De la Maison-Blanche à Davos : un changement de cap stratégique
Initialement, Zelensky voulait se rendre à Washington dès la semaine prochaine pour conclure à la fois le plan de prospérité économique et un accord séparé sur les garanties de sécurité post-guerre. Mais ses soutiens européens au sein de la « coalition des volontaires » lui ont conseillé de ne pas se précipiter. Selon The Telegraph, ces alliés ont suggéré que Davos serait un cadre plus approprié pour rencontrer Trump, plutôt que de foncer tête baissée à la Maison-Blanche. La raison ? Le timing et la symbolique. Les Européens estiment que Trump est actuellement de leur côté dans l’effort pour mettre fin à la guerre dans des conditions favorables à Kyiv, et ils ne veulent pas risquer de gâcher cette dynamique positive en précipitant les choses. Un officiel européen senior a même décrit Witkoff comme un « homme changé », faisant référence aux accusations antérieures selon lesquelles il serait pro-russe — une perception qui semble avoir radicalement évolué ces dernières semaines.
Le Forum économique mondial de Davos, qui se tient chaque année dans la station de ski suisse, offre une plateforme mondiale unique où les dirigeants politiques et les chefs d’entreprise se côtoient dans un cadre à la fois formel et informel. C’est l’endroit idéal pour sceller un accord de cette ampleur, avec toute l’attention médiatique mondiale braquée sur les Alpes suisses. Le plan, selon les officiels interrogés par The Telegraph, est d’utiliser cette rencontre pour finaliser l’accord économique — un chapitre clé de la proposition révisée soutenue par les États-Unis pour mettre fin à la guerre de presque quatre ans avec la Russie. Mais les détails précis de l’accord restent flous. Contrairement au plan de paix en 20 points révélé fin décembre, le plan de prospérité n’a pas été divulgué publiquement, ce qui alimente les spéculations et les interrogations sur ce qu’il contient réellement.
Les acteurs clés derrière le plan
Le plan de prospérité a émergé après des semaines de discussions intenses entre l’Ukraine et ses partenaires, incluant la Banque mondiale, le PDG de BlackRock Larry Fink, et Jared Kushner, le gendre de Trump. La première mention publique du plan est apparue après une réunion le 10 décembre 2025 entre hauts responsables ukrainiens et américains, dont le secrétaire au Trésor américain Scott Bessent, Kushner, et Fink. « Nous avons discuté des éléments clés pour la reprise, de divers mécanismes et de visions pour la reconstruction », a déclaré Zelensky après la réunion, sans entrer dans les détails. Quelques jours plus tard, la Première ministre Yulia Svyrydenko a annoncé la création d’un groupe de travail conjoint suite à une réunion en ligne avec Kushner, Witkoff, le président de la Banque mondiale Ajay Banga, et Fink de BlackRock.
Le 27 décembre, Zelensky a annoncé que l’Ukraine et les États-Unis travaillaient ensemble sur une « feuille de route vers la prospérité » pour financer partiellement l’objectif de 800 milliards de dollars d’ici 2040. Dans le cadre d’une « vision commune » avec l’Amérique, Zelensky a évoqué un éventail de fonds pour la reprise de l’Ukraine, incluant une plateforme d’investissement souverain. Cette feuille de route abordera les problèmes urgents de l’Ukraine, a-t-il dit, comme le retour de quelque 5 à 6 millions de réfugiés à l’étranger pour contrer la crise démographique débilitante, et stimuler la croissance de l’emploi et du PIB par habitant. Le lendemain, Zelensky a rencontré Trump en Floride pour régler les derniers différends sur le plan de paix en 20 points de Kyiv. Bien que la rencontre n’ait pas produit d’accords de paix tangibles, Zelensky a déclaré plus tard aux journalistes en Ukraine que Kyiv et les États-Unis préparaient plusieurs documents dans le cadre du « package de prospérité ».
Quand je lis ces noms — BlackRock, Kushner, Fink, Witkoff — je ne peux pas m’empêcher de penser : voilà le vrai pouvoir. Pas les armées, pas les missiles, pas les tanks. L’argent. Les investissements. Les fonds. C’est ça qui fait tourner le monde, et c’est ça qui pourrait, peut-être, mettre fin à cette guerre. Mais en même temps, ça me met mal à l’aise. Parce que ces gens-là, ils ne font rien par charité. Ils voient une opportunité. Un marché. Des profits potentiels. Et l’Ukraine, dans tout ça, c’est quoi ? Un pays à reconstruire ou un terrain de jeu pour investisseurs ? Je veux croire que les deux peuvent coexister — que l’Ukraine peut bénéficier de ces investissements tout en gardant son âme, sa souveraineté, sa dignité. Mais l’histoire nous a appris à être prudents avec les promesses des puissants.
Section 3 : les enjeux colossaux de la reconstruction
Un pays dévasté qui refuse de mourir
Pour comprendre l’ampleur de ce plan de 800 milliards de dollars, il faut d’abord saisir l’étendue des destructions causées par l’invasion russe. Selon une évaluation de la Banque mondiale, de Kyiv, des Nations Unies et de la Commission européenne publiée en 2025, l’invasion à grande échelle de la Russie a causé plus de 176 milliards de dollars de dommages directs. Les coûts de reconstruction et de reprise sont estimés à 524 milliards de dollars, avec l’énergie, les mines, l’industrie et l’agriculture comme secteurs les plus touchés. Mais ces chiffres, aussi astronomiques soient-ils, ne racontent qu’une partie de l’histoire. Ils ne capturent pas les vies brisées, les familles déchirées, les rêves anéantis. Ils ne disent rien des millions d’Ukrainiens qui ont fui leur pays, de ceux qui vivent dans des villes sans électricité ni chauffage en plein hiver, de ceux qui ont tout perdu.
L’économie ukrainienne, qui s’est effondrée de 30% en 2022, ne peut rebondir qu’avec un accord de paix solide, insiste Kyiv. Et c’est là tout l’enjeu du plan de prospérité : il ne s’agit pas seulement de reconstruire des bâtiments ou des routes — il s’agit de reconstruire un pays entier, de créer les conditions pour que les gens reviennent, pour que l’économie redémarre, pour que la vie reprenne. Le plan vise à mobiliser les 800 milliards de dollars à travers un mélange d’investissements publics et privés, en utilisant des outils financiers comme les garanties, le partage des risques et le financement mixte public-privé. Le ministre de l’Économie Oleksii Sobolev a déclaré le 3 janvier que les secteurs prioritaires incluent l’énergie, les infrastructures, l’industrie et le capital humain — tous durement touchés par la guerre.
Le pari de la diplomatie économique
En liant les investissements étrangers à la reconstruction post-guerre, l’Ukraine cherche à maintenir Washington engagé dans les négociations de paix — et plus enclin à offrir des garanties de sécurité — en les reliant à des projets commerciaux qui résonnent avec l’approche transactionnelle de l’administration Trump. C’est une stratégie audacieuse mais logique : si les États-Unis ont des milliards investis dans l’Ukraine, ils auront tout intérêt à ce que le pays reste stable et sécurisé. Le plan de prospérité s’appuie sur le succès du « accord sur les minéraux » de 2025, qui a donné un accès préférentiel aux investisseurs américains via un fonds de reconstruction États-Unis-Ukraine. Après des mois de préparation, le fonds est devenu opérationnel fin 2025 et a lancé le 7 janvier 2026 un portail en ligne pour commencer à accepter des propositions de projets.
Zelensky cherche également à finaliser un accord États-Unis-Ukraine pour fournir des garanties de sécurité post-guerre après tout accord de cessez-le-feu. « Le document bilatéral sur les garanties de sécurité pour l’Ukraine est maintenant essentiellement prêt pour finalisation au plus haut niveau avec le président des États-Unis », a-t-il écrit sur les réseaux sociaux jeudi. On ne sait pas encore si cet accord, qui ouvre la voie à une « force de réassurance » dirigée par la Grande-Bretagne et la France, sera signé à Davos. Les principaux points de friction dans l’accord de paix plus large concernent les différences sur les concessions territoriales dans la région du Donbas à l’est de l’Ukraine. Malgré l’amélioration des relations entre Washington, les capitales européennes et Kyiv, les initiés restent peu convaincus que Vladimir Poutine soit prêt à arrêter son invasion.
Cinq cent vingt-quatre milliards. Cent soixante-seize milliards de dommages directs. Trente pour cent de chute du PIB. Ces chiffres me donnent le vertige. Mais ce qui me frappe encore plus, c’est le courage. Le courage de l’Ukraine qui refuse de s’effondrer, qui continue à se battre, qui planifie déjà sa reconstruction alors que les bombes tombent encore. C’est ça qui me bouleverse. Cette détermination à ne pas juste survivre, mais à prospérer. À revenir plus fort. Et si ce plan de 800 milliards peut aider à réaliser ça — si Trump et Zelensky peuvent vraiment transformer cette vision en réalité — alors peut-être, juste peut-être, on assistera à quelque chose d’historique. Quelque chose qui prouvera que même après les pires horreurs, l’espoir peut renaître.
Section 4 : les doutes et les défis
Un objectif réaliste ou un mirage financier ?
Malgré l’enthousiasme officiel, des voix critiques s’élèvent sur la faisabilité réelle de ce plan de 800 milliards de dollars. Hlib Vyshlinsky, directeur du Center for Economic Strategy, un think tank basé à Kyiv, a déclaré au Kyiv Independent qu’il ne peut pas encore évaluer correctement le plan faute d’informations publiques suffisantes. « Je ne peux pas comprendre si c’est quelque chose de substantiel ou un reconditionnement de programmes existants apparemment taillés pour Trump, avec un impact incertain ou non prouvé », a-t-il dit. Un obstacle évident, selon Serhii Fursa, directeur adjoint de la société d’investissement ukrainienne Dragon Capital, est l’objectif même de 800 milliards de dollars. L’Ukraine ne peut tout simplement pas absorber autant d’investissements sur une décennie, a-t-il expliqué au Kyiv Independent. Le chiffre pourrait plutôt être un point de départ pour les négociations.
L’implication de BlackRock n’inspire pas non plus beaucoup d’espoir après que la firme ait fait marche arrière sur un fonds de reprise de 15 milliards de dollars très médiatisé enregistré en 2024, a noté Fursa. La société a suspendu le fonds suite à la victoire électorale de Trump en raison d’un manque d’intérêt et d’incertitude pour l’avenir de l’Ukraine, selon les reportages de Bloomberg. En réponse aux demandes du Kyiv Independent, BlackRock et le Département d’État américain ont refusé de commenter le plan de prospérité économique actuel. Ce silence radio n’est pas rassurant. Il alimente les doutes sur la solidité réelle de cet accord et sur l’engagement véritable des acteurs privés à investir massivement dans un pays encore en guerre.
Les leçons du passé
L’histoire récente nous a appris à être prudents avec les grandes promesses financières. Combien de fois avons-nous entendu parler de plans de reconstruction massifs qui n’ont jamais vu le jour ? Combien de milliards promis qui sont restés sur le papier ? L’Ukraine elle-même a déjà connu des déceptions dans ce domaine. Les promesses d’aide internationale n’ont pas toujours été tenues, les fonds ont parfois été bloqués par la bureaucratie ou détournés par la corruption. Alors oui, il y a des raisons d’être sceptique. Mais il y a aussi des raisons d’espérer. Cette fois, les enjeux sont différents. Cette fois, les États-Unis ont un intérêt direct dans la réussite de l’Ukraine. Cette fois, Trump veut marquer l’histoire avec un accord qui porte sa signature. Et cette fois, l’Ukraine a montré au monde entier qu’elle mérite cet investissement — par son courage, sa résilience, sa détermination à rester libre.
