Quand les pertes dépassent le recrutement
Les mathématiques de cette guerre sont devenues insoutenables pour Moscou. Le commandant en chef ukrainien Oleksandr Syrskii l’a confirmé sur Telegram : en décembre 2025, la Russie a perdu plus de 33 000 soldats — et ce chiffre ne compte que les cas confirmés par vidéo. Les pertes réelles sont probablement bien plus élevées. Ce qui rend ce chiffre encore plus terrifiant ? C’est la première fois que les pertes mensuelles russes égalent ou dépassent le nombre de nouvelles recrues.
Car oui, la Russie recrute. Beaucoup. Le chef du renseignement militaire ukrainien Kyrylo Budanov a révélé fin décembre que Moscou avait atteint son quota de 403 000 recrues en 2025 — soit une moyenne de 33 583 par mois. Pour 2026, le Kremlin prévoit d’augmenter légèrement ce chiffre à 34 083 recrues mensuelles. Mais voilà le problème : si tu perds autant ou plus que tu recrutes, tu ne gagnes pas. Tu stagnes. Ou pire, tu recules. L’armée russe est en train de se vider de son sang, lentement mais sûrement.
Le système de recrutement volontaire à bout de souffle
Depuis le début de cette guerre, Vladimir Poutine a soigneusement évité de toucher aux conscrits réguliers. Il a misé sur le recrutement volontaire, offrant des salaires mirobolants pour attirer des hommes prêts à risquer leur vie. Cette stratégie lui a permis de maintenir une façade de normalité en Russie, de préserver la classe moyenne urbaine de l’horreur du front. Mais cette stratégie a ses limites. Et ces limites, la Russie est en train de les atteindre.
Les analystes de l’Institute for the Study of War ont observé en novembre 2025 des signes inquiétants : des unités de réserve territoriale dans la région de Belgorod ont commencé à recevoir du matériel lourd — obusiers, armes thermobariques, véhicules tout-terrain. Ce type d’équipement n’est pas destiné à la défense des infrastructures à l’arrière. C’est du matériel offensif. La conclusion est glaçante : Moscou se prépare à déployer ses réservistes actifs au combat. Et si les réservistes ne suffisent pas ? Il faudra toucher aux conscrits. Et là, c’est toute la société russe qui sera touchée.
Imaginez un instant ce que ça signifie. Poutine a réussi pendant presque quatre ans à mener cette guerre sans vraiment impacter la vie quotidienne des Russes des grandes villes. Moscou, Saint-Pétersbourg — la vie y continue presque normalement. Les cafés sont pleins, les gens travaillent, sortent, vivent. Mais si le Kremlin commence à envoyer des conscrits au front, si les fils de la classe moyenne commencent à revenir dans des cercueils, tout change. La guerre devient réelle. Tangible. Impossible à ignorer. Et c’est là que le château de cartes de Poutine pourrait s’effondrer. Parce qu’une chose est de soutenir une guerre quand elle ne te touche pas. Une autre est de la soutenir quand c’est ton fils qui part.
Le prix du territoire
Des gains dérisoires pour un coût astronomique
Parlons des résultats de tout ce carnage. En 2025, la Russie a avancé en moyenne de 13,24 kilomètres carrés par jour, contre 9,87 kilomètres carrés en 2024. Sur le papier, c’est une amélioration. Dans la réalité ? C’est pathétique. Parce que ces gains territoriaux représentent au total 0,8 % de l’Ukraine. Zéro virgule huit pour cent. Des villages. Des champs. Des ruines. Pour 420 000 soldats russes tués ou blessés rien qu’en 2025.
Faisons le calcul ensemble. 420 000 pertes pour 0,8 % de territoire. Ça fait combien de vies par kilomètre carré ? Combien de mères en deuil pour un bout de terre ravagé par les bombes ? La Russie dit vouloir capturer le reste des régions de Donetsk, Zaporijjia et Kherson — trois régions qu’elle a annexées sur le papier mais qu’elle ne contrôle pas entièrement. À ce rythme, à ce prix, combien de décennies faudra-t-il ? Combien de millions de vies ?
