Une obsession qui ne date pas d’hier
L’intérêt de Trump pour le Groenland n’est pas nouveau. Dès son premier mandat, en 2019, il avait évoqué l’idée d’acheter l’île au Danemark. À l’époque, la proposition avait été accueillie avec incrédulité et moquerie. Le gouvernement danois avait poliment mais fermement refusé, qualifiant l’idée d’« absurde ». Trump avait mal pris le rejet, annulant une visite d’État prévue au Danemark. Mais l’idée n’est jamais morte. Elle a couvé. Et maintenant, avec l’opération au Venezuela comme preuve de sa détermination, Trump revient à la charge. Plus agressif. Plus déterminé. Plus dangereux.
Le président américain a justifié son ambition en invoquant son passé d’homme d’affaires immobilier. « Vous ne défendez pas des baux de la même manière — vous devez posséder », a-t-il déclaré. Pour Trump, les pays ont besoin de propriété, pas de simples accords de défense. Une vision qui réduit la géopolitique à une transaction immobilière. Le Groenland n’est pas un territoire habité par des êtres humains avec leurs propres aspirations. C’est un bien immobilier. Un actif stratégique. Et Trump veut l’acquérir. Par la négociation si possible. Par la force si nécessaire. « Soit de la manière gentille, soit de la manière plus difficile », a-t-il prévenu.
Les réactions internationales
L’Europe a réagi avec une rare unité. Sept dirigeants européens, dont le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz et le Premier ministre britannique Keir Starmer, ont publié une déclaration commune le 7 janvier 2026. Le message était sans équivoque : « Le Groenland appartient à son peuple. C’est au Danemark et au Groenland, et à eux seuls, de décider des questions concernant le Danemark et le Groenland. » Une déclaration qui, dans le langage diplomatique, équivaut à un coup de poing sur la table. Mais Trump s’en fiche. Il a continué à pousser, affirmant que les États-Unis ne permettront pas à la Russie ou à la Chine d’« occuper » le Groenland.
Le Premier ministre du Groenland, Jens-Frederik Nielsen, a tenté de calmer les esprits. Il a qualifié de « irrespectueux » un post sur les réseaux sociaux de Katie Miller, épouse du chef de cabinet adjoint de Trump, qui montrait le Groenland aux couleurs du drapeau américain avec le mot « BIENTÔT ». Nielsen a insisté : « Notre pays n’est pas à vendre, et notre avenir ne se décide pas sur les réseaux sociaux. » Mais ses paroles sonnent creux face à la détermination de Washington. Le Groenland, avec ses 57 000 habitants, se retrouve au centre d’une tempête géopolitique qu’il n’a pas demandée. Et personne ne sait comment ça va finir.
Je lis ces déclarations européennes, ces appels à la raison, et je me demande : est-ce que quelqu’un croit vraiment que ça va arrêter Trump ? L’homme vient de renverser un gouvernement étranger. Il a capturé un président en exercice. Et maintenant, il menace un allié de l’OTAN. Les mots ne suffiront pas. Les déclarations communes ne suffiront pas. Il faut de l’action. Mais quelle action ? L’Europe est divisée, affaiblie, dépendante de la protection américaine. Et Trump le sait. Il joue avec ça. Il teste jusqu’où il peut aller. Et pour l’instant, personne ne l’arrête.
Pourquoi le Groenland est si stratégique
Une position géopolitique cruciale
Le Groenland n’est pas une île comme les autres. Situé entre les États-Unis et la Russie, il occupe une position stratégique majeure pour la sécurité arctique. L’île se trouve à proximité des routes maritimes émergentes de l’Arctique, où la fonte rapide des glaces crée des opportunités pour réduire considérablement le temps de trajet entre l’Asie et l’Europe par rapport au canal de Suez. Le Groenland chevauche également le GIUK Gap, un point d’étranglement naval entre le Groenland, l’Islande et le Royaume-Uni qui relie l’Arctique à l’océan Atlantique. Un passage crucial pour surveiller les sous-marins russes.