Le 3 janvier, Sobolev et Svyrydenko ont présenté le plan de prospérité aux alliés européens, de l’OTAN et du G7 lors de la première d’une série de consultations prévues. Le plan vise à reconstruire et moderniser l’économie ukrainienne « pour que l’Ukraine ait une économie compétitive forte, une stabilité sociale et de hautes capacités de défense », a déclaré Sobolev dans un communiqué publié sur le site web du ministère. L’Ukraine et ses partenaires continueront à se rencontrer dans les semaines à venir à travers l’Europe pour structurer le fonctionnement du plan, a déclaré Svyrydenko le 3 janvier. Les discussions les plus récentes ont eu lieu à Paris le 6 janvier, avec Witkoff écrivant sur X que des « progrès significatifs » avaient été réalisés sur le plan de prospérité et le cadre de garantie de sécurité. « Nous espérons obtenir une dynamique positive supplémentaire dans un avenir proche », a-t-il écrit.
Les doutes, je les comprends. Je les partage même. Huit cents milliards, c’est tellement énorme que ça en devient presque abstrait. Et BlackRock qui fait marche arrière sur un fonds de 15 milliards, ça ne rassure personne. Mais en même temps, je refuse de céder au cynisme. Parce que si on commence à penser que rien n’est possible, que tout est voué à l’échec, alors on abandonne avant même d’avoir essayé. Et l’Ukraine, elle, n’abandonne pas. Elle continue à se battre, à planifier, à espérer. Alors moi aussi, je vais espérer. Je vais croire que cette fois, c’est différent. Que Trump et Zelensky vont vraiment signer cet accord à Davos. Que les 800 milliards vont se matérialiser, même si c’est progressivement, même si c’est moins que prévu. Parce qu’au final, c’est ça l’espoir — croire en quelque chose de meilleur malgré tous les obstacles.
Section 5 : les implications géopolitiques
Trump, l’Europe et l’Ukraine : un équilibre fragile
Le changement de ton de l’administration Trump envers l’Ukraine ces dernières semaines n’est pas passé inaperçu. Après avoir longtemps répété les éléments de langage du Kremlin, le président Trump et certains membres de son administration ont adopté une position plus ferme envers Poutine. Des sources européennes ont noté un changement clair dans la relation avec la Maison-Blanche, un officiel senior décrivant Witkoff comme un « homme changé », en référence aux accusations antérieures selon lesquelles il serait pro-russe. Ce revirement est crucial pour l’Ukraine et ses alliés européens. Il suggère que Trump pourrait être plus réceptif aux demandes de Kyiv qu’on ne le pensait initialement, et que le plan de prospérité pourrait effectivement avoir une chance de se concrétiser.
Le 9 janvier, Zelensky a accueilli John Healey, le secrétaire à la Défense britannique, à Kyiv pour discuter de la proposition de la Grande-Bretagne de déployer des troupes en Ukraine dans le cadre d’un accord de cessez-le-feu. « Nous avons également discuté de la façon dont un contingent britannique pourrait être déployé pour opérer aux côtés des forces françaises si la diplomatie fonctionne pour mettre fin à la guerre », a déclaré Zelensky. « Il est crucial que le cadre pour mettre fin à la guerre inclue une réponse claire des alliés si l’agression russe se répète. » Cette « force de réassurance » dirigée par la Grande-Bretagne et la France fait partie intégrante du package de sécurité que l’Ukraine cherche à obtenir en parallèle du plan de prospérité économique. Les deux sont liés : sans garanties de sécurité solides, les investisseurs privés hésiteront à mettre leur argent dans un pays qui pourrait être à nouveau attaqué. Et sans investissements massifs, l’Ukraine aura du mal à se reconstruire et à offrir un avenir stable à ses citoyens.
