’OTAN constitue une grave menace pour la sécurité du continent européen et un test pour la communauté transatlantique. Nous exigeons des réponses fortes aux actions imprudentes de la Russie. » Un test, oui. Mais aussi un avertissement. En frappant Lviv avec l’Oreshnik, Poutine montre qu’il peut atteindre n’importe quelle cible en Europe en quelques minutes. La Pologne, l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni — tous sont à portée.
Des infrastructures énergétiques visées en plein hiver
Selon le ministère russe de la Défense, l’Oreshnik a ciblé des « infrastructures énergétiques et des installations de production de drones ». Les autorités locales ont évoqué la possibilité que des installations de stockage de gaz souterrain aient été touchées, bien que cela n’ait pas été confirmé officiellement. Ce qui est certain, c’est que la frappe s’inscrit dans une stratégie plus large de Moscou : détruire les infrastructures énergétiques ukrainiennes en plein hiver pour priver la population de chauffage et d’électricité. Une tactique de guerre totale, visant délibérément les civils.
Le maire de Lviv, Andriy Sadovyi, a déclaré sur Telegram qu’il n’y avait « aucune information sur des victimes » suite à la frappe du missile, et que « les installations civiles et les bâtiments résidentiels de la ville n’ont pas été affectés ». Une chance, cette fois-ci. Mais le message est passé. La prochaine fois, ce pourrait être différent. Et tout le monde le sait.
Lviv. Cette ville que j’ai visitée il y a quelques années, avec ses rues pavées, ses cafés chaleureux, son architecture austro-hongroise. Une ville européenne, vibrante, vivante. Et maintenant, elle est dans la ligne de mire de missiles hypersoniques. Je pense à tous ces gens qui ont fui l’est de l’Ukraine pour se réfugier là-bas, pensant être en sécurité. Et maintenant ça. Moscou leur dit : « Vous ne serez jamais en sécurité. Nulle part. » C’est de la terreur pure. Et ça me révolte.
Kiev sous les bombes : une nuit d'horreur
Quatre morts, dont un ambulancier tué en « double frappe »
Pendant que Lviv encaissait le coup de l’Oreshnik, Kiev subissait un déluge de feu. L’attaque a commencé vers minuit, avec des vagues successives de drones et de missiles s’abattant sur la capitale ukrainienne. Les lumières de la ville ont vacillé avant de s’éteindre dans plusieurs quartiers, plongeant des milliers de personnes dans le noir et le froid. Les températures étaient déjà négatives, et elles devaient encore chuter jusqu’à -15°C dans les jours suivants. Une attaque calculée pour maximiser la souffrance.
Quatre personnes ont été tuées et vingt-cinq autres blessées, selon le maire de Kiev, Vitali Klitschko. Parmi les victimes, un ambulancier, frappé alors qu’il arrivait sur les lieux d’un immeuble endommagé pour porter secours aux blessés. C’est ce qu’on appelle une attaque en « double frappe » (double-tap) : la première frappe blesse et détruit, la seconde vise délibérément les secouristes qui accourent pour aider. Une tactique barbare, interdite par le droit international, mais que la Russie utilise régulièrement. Le président Volodymyr Zelensky a confirmé cette information, dénonçant une fois de plus les méthodes de guerre de Moscou.
Des immeubles résidentiels éventrés, des quartiers sans électricité
Deux immeubles résidentiels le long de la rive est du Dnipro ont été touchés, ainsi qu’un immeuble de grande hauteur dans le quartier central de la ville. Les images diffusées sur les réseaux sociaux montrent des façades éventrées, des débris jonchant les rues, des voitures écrasées sous les décombres. Des pompiers s’activent dans la fumée et la poussière, cherchant d’éventuels survivants. Des habitants, enveloppés dans des couvertures, regardent les ruines de leurs appartements, hébétés.
L’approvisionnement en électricité a été perturbé dans plusieurs quartiers de la capitale, au milieu d’un hiver particulièrement rigoureux. Zelensky a déclaré que « tout était fait pour rétablir le chauffage et l’électricité », mais la tâche est immense. Les infrastructures énergétiques ukrainiennes sont déjà lourdement endommagées après des mois de frappes russes ciblées. Chaque nouvelle attaque aggrave la situation, rendant la vie quotidienne de plus en plus difficile pour des millions de personnes.
