Des attaques en vagues incessantes
Les chiffres révèlent une réalité brutale : l’armée russe continue de mener des attaques massives et répétées sur l’ensemble du front, sans égard pour les pertes humaines colossales qu’elle subit. Dans la direction de Hulyaipol seule, les forces ukrainiennes ont dû repousser 34 assauts en vingt-quatre heures. Trente-quatre fois, des soldats russes ont été envoyés à l’assaut de positions défendues avec acharnement. Trente-quatre fois, ils ont été repoussés, laissant derrière eux des morts, des blessés, des véhicules détruits. Dans le secteur de Pokrovskoye, c’est 26 attaques qui ont été brisées par la résistance ukrainienne. Dans celui de Kostyantynivka, 19 assauts. À Oleksandrivka, 13. La liste s’allonge à l’infini, chaque chiffre représentant des dizaines, des centaines de vies sacrifiées dans des offensives qui n’ont ni sens ni stratégie apparente.
Cette stratégie d’attaques en vagues incessantes, qualifiée par certains observateurs de « guerre d’attrition par l’épuisement », ressemble davantage à un suicide collectif qu’à une véritable opération militaire. Les soldats russes sont envoyés à l’assaut en grand nombre, souvent mal équipés et mal entraînés, dans l’espoir d’épuiser les défenses ukrainiennes par la simple quantité de corps qu’on leur oppose. Mais les résultats sont catastrophiques. 159 affrontements en une journée, c’est une bataille devenue permanente, un front qui n’est plus une ligne mais une zone de mort continue où chaque mètre de terrain se paie au prix du sang. Et derrière ces chiffres, il y a des milliers de familles russes qui attendent, prient, souffrent dans l’ignorance du sort de leurs proches.
L’artillerie russe pulvérisée
Les pertes russes ne se limitent pas aux soldats. L’artillerie, l’épine dorsale de l’effort de guerre russe, subit des pertes dévastatrices. En vingt-quatre heures, 51 systèmes d’artillerie ont été détruits par les forces ukrainiennes. Cinquante-et-un. C’est considérable. Chaque pièce d’artillerie représente des millions de dollars d’équipement, des mois de formation, des équipes entières de servants. Et surtout, c’est la capacité de feu qui est réduite, la capacité à soutenir les attaques d’infanterie, à détruire les positions ennemies, à protéger les troupes au sol. Avec 36 024 systèmes d’artillerie perdus depuis le début de la guerre, l’armée russe a vu l’une de ses forces majeures progressivement réduite à néant.
Les pertes en véhicules blindés sont tout aussi alarmantes. 7 véhicules de combat blindés détruits en une journée, s’ajoutant aux 23 899 déjà perdus depuis février 2022. 145 véhicules et citernes de carburant anéantis en vingt-quatre heures, un chiffre qui témoigne non seulement des pertes au combat mais aussi des difficultés logistiques croissantes de l’armée russe. Sans véhicules, sans carburant, sans artillerie, une armée moderne ne peut pas fonctionner. Or, c’est précisément ce que les chiffres montrent : une armée russe qui continue de se battre, certes, mais qui voit ses capacités se réduire jour après jour, attaque après attaque, dans une guerre d’usure où chaque victoire tactique se paie au prix d’une perte stratégique irréversible.
Je regarde ces chiffres d’artillerie détruite, ces véhicules blindés réduits en épaves, et je ne peux m’empêcher de penser à l’absurdité totale de cette guerre. Pendant des années, l’armée russe a été présentée comme l’une des plus puissantes au monde, dotée d’un équipement moderne, d’une doctrine sophistiquée, d’une capacité de projection sans égale. Et aujourd’hui, nous la voyons s’user, se corroder, se détruire elle-même dans une offensive qui ne mène nulle part. C’est comme voir une locomotive lancée à pleine vitesse contre un mur de béton, un accident en slow motion dont on connaît l’issue inévitable mais dont on ne peut détourner le regard.
