Quarante-trois assauts en vingt-quatre heures
Si l’enfer a une adresse en ce moment, c’est Pokrovsk. Quarante-trois assauts russes en une seule journée. Quarante-trois fois où les défenseurs ukrainiens ont dû se lever, prendre leurs armes, et repousser l’ennemi. Les Russes frappent partout — Razine, Shakhove, Nykanorivka, Rodynske, Myrnohrad, Pokrovsk elle-même, Kotlyne, Udachne, Novoserhiivka, Novopavlivka, Filiia. Une litanie de noms qui résonnent comme un chapelet de batailles. Le général Oleksandr Syrskyi, commandant des forces terrestres ukrainiennes, l’a dit clairement le 8 janvier : il y a en moyenne cinquante engagements par jour dans le secteur de Pokrovsk. Cinquante. Par jour.
Les Russes ont concentré plus de dix unités au niveau du bataillon ou en dessous autour de Myrnohrad. Ils intensifient les missions d’infiltration, multiplient les assauts constants, transfèrent des réserves supplémentaires. Leur tactique ? La pression. Toujours plus de pression. Ils veulent briser les défenses ukrainiennes par l’épuisement, par le nombre, par la violence brute. Et les Ukrainiens ? Ils tiennent. Le 7e Corps de réaction rapide des forces aéroportées ukrainiennes a confirmé que les forces ukrainiennes contrôlent toujours le nord de Pokrovsk, malgré les tentatives d’infiltration russes dans le centre de Myrnohrad.
Le prix du sang
Mais tenir a un prix. Un prix que personne ne devrait avoir à payer. Les soldats du secteur de Pokrovsk vivent dans un état de tension permanent, sachant que l’assaut suivant peut venir à tout moment. Les Russes ajustent leurs tactiques quotidiennement, s’adaptant au terrain, cherchant les failles. Un porte-parole d’une brigade ukrainienne opérant dans la direction de Pokrovsk l’a confirmé : « Les forces russes ajustent leurs tactiques quotidiennement en fonction de la situation sur le terrain et augmentent les tentatives d’infiltration dans Myrnohrad. »
Et il y a pire. Le 9 janvier, la Direction principale du renseignement militaire ukrainien a publié une interception audio glaçante. Un officier russe du 2e Bataillon du 237e Régiment aéroporté ordonnant à ses subordonnés d’exécuter des prisonniers de guerre ukrainiens près de Pokrovsk. Des crimes de guerre. Ordonnés. Enregistrés. Documentés. L’Institute for the Study of War a observé une augmentation des crimes de guerre russes dans les directions de Huliaipole et Pokrovsk depuis fin octobre et novembre 2025, alors que les forces russes intensifiaient leurs opérations offensives. Le commandement militaire russe ne se contente pas de tolérer ces atrocités — il les ordonne.
Quarante-trois assauts. Quarante-trois fois où des hommes ont dû choisir entre tuer ou être tués. Et pendant ce temps, des officiers russes ordonnent l’exécution de prisonniers. Je ne sais pas ce qui me révolte le plus — la violence de l’assaut ou la barbarie froide de ces ordres. Les deux, probablement. Parce que c’est ça, cette guerre. Une violence qui ne connaît plus de limites, plus de règles, plus d’humanité.
Huliaipole : vingt-sept tentatives, vingt-sept échecs
Le secteur qui ne cède pas
Huliaipole est l’autre point chaud de cette journée infernale. Vingt-sept tentatives d’avancée russes. Vingt-sept fois où les défenseurs ukrainiens ont dit non. Les Russes ont attaqué près de Huliaipole elle-même, au nord-ouest vers Pryluky, Bratske, Rizdvyanka, Svyatopetrivka, Vozdvyzhivka, au nord vers Zelene, Yehorivka, Andriivka, Varvarivka, au nord-est vers Solodke, Zlahoda, Rybne, et à l’ouest vers Zaliznychne et Staroukrainka. Une offensive tous azimuts, tentant de percer de tous les côtés à la fois.