Un ambulancier. Un homme qui sauve des vies. Tué par un missile russe alors qu’il venait porter secours. C’est ça, la réalité de cette guerre. Pas de distinction entre combattants et civils, entre cibles militaires et humanitaires. Tout le monde est une cible. Et Moscou s’en fout. Pire, c’est délibéré. Les « double-tap », c’est une stratégie. Tuer ceux qui viennent aider. Maximiser la terreur. Je ne trouve pas les mots pour décrire ce que je ressens face à ça. Juste de la rage. Et du dégoût.
La justification russe : une attaque fantôme contre Poutine
Moscou invoque une frappe de drone sur une résidence présidentielle
Le ministère russe de la Défense a justifié cette attaque massive en affirmant qu’elle constituait une « réponse » à une tentative ukrainienne de frapper une résidence de Vladimir Poutine avec des drones le 29 décembre 2025. Selon Moscou, des drones ukrainiens auraient visé une propriété présidentielle dans la région de Novgorod, au nord-ouest de la Russie. Une attaque que Kiev a immédiatement qualifiée de « mensonge ». Le gouvernement ukrainien a catégoriquement nié toute implication dans une telle opération.
Mais ce n’est pas tout. La CIA elle-même est entrée dans la danse. Selon des responsables américains cités par CNN, l’agence de renseignement américaine a évalué que l’Ukraine n’avait pas ciblé une résidence utilisée par Poutine. En d’autres termes, l’attaque dont Moscou se prévaut pour justifier ses frappes sur Lviv et Kiev n’a probablement jamais eu lieu — ou du moins, pas de la manière décrite par le Kremlin. Même Donald Trump, dans une déclaration la semaine dernière, a affirmé qu’il ne pensait pas qu’une telle attaque ait eu lieu.
Une excuse pour intensifier la terreur
Cette « attaque fantôme » sur une résidence de Poutine est devenue le prétexte parfait pour Moscou pour intensifier ses frappes sur l’Ukraine. Peu importe que l’attaque soit réelle ou non — ce qui compte, c’est la narration. Le Kremlin peut désormais présenter ses bombardements massifs de civils comme des « représailles légitimes » face à une « agression ukrainienne ». C’est de la propagande pure, mais elle fonctionne auprès de l’opinion publique russe et de certains segments de la communauté internationale qui cherchent des excuses pour ne pas soutenir davantage l’Ukraine.
Le timing de cette escalade est également révélateur. Elle intervient alors que Donald Trump et ses émissaires mènent des discussions intensives pour tenter de mettre fin à la guerre en Ukraine. En frappant aussi fort, aussi près de la frontière de l’OTAN, Poutine envoie un message aux négociateurs : la Russie ne négocie pas en position de faiblesse. Elle négocie en position de force, avec des missiles hypersoniques et la capacité de frapper n’importe où, n’importe quand.
Une attaque fantôme. Une excuse bidon. Et des dizaines de civils morts ou blessés en « représailles ». C’est du Poutine pur jus. Inventer un prétexte, aussi absurde soit-il, pour justifier l’injustifiable. Et le pire, c’est que ça marche. Pas auprès de nous, pas auprès de ceux qui suivent cette guerre de près. Mais auprès de ceux qui ne veulent pas voir, qui préfèrent croire que « les deux camps sont aussi coupables ». Non. Il y a un agresseur et une victime. Un pays qui envahit et un pays qui se défend. C’est aussi simple que ça.
Une attaque massive : 36 missiles et 242 drones
Un déluge de feu sur toute l’Ukraine
La frappe de l’Oreshnik sur Lviv n’était qu’un élément d’une attaque beaucoup plus vaste. Selon la Force aérienne ukrainienne, la Russie a lancé au total 36 missiles et 242 drones dans la nuit du 8 au 9 janvier 2026. Parmi ces missiles, 13 étaient balistiques, ciblant des infrastructures énergétiques et des installations civiles à travers tout le pays. 22 missiles de croisière ont également été utilisés, frappant des cibles à Kiev, Lviv, et dans d’autres régions.
Les drones, eux, ont été déployés par vagues successives, saturant les défenses aériennes ukrainiennes et semant le chaos. Certains ont frappé des immeubles résidentiels, d’autres des infrastructures critiques. L’un d’eux a même endommagé un bâtiment de l’ambassade du Qatar à Kiev, selon le président Zelensky. Une attaque d’une ampleur rarement vue depuis le début de l’invasion russe, conçue pour submerger, terroriser, et briser.