Les États-Unis ont déjà une présence militaire sur l’île. La base spatiale de Pituffik, anciennement connue sous le nom de base aérienne de Thulé, est située dans le nord-ouest du Groenland. Environ 150 militaires américains y sont stationnés en permanence, contre 6 000 pendant la Guerre froide. Cette base est essentielle pour surveiller les missiles balistiques russes, car la route la plus courte pour qu’un missile russe atteigne les États-Unis continentaux passe par le Groenland et le pôle Nord. Mais pour Trump, avoir une base ne suffit pas. Il veut la propriété. Il veut le contrôle total.
Les richesses minérales et énergétiques
Au-delà de sa position stratégique, le Groenland regorge de richesses naturelles inexploitées. L’île possède d’abondantes réserves de pétrole et de gaz, ainsi que des gisements de minéraux critiques et de terres rares. Ces éléments sont essentiels pour les technologies émergentes : éoliennes, véhicules électriques, technologies de stockage d’énergie et applications de sécurité nationale. La Chine détient un quasi-monopole sur les terres rares, et elle a tenté à plusieurs reprises d’utiliser cette domination pour exercer une pression sur les États-Unis. Le Groenland pourrait offrir une alternative. Une source de matières premières stratégiques hors de portée de Pékin.
Les analystes estiment que le Groenland pourrait devenir un terrain de jeu pour une présence défensive américaine accrue et un emplacement pour des intercepteurs de missiles américains. Cela s’inscrit dans le cadre de l’une des politiques clés de l’administration Trump : le système de défense antimissile « Golden Dome ». Cette initiative de plusieurs milliards de dollars, lancée en mai 2025, vise à protéger les États-Unis de toutes les attaques de missiles. Le Groenland pourrait jouer un rôle central dans ce système. « Trump veut construire un Golden Dome au-dessus des États-Unis », explique Clayton Allen, analyste chez Eurasia Group. « Une partie de cela devra dépendre du Groenland. »
Et voilà le cœur du problème. Le Groenland n’est pas juste une île. C’est un trésor. Un trésor stratégique, militaire, économique. Et Trump le sait. Il voit cette île comme un actif immobilier de premier ordre. Le genre d’actif qui vaut des milliards, qui garantit la sécurité nationale, qui donne un avantage sur la Chine et la Russie. Et il veut l’avoir. Peu importe ce que pensent les Groenlandais. Peu importe ce que pense le Danemark. Peu importe ce que pense l’Europe. Trump veut le Groenland. Et il est prêt à tout pour l’obtenir.
La menace russe et chinoise : réelle ou exagérée ?
Les activités russes et chinoises dans l’Arctique
Trump justifie son ambition en affirmant que la Russie et la Chine représentent une menace imminente pour le Groenland. « Le Groenland est couvert de navires russes et chinois partout », a-t-il déclaré. Une affirmation qui n’a pas été vérifiée indépendamment, mais qui alimente la rhétorique de la sécurité nationale. Il est vrai que la Russie et la Chine ont intensifié leurs activités militaires dans l’Arctique ces dernières années. Moscou a rouvert des bases militaires de l’ère soviétique et renforcé sa présence navale dans la région. Pékin, quant à elle, se décrit comme une « nation quasi-arctique » et investit massivement dans des projets d’infrastructure et de recherche dans l’Arctique.
Mais est-ce que cela justifie une annexion américaine du Groenland ? Pas selon certains experts. Marion Messmer, directrice du programme de sécurité internationale au think tank Chatham House de Londres, souligne que les États-Unis ont déjà une présence militaire au Groenland grâce à un accord de défense vieux de plusieurs décennies avec le Danemark. « Ce qui n’est pas clair, c’est pourquoi Washington a besoin d’un contrôle total sur le Groenland pour se défendre », écrit-elle. Pendant la Guerre froide, les États-Unis avaient jusqu’à 6 000 soldats stationnés sur l’île. Ils pourraient théoriquement augmenter leur présence militaire sans remettre en question la souveraineté danoise.