Les nouvelles tactiques russes
Face à l’hécatombe, Moscou a dû adapter ses méthodes. Fini les grandes assauts mécanisés qui se terminaient en boucheries spectaculaires, avec des dizaines de chars détruits en quelques heures. Place aux tactiques d’infiltration : de petites équipes de deux soldats qui s’infiltrent, établissent des têtes de pont, attendent les renforts. C’est plus lent, mais moins coûteux en vies et en matériel. Ces nouvelles tactiques ont permis à la Russie de capturer les deux tiers de la ville contestée de Pokrovsk dans le Donetsk fin 2025, ainsi que la moitié de Myrnohrad.
Mais l’innovation russe ne s’arrête pas là. En 2025, Moscou a introduit des drones à fibre optique filaire, immunisés contre le brouillage électronique. Ces drones ont joué un rôle crucial dans la capture de la ville de Siversk. Le commandant Syrskii a révélé que la Russie a créé des unités spécialisées de drones comptant déjà 80 000 militaires, avec l’objectif d’atteindre 165 500 en 2026 et près de 210 000 d’ici 2030. La guerre des drones est devenue le nouveau champ de bataille décisif.
Et voilà comment on modernise une guerre. On remplace les chars par des drones. On remplace les assauts frontaux par des infiltrations. On adapte, on évolue, on optimise. Mais au final, qu’est-ce qui change vraiment ? Les hommes meurent toujours. Peut-être différemment, peut-être plus « efficacement », mais ils meurent quand même. Et pendant ce temps, les généraux des deux côtés se félicitent de leurs innovations tactiques, comme si c’était un jeu vidéo. Sauf que dans ce jeu-là, quand tu perds, tu ne respawnes pas.
L'arsenal de la destruction
Le matériel perdu
Les pertes humaines ne sont qu’une partie de l’équation. Le matériel militaire russe aussi fond comme neige au soleil. Selon l’État-major ukrainien, depuis février 2022, la Russie a perdu : 11 530 chars (plus 4 rien qu’hier), 23 882 véhicules blindés de combat, 35 908 systèmes d’artillerie (plus 16 hier), 1 597 lance-roquettes multiples, 1 269 systèmes de défense antiaérienne, 434 avions, 347 hélicoptères, 103 414 drones tactiques (plus 653 hier), 4 155 missiles de croisière (plus 18 hier), 28 navires, 2 sous-marins, 73 510 véhicules et camions-citernes (plus 84 hier), et 4 039 équipements spéciaux.
Ces chiffres donnent le tournis. Plus de 11 000 chars détruits. Pour mettre ça en perspective, c’est plus que l’ensemble du parc de chars de la plupart des armées européennes. 103 000 drones abattus. 35 000 pièces d’artillerie neutralisées. Chaque jour, la machine de guerre russe perd un peu plus de sa substance. Et chaque jour, il devient plus difficile de remplacer ces pertes. Parce que les sanctions mordent, parce que la production ne suit pas, parce que les stocks soviétiques ne sont pas infinis.
La guerre à longue distance
Mais la Russie ne se contente pas de combattre au front. Elle frappe aussi loin, très loin. Durant la première semaine de 2026, Moscou a lancé 789 drones et 10 missiles contre des villes ukrainiennes. L’Ukraine a réussi à abattre 83 % des drones et un des missiles. Mais ceux qui passent font des dégâts. Le 8 janvier, un drone russe a frappé un hôpital à Kiev, tuant un patient. Le même jour, des frappes ont visé des centrales de chauffage et d’électricité à Kharkiv.