Section 3 : La guerre des drones, un nouveau cauchemar
Les drones russes par milliers
La guerre en Ukraine a introduit une nouvelle dimension du conflit militaire : la guerre des drones. Et les chiffres de ce 13 janvier 2026 sont à ce titre tout simplement hallucinants. 933 drones tactiques opérationnels ont été détruits par les forces ukrainiennes en une seule journée. Neuf cent trente-trois. C’est plus qu’un drone toutes les minutes et demie, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sans interruption. Et ce n’est que la partie émergée de l’iceberg, car le même jour, les forces russes ont utilisé 7 919 drones kamikaze dans leurs attaques. Presque huit mille. Sept mille neuf cent dix-neuf engins volants, chargés d’explosifs, envoyés vers des positions et des villes ukrainiennes dans un déluge technologique qui n’a pas d’équivalent dans l’histoire militaire.
L’impact de cette guerre des drones est double. D’abord, opérationnellement, elle permet aux Russes de maintenir une pression constante sur les défenses ukrainiennes, de forcer les systèmes de défense antiaérienne à s’épuiser à tirer sans cesse, de créer un climat de terreur permanent dans les villes et les villages. Mais surtout, elle représente un énorme gouffre financier pour la Russie. Chaque drone détruit, c’est des milliers, des dizaines de milliers de dollars partis en fumée. Chaque attaque kamikaze réussie, c’est une bombe qui ne pourra pas être utilisée ailleurs. Et au final, c’est une machine de guerre qui engloutit des ressources colossales pour des résultats tactiques limités, alors même que l’économie russe est sous le coup de sanctions sévères et que la population civile commence à ressentir les effets de l’effort de guerre.
La réponse ukrainienne : une défense aérienne qui tient bon
Face à ce déluge de drones, la réponse ukrainienne est remarquable d’efficacité. 933 drones détruits en vingt-quatre heures, c’est un taux d’interception qui témoigne de la qualité des systèmes de défense antiaérienne ukrainiens et de l’entraînement de leurs opérateurs. Ce sont des systèmes modernes, fournis par les partenaires occidentaux, qui se révèlent essentiels dans cette guerre de haute technologie. Mais ce sont aussi des hommes et des femmes, courageux et déterminés, qui passent leurs journées et leurs nuits à scanner le ciel, à identifier les menaces, à abattre ces engins mortels avant qu’ils n’atteignent leur cible.
Et cette défense ne se limite pas aux drones. Les forces ukrainiennes ont également réussi à intercepter des missiles de croisière, à abattre des avions et des hélicoptères russes, à détruire des systèmes de défense antiaérienne ennemis. Depuis le début de la guerre, l’Ukraine a détruit 434 avions de guerre, 347 hélicoptères, 1 270 systèmes de défense antiaérienne et 4 155 missiles de croisière. Des chiffres qui montrent que malgré l’énorme disproportion de forces entre les deux pays, l’Ukraine a réussi à bâtir une défense crédible et efficace, capable de résister à l’un des plus puissants arsenals militaires au monde.
Cette guerre des drones me fascine et me terrifie à la fois. D’un côté, on a cette technologie de pointe, ces engins qui ressemblent à des jouets mais qui sont capables de détruire des vies. De l’autre, on a des humains, avec leurs peurs, leur courage, leur détermination à défendre leur pays. Et au milieu de tout ça, il y a ces milliers de familles qui vivent dans la peur constante de ce qui va tomber du ciel. C’est une guerre qui se déroule à la fois dans les cieux et dans les cœurs, une guerre où la technologie sert à multiplier la terreur et la mort, mais où l’humain continue de résister, de se battre, de refuser de céder.