Un changement de discours révélateur
Ce qui est frappant, c’est le changement de ton de Trump. Il y a presque un an, lorsqu’il était président élu, il citait la « sécurité économique » comme facteur principal pour annexer le Groenland. Maintenant, c’est la « sécurité nationale ». Ce glissement sémantique n’est pas anodin. Il permet de justifier des mesures plus agressives, y compris l’utilisation de la force militaire. Et il révèle peut-être les véritables motivations de Trump : non pas protéger l’Amérique d’une menace imminente, mais sécuriser des ressources stratégiques et affirmer la domination américaine dans l’Arctique. Une domination qui passe par le contrôle total du Groenland.
Les experts notent également que Trump n’a pas abordé les récentes attaques massives de la Russie contre l’Ukraine ou le déploiement d’un missile balistique à portée intermédiaire Oreshnik près de la frontière de l’Union européenne. Lorsqu’on lui a demandé si les États-Unis envisageaient d’étendre leur politique de capture de dictateurs étrangers à l’arrestation du président russe Vladimir Poutine, Trump a répondu : « Je ne pense pas que ce sera nécessaire… J’ai toujours eu une excellente relation avec lui. » Une déclaration qui en dit long sur les priorités de Trump. Le Groenland, oui. Poutine, non.
Et c’est là que ça devient vraiment troublant. Trump menace un allié de l’OTAN, mais il parle de Poutine comme d’un vieil ami. Il veut annexer le Groenland pour se protéger de la Russie, mais il refuse de condamner les actions de Moscou en Ukraine. Ça n’a aucun sens. À moins que… à moins que la menace russe ne soit qu’un prétexte. Un prétexte pour justifier une annexion qui n’a rien à voir avec la sécurité et tout à voir avec le pouvoir. Avec les ressources. Avec la domination. Et ça, ça me met en colère. Parce que Trump joue avec la sécurité de l’Europe pour servir ses propres intérêts.
Le Danemark et le Groenland face à l'ultimatum
Une position intenable pour Copenhague
Le Danemark se retrouve dans une situation impossible. D’un côté, il est membre de l’OTAN, lié aux États-Unis par un traité de défense mutuelle. De l’autre, il est menacé par son propre allié. La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a été claire : toute attaque américaine sur le Groenland signifierait « la fin de l’OTAN ». Une déclaration forte, mais qui soulève une question : et après ? Si l’OTAN s’effondre, qu’est-ce qui protège l’Europe de la Russie ? Le Danemark, comme le reste de l’Europe, dépend de la protection américaine. Et Trump le sait. Il exploite cette dépendance pour pousser ses ambitions expansionnistes.
Copenhague a tenté de calmer le jeu. Des représentants danois et groenlandais ont rencontré des responsables de la Maison-Blanche pour discuter de la situation. Le Danemark a proposé des « dialogues » pour résoudre la crise. Mais Trump n’est pas intéressé par le dialogue. Il veut des résultats. Il veut le Groenland. Et il est prêt à utiliser tous les moyens à sa disposition pour l’obtenir. Y compris la force militaire. Le Danemark, avec ses 6 millions d’habitants et son armée modeste, ne peut pas résister à la puissance américaine. Et Trump le sait.
Les Groenlandais pris en otage
Les 57 000 habitants du Groenland se retrouvent au centre d’une tempête géopolitique qu’ils n’ont pas demandée. Les sondages montrent que les Groenlandais s’opposent massivement au contrôle américain. Une forte majorité soutient l’indépendance vis-à-vis du Danemark, mais pas pour devenir une colonie américaine. Le Premier ministre groenlandais, Jens-Frederik Nielsen, a tenté de rassurer sa population. « Nous ne sommes pas dans une situation où nous pensons qu’il pourrait y avoir une prise de contrôle du pays du jour au lendemain », a-t-il déclaré. Mais ses paroles sonnent creux face à la détermination de Washington.
Certains Groenlandais expriment leur indignation face aux menaces de Trump. D’autres, cependant, voient une opportunité. L’administration Trump envisagerait de verser des sommes allant de 10 000 à 100 000 dollars à chaque résident groenlandais pour les convaincre de faire sécession du Danemark et de rejoindre les États-Unis. Une stratégie qui réduit la géopolitique à une transaction financière. Acheter la loyauté des Groenlandais. Acheter leur avenir. Et Trump pense que ça peut marcher. Parce que pour lui, tout a un prix. Même la souveraineté d’un peuple.