En 2025, la Russie a intensifié ces attaques à longue distance après l’élection de Donald Trump en novembre 2024. Au total, 54 000 drones d’attaque et 1 900 missiles ont été lancés contre l’Ukraine l’année dernière. C’est une moyenne de 148 drones par jour. Chaque nuit, le ciel ukrainien s’illumine de ces engins de mort. Et chaque matin, on compte les victimes civiles. Parce que ces drones ne visent pas que des cibles militaires. Ils visent des hôpitaux, des immeubles résidentiels, des infrastructures civiles. C’est une guerre de terreur autant qu’une guerre de conquête.
Il y a quelque chose de particulièrement lâche dans ces attaques de drones. Tu appuies sur un bouton à des centaines de kilomètres, et quelque part, un immeuble explose. Une famille meurt. Un hôpital brûle. Tu ne vois pas les visages. Tu n’entends pas les cris. Tu ne sens pas l’odeur de la chair brûlée. C’est propre, aseptisé, distant. Et c’est exactement pour ça que c’est si facile de continuer. Parce que quand la mort devient abstraite, quand elle n’est qu’un point sur un écran, on perd quelque chose d’essentiel de notre humanité. On devient des machines qui tuent d’autres machines. Sauf que derrière ces machines, il y a des humains. Toujours.
L'innovation dans l'horreur
Les drones armés de missiles
Comme si ce n’était pas suffisant, la Russie a introduit une nouvelle innovation le 5 janvier 2026 : des drones Shahed équipés de systèmes de défense antiaérienne portables (MANPADS). Oui, vous avez bien lu. Des drones conçus pour abattre les avions qui chassent les drones. L’expert ukrainien en guerre électronique Serhiy Beskrestnov a immédiatement alerté les pilotes : « Évitez d’approcher les Shahed de face. Une nouvelle menace est apparue. »
C’est le genre d’innovation qui change la donne. Jusqu’à présent, l’Ukraine utilisait des avions légers pour chasser les drones russes — une méthode efficace et relativement peu coûteuse. Mais si ces drones peuvent maintenant riposter, si ils peuvent abattre leurs chasseurs, tout le calcul change. Il faudra trouver de nouvelles tactiques, de nouvelles méthodes. Et pendant ce temps, les drones russes continueront de frapper. C’est une course aux armements en temps réel, où chaque innovation appelle une contre-innovation, où chaque avancée technologique se mesure en vies sauvées ou perdues.
La réponse ukrainienne
Face à cette escalade, l’Ukraine ne reste pas les bras croisés. Le président Volodymyr Zelensky a attribué l’augmentation des pertes russes aux « bonnes décisions » prises par son gouvernement, notamment la production massive de drones. L’Ukraine a réussi à atteindre son objectif de 1 000 drones d’interception par jour fin 2025. C’est pour cette raison que Zelensky a nommé Mykhailo Fedorov, ancien vice-premier ministre, au poste de ministre de la Défense le 3 janvier 2026.
Fedorov est décrit comme « profondément impliqué dans les questions liées à la ligne de drones et travaillant très efficacement sur la numérisation des services et processus publics ». Son prédécesseur, Denys Shmyal, a été déplacé au portefeuille de l’énergie après avoir atteint l’objectif de production de drones. C’est un signal clair : dans cette guerre, la technologie des drones est devenue aussi cruciale que l’artillerie traditionnelle. Et l’Ukraine investit massivement dans ce domaine, avec l’objectif de produire encore plus en 2026.
Il y a quelque chose de fascinant et d’effrayant dans cette course technologique. Les deux camps innovent, s’adaptent, évoluent à une vitesse folle. Ce qui était de la science-fiction il y a dix ans est maintenant la réalité quotidienne du champ de bataille. Des drones qui chassent d’autres drones. Des drones armés de missiles. Des essaims de drones coordonnés par intelligence artificielle. On est en train de vivre en direct la transformation de la guerre moderne. Et je ne sais pas si je dois être impressionné ou terrifié. Probablement les deux.