Section 4 : Le coût humain, une tragédie silencieuse
Un million deux cent mille vies brisées
Quand on regarde les chiffres des pertes russes, il est facile de perdre de vue ce qu’ils représentent vraiment. 1 220 950 militaires russes perdus depuis le début de la guerre. Un million deux cent vingt mille neuf cent cinquante. C’est un chiffre si grand qu’il en devient abstrait, difficile à concevoir, à imaginer. Mais derrière chaque chiffre, il y a une histoire. Il y a une mère qui a porté cet enfant, qui l’a élevé, qui a rêvé de son avenir. Il y a un père qui a appris à son fils à marcher, à parler, à vivre. Il y a une femme qui a aimé cet homme, qui a partagé sa vie, ses espoirs, ses peurs. Il y a des enfants qui attendront indéfiniment que leur père rentre à la maison.
Et ce qui rend cette tragédie encore plus insupportable, c’est qu’elle est silencieuse. En Russie, les pertes de la guerre sont étouffées, minimisées, cachées. Les médias d’État ne parlent pas de ces millions de vies brisées. Les officiels n’évoquent pas ces familles en deuil. Il n’y a pas de minutes de silence, pas de monuments, pas de commémorations publiques. Juste des enterrements discrets dans des villages isolés, des lettres anonymes, des coups de téléphone qui annoncent la nouvelle sans jamais prononcer les mots qui fâchent. Une tragédie nationale vécue dans le silence et l’ombre, alors que le Kremlin continue de présenter la guerre comme une opération spéciale réussie.
Les conséquences à long terme
Les conséquences de cette hécatombe se feront sentir en Russie pour des générations. Un million deux cent mille hommes, pour la plupart jeunes et en âge de travailler, qui ne contribueront plus à l’économie. Un million deux cent mille pères qui n’élèveront pas leurs enfants. Un million deux cent thousand mariages qui n’auront pas lieu, de naissances qui n’arriveront pas, de vies qui ne seront pas vécues. C’est un gouffre démographique que la Russie mettra des décennies à combler, si elle y parvient un jour.
Et puis il y a le traumatisme psychologique collectif. Des millions de Russes ont perdu un proche dans cette guerre. Des millions d’autres ont vu des amis, des voisins, des collègues partir et ne jamais revenir. Comment une société peut-elle se reconstruire après avoir subi une telle perte ? Comment peut-elle faire confiance à ses dirigeants après avoir été trompée, manipulée, sacrifiée ? Comment peut-elle avancer quand chaque famille porte en elle le deuil de la guerre ? Ce sont des questions qui n’ont pas de réponses simples, mais qui sont inévitables. La guerre en Ukraine ne finira pas quand les derniers combats cesseront. Elle continuera dans les cœurs et les esprits des Russes pour des années, des décennies peut-être.
Et là, je ressens cette colère sourde qui me monte. Cette colère contre les dirigeants qui envoient des jeunes hommes mourir pour leurs ambitions démesurées. Contre la propagande qui ment, qui cache, qui minimise. Contre ce système froid qui transforme des vies humaines en statistiques, en pertes acceptables, en prix à payer pour une victoire qui n’arrivera jamais. Un million deux cent mille vies. C’est incompréhensible. C’est inacceptable. Et le pire, c’est que ce n’est pas fini. Chaque jour, d’autres vies sont ajoutées à ce compte macabre, d’autres familles sont brisées, d’autres rêves sont anéantis. Pour quoi ? Pour qui ? Personne ne semble vraiment le savoir.
Section 5 : La résistance ukrainienne, un exemple pour le monde
Une nation debout
Face à cette guerre d’usure, face à cette boucherie qui dure depuis bientôt quatre ans, l’Ukraine tient bon. Pas seulement sur le plan militaire, mais sur le plan humain, moral, spirituel. C’est une nation qui a été attaquée, bombardée, détruite, mais qui a refusé de se courber. Qui a continué à se battre, à résister, à espérer malgré tout. Et cette résistance, c’est quelque chose qui mérite d’être célébré, qui devrait inspirer le monde entier.