Mais il y a une lueur dans cette obscurité. Les forces ukrainiennes ont récemment avancé vers les abords ouest de Pryluky, au nord-ouest de Huliaipole. Des images géolocalisées publiées le 9 janvier le confirment. Pendant que les Russes tentent de progresser, les Ukrainiens contre-attaquent. Ils ne se contentent pas de défendre — ils reprennent du terrain. Centimètre par centimètre, mètre par mètre, ils repoussent l’envahisseur.
La guerre des drones et des bombes
Le secteur de Huliaipole est aussi le théâtre d’une guerre technologique intense. Les éléments de la 11e Armée de l’air et de la défense aérienne russes conduisent des frappes de bombes planantes contre les positions ukrainiennes à Zaliznychne. Les opérateurs de drones de la 14e Brigade Spetsnaz du GRU frappent les positions ukrainiennes sur la rive ouest de la rivière Haichur. Les éléments de la 36e Brigade motorisée russe continuent d’opérer près de Bratske. C’est une guerre moderne, où les drones et les bombes guidées font autant de dégâts que l’artillerie traditionnelle.
Mais les Ukrainiens ne sont pas en reste. Ils ont leurs propres drones, leurs propres systèmes de défense aérienne, leurs propres tactiques. Et surtout, ils ont la détermination. Cette détermination qui fait qu’après vingt-sept assauts, ils sont toujours là, toujours debout, toujours prêts à repousser le vingt-huitième.
Vingt-sept tentatives. Vingt-sept échecs. Il y a quelque chose de presque obsessionnel dans cette obstination russe. Comme s’ils pensaient qu’à force de jeter des hommes dans la bataille, la ligne finira par céder. Mais elle ne cède pas. Et chaque tentative ratée, c’est des dizaines de soldats russes qui ne rentreront jamais chez eux. Pour quoi ? Pour rien. Pour l’ego d’un homme au Kremlin qui refuse d’admettre que cette guerre est perdue.
Les autres fronts : une pression constante
Kostiantynivka et Oleksandrivka sous le feu
Pokrovsk et Huliaipole ne sont pas les seuls secteurs sous pression. Kostiantynivka a subi vingt attaques russes près de Kostiantynivka elle-même, Oleksandro-Shultyne, Pleshchiivka, Ivanopillia, Rusyn Yar, Yablunivka, et vers Sofiivka. Des images géolocalisées publiées les 8 et 9 janvier indiquent que les forces russes ont récemment avancé dans l’ouest de Novomarkove, au nord-ouest de Stupochky, et au nord-ouest d’Ivanopillya. Des gains mineurs, payés au prix fort, mais des gains quand même.
Le secteur d’Oleksandrivka a également connu vingt attaques russes près d’Oleksandrivka elle-même, au nord-est vers Piddubne et Ivanivka, et au sud-est vers Sichneve, Krasnohirske, Sosnivka, Vyshneve, et Verbove. Partout, la même tactique : attaquer, encore et encore, jusqu’à ce que quelque chose cède. Mais les défenseurs ukrainiens tiennent bon.
Lyman, Kupiansk, et les autres secteurs
Dans le secteur de Lyman, l’ennemi a lancé quatorze attaques, tentant de percer les lignes de défense près de Novovodiane, Novoyehorivka, Kolodiazi, Drobysheve, et Myrne. Dans le secteur de Kupiansk, les envahisseurs ont fait sept tentatives d’avancée dans la zone de Stepova Novoselivka et vers Bohuslavka et Nova Kruhliakivka. Dans le secteur de Southern Slobozhanshchyna, les troupes russes ont attaqué les positions des défenseurs ukrainiens dix fois dans les zones de Prylipka, Starytsia, Vovchansk, et Zelene.
Même dans les secteurs moins actifs, la pression reste constante. Dans le secteur de Sloviansk, les forces de défense ont stoppé l’offensive des envahisseurs dans la zone de Platonivka. Dans le secteur de Kramatorsk, une attaque russe vers Stupochky a été repoussée. Dans le secteur d’Orikhiv, l’ennemi a tenté de lancer une offensive dans la zone de Steppove mais a été repoussé. Dans le secteur de Prydniprovske, l’armée russe a fait une tentative pour améliorer sa position dans la zone du pont Antonivskyi mais sans succès.