La guerre de l'information
Les mensonges du Kremlin
Mais cette guerre ne se joue pas que sur le terrain. Elle se joue aussi dans les médias, dans l’opinion publique, dans la perception. Le 29 décembre 2025, la Russie a affirmé que l’Ukraine avait tenté de frapper la résidence de Poutine sur les rives du lac Valdai à Novgorod. Le 1er janvier, le ministère russe de la Défense a prétendu avoir des données de vol d’un drone abattu prouvant cette attaque. Poutine a même téléphoné à Donald Trump pour lui raconter cette histoire.
Sauf que Trump lui-même n’y a pas cru. Le 4 janvier, à bord d’Air Force One, il a déclaré aux journalistes : « Je ne crois pas que cette frappe ait eu lieu. » L’Ukraine a catégoriquement nié l’attaque. Le Service de renseignement extérieur ukrainien a été encore plus direct : « Nous voyons le Kremlin diffuser de nouvelles informations falsifiées pour préparer les audiences russes et étrangères à une nouvelle escalade. » En d’autres termes : c’était du pur mensonge, une opération de propagande destinée à justifier de futures frappes russes.
Le silence de Moscou sur ses pertes
Pendant ce temps, Moscou maintient un silence assourdissant sur ses propres pertes. La dernière fois que la Russie a officiellement communiqué sur le nombre de ses soldats tués, c’était en septembre 2022 — il y a plus de trois ans. À l’époque, le Kremlin parlait de 5 937 morts. Aujourd’hui, selon les chiffres ukrainiens, on est à plus de 1,2 million de pertes (tués et blessés). Même en divisant ces chiffres par deux ou par trois pour tenir compte d’une possible surestimation, on reste dans des proportions catastrophiques.
Les renseignements britanniques, analysant les données de l’État-major ukrainien, estiment qu’au 2 décembre 2025, la Russie avait probablement subi 382 000 soldats tués et blessés depuis le début de 2025, portant le total des pertes de l’invasion à 1,168 million. Ces chiffres sont cohérents avec les estimations ukrainiennes. Mais pour les familles russes, ces chiffres n’existent pas. Le Kremlin les cache, les minimise, les nie. Parce que reconnaître l’ampleur du désastre, ce serait reconnaître l’échec de cette guerre.
Le silence de Moscou sur ses pertes est peut-être le mensonge le plus cruel de tous. Parce que derrière chaque chiffre qu’ils refusent de publier, il y a une famille qui attend. Une mère qui ne sait pas si son fils est mort ou vivant. Une épouse qui espère encore. Des enfants qui demandent quand papa va rentrer. Et le Kremlin les laisse dans cette incertitude, dans cette torture psychologique, parce que reconnaître la vérité serait politiquement inacceptable. C’est ça, le vrai visage de ce régime : des mensonges construits sur des cadavres.
Les problèmes de l'Ukraine
Le recrutement en question
Mais soyons honnêtes : l’Ukraine aussi fait face à des défis. Le commandant en chef russe Valery Gerasimov a affirmé dans un rapport de fin d’année à Poutine le 18 décembre que les niveaux de recrutement ukrainiens avaient chuté de moitié en 2025, tombant à 14 000 en novembre. Il a également mentionné que les procureurs ukrainiens avaient ouvert 160 000 dossiers contre des déserteurs depuis 2022. Ces chiffres, si ils sont exacts, suggèrent une fatigue de guerre croissante au sein de la population ukrainienne.
Il est impossible de vérifier ces affirmations russes de manière indépendante. Mais il serait naïf de penser que l’Ukraine ne souffre pas aussi. Après presque quatre ans de guerre totale, après des centaines de milliers de morts et de blessés, après la destruction de villes entières, la lassitude est inévitable. Le président Zelensky lui-même a reconnu début 2025 que l’Ukraine avait subi plus de 46 000 tués et environ 380 000 blessés depuis février 2022. Ce sont des chiffres énormes pour un pays de 40 millions d’habitants.