Je pense aux Groenlandais. À ces 57 000 personnes qui se réveillent un matin et découvrent que leur île est devenue un enjeu géopolitique majeur. Que le président des États-Unis veut les annexer. Que leur avenir se décide à Washington, pas à Nuuk. Et je me demande : qu’est-ce qu’ils ressentent ? La peur ? La colère ? L’impuissance ? Probablement tout ça à la fois. Parce qu’ils n’ont aucun contrôle sur leur destin. Ils sont pris en otage dans un jeu de pouvoir qui les dépasse. Et personne ne leur demande leur avis. Personne ne se soucie de ce qu’ils veulent. Ils sont juste un actif. Un bien immobilier. Et ça, c’est révoltant.
L'Europe face à sa plus grande crise depuis 1945
L’OTAN au bord du gouffre
L’alliance atlantique, qui a garanti la paix en Europe depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, est menacée. Par les États-Unis eux-mêmes. Si Washington utilise la force militaire contre le Danemark, un membre fondateur de l’OTAN, l’alliance perdra toute crédibilité. Comment l’Europe peut-elle faire confiance à un allié qui menace ses propres membres ? Comment l’OTAN peut-elle fonctionner si le principe de défense mutuelle ne s’applique plus ? Le Premier ministre polonais, Donald Tusk, a été clair : « Aucun membre de l’OTAN ne devrait attaquer ou menacer un autre membre. Sinon, l’OTAN perdrait son sens. »
Mais l’Europe est divisée. Certains pays, comme la Pologne et les États baltes, dépendent fortement de la protection américaine face à la menace russe. Ils ne peuvent pas se permettre de rompre avec Washington. D’autres, comme la France et l’Allemagne, cherchent à affirmer leur autonomie stratégique. Mais ils manquent de moyens militaires pour se défendre seuls. L’Europe est prise au piège. Elle a besoin des États-Unis pour se protéger de la Russie. Mais les États-Unis menacent maintenant l’un de ses membres. C’est un cercle vicieux dont personne ne sait comment sortir.
L’Ukraine dans l’ombre de la crise
Pendant que l’Europe se concentre sur le Groenland, l’Ukraine continue de se battre contre l’invasion russe. Les attaques massives de Moscou se poursuivent. Les infrastructures critiques sont détruites. Les civils meurent. Mais Trump ne dit rien. Il ne condamne pas Poutine. Il ne renforce pas le soutien à Kiev. Il est trop occupé à menacer le Danemark. L’Ukraine se retrouve dans une position encore plus précaire. Si l’OTAN s’effondre à cause de la crise du Groenland, qui protégera l’Ukraine ? Qui empêchera Poutine de continuer son expansion ?
Les dirigeants ukrainiens regardent cette crise avec inquiétude. Ils savent que si Trump peut menacer un allié de l’OTAN, il peut aussi abandonner l’Ukraine. Le président Volodymyr Zelensky a dénoncé les récentes frappes russes, y compris l’utilisation d’un missile Oreshnik près de la frontière polonaise. Mais ses appels à l’aide tombent dans le vide. L’Europe est trop occupée à gérer sa propre crise. Et Trump s’en fiche. Pour lui, l’Ukraine est un problème secondaire. Le Groenland, c’est la priorité. Et tant pis pour Kiev.
Et c’est ça qui me tue. Pendant que Trump joue à l’homme d’affaires avec le Groenland, l’Ukraine brûle. Les Ukrainiens meurent. Les infrastructures sont détruites. Et personne ne fait rien. Parce que l’Europe est paralysée par la crise du Groenland. Parce que Trump a réussi à détourner l’attention. À diviser l’alliance. À affaiblir l’Europe. Et Poutine regarde tout ça en souriant. Parce qu’il sait que tant que l’OTAN est en crise, il peut faire ce qu’il veut en Ukraine. Et personne ne l’arrêtera.