C’est ça qui me frappe le plus dans ces rapports quotidiens. Ce n’est pas un front, c’est une douzaine de fronts. Ce n’est pas une bataille, c’est des centaines de batailles simultanées. Et à chaque endroit, des hommes et des femmes qui se battent, qui résistent, qui refusent de céder. Comment font-ils ? Comment trouvent-ils la force, jour après jour, de continuer ? Je n’ai pas la réponse. Mais je sais une chose : ils méritent mieux que cette guerre.
Le déluge aérien : 6 140 drones et 92 bombes
Une nuit d’enfer sur l’Ukraine
Les affrontements au sol ne sont qu’une partie de l’histoire. Dans la nuit du 8 au 9 janvier, la Russie a lancé une frappe combinée massive de drones et de missiles. L’Armée de l’air ukrainienne a rapporté que les forces russes ont lancé 13 missiles balistiques Iskander-M ou missiles de défense aérienne S-400 depuis l’oblast de Briansk, 22 missiles de croisière Kalibr depuis la mer Noire, et un missile balistique de moyenne portée depuis le site d’essai de Kapustin Yar dans l’oblast d’Astrakhan. Ce dernier était un missile Oreshnik, confirmé par le ministère russe de la Défense.
Mais ce n’est pas tout. Les forces russes ont également lancé 242 drones de type Shahed, Gerbera, et autres — dont environ 150 étaient des drones Shahed — depuis les directions des villes de Koursk et Oryol, Millerovo dans l’oblast de Rostov, Primorsko-Akhtarsk dans le kraï de Krasnodar, l’oblast de Donetsk occupé, et le cap Chauda et Hvardiiske en Crimée occupée. Les forces ukrainiennes ont abattu 226 drones, huit missiles Iskander-M/S-400, et dix missiles Kalibr. Mais 18 missiles et 16 drones ont frappé 19 emplacements en Ukraine.
Kiev dans le noir
Les frappes russes ont endommagé des infrastructures critiques, résidentielles, éducatives et de transport à Kiev et dans l’oblast de Kiev. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a rapporté que quatre personnes sont mortes à Kiev, et la Première ministre Yulia Svyrydenko a rapporté que les frappes ont blessé au moins 25 personnes. Zelensky a également rapporté que les forces russes ont conduit une frappe « double tap » contre les secouristes répondant à une frappe initiale contre des immeubles résidentiels à Kiev. Des images géolocalisées publiées le 9 janvier montrent une ambulance endommagée à Kiev.
Les frappes russes ont considérablement endommagé les systèmes de transmission d’électricité et les infrastructures de production d’énergie, laissant au moins 500 000 consommateurs à Kiev et 3 000 dans l’oblast de Tchernihiv sans électricité. Le ministère ukrainien de l’Énergie a rapporté que les autorités ukrainiennes ont restauré l’électricité pour plus d’un million de personnes dans l’oblast de Dnipropetrovsk après les frappes russes dans la nuit du 7 au 8 janvier, mais que plus de 34 000 personnes dans la région restent sans électricité au matin du 9 janvier.
Six mille cent quarante drones. Laissez ce chiffre vous pénétrer. Six mille cent quarante engins de mort lancés en une seule journée. Et pendant ce temps, des familles se terrent dans des abris, des enfants pleurent, des parents prient. Et puis il y a cette frappe « double tap » à Kiev — frapper une première fois, attendre que les secouristes arrivent, et frapper à nouveau. C’est calculé. C’est délibéré. C’est monstrueux. Et ça continue, jour après jour, nuit après nuit.
L'Ukraine frappe en retour
Des cibles stratégiques en Russie et en Crimée
Mais l’Ukraine ne se contente pas de défendre. Elle frappe en retour. Dans la nuit du 8 au 9 janvier, les forces ukrainiennes ont probablement continué leur campagne de frappes à longue portée contre les infrastructures militaires et industrielles russes. Des images géolocalisées publiées le 8 janvier montrent une probable frappe de drone ukrainien contre la centrale thermique d’Oryol, dans la ville d’Oryol. Le média d’opposition russe Astra a rapporté que les forces ukrainiennes ont frappé la centrale thermique d’Oryol, et le gouverneur de l’oblast d’Oryol, Andrei Klychkov, a reconnu que la frappe a causé des coupures de courant.
Les Forces d’opérations spéciales ukrainiennes ont rapporté que les forces ukrainiennes ont frappé un entrepôt de munitions et de fournitures de la 51e Armée combinée russe à Hirne occupé, à l’est de la ville de Donetsk, à environ 75 kilomètres de la ligne de front. Le média de défense ukrainien Militarnyi a rapporté le 8 janvier que les forces ukrainiennes ont frappé et détruit un radar multifonction russe 50N6E attaché à un système de défense aérienne S-350 Vityaz à un emplacement non spécifié dans l’oblast de Donetsk occupé.
La Crimée dans le viseur
L’État-Major ukrainien a rapporté le 8 janvier que les forces ukrainiennes ont conduit une frappe contre un train russe chargé de carburants et de lubrifiants à la rampe de chargement du dépôt pétrolier de Hvardiiske en Crimée occupée, à environ 200 kilomètres de la ligne de front. Les Forces d’opérations spéciales ukrainiennes ont publié des images confirmant les frappes de drones le 8 janvier. Ces frappes ne sont pas anodines — elles visent à perturber la logistique russe, à détruire les capacités de défense aérienne, à rendre la guerre coûteuse pour Moscou.
L’Armée de l’air, les Forces de missiles, et l’Artillerie des forces de défense ont frappé trois zones où le personnel, les armes et l’équipement militaire russes étaient concentrés. Chaque frappe compte. Chaque cible détruite est une victoire. Parce que dans cette guerre, l’Ukraine ne peut pas se permettre de simplement défendre — elle doit aussi attaquer, affaiblir, épuiser l’ennemi.
Et voilà ce qui me donne de l’espoir dans tout ce chaos. L’Ukraine ne subit pas passivement. Elle frappe. Elle détruit des entrepôts de munitions en territoire occupé. Elle brûle des centrales thermiques en Russie. Elle fait exploser des dépôts pétroliers en Crimée. Chaque frappe est un message : vous pouvez nous bombarder, mais nous frapperons en retour. Vous pouvez nous envahir, mais nous ne nous rendrons jamais. Et ce message, il résonne fort.
Le missile Oreshnik sur Lviv : la menace nucléaire brandie
Une frappe symbolique à l’ouest
Le missile Oreshnik tiré sur l’oblast de Lviv dans la nuit du 8 au 9 janvier mérite une attention particulière. C’était la première fois qu’un missile balistique russe frappait l’oblast de Lviv, la région la plus à l’ouest de l’Ukraine. Le Service de sécurité ukrainien a publié des photos le 9 janvier de fragments du missile Oreshnik dans l’oblast de Lviv et a rapporté que les forces russes ont lancé le missile depuis Kapustin Yar. Des sources ukrainiennes et la BBC ont évalué que l’ogive transportait probablement des ogives factices, pas de véritables explosifs.
Le ministère russe de la Défense a tenté de justifier la frappe comme une réponse à la prétendue frappe de drone ukrainien visant la résidence du président russe Vladimir Poutine à Valdai, dans l’oblast de Novgorod, dans la nuit du 28 au 29 décembre. Mais des médias occidentaux ont rapporté que la CIA a constaté qu’il n’y avait eu aucune tentative de frappe contre la résidence de Poutine. C’était un mensonge. Un prétexte.
Un message à l’Occident
La véritable raison de cette frappe ? Dissuader l’Europe et les États-Unis de fournir des garanties de sécurité à l’Ukraine. La Coalition des Volontaires a récemment travaillé à finaliser les détails des garanties de sécurité pour l’Ukraine d’après-guerre, y compris le déploiement d’une force d’assurance multinationale en Ukraine. Le Kremlin a déclaré à plusieurs reprises que de telles garanties de sécurité occidentales seraient « inacceptables » pour la Russie et que les troupes étrangères seraient des cibles « légitimes » pour l’armée russe.
