L’Oreshnik, une arme de terreur nucléaire
Le 9 janvier, à 2 heures du matin, un sifflement a déchiré le ciel au-dessus de Lviv. Pas un avion. Pas un drone traditionnel. Quelque chose de plus rapide, de plus terrifiant. Un missile Oreshnik, tiré depuis le site d’essai de Kapustin Yar, en Russie. Il a traversé l’atmosphère à treize mille kilomètres par heure. Vous imaginez cette vitesse ? À ce rythme, vous iriez de Paris à New York en vingt minutes. L’arme, capable de transporter une tête nucléaire, a frappé une usine de réparation d’aviation dans la région de Lviv. L’onde de choc a été ressentie à des kilomètres. Les fenêtres ont explosé. Les carreaux se sont brisés en mille éclats. Des gens se sont réveillés en sursaut, le cœur qui battait, ne comprenant pas ce qui se passait.
Le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy a confirmé l’utilisation de ce missile balistique à portée intermédiaire. Ce n’était que la deuxième fois que la Russie l’utilisait dans un contexte réel. La première, en novembre 2024, avait déjà envoyé un message clair aux alliés de l’Ukraine. Cette fois-ci, le message était encore plus explicite : nous avons les moyens de frapper n’importe où, n’importe quand, et vous ne pouvez rien y faire. Le missile a endommagé des infrastructures critiques. L’approvisionnement en gaz a été suspendu dans la région. En plein hiver. En Ukraine, où les températures descendent parfois à moins vingt degrés la nuit. C’est ça, la terreur. Pas seulement l’explosion. C’est ce qui vient après. Le froid. Le manque d’électricité. L’impossibilité de se chauffer. De cuisiner. De survivre.
L’excuse pathétique d’une attaque sur la datcha de Poutine
Pour justifier cette frappe, le ministère russe de la Défense a avancé un argument quasiment grotesque. Ils prétendent que cette attaque massive, incluant le missile Oreshnik, était une réponse à une tentative ukrainienne de frapper la résidence de Vladimir Poutine. Oui, vous avez bien lu. La résidence personnelle du dictateur. L’Ukraine a catégoriquement démenti cette accusation. Les États-Unis l’ont rejetée comme étant sans fondement. Pourtant, Nebenzya a répété cette justification à l’ONU, comme si c’était une vérité absolue, incontestable.
C’est révoltant. Révoltant de voir comment la Russie instrumentalise tout, même la sécurité de son propre président, pour justifier des massacres de civils. L’attaque de Lviv n’avait rien à voir avec une quelconque résidence. C’était une attaque délibérée contre des infrastructures civiles. Un message de terreur envoyé à l’Ukraine et à ses alliés occidentaux. « Vous pensez pouvoir nous arrêter ? Regardez ce que nous pouvons faire. Regardez ce missile qui frappe à 13 000 km/h. Imaginez s’il portait une tête nucléaire. » C’est du chantage. De l’intimidation. De la terreur pure et simple.
La résidence de Poutine. Sérieusement ? Ils nous prennent pour des imbéciles ? Des milliers de missiles tirés sur l’Ukraine depuis février 2022. Des villes rasées. Des hôpitaux bombardés. Des écoles détruites. Des théâtres massacrés. Et chaque fois, c’est la même chanson : « c’est la faute de l’Ukraine », « c’est la faute de l’OTAN », « c’est une réponse légitime ». Non. C’est un massacre. C’est une guerre d’agression. C’est le crime d’un dictateur qui ne supporte pas que l’Ukraine veuille être libre. Et Nebenzya, ce diplomate en costume-cravate, il est là pour vendre ce mensonge. Pour le rendre acceptable. Pour le rendre légitime. Ça me donne envie de vomir.
Section 3 : 2 514 morts en un an — le massacre systématique
2025, l’année la plus meurtrière pour les civils
Le 12 janvier, l’ONU a publié un rapport glaçant. L’année 2025 a été la plus meurtrière pour les civils ukrainiens depuis 2022, la première année de l’invasion à grande échelle. Au moins deux mille cinq cent quatorze civils ont été tués. Douze mille cent quarante-deux ont été blessés. Ces chiffres représentent une augmentation de trente et un pour cent par rapport à 2024, et de soixante-dix pour cent par rapport à 2023. L’ONU précise que ces chiffres sont probablement en dessous de la réalité. Beaucoup de zones restent inaccessibles. Beaucoup de victimes n’ont jamais été comptabilisées. Sont enterrées dans des jardins, dans des décombres, parfois jamais retrouvées.