Les précédents historiques inquiétants
L’opération Venezuela : un avertissement
Pour comprendre la gravité de la menace sur le Groenland, il faut regarder ce qui s’est passé au Venezuela une semaine plus tôt. Le 3 janvier 2026, les forces américaines ont lancé une opération militaire d’envergure contre le régime de Nicolas Maduro. En quelques heures, le dictateur vénézuélien a été capturé, placé dans un avion militaire américain, et expulsé du pays. Washington a pris le contrôle de l’industrie pétrolière vénézuélienne. Un coup de force qui a sidéré la communauté internationale. Et qui a prouvé que Trump ne bluffait pas. Quand il menace d’utiliser la force, il le fait.
Cette opération a changé la donne. Avant le Venezuela, les menaces de Trump sur le Groenland pouvaient être perçues comme de la rhétorique. Des provocations destinées à faire pression sur le Danemark. Mais après le Venezuela, personne ne peut plus ignorer la réalité : Trump est prêt à envahir des pays souverains pour atteindre ses objectifs. Le Venezuela n’était pas un allié des États-Unis. Mais le principe est établi. Si Trump peut renverser un gouvernement étranger, capturer son président, et prendre le contrôle de ses ressources, qu’est-ce qui l’empêche de faire la même chose avec le Groenland ? Rien. Absolument rien.
Les tentatives d’achat passées
L’histoire des États-Unis avec le Groenland ne date pas d’hier. En 1946, le président Harry Truman avait proposé d’acheter l’île au Danemark pour 100 millions de dollars. Le Danemark avait refusé. Pendant la Guerre froide, Washington avait négocié un accord de défense qui lui permettait d’établir des bases militaires sur l’île. Mais la propriété totale est restée un rêve américain. Trump, avec son obsession pour les transactions immobilières, voit le Groenland comme l’ultime acquisition. Le deal du siècle. Et il est déterminé à réussir là où Truman a échoué.
Mais le contexte a changé. En 1946, le monde sortait de la Seconde Guerre mondiale. Les États-Unis étaient perçus comme des libérateurs. Aujourd’hui, après l’opération au Venezuela, Washington est vu comme un agresseur. Les tentatives d’achat de Trump en 2019 avaient été rejetées avec mépris. Maintenant, il revient avec une menace militaire. Le message est clair : si vous ne vendez pas, nous prendrons par la force. C’est une escalade dangereuse. Une rupture avec les normes internationales. Et personne ne sait où ça va s’arrêter.
Je repense à ces images du Venezuela. Maduro capturé. Expulsé. Son pays occupé. Et je me dis : si Trump peut faire ça à un pays souverain, qu’est-ce qui l’empêche de le faire au Groenland ? Le fait que le Danemark soit un allié de l’OTAN ? Trump s’en fiche. Il l’a prouvé. Les alliances ne comptent plus. Les traités ne valent rien. Seule la force compte. Et le Groenland, avec ses richesses, sa position stratégique, est la prochaine cible. C’est évident. Et ça me glace le sang.
Les implications pour l'ordre mondial
Un précédent catastrophique
Si Trump réussit à annexer le Groenland, les conséquences dépasseront largement l’Europe. Ce sera un signal envoyé au monde entier : les frontières ne sont plus sacrées. Les traités internationaux ne valent rien. La force prime sur le droit. La Russie pourra justifier ses ambitions territoriales en Ukraine, en Géorgie, dans les États baltes. La Chine pourra intensifier ses revendications sur Taïwan, sur les îles de la mer de Chine méridionale. Parce que si les États-Unis peuvent annexer un territoire d’un allié, pourquoi pas eux ?
L’ordre international basé sur des règles, établi après la Seconde Guerre mondiale, s’effondrera. Nous entrerons dans une ère de compétition territoriale brutale. Une ère où les grandes puissances se disputent les ressources stratégiques sans se soucier du droit international. Une ère où les petits pays, comme le Groenland, deviennent des pions dans un jeu de pouvoir qui les dépasse. Et personne ne pourra invoquer le droit international pour les protéger. Parce que les États-Unis, le garant traditionnel de cet ordre, l’auront détruit.