L’utilisation d’un missile capable de transporter des ogives nucléaires avec une charge utile à véhicules de rentrée multiples indépendamment ciblables visant l’extrême ouest de l’Ukraine était probablement destinée à menacer la Coalition des Volontaires et à dissuader de tels déploiements de troupes, qui entreraient probablement en Ukraine par l’ouest et pourraient potentiellement opérer loin de la ligne de front dans l’ouest de l’Ukraine. Poutine avait déjà utilisé le missile Oreshnik en novembre 2024 comme une réponse directe aux frappes ukrainiennes ATACMS et Storm Shadow contre des objets militaires en Russie, démontrant comment la Russie a utilisé l’Oreshnik pour conduire des frappes performatives dans le passé pour décourager le soutien militaire occidental à l’Ukraine.
Un missile capable de transporter des ogives nucléaires. Tiré sur la région la plus à l’ouest de l’Ukraine. Le message est clair : « N’osez pas nous défier. » Mais voilà le truc — l’Ukraine a déjà défié Moscou. Pendant près de quatre ans maintenant. Et elle continue. Alors ces menaces nucléaires, ces démonstrations de force, elles ne font plus peur comme avant. Elles révèlent surtout la faiblesse du Kremlin. Parce qu’un pays fort n’a pas besoin de brandir la menace nucléaire tous les deux jours.
Les pertes russes : un gouffre sans fond
880 soldats en une journée
Revenons aux chiffres. 880 soldats russes ont été perdus le 9 janvier 2026. Huit cent quatre-vingts. En une seule journée. Depuis le début de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine, du 24 février 2022 au 10 janvier 2026, les pertes de combat totales des troupes russes s’élèvent à environ 1 217 810 soldats. Un million deux cent dix-sept mille huit cent dix. Plus d’un million de vies russes jetées dans ce gouffre. Pour quoi ? Pour l’ambition d’un homme. Pour un rêve impérial délirant. Pour rien.
Ces chiffres sont vertigineux. Ils dépassent l’entendement. Comment une nation peut-elle continuer à envoyer ses fils à la mort à ce rythme ? Comment le peuple russe peut-il accepter cela ? Les réponses sont complexes — propagande, répression, nationalisme, peur. Mais le fait demeure : chaque jour, des centaines de soldats russes meurent en Ukraine. Et pour quoi ? Ils ne défendent pas leur pays. Ils envahissent un pays souverain. Ils bombardent des civils. Ils commettent des crimes de guerre. Et ils meurent. Par centaines. Par milliers. Par dizaines de milliers.
Une guerre insoutenable
Des responsables ukrainiens ont déclaré que les pertes russes atteignent des niveaux insoutenables. Et ils ont raison. Aucune armée, aucun pays ne peut maintenir de telles pertes indéfiniment. Même la Russie, avec sa population de 144 millions d’habitants, ne peut pas continuer à ce rythme sans conséquences. Les familles russes pleurent leurs morts. Les villes russes manquent de main-d’œuvre. L’économie russe vacille sous le poids des sanctions et de l’effort de guerre. Et pendant ce temps, Poutine continue d’envoyer des hommes au front, comme si les vies humaines n’avaient aucune valeur.
L’Institute for the Study of War note que la Russie continue de s’appuyer sur des tactiques coûteuses en vies humaines — assauts frontaux, vagues d’infanterie, missions d’infiltration suicidaires. Ces tactiques produisent parfois des gains mineurs, quelques centaines de mètres ici, un village là. Mais à quel prix ? Des dizaines, des centaines de soldats morts pour chaque objectif atteint. C’est une guerre d’attrition où la Russie parie qu’elle peut perdre plus d’hommes que l’Ukraine ne peut en tuer. Mais cette équation a ses limites. Et ces limites se rapprochent.