La majorité de ces victimes ont été tuées dans des territoires contrôlés par le gouvernement ukrainien, par des attaques lancées par les forces armées russes. Presque deux tiers des victimes ont péri dans des zones situées près de la ligne de front. Ce sont des personnes âgées, pour la plupart. Des gens qui ont refusé de quitter leur village. Leur maison. Leur vie. Ils sont morts chez eux. Tués par des tirs d’artillerie. Par des bombardements aériens. Par des missiles. Par ces drones qui bourdonnent dans le ciel et qui frappent sans avertissement. L’ONU note également une forte augmentation des victimes causées par des drones à courte portée, ces petits engins meurtriers qui peuvent viser une personne précise, une maison individuelle, un véhicule.
L’hypocrisie du déni de victimes civiles
Pourtant, le 12 janvier à l’ONU, Nebenzya a affirmé avec le plus grand sérieux que la Russie ne cible pas les civils. Il a nié que les frappes russes aient tué des civils ukrainiens. Selon lui, la plupart des victimes auraient été tuées par les systèmes de défense aérienne ukrainiens. Il a insisté : la Russie n’attaque pas de cibles civiles. Les pertes civiles ? La faute de l’Ukraine. C’est un niveau de cynisme qui défie l’entendement. Les rapports de l’ONU, les enquêtes d’organisations humanitaires, les images satellites, les témoignages de survivants — tout, absolument tout, contredit ces affirmations.
Mais Nebenzya n’en a rien à faire. Il est là pour répéter le mantra du Kremlin. Pour nier l’évidence. Pour déformer la réalité. Pendant ce temps, les funérailles ont lieu. Les familles enterrent leurs morts. Les mères pleurent. Les enfants deviennent orphelins. Sergiy Smolyak, ce médecin tué à Kyiv, a été inhumé le mois dernier. Sa femme a pleuré devant sa tombe, entourée d’ambulances en hommage à son mari. Sergiy soignait des gens. Il a été tué en soignant des gens. Et Nebenzya dit que la Russie ne tue pas de civils. Qui peut croire ça ? Qui peut entendre ça sans être malade ?
Deux mille cinq cent quatorze morts. En un an. Pensez-y un instant. Si vous rassembliez toutes ces personnes dans un stade, elles le rempliraient. Des grands-mères. Des pères de famille. Des médecins. Des instituteurs. Des enfants. Des vies. Des histoires. Des sourires. Des larmes. Tout effacé. Tout anéanti. Et le pire, c’est que ce massacre n’est pas accidentel. Il n’est pas collatéral. Il est délibéré. La Russie choisit de cibler les villes. De viser les infrastructures civiles. De terroriser la population. C’est une stratégie. Une stratégie de terreur. Et Nebenzya est là pour la justifier. Pour la rendre acceptable. Je n’ai pas les mots pour décrire ce que je ressens face à ça. Juste une colère froire, profonde, abyssale.
Section 4 : Kharkiv, la ville qui ne dort plus
L’attaque du 12 janvier — quatre vies broyées
Quelques heures seulement après la réunion du Conseil de sécurité, pendant que Nebenzya rentrait probablement dans sa chambre d’hôtel, la Russie a lancé une nouvelle vague de frappes sur Kharkiv. Quatre personnes ont été tuées. Au moins six autres ont été blessées. Parmi les cibles : un établissement médical pour enfants. Un hôpital. Un lieu où on soigne des enfants. Le maire de Kharkiv, Ihor Terekhov, a confirmé qu’un drone de longue portée russe avait frappé l’hôpital, provoquant un incendie. Des enfants ont dû être évacués. Certains étaient en soins intensifs. Certains venaient tout juste d’être opérés. Imaginez la scène. Le bruit de l’alarme. La panique. Les infirmiers qui courent avec des enfants dans les bras. Les flammes qui montent. La fumée qui envahit les couloirs.