La course à l’Arctique s’intensifie
L’Arctique est déjà au centre d’une compétition géopolitique intense. Le réchauffement climatique ouvre de nouvelles routes maritimes et rend accessibles des ressources auparavant inaccessibles. La Russie a massivement investi dans sa présence arctique, rouvrant des bases soviétiques et déployant des systèmes d’armes avancés. La Chine, bien que géographiquement éloignée, se positionne comme une « nation quasi-arctique » et investit dans des projets d’infrastructure. Et maintenant, les États-Unis veulent le Groenland. La course est lancée. Et elle pourrait devenir violente.
Les experts avertissent que l’Arctique pourrait devenir le prochain théâtre de conflit majeur. Avec le Groenland sous contrôle américain, Washington dominerait l’accès à l’Arctique occidental. Mais Moscou ne restera pas les bras croisés. Pékin non plus. La compétition pour les ressources arctiques pourrait dégénérer en confrontation militaire. Et l’Europe, prise entre les grandes puissances, se retrouverait en première ligne. Un scénario cauchemardesque. Mais de plus en plus plausible.
Et voilà où on en est. L’Arctique, cette région autrefois paisible, devient un champ de bataille. Les grandes puissances se positionnent. Elles déploient leurs forces. Elles revendiquent des territoires. Et le Groenland est au centre de tout ça. Une île de 57 000 habitants qui pourrait déclencher la prochaine grande guerre. Parce que Trump veut ses ressources. Parce que Poutine ne veut pas que l’Amérique domine l’Arctique. Parce que Xi Jinping veut sa part du gâteau. Et nous, on regarde. En espérant que ça ne dégénère pas. Mais l’histoire nous enseigne que ça dégénère toujours.
Les options sur la table
La négociation : une illusion ?
Trump a affirmé qu’il préférerait conclure un accord sur le Groenland. « Soit de la manière gentille, soit de la manière plus difficile », a-t-il dit. Mais qu’est-ce qu’un accord dans ce contexte ? Le Danemark a déjà refusé de vendre le Groenland. Les Groenlandais ont clairement exprimé leur opposition au contrôle américain. Alors, quel genre d’accord Trump espère-t-il conclure ? Un accord où Washington paie des milliards pour acheter l’île ? Un accord où les Groenlandais reçoivent des compensations financières pour accepter l’annexion ? Ou un accord où le Danemark cède sous la pression militaire ?
La réalité, c’est que Trump ne cherche pas vraiment un accord. Il cherche une capitulation. Il veut que le Danemark et le Groenland acceptent l’inévitable : que les États-Unis prendront le contrôle de l’île, d’une manière ou d’une autre. Et si la négociation échoue, il est prêt à utiliser la force. La Maison-Blanche l’a confirmé. L’armée américaine est une option. Et Trump n’hésite pas à le rappeler. C’est une stratégie de coercition pure et simple. Acceptez nos termes, ou nous prendrons ce que nous voulons par la force.
La force militaire : un scénario catastrophique
Si Trump décide d’utiliser la force militaire pour prendre le contrôle du Groenland, les conséquences seraient catastrophiques. L’OTAN s’effondrerait. L’Europe perdrait confiance dans les États-Unis. La Russie et la Chine en profiteraient pour étendre leur influence. Et le Groenland deviendrait un territoire occupé, ses habitants vivant sous contrôle militaire américain. Un scénario cauchemardesque. Mais Trump semble prêt à prendre ce risque. Parce que pour lui, le Groenland vaut plus que l’OTAN. Plus que l’alliance transatlantique. Plus que la paix en Europe.
Les experts militaires doutent que Trump aille jusqu’au bout. Une invasion du Groenland serait complexe sur le plan logistique et désastreuse sur le plan politique. Mais après l’opération au Venezuela, personne ne peut plus écarter cette possibilité. Trump a prouvé qu’il est prêt à utiliser la force pour atteindre ses objectifs. Et si le Danemark refuse de céder, il pourrait décider de frapper. Une frappe limitée pour prendre le contrôle de la base de Pituffik ? Une occupation militaire de l’île ? Personne ne sait. Mais la menace est réelle. Et l’Europe doit se préparer au pire.