Huit cent quatre-vingts soldats. En un jour. Je ne peux pas m’empêcher de penser à eux. Pas comme des statistiques, mais comme des hommes. Des fils, des pères, des frères, des maris. Envoyés mourir dans un pays qui ne les a jamais menacés, pour une guerre qu’ils n’ont pas choisie. Et leurs familles, en Russie, qui reçoivent la nouvelle. La douleur. Le chagrin. La colère, peut-être. Ou peut-être juste la résignation. Parce que dans la Russie de Poutine, questionner la guerre, c’est risquer la prison. Alors ils pleurent en silence. Et le lendemain, 880 autres soldats meurent. Et le jour d’après. Et encore. Sans fin.
Conclusion
La résilience ukrainienne face à l’acharnement russe
Cent soixante et onze affrontements en vingt-quatre heures. C’est le chiffre qui résume cette journée du 9 janvier 2026. Mais derrière ce chiffre, il y a une réalité humaine écrasante. Des soldats ukrainiens qui tiennent leurs positions malgré 3 322 bombardements, 6 140 drones kamikazes, 92 bombes guidées. Des civils ukrainiens qui survivent dans des villes bombardées, sans électricité, sans chauffage, sous la menace constante. Des familles russes qui pleurent leurs morts, victimes d’une guerre qu’elles n’ont pas voulue. Et au centre de tout cela, l’obstination brutale du Kremlin, qui refuse d’admettre que cette guerre est perdue.
Pokrovsk a encaissé 43 assauts. Huliaipole en a repoussé 27. Kostiantynivka et Oleksandrivka ont subi 20 attaques chacune. Et partout, sur tous les fronts, les défenseurs ukrainiens ont tenu bon. Ils n’ont pas cédé. Ils n’ont pas reculé. Ils ont résisté. Et pendant ce temps, ils ont frappé en retour — détruisant des entrepôts de munitions, brûlant des centrales thermiques, faisant exploser des dépôts pétroliers. Montrant à Moscou que cette guerre a un coût. Un coût élevé. Un coût insoutenable.
Je regarde ces chiffres — 171 affrontements, 880 morts russes, 1,2 million de pertes totales — et je me demande quand ça s’arrêtera. Quand Moscou réalisera que cette guerre ne peut pas être gagnée. Quand le peuple russe dira « assez ». Quand le monde dira « plus jamais ». Mais en attendant, les Ukrainiens continuent. Ils se battent. Ils résistent. Ils refusent de céder. Et moi, je les regarde avec un mélange d’admiration et de rage. Admiration pour leur courage. Rage contre l’injustice de cette guerre. Parce que personne ne devrait avoir à vivre ça. Personne. Mais ils le vivent. Et ils tiennent. Bon sang, ils tiennent. Et ça, c’est quelque chose que Poutine n’avait pas prévu. Cette résilience. Cette détermination. Cette volonté de fer. L’Ukraine ne tombera pas. Pas aujourd’hui. Pas demain. Jamais.
Sources
Sources primaires
Ukrinform — « War update: 171 clashes on front line, with enemy most actively attacking Pokrovsk and Huliaipole sectors », 10 janvier 2026, 10h00. État-Major des Forces armées ukrainiennes — Publication Facebook concernant la situation au 10 janvier 2026, 8h00. Armée de l’air ukrainienne — Rapport sur les frappes de drones et de missiles russes, 9 janvier 2026. Direction principale du renseignement militaire ukrainien (GUR) — Interception audio concernant les crimes de guerre près de Pokrovsk, 9 janvier 2026. Forces d’opérations spéciales ukrainiennes (SOF) — Rapports sur les frappes contre des cibles russes, 8-9 janvier 2026.
Sources secondaires
Institute for the Study of War (ISW) — « Russian Offensive Campaign Assessment, January 9, 2026 », 9 janvier 2026. Mezha.net — « Ukraine Reports Over 1.2 Million Russian Military Losses by January 2026 », janvier 2026. Astra (média d’opposition russe) — Rapport sur la frappe ukrainienne contre la centrale thermique d’Oryol, 8 janvier 2026. Militarnyi — Rapport sur la destruction d’un radar russe 50N6E dans l’oblast de Donetsk, 8 janvier 2026. BBC Russia Service — Analyse du missile Oreshnik sur Lviv, 9 janvier 2026.
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