Ce n’était pas un accident. Ce n’était pas une erreur. C’était un choix. Un choix délibéré de viser un hôpital pour enfants. En violation du droit international le plus élémentaire. En violation de toute conscience humaine. Comment peut-on justifier ça ? Comment peut-on expliquer qu’un hôpital pour enfants soit une cible militaire légitime ? Nebenzya dira probablement que c’était une erreur. Que l’Ukraine a utilisé cet hôpital à des fins militaires. Mais il n’y a aucune preuve. Aucune photo. Aucun témoignage. Juste l’obsession russe de détruire, de tuer, de terroriser.
Le quotidien des habitants de Kharkiv
Kharkiv, deuxième ville d’Ukraine, est située à quelques dizaines de kilomètres seulement de la frontière russe. Depuis le début de l’invasion, ses habitants vivent avec la menace constante des frappes. Les alarmes aériennes retentissent plusieurs fois par jour, parfois plusieurs fois par nuit. Les gens ne dorment plus vraiment. Ils vivent dans un état de tension permanent, attendant le prochain coup. Beaucoup ont quitté la ville. Ceux qui restent sont souvent des personnes âgées, des gens qui n’ont pas les moyens de partir, ou qui refusent d’abandonner leur maison.
L’hiver rend la situation encore plus difficile. Les températures descendent en dessous de zéro. Les attaques sur les infrastructures énergétiques ont causé des coupures d’électricité. Il n’y a plus de chauffage dans de nombreux immeubles. Les gens s’habillent en plusieurs couches de vêtements. Ils cuisinent sur des réchauds de camping. Ils vivent dans le noir, éclairés par des bougies ou des lampes de poche. Et chaque nuit, ils entendent les sirènes. Et chaque nuit, ils se demandent : est-ce que ce sera mon tour ? Est-ce que le missile va frapper mon immeuble ? Mon école ? L’hôpital où est mon enfant ?
Imaginez une seconde que vous habitiez à Kharkiv. Imaginez que vous ayez sept ans. Que vous viviez avec vos parents, votre petit frère, votre grand-mère. Imaginez que chaque soir, au lieu de lire une histoire avant de dormir, vous deviez courir vers l’abri anti-aérien. Que vous deviez dormir avec vos chaussures aux pieds, prêt à fuir à tout moment. Imaginez que votre école soit fermée parce qu’elle a été bombardée. Que votre parc de jeux soit devenu un cratère. Imaginez que vous ayez peur du ciel. Peur des étoiles. Parce que vous ne savez jamais ce qui va tomber de là-haut. Un missile ? Une bombe ? La mort ? Et maintenant, imaginez que quelqu’un, assis dans un bureau confortable à New York, dise que ce qui vous arrive est justifié. Que c’est « résoudre le problème par des moyens militaires ». Comment vous sentiriez-vous ?
Section 5 : La danse macabre de la négociation
Les conditions russes : capitulation ou destruction
Lors de la réunion du Conseil de sécurité, Nebenzya a été clair sur les conditions russes pour une négociation. Elles sont simples : l’Ukraine doit capituler. Complètement. La Russie exige que la communauté internationale reconnaisse son annexion de territoires ukrainiens. Elle exige que l’Ukraine renonce à ses aspirations à rejoindre l’OTAN. Elle exige des garanties de sécurité qui, en pratique, signifieraient que l’Ukraine resterait à jamais vulnérable à de futures agressions russes. Et maintenant, Nebenzya ajoute une autre condition : Zelenskyy doit « retrouver ses sens » et accepter ces exigences.
Le message est limpide. Tant que l’Ukraine ne capitule pas, la Russie continuera à la détruire. À bombarder ses villes. À tuer ses civils. À détruire ses infrastructures. C’est du chantage pur et simple. « Signez votre reddition, ou nous continuons à tuer votre peuple. » Nebenzya a ajouté une menace particulièrement sinistre : « Avec chaque jour qui passe, chaque jour qu’il gaspille, les conditions de négociation ne feront qu’empirer pour lui. » Traduction : attendez, et nous exigerons encore plus. Attendez, et nous détruirons encore plus de votre pays.