Des cibles civiles et énergétiques en plein hiver
L’objectif de cette attaque massive est clair : détruire les infrastructures énergétiques ukrainiennes en plein hiver pour priver la population de chauffage et d’électricité. C’est une tactique que Moscou utilise depuis des mois, frappant systématiquement les centrales électriques, les transformateurs, les lignes de transmission. Le résultat ? Des millions d’Ukrainiens vivent dans le froid et l’obscurité, avec des coupures de courant qui durent parfois des jours. Une forme de guerre totale, visant délibérément les civils pour briser leur moral et leur capacité de résistance.
Zelensky a dénoncé ces attaques comme visant « la vie normale des gens ordinaires » et a affirmé que tout était fait pour rétablir le chauffage et l’électricité. Mais la tâche est immense. Les infrastructures énergétiques ukrainiennes sont déjà lourdement endommagées, et chaque nouvelle attaque aggrave la situation. Les températures devaient chuter jusqu’à -15°C ce week-end, rendant la situation encore plus critique pour des millions de personnes.
242 drones. 36 missiles. En une seule nuit. Je laisse ces chiffres résonner un instant. C’est une armada. Une armée de machines volantes et de projectiles conçus pour tuer, détruire, terroriser. Et tout ça contre des civils, contre des infrastructures qui permettent aux gens de vivre, de se chauffer, de s’éclairer. C’est de la barbarie. Il n’y a pas d’autre mot. Et pendant ce temps, certains en Occident continuent de parler de « négociations », de « compromis », de « paix ». Quelle paix ? Celle où l’Ukraine abandonne son territoire et sa souveraineté pour que Poutine arrête de bombarder des civils ? Non merci.
L'Ukraine riposte : des frappes sur le territoire russe
Un demi-million de Russes privés d’électricité à Belgorod
L’Ukraine ne se contente pas d’encaisser les coups. Elle riposte. Dans la nuit du 8 au 9 janvier, alors que Moscou bombardait Kiev et Lviv, les forces ukrainiennes ont frappé des infrastructures énergétiques dans la région russe de Belgorod, privant un demi-million de personnes d’électricité, selon le gouverneur local. Une frappe ciblée, précise, qui montre que l’Ukraine a la capacité de frapper en profondeur sur le territoire russe et de faire payer un prix à Moscou pour ses attaques.
Plus au nord, une frappe ukrainienne sur une centrale électrique dans la ville d’Oryol a affecté les systèmes d’eau et de chauffage, selon les autorités locales. Ces attaques s’inscrivent dans une stratégie ukrainienne de plus en plus affirmée : répondre aux frappes russes sur les infrastructures énergétiques ukrainiennes par des frappes similaires sur le territoire russe. Une forme de dissuasion par la réciprocité, qui vise à faire comprendre à Moscou que la guerre a un coût, même pour la Russie.
Une guerre symétrique qui s’intensifie
Pendant des mois, l’Ukraine a subi les bombardements russes sans pouvoir riposter efficacement en profondeur sur le territoire russe, faute d’armes à longue portée. Mais les choses changent. Avec l’arrivée de nouveaux systèmes d’armes occidentaux et le développement de drones ukrainiens à longue portée, Kiev peut désormais frapper des cibles stratégiques en Russie. Et elle ne s’en prive pas. Les frappes sur les raffineries de pétrole, les dépôts de carburant, les infrastructures énergétiques se multiplient, forçant Moscou à disperser ses défenses aériennes et à protéger son propre territoire.
Cette escalade symétrique est dangereuse, mais elle est aussi nécessaire. L’Ukraine ne peut pas se contenter de subir indéfiniment les bombardements russes sans riposter. Elle doit montrer à Moscou que la guerre a un coût, que chaque frappe sur une ville ukrainienne sera suivie d’une riposte sur le territoire russe. C’est une logique de dissuasion, la seule qui fonctionne face à un régime comme celui de Poutine.
Quand je lis que l’Ukraine a privé un demi-million de Russes d’électricité, je ne vais pas mentir : je ressens une certaine satisfaction. Pas de la joie face à la souffrance de civils russes — je ne suis pas un monstre. Mais une satisfaction de voir que l’Ukraine peut riposter, qu’elle n’est pas condamnée à subir passivement. Pendant trop longtemps, Kiev a encaissé sans pouvoir frapper en retour. Maintenant, elle peut. Et elle le fait. C’est de la légitime défense. C’est de la dissuasion. Et c’est nécessaire.