L’amélioration de la formation
Face à ces défis, l’Ukraine mise sur la qualité plutôt que la quantité. Le commandant Syrskii a annoncé une amélioration de la formation des nouvelles troupes, avec la création d’unités spécialisées « conçues pour détecter et détruire efficacement les unités de drones high-tech ennemies, les points de contrôle et les équipages des systèmes aériens sans pilote des occupants ». L’objectif est clair : adapter la formation aux nouvelles réalités du champ de bataille, où les drones jouent un rôle de plus en plus central.
C’est une course contre la montre. La Russie prévoit de doubler ses unités de drones à 165 500 militaires en 2026, puis d’atteindre près de 210 000 d’ici 2030. L’Ukraine, avec une population et des ressources bien moindres, doit compenser par l’innovation, la formation et l’efficacité. C’est le pari que fait Zelensky en nommant Fedorov à la Défense. Un pari sur la technologie, sur la numérisation, sur la modernisation rapide de l’armée ukrainienne.
Et voilà où on en est. Deux pays qui s’épuisent mutuellement dans une guerre d’attrition qui ne profite à personne. L’Ukraine se bat pour sa survie, pour son existence même en tant que nation indépendante. La Russie se bat pour… quoi, exactement ? Pour l’ego de Poutine ? Pour un fantasme impérial dépassé ? Pour 0,8 % de territoire ukrainien ? Le coût est déjà astronomique des deux côtés. Et il continue de grimper. Chaque jour. Chaque heure. Chaque minute.
Les perspectives pour 2026
Une guerre qui s’enlise
Alors que 2026 commence, rien n’indique une fin proche du conflit. La Russie continue d’avancer lentement dans l’est, grignotant du terrain mètre par mètre, village par village. L’Ukraine résiste, contre-attaque quand elle le peut, inflige des pertes massives à l’envahisseur. Mais le statu quo persiste. Ni victoire décisive d’un côté, ni effondrement de l’autre. Juste une guerre qui dure, qui s’enlise, qui dévore des vies et des ressources sans fin apparente.
Les analystes militaires s’accordent sur un point : à ce rythme de pertes, la Russie ne peut pas maintenir indéfiniment son système de recrutement volontaire. Tôt ou tard, Moscou devra faire un choix : soit accepter une impasse militaire et négocier, soit mobiliser plus largement sa population, avec tous les risques politiques que cela comporte. Pour l’instant, Poutine semble parier sur l’usure, sur l’espoir que l’Ukraine et ses alliés occidentaux se lasseront avant la Russie. Mais les chiffres suggèrent que ce pari devient de plus en plus risqué.
Le rôle de l’Occident
L’équation change aussi avec le retour de Donald Trump à la Maison Blanche. Le nouveau président américain a promis de mettre fin rapidement à la guerre, mais ses méthodes restent floues. Va-t-il pousser l’Ukraine à accepter des concessions territoriales ? Va-t-il maintenir le soutien militaire américain ? Va-t-il négocier directement avec Poutine ? Ces questions sont cruciales, car le soutien occidental — et particulièrement américain — est vital pour la capacité de l’Ukraine à continuer la lutte.
Pendant ce temps, la France et le Royaume-Uni ont promis d’envoyer des troupes en Ukraine dans le cadre de garanties de sécurité. Des discussions ont eu lieu à Paris début janvier, avec des « progrès significatifs » selon les participants. Mais ces promesses se concrétiseront-elles ? Et si oui, quel sera leur impact réel sur le terrain ? Pour l’instant, ce ne sont que des mots. Et dans cette guerre, ce sont les actions qui comptent, pas les promesses.