La réponse ukrainienne : le courage face au chantage
La réponse de l’Ukraine a été sans équivoque. L’ambassadeur ukrainien à l’ONU, Andrii Melnyk, a rétorqué que la Russie n’a jamais été aussi vulnérable depuis le début de l’invasion en février 2022. Il a souligné que l’économie russe ralentit, que les revenus pétroliers chutent, que la société russe s’épuise sous le poids d’une guerre sans fin. « La Russie veut vendre à ce Conseil et à toute la famille de l’ONU l’impression qu’elle est invincible, mais c’est une autre illusion, » a déclaré Melnyk. « L’image soigneusement mise en scène de la force n’est rien d’autre que de la poudre aux yeux, complètement détachée de la réalité. »
Melnyk a raison. La Russie n’est pas invincible. Elle est une dictature en déclin, avec une économie fragile, une société vieillissante, et une armée qui subit des pertes colossales. Mais elle est aussi dangereuse. Comme un animal blessé, elle devient plus imprévisible, plus violente, plus désespérée. Et elle dispose d’armes nucléaires. C’est là que réside le danger. Dans cette combinaison de vulnérabilité et de puissance militaire destructrice.
Capituler. C’est ce que demande la Russie. Capitulation totale. Abandon de territoires. Abandon de souveraineté. Abandon d’avenir. Comment peut-on demander ça à un peuple qui a perdu tant de vies, qui a subi tant de souffrances, qui a combattu avec tant de courage ? Zelenskyy ne peut pas accepter ça. Il ne peut pas trahir les milliers de soldats morts pour défendre leur patrie. Il ne peut pas trahir les millions d’Ukrainiens qui ont fui leur maison. Il ne peut pas trahir les enfants qui ont grandi dans la peur, les personnes âgées qui ont tout perdu, les familles qui ont été brisées. La Russie veut transformer l’Ukraine en un État fantoche, un territoire occupé, une prison à ciel ouvert. Et l’ONU, censée être le lieu de la paix et de la justice, doit écouter ce chantage sans rien pouvoir faire. C’est une honte.
Section 6 : Les acteurs internationaux — impuissance ou calcul ?
La position américaine : condamnation verbale, actions limitées
La réponse américaine lors de la réunion du Conseil de sécurité a été ferme sur le fond, mais limitée dans la forme. Tammy Bruce, l’ambassadrice adjointe des États-Unis à l’ONU, a accusé la Russie d’une « dangereuse et inexplicable escalade » de la guerre. Elle a souligné que les actions russes « risquent d’élargir et d’intensifier la guerre » à un moment où le président Donald Trump tente d’avancer vers des négociations de paix. Bruce a exprimé une inquiétude particulière concernant l’utilisation du missile Oreshnik, notant qu’il a causé un « nombre écrasant de victimes » en Ukraine.
Mais au-delà des mots ? Au-delà de la condamnation verbale ? Qu’est-ce que les États-Unis font concrètement pour arrêter cette escalade ? Pas grand-chose, semble-t-il. Trump a signalé qu’il soutient un train de sanctions sévères visant à paralyser économiquement la Russie. Mais ces sanctions existent déjà, depuis des années. Et la Russie continue à faire la guerre. Continue à bombarder. Continue à tuer. Les mots sont forts. Les actions sont timides. Et pendant ce temps, les missiles continuent de tomber.
L’Europe divisée et hésitante
La position européenne est, elle aussi, marquée par des divisions et des hésitations. Certains pays, comme la Pologne et les pays baltes, militent pour une aide militaire accrue à l’Ukraine, pour des frappes plus profondes en territoire russe, pour une réponse plus ferme à l’agression russe. D’autres, comme la Hongrie et la Slovaquie, prônent une approche plus conciliante, voire compromise, avec la Russie. L’Union européenne dans son ensemble continue à fournir une aide militaire et financière à l’Ukraine, mais cette aide est souvent insuffisante, en retard, ou limitée par des considérations politiques internes.
Récemment, des responsables de la Commission européenne ont suggéré que l’UE pourrait, à l’avenir, tenir des pourparlers avec Poutine. Nebenzya a sauté sur l’occasion pour déclarer que la Russie « n’avait jamais refusé les négociations » et que l’Occident avait « mal calculé » en pariant sur une défaite stratégique de la Russie. Mais quels pourparlers possibles avec un dictateur qui exige la capitulation totale de l’Ukraine ? Quels accords possibles avec un régime qui bombarde des hôpitaux pour enfants ?