Poutine, le grand absent des négociations
Malgré l’amélioration des relations entre Washington, les capitales européennes et Kyiv, les initiés restent peu convaincus que Vladimir Poutine soit prêt à arrêter son invasion. Les principaux points de friction dans l’accord de paix plus large concernent les différences sur les concessions territoriales dans la région du Donbas à l’est de l’Ukraine. La Russie continue d’exiger des concessions maximalistes qui équivaudraient à une capitulation de Kyiv — quelque chose que l’Ukraine refuse catégoriquement. Cependant, l’Ukraine et ses alliés continuent de passer par les étapes pour s’assurer que Trump blâme le président russe pour avoir saboté ses efforts de médiation pour la paix. « Nous comprenons que la partie américaine s’engagera avec la Russie, et nous attendons des retours sur la question de savoir si l’agresseur est véritablement prêt à mettre fin à la guerre », a déclaré Zelensky jeudi.
La stratégie est claire : montrer au monde, et surtout à Trump, que l’Ukraine fait tout ce qu’elle peut pour parvenir à une paix juste, tandis que la Russie reste l’obstacle principal. Si Poutine refuse de négocier de bonne foi, si la Russie continue d’exiger l’impossible, alors la responsabilité de la poursuite de la guerre retombera sur Moscou — et Trump, qui veut désespérément un succès diplomatique à son actif, sera forcé de reconnaître que Poutine est le problème. C’est un pari risqué, mais c’est peut-être le seul que l’Ukraine puisse faire dans les circonstances actuelles. En attendant, le plan de prospérité de 800 milliards de dollars reste sur la table, prêt à être signé à Davos, symbole d’un avenir possible où l’argent et la diplomatie pourraient réussir là où les armes ont échoué.
Poutine. Toujours lui. Le grand absent de toutes ces négociations, et pourtant celui qui tient toutes les cartes. Parce qu’au final, peu importe combien de milliards Trump et Zelensky signent à Davos, peu importe combien de plans de reconstruction sont élaborés — si Poutine ne veut pas la paix, il n’y aura pas de paix. Et ça, ça me rend malade. Parce que ça signifie que le sort de millions de personnes dépend du bon vouloir d’un seul homme, un homme qui a montré encore et encore qu’il se fiche éperdument de la vie humaine, qu’il est prêt à sacrifier des milliers de ses propres soldats pour satisfaire son ego démesuré. Mais peut-être — et c’est là mon dernier espoir — peut-être que même Poutine finira par comprendre qu’il ne peut pas gagner cette guerre. Que l’Ukraine ne pliera pas. Que le monde ne l’oubliera pas. Et que le prix à payer pour continuer devient trop élevé, même pour lui.
Conclusion : l'espoir au sommet des Alpes
Davos, théâtre d’un tournant historique
Du 19 au 23 janvier 2026, tous les regards seront tournés vers Davos. Vers ces montagnes suisses où Volodymyr Zelensky et Donald Trump pourraient signer l’un des accords économiques les plus importants de l’histoire récente. Huit cents milliards de dollars sur dix ans pour reconstruire l’Ukraine. Pour ramener les réfugiés. Pour relancer l’économie. Pour offrir un avenir à un pays qui a refusé de mourir malgré presque quatre ans de guerre brutale. C’est colossal. C’est audacieux. C’est peut-être même un peu fou. Mais c’est aussi exactement ce dont l’Ukraine a besoin. Et si Trump et Zelensky parviennent à transformer cette vision en réalité, si les 800 milliards se matérialisent vraiment, si les investisseurs privés suivent, si les garanties de sécurité sont solides — alors peut-être, juste peut-être, on assistera à quelque chose d’extraordinaire. À la renaissance d’un pays. À la preuve que même après les pires horreurs, l’espoir peut triompher.