Je suis fatigué de cette guerre. Vous êtes fatigués de cette guerre. Le monde entier est fatigué de cette guerre. Mais imaginez ce que ressentent les Ukrainiens qui la vivent au quotidien. Imaginez ce que ressentent les soldats russes envoyés mourir pour rien. La fatigue n’est pas une option pour eux. Ils n’ont pas le luxe de détourner le regard, de changer de chaîne, de passer à autre chose. Alors oui, on est tous fatigués. Mais on n’a pas le droit de détourner les yeux. Pas tant que ça continue. Pas tant que des hommes meurent chaque jour par centaines.
Conclusion
Le compteur tourne
Ce 10 janvier 2026, le compteur affiche 1 217 810 pertes russes. Demain, il affichera plus. Après-demain, encore plus. Chaque jour, des centaines de soldats russes tombent sur le sol ukrainien. Chaque jour, des familles reçoivent la nouvelle qui brise une vie. Chaque jour, cette guerre continue de dévorer des vies humaines comme un monstre insatiable. Et pour quoi ? Pour 0,8 % de territoire. Pour l’ego d’un dictateur. Pour un rêve impérial mort depuis longtemps.
Les 880 soldats russes tombés hier ne sont pas que des statistiques. Ce sont des hommes qui avaient des noms, des visages, des familles, des rêves. Ils sont morts loin de chez eux, dans un pays qu’ils sont venus envahir, pour des raisons qu’ils ne comprenaient probablement pas eux-mêmes. Et demain, 800 ou 900 autres suivront. Et après-demain encore. Jusqu’à quand ? Jusqu’à ce que Moscou admette que cette guerre est perdue ? Jusqu’à ce que le peuple russe se réveille et exige des comptes ? Jusqu’à ce que Poutine tombe ?
Je regarde ces chiffres — 1,2 million de pertes, 880 en une journée, 35 000 en un mois — et je me demande combien de temps encore ça va durer. Combien de morts faudra-t-il avant que quelqu’un, quelque part, ait le courage de dire stop ? Combien de mères devront pleurer leurs fils ? Combien de veuves devront élever seules leurs enfants ? Combien de villages ukrainiens devront être rasés ? Combien de villes russes devront voir leurs fils ne jamais revenir ? Cette guerre est une tragédie. Pour l’Ukraine, évidemment. Mais aussi pour la Russie. Parce que ces 1,2 million de pertes, ce sont aussi des Russes. Des hommes qui ne rentreront jamais chez eux. Et pendant ce temps, Poutine dort tranquille dans son palais. Lui, il ne compte pas les morts. Il compte les kilomètres carrés. Et c’est ça, le vrai visage de cette guerre : des vies sacrifiées sur l’autel de l’ambition d’un seul homme. 880 hier. Combien aujourd’hui ? Combien demain ? Le compteur tourne. Et il ne s’arrêtera pas tant que quelqu’un n’aura pas le courage de l’arrêter.
Sources
Sources primaires
État-major général des Forces armées ukrainiennes — Publication Facebook du 10 janvier 2026 sur les pertes russes quotidiennes et cumulées
Ukrinform — « Russian army loses another 880 soldiers in war against Ukraine » — 10 janvier 2026
Mezha — « Ukraine Reports Over 1.2 Million Russian Military Losses by January 2026 » — 10 janvier 2026
Président Volodymyr Zelensky — Discours du soir du 6 janvier 2026 sur les pertes russes mensuelles
Commandant en chef Oleksandr Syrskii — Publication Telegram sur les pertes russes de décembre 2025
Sources secondaires
Al Jazeera — « Russian war deaths are rising to unsustainable levels, says Ukraine » — 8 janvier 2026
Chef du renseignement militaire ukrainien Kyrylo Budanov — Interview à Suspilne du 27 décembre 2025 sur les quotas de recrutement russes
Institute for the Study of War (ISW) — Observations de novembre 2025 sur le déploiement des réservistes russes à Belgorod
Renseignements britanniques — Analyse du 2 décembre 2025 sur les pertes russes totales
Expert ukrainien Serhiy Beskrestnov — Alerte du 5 janvier 2026 sur les drones Shahed armés de MANPADS
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