Les forces ukrainiennes ont repoussé 159 attaques en vingt-quatre heures. Cent cinquante-neuf. Imaginez ce que cela représente en termes de courage, de détermination, de force morale. Imaginez ce que cela signifie de passer des jours et des nuits sous le feu, de voir des camarades tomber, de continuer à se battre quand chaque instant pourrait être le dernier. Et pourtant, ils le font. Parce qu’ils se battent pour leur pays, pour leur liberté, pour leur droit à exister. Parce qu’ils savent que s’ils lâchent, tout sera perdu.
Le courage du quotidien
Mais cette résistance ne se limite pas aux soldats sur le front. Elle est partout dans la société ukrainienne. Dans les villes qui continuent de fonctionner malgré les bombardements. Dans les entreprises qui maintiennent l’économie en marche. Dans les écoles qui continuent d’enseigner. Dans les familles qui accueillent les réfugiés. Dans les volontaires qui organisent l’aide humanitaire. C’est une résistance totale, une mobilisation de toute une société qui a décidé collectivement de ne pas céder, de ne pas se laisser détruire.
Et cette résistance porte ses fruits. Malgré les pertes, malgré les destructions, l’Ukraine continue de tenir. Son armée continue de se battre avec efficacité, de détruire les forces ennemies, de repousser les attaques. Son gouvernement continue de fonctionner, de négocier, de chercher des soutiens. Sa population continue de vivre, d’espérer, de croire en l’avenir. C’est un témoignage extraordinaire de la force de l’esprit humain face à l’adversité, une leçon de courage et de détermination que le monde entier devrait méditer.
Et là, je m’arrête et je contemple cette résistance ukrainienne avec une admiration profonde. C’est quelque chose de rare dans l’histoire, quelque chose de presque surnaturel. Comment un pays peut-il résister ainsi contre un ennemi si puissant, pendant si longtemps, avec si peu de ressources initiales ? C’est une question qui n’a pas de réponse simple, mais qui touche à l’essence même de ce que signifie être Ukrainien aujourd’hui. C’est une identité forgée dans le feu, une conscience nationale renforcée par l’épreuve, une détermination devenue inébranlable. Et ça, c’est beau. C’est tragiquement, terriblement beau.
Section 6 : L'impasse stratégique, une guerre sans issue
L’offensive qui n’avance pas
Après près de quatre ans de guerre, il devient de plus en plus clair que la Russie est dans une impasse stratégique. Malgré les attaques incessantes, malgré les pertes colossales qu’elle s’inflige, malgré les ressources qu’elle investit dans cette guerre, l’armée russe n’a pas réussi à obtenir de victoire décisive. Les lignes de front bougent à peine, les gains territoriaux sont minimes, le coût humain et matériel est exorbitant. C’est une guerre d’usure qui semble ne pouvoir être gagnée par personne, mais qui continue néanmoins de faire des victimes par milliers.
Les chiffres du 13 janvier 2026 sont à cet égard révélateurs. 159 affrontements en une journée, pour des résultats tactiques limités. 950 soldats perdus, pour quelques kilomètres carrés peut-être, ou même pour rien du tout. 51 systèmes d’artillerie détruits, des pertes logistiques majeures, des coûts financiers astronomiques. Et pourtant, le lendemain, tout recommence. De nouvelles attaques, de nouvelles pertes, de nouvelles destructions, dans un cycle qui semble ne jamais devoir s’arrêter.
La fuite en avant
Cette impasse conduit à ce qu’on pourrait appeler une fuite en avant. Incapable de gagner la guerre, la Russie ne peut pas non plus la perdre, car cela signifierait la défaite totale de son projet politique, la fin de ses ambitions géopolitiques, la perte de crédibilité sur la scène internationale. Alors elle continue, elle s’obstine, elle investit toujours plus de ressources dans une guerre qui ne mène nulle part, espérant contre tout espoir qu’un miracle se produise, que quelque chose change, que l’Ukraine finisse par craquer.
Mais cette fuite en avant a un prix. Un prix humain, d’abord, avec ces millions de vies brisées. Un prix économique, ensuite, avec les sanctions qui pèsent sur l’économie russe, les ressources détournées vers l’effort de guerre, les investissements qui ne sont pas faits dans d’autres secteurs. Un prix politique, enfin, avec l’isolement international croissant, la défiance des alliés potentiels, la méfiance de la population russe qui commence à se poser des questions. C’est un équilibre instable, une situation qui ne peut pas durer indéfiniment, mais qui semble ne pas avoir de sortie claire.
Et là, je me sens cette fatigue, cette lassitude qui monte en moi à l’idée de cette guerre interminable. Pas lassitude de l’Ukraine, non, elle a le droit de se battre jusqu’au bout. Lassitude de cette folie humaine qui répète les mêmes erreurs, les mêmes bêtises, les mêmes tragédies encore et encore. Lassitude de ces dirigeants qui sont incapables de trouver une issue, de négocier, de faire preuve de sagesse. Lassitude de ce monde qui regarde passivement, qui condamne en mots mais qui n’agit pas vraiment, qui laisse des millions de gens mourir dans l’indifférence quasi générale.
Section 7 : Le rôle des partenaires internationaux
Un soutien indispensable
Depuis le début de la guerre, l’Ukraine n’a pas été seule. Elle a bénéficié d’un soutien massif de ses partenaires internationaux, en particulier des pays occidentaux. États-Unis, Union européenne, Royaume-Uni, Canada, Japon, et bien d’autres ont fourni une aide militaire, financière et humanitaire essentielle à la survie et à la résistance de l’Ukraine. Sans ce soutien, il est probable que l’Ukraine aurait déjà succombé sous le poids de l’agression russe.
Cette aide prend de nombreuses formes. Systèmes de défense antiaérienne pour protéger les villes des bombardements. Armes et munitions pour armer les forces ukrainiennes. Formation pour les soldats. Soutien financier pour maintenir l’économie en marche. Aide humanitaire pour les populations déplacées. C’est un effort collectif, coordonné, continu, qui témoigne de la solidarité internationale face à l’agression russe.
Les limites du soutien
Cependant, ce soutien a ses limites. Les pays occidentaux sont réticents à s’engager directement dans le conflit, de peur d’une escalade qui pourrait mener à une confrontation directe avec la Russie, voire à une guerre nucléaire. Ils fournissent des armes, mais pas toutes les armes demandées. Ils imposent des sanctions, mais pas les sanctions maximales possibles. Ils condamnent verbalement, mais hésitent à aller au-delà.
Cette prudence est compréhensible, mais elle a un coût. Elle prolonge la guerre, en donnant à la Russie l’espoir que l’Ukraine finira par s’épuiser, que ses alliés finiront par se lasser, que le soutien international finira par diminuer. Elle laisse l’Ukraine dans une situation où elle doit se battre avec un bras lié, sans la capacité de contre-attaquer décisivement, de reconquérir ses territoires occupés, de mettre fin à cette guerre.
Et là, je ressens cette frustration qui me serre le cœur. L’Ukraine se bat admirablement, courageusement, avec une détermination qui force le respect. Mais elle se bat les mains liées, avec un soutien qui est à la fois généreux et insuffisant. Pourquoi les pays occidentaux hésitent-ils à faire plus ? Pourquoi cette peur de l’escalade quand l’escalade est déjà là, dans les bombardements, dans les destructions, dans les pertes humaines ? Il y a quelque chose d’injuste dans cette situation, quelque chose qui ne colle pas avec les valeurs que l’Occident prétend défendre.
Section 8 : L'économie de guerre, une machine à détruire
Le coût financier colossal
La guerre en Ukraine a un coût financier astronomique, pour les deux parties, mais particulièrement pour la Russie qui la mène activement. Chaque jour qui passe, des milliards de dollars sont dépensés en armements, en munitions, en équipements, en carburant, en soldats. Chaque système d’artillerie détruit, c’est des millions qui partent en fumée. Chaque char anéanti, c’est des ressources précieuses qui disparaissent. Chaque soldat perdu, c’est un investissement en formation, en équipement, en temps qui ne rapportera jamais.
Les sanctions occidentales ont aggravé cette situation en limitant l’accès de la Russie aux marchés financiers internationaux, en restreignant ses exportations, en augmentant le coût de ses importations. L’économie russe, déjà fragilisée par des années de stagnation, subit maintenant une pression supplémentaire qui la pousse vers la récession. Les ressources qui auraient dû être investies dans le développement, dans l’éducation, dans la santé sont détournées vers l’effort de guerre, sacrifiant l’avenir du pays sur l’autel des ambitions de ses dirigeants.
L’impact sur les populations civiles
Ce coût financier se traduit en souffrances concrètes pour les populations civiles, en Russie comme en Ukraine. En Russie, l’inflation grimpe, les salaires stagnent, les investissements diminuent. Les services publics se dégradent, les infrastructures ne sont pas maintenues, les perspectives d’avenir s’assombrissent. En Ukraine, c’est encore pire. Les villes sont bombardées, les usines détruites, les infrastructures essentielles endommagées. Des millions de personnes ont dû fuir leur maison, laissant derrière eux tout ce qu’ils possédaient.
Cette économie de guerre est une machine à détruire des vies et des espoirs. Elle transforme des ressources précieuses en ruines fumantes, des investissements en destruction, des rêves en cauchemars. Et le pire, c’est qu’elle ne produit rien de positif, rien de durable, rien qui vaille le coût payé. C’est une destruction pure, un gaspillage monumental qui laissera des cicatrices profondes dans les deux pays pour des générations.
Et là, je pense à cette ironie cruelle de la guerre. Pendant que des milliards sont dépensés à détruire, à tuer, à faire souffrir, des gens meurent de faim dans d’autres parties du monde. Pendant que des usines produisent des armes par milliers, des écoles ferment faute de fonds. Pendant que des scientifiques travaillent à perfectionner des moyens de tuer plus efficacement, des maladies continuent de faire des ravages qui pourraient être évités. C’est une folie collective, une priorisation inversée qui défie la logique et l’éthique.
Section 9 : Vers quelle issue ?
Les scénarios possibles
Quatre ans après le début de la guerre, l’issue reste incertaine. Plusieurs scénarios sont possibles. Le premier, celui que l’Ukraine espère, est une victoire ukrainienne, avec la reconquête de tous les territoires occupés et le rétablissement de l’intégrité territoriale du pays. C’est le scénario idéal, mais aussi le plus difficile à réaliser, car il nécessite une capacité militaire supérieure que l’Ukraine n’a pas encore.
Le deuxième scénario est une négociation de paix, avec des concessions de part et d’autre. L’Ukraine pourrait accepter de perdre certains territoires en échange d’un arrêt des combats. La Russie pourrait accepter de retirer ses troupes de certaines zones en échange d’un lifting partiel des sanctions. C’est un scénario possible, mais politiquement difficile pour les deux parties, car il implique des compromis qui seront vécus comme des défaites par les populations.
Le risque de prolongation
Le troisième scénario, et malheureusement le plus probable à court terme, est la prolongation indéfinie du conflit. Ni l’Ukraine ni la Russie ne peuvent se permettre de perdre, mais aucune des deux n’a la capacité de gagner de manière décisive. La Russie continue à attaquer, l’Ukraine continue à résister, et le cycle se répète jour après jour, mois après mois, année après année.
Ce scénario est le plus terrifiant, car il signifie que les pertes humaines continueront de s’accumuler indéfiniment, que les destructions continueront, que les souffrances continueront. C’est un scénario d’épuisement mutuel, où les deux parties finiront par s’effondrer sous le poids de la guerre, sans vainqueur, sans victoire, rien que des ruines et des cadavres.
Et là, je ressens cette peur qui me saisit, cette peur de l’avenir qui s’obscurcit. Cette guerre a déjà duré trop longtemps, a déjà coûté trop cher, a déjà brisé trop de vies. Et pourtant, elle continue, sans fin visible, sans solution en vue. C’est comme être piégé dans un cauchemar dont on ne peut s’éveiller, un cycle infernal qui se répète inlassablement. Je me demande comment les historiens du futur jugeront cette époque, cette folie collective, cette incapacité à arrêter l’horreur.
Conclusion : Le prix de l'orgueil
Une tragédie évitable
Rien de tout cela n’était inévitable. Cette guerre, ces millions de vies brisées, ces villes détruites, ces souffrances immenses — tout cela était évitable. Tout cela est le résultat de décisions prises par des hommes, des hommes qui avaient le choix, qui pouvaient choisir la paix mais ont choisi la guerre, qui pouvaient choisir la diplomatie mais ont choisi la violence, qui pouvaient choisir la vie mais ont choisi la mort.
Et le pire, c’est que ces hommes continuent de prendre les mêmes décisions, continuent de suivre le même chemin destructeur, continuent d’envoyer des jeunes hommes mourir pour une cause qui perd chaque jour un peu plus de sens. Vladimir Poutine et son entourage ont plongé leur pays et la région dans une tragédie d’une ampleur historique, une tragédie qui continuera de faire des victimes bien après qu’ils soient partis, bien après que leurs noms soient oubliés, bien après que leurs ambitions se soient effondrées.
Le devoir de mémoire
Nous avons un devoir, celui de ne pas oublier. De ne pas oublier ces 1 220 950 vies brisées. De ne pas oublier ces villes bombardées, ces familles détruites, ces rêves anéantis. De ne pas oublier que tout cela est arrivé, qu’il y a des responsables, qu’il y a des leçons à tirer pour l’avenir.
Car si nous oublions, si nous laissons ces chiffres devenir de simples statistiques, si nous permettons que cette tragédie s’efface de notre mémoire collective, alors nous rendons possible le retour de la même folie, les mêmes erreurs, les mêmes souffrances. Le devoir de mémoire n’est pas un simple exercice de commémoration. C’est un acte de résistance contre l’oubli, contre l’indifférence, contre la répétition.
Neuf cent cinquante soldats russes en vingt-quatre heures. Un million deux cent vingt mille depuis le début. Et moi, je me demande : quand est-ce que ça suffira ? Quand est-ce que les dirigeants russes comprendront-ils qu’ils ont déjà perdu, non pas la guerre militaire, mais la guerre de l’humanité, de la décence, de la morale ? Quand est-ce que le monde comprendra que l’indifférence est aussi coupable que l’agression ? Je ne sais pas. Mais je sais une chose : tant que des gens continueront à mourir inutilement, nous aurons le devoir de crier, de témoigner, de refuser l’oubli. C’est le minimum que nous devons à ces millions de vies brisées. C’est le minimum que nous devons à notre propre humanité.
Sources
Sources primaires
Ukrinform – « Russia loses 950 soldiers in Ukraine war over past day » – 13 janvier 2026, 07:53
UNN – « Wiping out the enemy: minus 950 soldiers and almost 1000 UAVs per day » – 13 janvier 2026, 05:30
Ukrainska Pravda – « Russia has lost over 1.2 million soldiers since February 2022 » – 13 janvier 2026, 07:52
PRM – « Situation on the front on January 13: 159 clashes and Russian losses » – 13 janvier 2026, 08:30
Sources secondaires
General Staff of the Armed Forces of Ukraine – Rapport opérationnel du 13 janvier 2026
Données de l’État-major ukrainien sur les pertes russes depuis le 24 février 2022
Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.