Mais les défis restent immenses. Poutine n’a montré aucun signe de vouloir vraiment la paix. Les points de friction sur les concessions territoriales dans le Donbas demeurent. Les doutes sur la capacité de l’Ukraine à absorber 800 milliards de dollars d’investissements persistent. Et l’implication de BlackRock, après son retrait d’un précédent fonds de reconstruction, soulève des questions. Pourtant, malgré tous ces obstacles, malgré tous ces doutes, l’Ukraine continue d’avancer. De planifier. De se battre pour son avenir. Et c’est ça qui compte. C’est ça qui fait la différence entre un pays qui survit et un pays qui prospère. Entre une nation qui plie sous les coups et une nation qui se relève, plus forte qu’avant. Davos pourrait être le théâtre de ce tournant historique. Le moment où l’argent devient une arme de paix. Le moment où la diplomatie économique réussit là où les armes ont échoué.
Un pari sur l’avenir
En fin de compte, ce plan de prospérité de 800 milliards de dollars est un pari. Un pari sur l’avenir de l’Ukraine. Un pari sur la capacité de Trump à tenir ses promesses. Un pari sur la volonté des investisseurs privés à mettre leur argent dans un pays encore en guerre. Un pari sur la possibilité que Poutine finisse par accepter une paix négociée. C’est un pari risqué, sans aucun doute. Mais c’est aussi un pari nécessaire. Parce que sans cet investissement massif, l’Ukraine aura du mal à se reconstruire. Sans ces garanties de sécurité, les réfugiés hésiteront à rentrer. Sans cette vision d’un avenir prospère, l’espoir s’éteindra. Et l’Ukraine ne peut pas se permettre de perdre l’espoir. Pas maintenant. Pas après tout ce qu’elle a enduré. Pas après avoir montré au monde entier ce que signifie vraiment se battre pour sa liberté.
Alors voilà. On y est. Davos. Trump. Zelensky. Huit cents milliards de dollars. Un accord qui pourrait changer le cours de l’histoire. Ou qui pourrait n’être qu’une promesse de plus, un chiffre de plus sur le papier. Je ne sais pas ce qui va se passer. Personne ne le sait. Mais ce que je sais, c’est que l’Ukraine mérite cette chance. Elle mérite ces 800 milliards. Elle mérite de se reconstruire, de prospérer, de vivre en paix. Après presque quatre ans de guerre, après tant de morts, tant de destructions, tant de souffrances — elle mérite ça. Et si Trump et Zelensky peuvent vraiment signer cet accord à Davos, si les investissements se concrétisent, si les garanties de sécurité tiennent — alors peut-être, juste peut-être, on assistera à quelque chose de magnifique. À la renaissance d’une nation. À la preuve que l’espoir, même dans les moments les plus sombres, peut triompher. Je veux y croire. J’ai besoin d’y croire. Et je pense que l’Ukraine aussi.
Sources
Sources primaires
The Telegraph, « US and Ukraine to sign $800bn reconstruction deal », 9 janvier 2026, par Joe Barnes et Connor Stringer. Kyiv Independent, « US and Ukraine plan to sign $800 billion deal at Davos », 10 janvier 2026, par Luca Léry Moffat. Euromaidan Press, « The Telegraph: Zelenskyy and Trump to finalize $800 bn Ukraine reconstruction deal in Davos, not Washington », 10 janvier 2026, par Maria Tril.
Sources secondaires
Kyiv Independent, « Art of the (peace) deal: Ukraine teases $800 billion economic peace plan to keep Trump on side », 8 janvier 2026, par Dominic Culverwell. Banque mondiale, évaluation des dommages et coûts de reconstruction en Ukraine, 2025. Déclarations officielles du président Volodymyr Zelensky sur les réseaux sociaux et lors de conférences de presse, décembre 2025 et janvier 2026. Déclarations du ministre de l’Économie ukrainien Oleksii Sobolev, 3 janvier 2026. Déclarations de la Première ministre Yulia Svyrydenko, décembre 2025 et janvier 2026.
Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.