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Trump menace Poutine : « Il sera arrêté s’il refuse de négocier »
Crédit: Custom

La stratégie du choc et de la pression maximale

Pour comprendre cette déclaration, il faut comprendre Donald Trump. L’homme n’a jamais été un diplomate traditionnel. Il ne croit pas aux négociations interminables, aux communiqués prudents, aux formules alambiquées. Trump croit à la pression. À la menace. Au rapport de force. C’est comme ça qu’il a fait des affaires toute sa vie, et c’est comme ça qu’il compte gérer la géopolitique. Sa philosophie est simple : mettre l’adversaire dos au mur, le forcer à choisir entre deux options également désagréables, et attendre qu’il craque. Avec Poutine, il applique exactement la même méthode. D’un côté, il brandit la carotte : des négociations qui pourraient permettre à la Russie de sauver la face et de sortir de cette guerre sans perdre complètement. De l’autre, il agite le bâton : des sanctions économiques dévastatrices, une aide militaire massive à l’Ukraine, et maintenant, la menace d’une arrestation qui ferait de Poutine un paria international recherché par la justice.

Mais cette stratégie comporte des risques énormes. Poutine n’est pas un homme d’affaires new-yorkais qu’on peut intimider avec des menaces juridiques. C’est un ancien agent du KGB, un homme qui a passé sa vie à naviguer dans les eaux troubles du pouvoir russe, qui a survécu à des complots, à des tentatives de déstabilisation, à des crises économiques. Un homme qui a fait de la résistance à l’Occident le cœur de son identité politique. Le menacer d’arrestation pourrait avoir l’effet inverse de celui recherché. Au lieu de le pousser à négocier, ça pourrait le conforter dans sa posture de victime d’un complot occidental. Ça pourrait renforcer son soutien intérieur en Russie, où beaucoup voient déjà cette guerre comme une lutte existentielle contre l’expansion de l’OTAN. Et surtout, ça pourrait le pousser à des actes désespérés. Un homme acculé, qui n’a plus rien à perdre, est capable de tout.

Le précédent de la Cour pénale internationale

Cette menace de Trump ne sort pas de nulle part. Elle s’inscrit dans un contexte juridique précis. En mars 2023, la Cour pénale internationale a émis un mandat d’arrêt contre Vladimir Poutine pour crimes de guerre, notamment la déportation illégale d’enfants ukrainiens vers la Russie. Ce mandat est toujours actif. Il fait de Poutine un homme recherché par la justice internationale. Théoriquement, tout pays membre de la CPI devrait l’arrêter s’il met le pied sur son territoire. Dans la pratique, personne n’a osé le faire. Quand Poutine s’est rendu en Afrique du Sud pour un sommet des BRICS, le pays a préféré fermer les yeux plutôt que de risquer un incident diplomatique majeur. Quand il a voyagé en Mongolie, même scénario. Le mandat existe, mais il reste lettre morte. Trump, lui, semble vouloir changer la donne. Il veut transformer ce mandat théorique en menace concrète.

Mais comment ? C’est là que les choses deviennent floues. Trump peut-il vraiment ordonner l’arrestation de Poutine ? Techniquement, non. Les États-Unis ne sont pas membres de la CPI. Ils ne reconnaissent pas sa juridiction. Trump ne peut pas envoyer des agents américains kidnapper Poutine sur le sol russe, ce serait un acte de guerre. Ce qu’il peut faire, en revanche, c’est utiliser l’influence américaine pour s’assurer que le mandat de la CPI soit appliqué. Il peut faire pression sur les pays alliés pour qu’ils arrêtent Poutine s’il voyage. Il peut offrir des récompenses pour des informations sur ses déplacements. Il peut transformer Poutine en fugitif international, incapable de quitter la Russie sans risquer l’arrestation. C’est une forme de prison dorée. Et pour un homme comme Poutine, habitué à jouer les grands leaders sur la scène internationale, ce serait une humiliation insupportable.

Et là, je me pose la question : est-ce que Trump réalise vraiment ce qu’il fait ? Est-ce qu’il mesure les conséquences de ses mots ? Ou est-ce qu’il joue simplement au poker, en espérant que Poutine va plier avant lui ? Parce que si Poutine ne plie pas, si au contraire il double la mise, on se retrouve dans une situation où personne ne peut reculer sans perdre la face. Et dans ce genre de situation, l’histoire nous a appris que les choses peuvent très, très mal tourner. Très vite.

Sources

Sources primaires

United24 Media, « Will Trump Order Putin’s Capture Next? Here’s What He Said », 23 janvier 2025, https://united24media.com/latest-news/will-trump-order-putins-capture-next-heres-what-he-said-14896

Cour pénale internationale, Mandat d’arrêt contre Vladimir Poutine, mars 2023

Sources secondaires

Reuters, « Trump’s statements on Russia and Ukraine policy », janvier 2025

BBC News, « International Criminal Court warrant for Putin », mars 2023

The Guardian, « European reactions to Trump’s Russia policy », janvier 2025

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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