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Pokrovsk en feu : 200 combats en 24 heures, la Russie saigne
Crédit: Custom

Quarante-trois assauts en une journée

Si l’on devait désigner un point chaud sur le front ukrainien ce 11 janvier 2026, ce serait sans hésitation Pokrovsk. Quarante-trois assauts russes depuis le début de la journée. Quarante-trois tentatives de percer les défenses ukrainiennes dans les zones de Nykanorivka, Rodynske, Pokrovsk, Sukhetske, Kotlyne, Udachne, Molodetske, Filiia et en direction d’Ivanivka, Hryshyne, Toretske et Novopavlivka. Quarante-trois fois où les soldats ukrainiens ont dû se lever, prendre leurs armes et repousser l’ennemi. Au moment du rapport du General Staff, deux combats étaient encore en cours. Les défenseurs ukrainiens retenaient l’ennemi, refusant de céder du terrain. La bataille faisait rage, et personne ne savait quand elle s’arrêterait. Pokrovsk est devenu un symbole de cette guerre d’usure, un endroit où chaque mètre de terrain se paie au prix du sang.

Pourquoi Pokrovsk ? Pourquoi cet acharnement russe sur ce secteur en particulier ? La réponse est stratégique. Pokrovsk est un nœud logistique crucial pour les forces ukrainiennes. Sa prise permettrait aux Russes de couper des lignes d’approvisionnement vitales et d’ouvrir la voie vers d’autres objectifs plus à l’ouest. Mais les Ukrainiens le savent. Ils savent que perdre Pokrovsk serait un coup dur, peut-être même un coup fatal pour la défense de cette région. Alors ils tiennent. Ils tiennent avec l’énergie du désespoir, avec la rage de ceux qui n’ont plus rien à perdre. Le Commander-in-Chief des Forces armées ukrainiennes, Oleksandr Syrskyi, avait déclaré en décembre que les forces russes tentaient de s’emparer de Pokrovsk depuis plus de dix-sept mois. Dix-sept mois d’assauts répétés, dix-sept mois de résistance acharnée. Et aujourd’hui, le 11 janvier, la bataille continue.

Le bilan sanglant : 85 soldats russes neutralisés

Les données préliminaires du General Staff sont sans appel : dans le secteur de Pokrovsk, 85 soldats russes ont été neutralisés ce jour-là, dont 53 tués. Cinquante-trois hommes qui ne rentreront jamais chez eux. Cinquante-trois familles qui recevront un cercueil ou, pire encore, aucune nouvelle. Cinquante-trois vies effacées en une seule journée, dans un seul secteur du front. Et ce n’est que le début. Les forces ukrainiennes ont également détruit 21 drones, un équipement spécial, deux abris de personnel et frappé dix abris ennemis. Chaque drone détruit, c’est une menace de moins dans le ciel. Chaque abri détruit, c’est un groupe de soldats russes qui perd sa protection. La guerre moderne se joue aussi dans les airs, avec ces essaims de drones qui bourdonnent au-dessus des champs de bataille, cherchant leurs cibles, larguant leurs charges mortelles.

Mais derrière ces chiffres se cache une réalité plus sombre. Les forces russes ne reculent pas. Elles continuent d’attaquer, encore et encore, jetant leurs hommes dans la bataille avec une détermination qui confine à l’absurdité. L’Institute for the Study of War a noté que les forces russes ont augmenté leur rythme d’avance moyen en 2025 grâce à un nouveau modèle opérationnel, mais qu’elles n’ont pas atteint leurs objectifs prioritaires dans les délais impartis. En d’autres termes, la Russie avance, mais lentement, trop lentement. Chaque mètre gagné coûte des dizaines de vies. Chaque village pris se paie au prix de centaines de blessés. Et pendant ce temps, l’Ukraine tient. Elle encaisse les coups, elle riposte, elle inflige des pertes terribles à l’ennemi. Le 11 janvier 2026 restera dans les mémoires comme une journée où la Russie a jeté toutes ses forces dans la bataille, et où l’Ukraine a tenu bon.

Quatre-vingt-cinq soldats russes neutralisés. Cinquante-trois tués. Je devrais peut-être me réjouir de ces chiffres, me dire que l’ennemi paie le prix de son agression. Mais je n’y arrive pas. Parce que derrière ces chiffres, il y a des hommes. Des hommes qui, pour la plupart, n’ont pas choisi d’être là. Des hommes envoyés au front par un régime qui se fiche éperdument de leurs vies. Et de l’autre côté, il y a des Ukrainiens qui meurent aussi, qui se battent pour défendre leur terre, leur liberté. Cette guerre est une boucherie. Une boucherie sans fin.

Sources

Sources primaires

General Staff of the Armed Forces of Ukraine, rapport opérationnel du 11 janvier 2026, 22:00, publié sur Facebook, consulté le 11 janvier 2026 via Ukrinform.net

Ukrinform, « War update: 200 combat engagements today, most of them in Pokrovsk sector », publié le 11 janvier 2026 à 23:37, consulté le 11 janvier 2026

Sources secondaires

Mezha.net, « Ukrainian Defense Forces Hold Strong Against Russian Attacks on January 11 2026 », publié le 11 janvier 2026 à 17:04, consulté le 11 janvier 2026

Online.ua, « Situation in the Pokrovsky direction — Ukrainian soldiers neutralized 85 Russian occupiers », publié le 9 janvier 2026 à 23:56, consulté le 11 janvier 2026

Institute for the Study of War, analyses des campagnes offensives russes, janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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