Skip to content
L’Iran s’embrase, Washington menace, et Moscou regarde en silence
Crédit: Adobe Stock

L’étincelle qui a tout déclenché

Tout a commencé le 28 décembre 2025. Pas avec des slogans politiques. Pas avec des appels à renverser le régime. Juste avec la réalité brutale du quotidien. Le rial iranien venait d’atteindre un nouveau record historique : 1,7 million de rials pour un dollar américain. Les prix explosaient. Les salaires ne suivaient pas. L’inflation dépassait les 42%. Les gens ne pouvaient plus nourrir leurs familles. Acheter des médicaments. Payer leur loyer. La survie était devenue un luxe.

À Téhéran, des grèves ont éclaté. Des commerçants ont fermé boutique. Des travailleurs ont refusé de se présenter. Et puis, comme une traînée de poudre, le mouvement s’est propagé. De la capitale aux petites villes rurales. Des centres urbains aux villages reculés. Ce qui était une protestation économique est devenu quelque chose de bien plus grand. De bien plus dangereux pour le régime. Une remise en question totale du système. Une exigence de changement radical. Un cri de révolte qui ne demandait plus des réformes, mais la chute pure et simple de la République islamique.

La géographie de la colère

Ce qui rend ces manifestations différentes de toutes les précédentes, c’est leur ampleur géographique. Plus de cent villes et villages touchés. Des manifestations dans des endroits où on n’avait jamais vu de contestation. Des zones rurales traditionnellement loyales au régime qui se soulèvent. Des bastions conservateurs qui basculent. Olli Ruohomäki, expert du Moyen-Orient à l’Institut finlandais des affaires internationales, le dit clairement : « C’est sans précédent. Avant, les protestations se limitaient aux grandes villes. Maintenant, elles touchent aussi les zones rurales. »

Les chiffres donnent le vertige. Des dizaines de milliers de manifestants à Téhéran. Des centaines de milliers à travers le pays selon l’opposition iranienne. Au moins 51 à 62 morts selon les ONG Iran Human Rights et HRANA. Plus de 2 000 arrestations. Des centaines de blessés. Des hôpitaux débordés. Et ces chiffres datent d’avant la coupure d’Internet. Maintenant, dans le noir total imposé par le régime, personne ne sait vraiment ce qui se passe. Combien sont morts cette nuit. Combien ont été arrêtés. Combien ont disparu.

Cette coupure d’Internet, elle me glace le sang. Parce que je sais ce qu’elle signifie. En 2019, quand le régime avait fait la même chose, des centaines de manifestants avaient été tués. Massacrés dans l’obscurité. Sans témoins. Sans caméras. Sans que le monde puisse voir. Shirin Ebadi, la Prix Nobel de la paix iranienne, l’a dit hier : « Un blackout en Iran n’est pas une panne technique. C’est une tactique. » Une tactique pour tuer en silence. Pour faire disparaître. Pour terroriser. Et ça me révolte au plus profond de moi.

Sources

Sources primaires

The Kyiv Independent – « As Iran erupts, Washington threatens, and Moscow watches in silence » – 9 janvier 2026

Deutsche Welle (DW) – « Iran: Protests continue amid internet shutdown » – 9-10 janvier 2026

Iran Human Rights (IHRNGO) – Rapports sur les victimes et arrestations – 9 janvier 2026

Human Rights Activists News Agency (HRANA) – Statistiques sur les manifestations – 9 janvier 2026

Sources secondaires

Netblocks – Surveillance de la coupure d’Internet en Iran – 8-9 janvier 2026

Olli Ruohomäki, Institut finlandais des affaires internationales – Analyse citée le 9 janvier 2026

Serhiy Danylov, Association ukrainienne d’études du Moyen-Orient – Analyse citée le 9 janvier 2026

David Butter, Chatham House – Analyse citée le 9 janvier 2026

Alexander Palmer, Center for Strategic and International Studies – Analyse citée le 9 janvier 2026

Shirin Ebadi, Prix Nobel de la paix – Déclarations sur Telegram – 9 janvier 2026

Reza Pahlavi – Messages sur réseaux sociaux – 8-10 janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu