Cent bombardements en une journée
Dans les secteurs de Nord Slobozhanshchyna et de Kursk — en territoire russe où les forces ukrainiennes maintiennent des positions depuis 2024 — les Russes ont mené 100 attaques d’artillerie, dont cinq avec des lance-roquettes multiples. Cent bombardements. Les soldats ukrainiens vivent sous un déluge de feu quasi permanent. Cette pression constante, ce harcèlement incessant, c’est la stratégie russe : user, épuiser, briser le moral. Sauf que ça ne marche pas. Les lignes tiennent toujours.
Dans le secteur de Sud Slobozhanshchyna, les Russes ont lancé 16 attaques près de Prylipka, Dvorichanske, Kruhle et Chuhunivka. Seize assauts dans cette région frontalière où chaque village a une valeur stratégique. Les Russes veulent avancer, reprendre du terrain, montrer que l’offensive continue. Mais la réalité raconte une autre histoire. Une histoire de résistance acharnée, de positions défendues mètre par mètre, de soldats qui refusent de céder.
Kupiansk : neuf tentatives, neuf échecs
Dans le secteur de Kupiansk, ville stratégique de la région de Kharkiv, les forces russes ont tenté neuf opérations offensives vers Petropavlivka, Novoplatonivka et Bohuslavka. Neuf tentatives pour percer et reprendre cette zone cruciale qui commande les routes vers le nord. Neuf échecs. Les défenseurs ukrainiens connaissent ce terrain par cœur. Ils savent où placer leurs positions, où tendre leurs embuscades. Et surtout, ils savent pourquoi ils se battent. Chaque mètre défendu, c’est un mètre de moins sous occupation russe.
La bataille pour Kupiansk dure depuis des mois. Les Russes veulent la contrôler car elle ouvre la route vers Kharkiv, la deuxième plus grande ville d’Ukraine. Les Ukrainiens tiennent. Jour après jour, assaut après assaut. Le 11 janvier n’a pas fait exception. Neuf attaques russes. Neuf échecs. Et demain, ça recommencera. Parce que dans cette guerre, il n’y a pas de pause. Il n’y a que la ligne de front et les hommes qui la défendent.
Neuf tentatives en une journée sur un seul secteur. Imaginez la pression. Imaginez être soldat ukrainien à Kupiansk, savoir que les Russes vont attaquer, encore et encore, jusqu’à ce que quelque chose cède. Et pourtant, rien ne cède. Les lignes tiennent. Les hommes tiennent. Et moi, assis derrière mon écran à des milliers de kilomètres, je me sens à la fois admiratif et impuissant. Admiratif devant cette résistance. Impuissant face à cette réalité qui continue, jour après jour, sans fin visible.
Le front central : Lyman, Sloviansk et Kramatorsk dans la tourmente
Seize assauts sur le secteur de Lyman
Le secteur de Lyman, dans la région de Donetsk, a connu 16 attaques russes le 11 janvier près de Hrekivka, Karpivka, Shandryholove et Yampil. Seize fois, les Russes ont lancé leurs troupes à l’assaut. Seize fois, ils se sont heurtés à la résistance ukrainienne. Ce secteur contrôle les routes vers le nord de Donetsk et pourrait, en cas de percée, menacer les lignes de ravitaillement ukrainiennes. D’où cette intensité des combats.
Chaque assaut suit un schéma similaire : bombardement d’artillerie, puis avancée de l’infanterie soutenue par des blindés et des drones. Les Ukrainiens répondent avec leur propre artillerie, leurs drones anti-chars, et surtout avec la détermination de soldats qui savent que céder un pouce de terrain pourrait avoir des conséquences catastrophiques. Le 11 janvier, cette formule a fonctionné. Les Russes ont attaqué. Les Ukrainiens ont tenu. Le front n’a pas bougé. Mais le coût humain continue de grimper.
Sloviansk et Kramatorsk : la pression ne faiblit pas
Dans le secteur de Sloviansk, les forces ukrainiennes ont repoussé trois actions offensives près de Platonivka et Zakitne. Trois attaques qui peuvent sembler modestes, mais qui restent significatives. Chaque attaque repoussée, c’est une victoire tactique. Sloviansk, qui a échappé à l’occupation russe depuis 2014, reste un objectif prioritaire pour Moscou. La prendre signifierait contrôler un nœud routier majeur.
Dans le secteur de Kramatorsk, une seule attaque russe a été enregistrée vers Stupochky. Une seule. Mais une de trop. Les défenseurs l’ont repoussée. Kramatorsk, comme Sloviansk, est une ville que les Russes convoitent. Ces villes sont des symboles de résistance ukrainienne, de territoire non conquis, de liberté préservée. Chaque jour où elles restent ukrainiennes est une défaite pour Poutine.
Une seule attaque sur Kramatorsk. Trois sur Sloviansk. Seize sur Lyman. On pourrait se dire que c’est peu. Mais c’est jamais peu quand c’est ta vie qui est en jeu. Quand c’est ton village qui est bombardé. Quand c’est ta position qui est attaquée. Les chiffres, c’est pratique pour comprendre l’ampleur. Mais ils ne disent rien de la réalité vécue par ceux qui sont là-bas, sur le terrain, à encaisser ces attaques jour après jour. Et moi, je me demande combien de temps encore ils vont tenir. Combien de temps avant que la fatigue, l’épuisement, le manque de munitions ne finissent par avoir raison de leur résistance. Pour l’instant, ils tiennent. Mais pour combien de temps encore ?
Kostiantynivka : dix-sept assauts en une journée
Un secteur sous pression intense
Le secteur de Kostiantynivka a connu 17 attaques russes le 11 janvier près de Kostiantynivka, Oleksandro-Shultyne, Pleshchiivka et Ivanopillia. Dix-sept assauts sur un seul secteur. Les Russes considèrent cette zone comme stratégiquement importante. Kostiantynivka, dans la région de Donetsk, contrôle des routes importantes. La prendre permettrait de menacer les lignes de ravitaillement ukrainiennes et de créer une brèche dans le dispositif défensif.
Mais les défenseurs ukrainiens ont tenu bon. Dix-sept attaques, dix-sept fois repoussées. Les Russes pilonnent avec leur artillerie, puis lancent leur infanterie accompagnée de blindés. Les Ukrainiens répondent avec artillerie, drones et tirs directs. Les pertes s’accumulent. Les munitions s’épuisent. La fatigue s’installe. Et pourtant, la ligne tient. Parce qu’elle doit tenir. Parce que céder ici mettrait en danger d’autres secteurs.
La stratégie russe de saturation
Ce qui se passe à Kostiantynivka illustre la stratégie russe actuelle : saturer un secteur d’attaques répétées pour trouver une faille. Dix-sept attaques en une journée, c’est une stratégie délibérée visant à épuiser les défenseurs, à les forcer à utiliser leurs munitions, à les pousser à bout. Les Russes parient qu’à force de frapper, quelque chose finira par céder. Jusqu’à présent, ça n’a pas marché. Les Ukrainiens tiennent. Mais combien de temps peuvent-ils continuer face à cette pression incessante ?
Les villages autour de Kostiantynivka sont devenus des champs de bataille où se joue une lutte acharnée pour chaque maison, chaque rue. Les soldats ukrainiens savent qu’ils protègent non seulement du territoire, mais aussi des vies civiles. Chaque attaque repoussée, c’est autant de civils qui survivent un jour de plus. C’est cette réalité qui donne du sens à leur combat.
Dix-sept attaques sur Kostiantynivka. Dix-sept fois où des hommes ont risqué leur vie pour défendre un bout de terre. Et moi, je me demande ce que ça fait. Ce que ça fait de savoir que demain, ça recommencera. Que les Russes vont encore attaquer. Que tu vas encore devoir te battre. Que tu vas peut-être mourir. Et pourtant, ils continuent. Ils tiennent. Jour après jour, attaque après attaque. Cette résilience me fascine autant qu’elle me terrifie. Parce que je sais que derrière cette résilience, il y a de la souffrance. De la peur. De l’épuisement. Mais aussi une détermination inébranlable. Et c’est ça qui fait la différence entre tenir et céder.
Pokrovsk : le point chaud du front avec 46 assauts repoussés
L’obsession russe pour Pokrovsk
Pokrovsk. Ce nom revient sans cesse dans les rapports militaires. C’est devenu l’obsession russe. Le 11 janvier 2026, les forces russes ont lancé 46 assauts sur ce secteur, le chiffre le plus élevé du front. Quarante-six tentatives de percer les défenses dans les zones de Nykanorivka, Rodynske, Sukhetske, Kotlyne et Udachne. Quarante-six fois, les Russes ont jeté leurs forces contre les lignes ukrainiennes. Quarante-six fois, ils ont été repoussés.
Pokrovsk, dans la région de Donetsk, est un nœud logistique crucial. La ville contrôle des routes importantes qui ravitaillent d’autres secteurs. La prendre signifierait couper ces lignes et mettre en difficulté les forces ukrainiennes dans toute la région. C’est pourquoi les Russes s’acharnent. Selon l’État-major ukrainien, ils tentent de s’emparer de Pokrovsk depuis plus de 17 mois. Dix-sept mois d’assauts répétés. Et la ville tient toujours.
Une défense héroïque face à une pression écrasante
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 46 assauts en une seule journée. Les défenseurs ukrainiens de Pokrovsk vivent sous un déluge de feu quasi permanent. Bombardements d’artillerie, frappes aériennes, drones kamikazes, puis assauts d’infanterie. Le cycle se répète encore et encore. Et pourtant, ils tiennent par tactique intelligente, connaissance du terrain, soutien mutuel entre unités, et surtout par une détermination farouche à ne pas céder.
Chaque village autour de Pokrovsk est devenu un champ de bataille. Nykanorivka, Rodynske, Sukhetske — ces noms sont maintenant gravés dans l’histoire de cette guerre. Des lieux où des hommes se battent et meurent quotidiennement. Les Russes veulent avancer. Les Ukrainiens refusent de reculer. Et entre les deux, il y a le feu, le sang, et une violence qui ne s’arrête jamais. Le 11 janvier n’a été qu’un jour de plus dans cette bataille sans fin. Mais un jour où, encore une fois, les défenseurs ont tenu bon.
Quarante-six assauts en une journée. Quarante-six. Je répète ce chiffre et j’ai du mal à le concevoir. Comment on tient face à ça ? Comment on trouve la force de repousser la première attaque, puis la deuxième, puis la dixième, puis la quarantième ? Je n’ai pas la réponse. Mais les soldats ukrainiens à Pokrovsk, eux, ils l’ont. Ils la trouvent quelque part au fond d’eux-mêmes, cette force. Dans l’amour de leur pays. Dans la volonté de protéger les leurs. Dans le refus de céder face à l’agresseur. Et moi, je les admire. Profondément. Viscéralement. Parce que ce qu’ils font là-bas, c’est de l’héroïsme à l’état pur.
Oleksandrivka : dix-sept attaques sur un secteur stratégique
Un front sous tension constante
Le secteur d’Oleksandrivka, dans la région de Donetsk, a enregistré 17 attaques russes le 11 janvier près de Sichneve, Verbove, Rybne et Yehorivka. Dix-sept assauts qui s’inscrivent dans la stratégie russe de pression constante. Ce secteur, situé entre Pokrovsk au nord et Huliaipole au sud, joue un rôle crucial. Une percée ici pourrait menacer les flancs d’autres secteurs et créer une brèche dangereuse.
Mais les défenseurs ukrainiens ont tenu bon. Dix-sept attaques, dix-sept fois repoussées. Les villages de cette zone sont devenus des points de fixation pour les deux camps. Les Russes veulent les prendre pour avancer. Les Ukrainiens refusent de les céder pour maintenir l’intégrité de leur ligne défensive. Résultat : des combats acharnés pour des bouts de terre qui n’ont de valeur que stratégique. Pas de grandes villes. Juste des villages. Mais dans cette guerre, chaque mètre compte.
La guerre d’usure continue
Ce qui se passe à Oleksandrivka illustre la nature de cette guerre en janvier 2026 : une guerre d’usure où chaque camp tente d’épuiser l’autre. Les Russes lancent attaque après attaque, espérant que les Ukrainiens finiront par manquer de munitions, d’hommes ou de volonté. Les Ukrainiens résistent, repoussent, tiennent. Pour l’instant, aucun des deux camps ne cède. Le front bouge peu. Les pertes s’accumulent. Et la guerre continue sans fin visible.
Les soldats ukrainiens qui défendent Oleksandrivka ne font pas les gros titres. Ils ne sont pas à Pokrovsk ou Huliaipole, les secteurs les plus médiatisés. Mais leur combat n’en est pas moins important. Chaque attaque repoussée, c’est une victoire tactique. Chaque position défendue, c’est un message aux Russes : vous n’avancerez pas. Cette détermination sur tous les secteurs du front, c’est ce qui permet à l’Ukraine de tenir face à un ennemi numériquement supérieur.
Dix-sept attaques sur Oleksandrivka. Un secteur dont personne ne parle vraiment. Pas de grandes villes. Pas de symboles forts. Juste des villages et des soldats qui se battent. Et pourtant, leur combat est tout aussi important que celui de Pokrovsk ou Huliaipole. Parce que dans cette guerre, il n’y a pas de front secondaire. Il n’y a que des hommes qui tiennent des positions, qui repoussent des attaques, qui défendent leur pays. Mètre par mètre. Village par village. Jour après jour. Et moi, je me dis qu’on devrait parler plus de ces secteurs « oubliés ». De ces soldats qui se battent loin des caméras. Parce qu’eux aussi méritent qu’on reconnaisse leur sacrifice.
Huliaipole : 44 tentatives d'avancée brisées contre les défenses ukrainiennes
Le deuxième point chaud du front
Huliaipole. Avec 44 tentatives d’avancée russes repoussées le 11 janvier, ce secteur de la région de Zaporizhzhia est le deuxième point le plus chaud du front après Pokrovsk. Les forces russes ont attaqué dans les zones de Huliaipole elle-même et Solodke, ainsi que vers Dobropillia, Zelene, Pryluky et Varvarivka. Quarante-quatre assauts en une seule journée. Quarante-quatre fois où les défenseurs ukrainiens ont dû se battre pour maintenir leurs positions. Quarante-quatre fois où ils ont réussi. Mais à quel prix ? Les pertes s’accumulent. Les munitions s’épuisent. La fatigue s’installe. Et pourtant, la ligne tient.
Huliaipole est stratégiquement crucial pour les deux camps. Pour les Russes, prendre ce secteur signifierait ouvrir la route vers le sud, vers la mer d’Azov, et potentiellement couper les lignes de ravitaillement ukrainiennes entre l’est et l’ouest du pays. Pour les Ukrainiens, tenir Huliaipole signifie maintenir l’intégrité de leur dispositif défensif et empêcher une percée russe qui pourrait avoir des conséquences catastrophiques. C’est pourquoi les combats y sont si intenses. C’est pourquoi les Russes s’acharnent avec 44 attaques en une journée. Et c’est pourquoi les Ukrainiens résistent avec une détermination farouche.
Une bataille pour chaque mètre de terre
Les villages autour de Huliaipole — Solodke, Dobropillia, Zelene — sont devenus des champs de bataille permanents. Chaque maison, chaque arbre, chaque bout de tranchée est disputé. Les Russes avancent. Les Ukrainiens contre-attaquent. Les positions changent de mains. Puis changent à nouveau. C’est une guerre de mouvement dans un espace restreint, où chaque mètre gagné ou perdu a une importance tactique. Les soldats des deux camps connaissent ce terrain par cœur maintenant. Ils savent où se trouvent les positions ennemies, où tendre des embuscades, où placer leur artillerie pour un effet maximum. C’est une guerre de professionnels, menée par des hommes épuisés mais déterminés.
Le 11 janvier, les 44 attaques russes sur Huliaipole ont suivi le schéma habituel : bombardement préparatoire, puis assaut d’infanterie soutenu par des blindés et des drones. Les Ukrainiens ont répondu avec leur propre artillerie, leurs drones anti-chars, et surtout avec la détermination de soldats qui savent que céder ici pourrait mettre en danger tout le front sud. Chaque attaque repoussée est une victoire. Chaque position défendue est un succès. Mais ces victoires et ces succès se paient au prix du sang. Les pertes ukrainiennes dans ce secteur sont importantes, même si les chiffres exacts ne sont pas communiqués. Les Russes, eux, perdent encore plus d’hommes, mais ils semblent prêts à payer ce prix pour tenter de percer.
Quarante-quatre attaques sur Huliaipole. Quarante-quatre. Presque autant que Pokrovsk. Et moi, je me demande combien de temps encore les défenseurs vont pouvoir tenir face à cette pression. Combien de jours à 44 assauts. Combien de nuits à se demander si demain sera le jour où la ligne cédera. Parce que c’est ça, la réalité de cette guerre. C’est pas des victoires éclatantes. C’est pas des percées spectaculaires. C’est juste tenir. Jour après jour. Attaque après attaque. Jusqu’à ce que l’autre camp abandonne. Ou jusqu’à ce qu’on n’ait plus la force de continuer. Et pour l’instant, les Ukrainiens tiennent. Mais je me demande pour combien de temps encore.
Orikhiv, Prydniprovske et Volyn : des secteurs sous surveillance
Des fronts plus calmes mais vigilants
Dans le secteur d’Orikhiv, dans la région de Zaporizhzhia, les Russes ont tenté huit actions offensives le 11 janvier, près de Stepnohirsk et Prymorske. Dans le secteur de Prydniprovske, sur la rive ouest du Dniepr, aucune action offensive n’a été enregistrée. Un calme relatif qui contraste avec l’intensité ailleurs. Dans les secteurs de Volyn et Polissia, au nord à la frontière avec la Biélorussie, aucun signe de formation de groupes offensifs russes n’a été détecté. La présence de forces russes en Biélorussie représente une menace latente, obligeant l’Ukraine à maintenir des forces défensives au nord tout en concentrant l’essentiel sur les secteurs actifs à l’est et au sud.
Ces secteurs apparemment calmes ne doivent pas faire oublier que la vigilance reste totale. Les défenseurs ukrainiens savent que la situation peut basculer rapidement. Un secteur tranquille aujourd’hui peut devenir un point chaud demain. C’est pourquoi les forces restent déployées, les positions maintenues, la surveillance constante. Le 11 janvier, ces secteurs ont connu un répit relatif. Mais personne ne baisse sa garde. Dans cette guerre, le calme est souvent trompeur.
Huit attaques sur Orikhiv. Aucune sur Prydniprovske et Volyn. Des chiffres qui semblent dérisoires face aux 46 de Pokrovsk. Mais pour les soldats qui défendent ces secteurs, chaque jour sans combat majeur est un répit bienvenu. Une chance de souffler. De réparer. De se préparer. Parce qu’ils savent que demain, ça peut changer. Que le calme d’aujourd’hui peut devenir l’enfer de demain. Alors ils restent vigilants. Toujours.
Les frappes ukrainiennes : la contre-offensive permanente
Sept cibles ennemies détruites
Pendant que les Russes lançaient leurs 219 attaques, les forces ukrainiennes n’étaient pas restées passives. L’aviation, les troupes de missiles et l’artillerie ukrainiennes ont frappé sept zones de concentration ennemies de personnel, d’armes et d’équipement militaire, ainsi qu’un poste de commandement de drones russes. Ces frappes sont cruciales pour maintenir l’équilibre. Chaque zone détruite, c’est autant de troupes qui ne pourront pas attaquer. Chaque poste de commandement anéanti, c’est la coordination ennemie perturbée. Les Ukrainiens ont compris qu’il faut non seulement défendre mais aussi contre-attaquer, frapper les arrières ennemis, perturber la logistique russe.
Le 11 janvier, les Russes ont mené 53 frappes aériennes, larguant 151 bombes planantes sur les positions ukrainiennes. Ces bombes guidées par GPS sont devenues l’arme favorite des Russes, leur permettant de frapper avec précision tout en gardant leurs avions hors de portée de la défense antiaérienne. Les zones touchées incluent Havrylivka dans la région de Dnipropetrovsk, et plusieurs villages dans la région de Zaporizhzhia. Des villages bombardés. Des infrastructures détruites. Des vies menacées.
La guerre des drones
Mais les Russes n’ont pas le monopole de la guerre aérienne. Les Ukrainiens utilisent des drones de manière intensive, tant pour la reconnaissance que pour les frappes. Le poste de commandement de drones russes détruit le 11 janvier en est la preuve. Les Ukrainiens ont développé une expertise remarquable dans l’utilisation des drones, compensant leur infériorité numérique en aviation traditionnelle. Ces petits engins, souvent fabriqués localement, sont devenus des armes redoutables capables de détruire chars, postes de commandement et dépôts de munitions. La guerre du 21ème siècle se joue aussi dans les airs, avec des drones pilotés à distance par des opérateurs qui ne voient jamais directement leur cible.
Cette guerre des drones est devenue un élément central du conflit. Chaque jour, des centaines de drones survolent le front, cherchant des cibles, guidant l’artillerie, frappant directement. Les Russes ont lancé 5 273 drones kamikazes le 11 janvier. Les Ukrainiens ont répondu avec leurs propres drones. C’est une bataille technologique autant que militaire, où l’innovation et l’adaptation rapide font la différence. Et pour l’instant, les Ukrainiens tiennent bon dans cette guerre du futur qui se déroule au-dessus de leurs têtes.
Sept cibles ukrainiennes détruites. Un poste de commandement anéanti. C’est pas beaucoup face aux 219 combats. Mais c’est mieux que rien. C’est la preuve que l’Ukraine ne subit pas passivement. Elle frappe. Elle résiste. Elle contre-attaque. Et ces frappes, aussi modestes soient-elles en nombre, font mal à l’ennemi. Perturbent sa logistique. Ralentissent ses offensives. C’est ça aussi, la clé de la résistance ukrainienne : ne jamais se contenter de défendre. Toujours frapper en retour.
Conclusion : une guerre qui ne s'arrête jamais
Le bilan d’une journée ordinaire dans une guerre extraordinaire
Le 11 janvier 2026 restera dans les annales comme une journée de combat intense sur la ligne de front ukrainienne. Deux cent dix-neuf affrontements. Quatre-vingt-dix attaques repoussées rien que sur les secteurs de Pokrovsk et Huliaipole. Cinquante-trois frappes aériennes russes. Deux mille neuf cent quarante et un bombardements. Cinq mille deux cent soixante-treize drones kamikazes. Des chiffres qui donnent le vertige. Des chiffres qui racontent une guerre d’une intensité rarement vue dans l’histoire moderne. Et pourtant, à la fin de cette journée, les lignes ukrainiennes tenaient toujours. Pas intactes — cette guerre ne laisse rien intact — mais elles tenaient.