Je me demande si Trump réalise ce qu’il est en train de faire. S’il comprend que ses menaces pourraient détruire l’alliance qui a protégé l’Europe pendant près de 80 ans. Ou peut-être qu’il s’en fiche. Peut-être que pour lui, l’OTAN est juste un obstacle. Un vestige du passé. Et le Groenland est l’avenir. Un avenir où les États-Unis dominent l’Arctique, contrôlent les ressources stratégiques, et dictent leurs conditions au reste du monde. Un avenir où la force prime sur le droit. Où les alliances ne comptent plus. Où seul le pouvoir compte. Et ça, ça me terrifie.
Conclusion
Un tournant historique
Nous sommes à un tournant historique. Les déclarations de Trump sur le Groenland ne sont pas de simples provocations. Ce sont des menaces sérieuses qui remettent en question l’ordre international établi depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Si les États-Unis peuvent menacer un allié de l’OTAN, si Washington peut utiliser la force contre un membre de l’alliance, alors tout est possible. Les règles ne comptent plus. Les traités ne valent rien. Seule la force compte. Et l’Europe, divisée et affaiblie, se retrouve face à un choix impossible : céder aux exigences de Trump ou risquer l’effondrement de l’OTAN.
Le Groenland, cette île de 57 000 habitants coincée entre deux océans, est devenu le symbole de cette nouvelle ère. Une ère où les grandes puissances se disputent les ressources stratégiques sans se soucier des peuples qui y vivent. Une ère où la diplomatie cède la place à la coercition. Une ère où les alliances ne garantissent plus la sécurité. Le monde regarde. La Russie et la Chine observent. Et elles prennent des notes. Parce que si Trump peut faire ça au Danemark, qu’est-ce qui les empêche de faire la même chose ailleurs ? Rien. Absolument rien.
Je regarde cette crise se dérouler et je me sens impuissant. Parce que je sais comment ça va finir. Trump va pousser. Le Danemark va résister. L’Europe va protester. Mais au final, Trump obtiendra ce qu’il veut. D’une manière ou d’une autre. Parce qu’il a la force. Parce qu’il a le pouvoir. Et parce que personne n’a le courage de lui dire non. Le Groenland tombera. L’OTAN s’affaiblira. Et le monde deviendra un peu plus dangereux. Un peu plus imprévisible. Un peu plus sombre. Et nous, on regardera. Impuissants. En espérant que ça s’arrête. Mais ça ne s’arrêtera pas. Pas tant qu’on ne se lèvera pas. Pas tant qu’on ne dira pas : ça suffit. Mais est-ce qu’on le fera ? Je ne sais pas. Et ça, c’est ce qui me fait le plus peur.
Sources
Sources primaires
Kyiv Independent – « Russia will take over Greenland if US doesn’t get there first, Trump claims » – 10 janvier 2026 – https://kyivindependent.com/russia-will-take-over-greenland-if-us-doesnt-trump-claims/
Reuters – « Trump says US needs to own Greenland to deter Russia, China » – 9 janvier 2026 – https://www.reuters.com/world/china/trump-says-us-needs-own-greenland-deter-russia-china-2026-01-09/
Al Jazeera – « European leaders hit back at Trump’s US takeover designs on Greenland » – 6 janvier 2026 – https://www.aljazeera.com/news/2026/1/6/danish-pm-says-us-attack-on-greenland-would-be-the-end-of-nato
Sources secondaires
CNBC – « Why Trump wants Greenland — why the White House thinks it’s so important for national security » – 7 janvier 2026 – https://www.cnbc.com/2026/01/07/why-trump-wants-greenland-and-what-makes-it-so-important-for-security.html
ABC News – « Trump says US will do something on Greenland ‘whether they like it or not' » – 9 janvier 2026
BBC News – « Trump says US must own Greenland to block ambitions of China, Russia » – 9 janvier 2026
The Guardian – « Trump ramps up Greenland threats and says US will intervene » – 9 janvier 2026
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