Les tensions avec l'Occident : un contexte explosif
Des troupes européennes en Ukraine ? Moscou menace
Cette attaque massive intervient dans un contexte de tensions croissantes entre la Russie et l’Occident. Quelques jours avant la frappe de l’Oreshnik, la France et le Royaume-Uni ont annoncé leur intention d’envoyer des troupes en Ukraine dans le cadre d’un éventuel accord de paix, pour garantir la sécurité du pays et empêcher une nouvelle agression russe. Une proposition qui a immédiatement provoqué la fureur de Moscou.
Le Kremlin a réagi en déclarant que toute force occidentale déployée en Ukraine serait considérée comme une « cible légitime » pour l’armée russe. Une menace directe, qui montre à quel point Moscou est opposé à toute présence militaire occidentale en Ukraine, même dans le cadre d’une mission de maintien de la paix. Pour Poutine, l’Ukraine doit rester dans la sphère d’influence russe, et toute tentative de l’ancrer définitivement à l’Occident sera combattue par tous les moyens.
La saisie d’un pétrolier russe par les États-Unis
Comme si les tensions n’étaient pas déjà assez élevées, les États-Unis ont saisi un pétrolier battant pavillon russe dans l’océan Atlantique le mercredi 8 janvier, après une poursuite de plusieurs semaines en haute mer. Le navire, qui avait été sanctionné par Washington pour avoir transporté du pétrole iranien illicite, a été arraisonné par les forces américaines, provoquant la colère de Moscou et de son allié Venezuela.
Le ministère russe des Transports a condamné cette saisie, arguant qu' »aucun État n’a le droit d’utiliser la force contre des navires dûment enregistrés dans les juridictions d’autres nations » en vertu de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer de 1982 — un traité que les États-Unis, ironiquement, n’ont jamais signé. Poutine n’a pas encore commenté publiquement cette affaire, mais elle ajoute une couche supplémentaire de tensions entre Moscou et Washington, dans un contexte déjà explosif.
Des troupes européennes en Ukraine. Un pétrolier russe saisi en pleine mer. Des missiles hypersoniques à 60 kilomètres de l’OTAN. On est en train de jouer avec le feu. Vraiment. Chaque jour, les tensions montent d’un cran. Chaque jour, on se rapproche un peu plus d’une confrontation directe entre la Russie et l’Occident. Et personne ne semble vraiment savoir comment arrêter cette spirale. Moi, je regarde tout ça et je me dis qu’on est au bord du gouffre. Et que personne n’a de plan pour reculer.
L'Oreshnik : une arme de propagande autant que de guerre
Poutine et la rhétorique de l’invincibilité
Depuis sa première utilisation contre Dnipro en novembre 2024, l’Oreshnik est devenu un outil de propagande majeur pour le Kremlin. Vladimir Poutine a personnellement vanté les capacités de ce missile, affirmant qu’il est « impossible à intercepter » et que sa puissance destructrice est « comparable à celle d’une arme nucléaire, même avec une ogive conventionnelle ». Des déclarations qui relèvent autant de la fanfaronnade que de la réalité technique, mais qui ont un impact psychologique indéniable.
En décembre dernier, Poutine a annoncé que la Russie allait lancer la production de masse de l’Oreshnik, et qu’elle continuerait à le tester « dans des conditions de combat ». Un message clair : Moscou dispose d’une arme que l’Occident ne peut pas arrêter, et elle n’hésitera pas à l’utiliser. Peu importe que les experts occidentaux soient sceptiques quant aux capacités réelles de ce missile — ce qui compte, c’est la perception. Et la perception, c’est que la Russie a une arme terrifiante, capable de frapper n’importe où en Europe en quelques minutes.
Le scepticisme occidental face à l’Oreshnik
Mais tous les experts ne sont pas convaincus par la rhétorique russe. Un responsable américain a déclaré en décembre 2024 que l’Oreshnik n’était « pas un game-changer sur le champ de bataille ». D’autres analystes ont souligné que le missile, bien qu’impressionnant sur le papier, n’a probablement qu’une capacité de production limitée et que son coût élevé en fait une arme difficile à déployer en masse. Lors de sa première utilisation contre Dnipro, des sources ukrainiennes ont affirmé que le missile transportait des ogives factices, sans explosifs, et qu’il avait causé des dégâts limités.
Néanmoins, même si l’Oreshnik n’est pas le « super-missile » que Poutine prétend, il reste une arme redoutable. Sa vitesse hypersonique et sa capacité à transporter plusieurs ogives en font un outil de terreur efficace, capable de frapper des cibles stratégiques avec peu de préavis. Et dans une guerre où la psychologie joue un rôle aussi important que la force brute, l’Oreshnik remplit parfaitement son rôle : semer la peur et montrer que Moscou a encore des cartes à jouer.
L’Oreshnik, c’est autant une arme de propagande qu’une arme de guerre. Poutine en fait des tonnes, il le présente comme l’arme ultime, invincible, terrifiante. Et ça marche. Pas auprès des experts militaires, qui restent sceptiques. Mais auprès du grand public, auprès de ceux qui ne connaissent pas les détails techniques. Ils voient un missile hypersonique, ils entendent « impossible à intercepter », et ils ont peur. C’est exactement ce que Poutine veut. La peur. La soumission. L’acceptation que la Russie est trop forte pour être vaincue. Sauf que c’est faux. L’Ukraine tient. Et elle continuera de tenir.
Conclusion
Une escalade sans fin en vue
La frappe de l’Oreshnik sur Lviv marque une nouvelle étape dans l’escalade de cette guerre. En utilisant son missile hypersonique le plus avancé à seulement 60 kilomètres de la frontière de l’OTAN, Moscou envoie un message clair : personne n’est en sécurité, et la Russie est prête à aller aussi loin qu’il le faudra pour imposer sa volonté. Les quatre morts à Kiev, les 25 blessés, les 242 drones et les 36 missiles lancés en une seule nuit — tout cela fait partie d’une stratégie de terreur visant à briser le moral ukrainien et à forcer l’Occident à abandonner son soutien à Kiev.
Mais cette stratégie a un coût. L’Ukraine riposte, frappant des infrastructures russes en profondeur, privant des centaines de milliers de Russes d’électricité et de chauffage. Les tensions avec l’Occident atteignent des sommets, avec des menaces russes contre d’éventuelles troupes européennes en Ukraine et la saisie d’un pétrolier russe par les États-Unis. Le monde est au bord d’une confrontation directe entre la Russie et l’OTAN, et personne ne semble avoir de plan pour désamorcer la situation.
Je regarde ces images de Lviv, de Kiev, de toutes ces villes ukrainiennes bombardées nuit après nuit, et je me demande combien de temps encore ça va durer. Combien de morts encore ? Combien de blessés ? Combien de familles détruites ? Et surtout, combien de temps avant que l’Occident comprenne qu’on ne peut pas négocier avec Poutine ? Qu’on ne peut pas lui faire confiance ? Qu’il ne s’arrêtera que quand il sera forcé de s’arrêter ? L’Oreshnik, c’est un symbole. Un symbole de la brutalité russe, de son mépris pour la vie humaine, de sa volonté de dominer par la terreur. Mais c’est aussi un symbole de l’échec de l’Occident à arrêter cette folie. On a les moyens de le faire. On a les armes, les ressources, la technologie. Ce qui nous manque, c’est la volonté. Et pendant qu’on hésite, des gens meurent. Chaque nuit. Sous les bombes russes. Ça doit cesser. Maintenant.
Sources
Sources primaires
The Kyiv Independent – « BREAKING: Oreshnik IRBM missile used in strike on Ukraine’s Lviv, Russia says » – 9 janvier 2026
CNN – « Russia strikes Ukraine with Oreshnik ballistic missile, one of its most advanced weapons » – 9 janvier 2026
Reuters – « Russia says it fired its Oreshnik hypersonic missile at Ukraine » – 9 janvier 2026
BBC News – « Russia hits Ukraine with rarely-used Oreshnik missile in fresh strikes » – 9 janvier 2026
Sources secondaires
Force aérienne ukrainienne – Communiqué officiel sur l’attaque du 8-9 janvier 2026
Ministère russe de la Défense – Déclaration sur l’utilisation de l’Oreshnik – 9 janvier 2026
Andrii Sybiha (Ministre ukrainien des Affaires étrangères) – Déclaration sur X – 9 janvier 2026
Vitali Klitschko (Maire de Kiev) – Bilan des victimes – 9 janvier 2026
Volodymyr Zelensky (Président ukrainien) – Déclarations officielles – 9 janvier 2026
Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.