Les pertes russes pour cette seule journée s’élèvent à 1 060 soldats, selon l’État-major ukrainien. Mille soixante vies perdues en 24 heures. Mille soixante familles qui pleureront. Mille soixante cercueils qui rentreront en Russie — ou pas, car beaucoup de corps ne sont jamais récupérés. Depuis le début de cette guerre le 24 février 2022, les pertes russes totales atteindraient 1 220 000 hommes. Un chiffre astronomique. Un chiffre qui devrait faire réfléchir n’importe quel dirigeant sensé. Mais Poutine n’est pas un dirigeant sensé. Il continue d’envoyer ses hommes à la mort, jour après jour, dans l’espoir d’une victoire qui ne vient jamais.
Et demain, ça recommencera
Le 11 janvier 2026 n’était qu’un jour parmi tant d’autres dans cette guerre qui dure depuis presque quatre ans. Demain, le 12 janvier, ça recommencera. Les Russes attaqueront à nouveau. Les Ukrainiens défendront à nouveau. Les bombardements reprendront. Les drones survoleront le front. Les soldats se battront et mourront. Parce que cette guerre ne s’arrête jamais. Elle continue, jour après jour, semaine après semaine, mois après mois, année après année. Sans fin visible. Sans perspective de paix à court terme. Juste la ligne de front, les hommes qui la défendent, et ceux qui tentent de la franchir.
Les secteurs de Pokrovsk et Huliaipole resteront probablement les points chauds du front dans les jours à venir. Les Russes continueront de s’acharner sur ces zones stratégiques, lançant assaut après assaut dans l’espoir de percer. Les Ukrainiens continueront de résister, repoussant attaque après attaque avec une détermination qui force l’admiration. Et nous, observateurs lointains de cette tragédie, nous continuerons de compter les combats, les bombardements, les morts. En espérant qu’un jour, ces chiffres cesseront de grimper. En espérant qu’un jour, la paix reviendra. Mais pour l’instant, ce jour semble encore loin. Très loin.
Deux cent dix-neuf combats en une journée. Je relis ce chiffre et je me sens écrasé par son poids. Deux cent dix-neuf fois où des hommes se sont battus. Deux cent dix-neuf fois où des vies ont été mises en danger. Deux cent dix-neuf fois où quelqu’un aurait pu mourir. Et demain, ça recommencera. Et après-demain aussi. Et le jour d’après. Jusqu’à quand ? Jusqu’à ce que l’un des deux camps s’effondre ? Jusqu’à ce que le monde entier se réveille et dise stop ? Je n’ai pas la réponse. Personne ne l’a. Mais ce que je sais, c’est que chaque jour qui passe dans cette guerre est un jour de trop. Chaque vie perdue est une vie de trop. Chaque famille brisée est une famille de trop. Et moi, assis derrière mon écran, je me sens impuissant face à cette réalité qui continue, implacable, sans fin. Deux cent dix-neuf combats. Et demain, ça recommencera.
Sources
Sources primaires
Ukrinform – « War update: 219 clashes on front line over past day, Pokrovsk, Huliaipole sectors most active » – Publié le 12 janvier 2026 à 09:00, mise à jour du rapport de l’État-major général des forces armées ukrainiennes du 12 janvier 2026 à 08:00 – https://www.ukrinform.net/rubric-ato/4079254-war-update-219-clashes-on-front-line-over-past-day-pokrovsk-huliaipole-sectors-most-active.html
Sources secondaires
Ukrainska Pravda – « Ukrainian defenders stop 90 Russian attacks on Pokrovsk and Huliaipole fronts – Ukraine’s General Staff » – Publié le 12 janvier 2026 à 08:42 – https://www.pravda.com.ua/eng/news/2026/01/12/8015648/
Mezha – « Ukrainian Defense Forces Hold Strong Against Russian Attacks on January 11 2026 » – Publié le 11 janvier 2026 à 17:04 – https://mezha.net/eng/bukvy/ukrainian-defense-forces-hold-strong-against-russian-attacks-on-january-11-2026/
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