Je regarde l’ONU et je me demande : à quoi sert cette institution ? À quoi sert le Conseil de sécurité, censé maintenir la paix et la sécurité internationales, quand un de ses membres permanents peut détruire un pays souverain en toute impunité ? La Russie siège au Conseil de sécurité. Elle y a un droit de veto. Elle peut bloquer toute résolution qui la condamne. C’est un système brisé. Un système conçu en 1945, qui n’a plus aucun sens en 2026. Comment peut-on parler de justice quand l’agresseur est juge et partie ? Comment peut-on parler de paix quand l’organe chargé de la maintenir est paralysé par les intérêts des grandes puissances ? C’est une farce. Une tragique farce.
Section 7 : Le visage humain de la guerre — les disparus
Les lunettes sur les décombres
Je reviens à cette image qui me hante. Des lunettes d’enfant retrouvées intactes dans les décombres d’un hôpital bombardé à Kharkiv. Des lunettes à monture rouge. La marque est encore visible. Elles n’ont pas une seule égratignure. Pas la moindre fissure. C’est miraculeux, en quelque sorte. Le missile a tout rasé. Les murs se sont effondrés. Le plafond s’est effondré. Le mobilier a été broyé. Mais ces lunettes-là ont survécu. Elles sont là, sur un tas de briques et de poussière, comme un témoignage silencieux. Un témoignage à une vie qui n’est plus.
À qui appartenaient ces lunettes ? À un garçon de sept ans ? À une fille de huit ans ? À un enfant qui venait de se faire opérer ? À un enfant qui attendait son tour ? Nous ne le saurons peut-être jamais. Peut-être que ses parents sont morts eux aussi. Peut-être qu’ils n’ont jamais retrouvé ces lunettes. Peut-être qu’ils ne savent même pas que leur enfant est mort. Peut-être qu’ils attendent encore, comme Olena, devant la porte d’un hôpital, espérant contre tout espoir que leur enfant va sortir vivant. Ces lunettes, elles racontent une histoire. Une histoire d’innocence brisée. Une histoire de vies volées par la guerre.
Les médecins qui meurent en soignant
Sergiy Smolyak n’était pas un soldat. C’était un médecin. Il soignait des gens. Des blessés de guerre. Des victimes des bombardements. Des enfants. Des personnes âgées. Il passait ses journées à sauver des vies. Il a passé des années à sauver des vies. Et puis, un jour, un missile a frappé l’endroit où il travaillait. Il est mort en soignant des gens. Il est mort en essayant de sauver des vies. Sa photo, lors de ses funérailles, montre sa femme en larmes, entourée d’ambulances en hommage à son mari. Les ambulances, le véhicule de son combat quotidien, devenu le cortège de ses obsèques.
Sergiy n’est pas le seul médecin ukrainien tué dans cette guerre. Il y en a des dizaines. Des centaines peut-être. Des médecins, des infirmiers, des ambulanciers qui continuent à travailler malgré les bombardements. Malgré les menaces. Malgré la peur. Ils soignent les gens dans les sous-sols, dans les abris, dans les hôpitaux de campagne. Ils risquent leur vie chaque jour. Et certains meurent. Tués par les missiles qu’ils sont censés soigner les gens à survivre. C’est l’ironie tragique de cette guerre. Ceux qui soignent sont ciblés. Ceux qui sauvent sont tués.
Et puis… plus rien. Le silence qui suit l’explosion. Le silence qui suit les funérailles. Le silence qui reste quand la vie a disparu. C’est ce silence qui me hante. Pas les explosions. Pas les cris. Le silence. Ce vide que laisse la mort. Ces lunettes sur les décombres — c’est ça le symbole de la guerre. Ce silence absolu après le chaos. Cette absence où il y avait une présence. Ce vide où il y avait une vie. Combien de silences comme ça en Ukraine ? Des milliers ? Des millions ? Chaque mort laisse un silence. Chaque blessure laisse une douleur. Chaque enfant tué laisse un avenir qui n’existera pas. Et Nebenzya, lui, il ne connaît pas ce silence. Il continue à parler. À justifier. À nier.
Section 8 : L'escalade vers l'abîme
L’arme nucléaire, l’ultime menace
Le missile Oreshnik n’est pas n’importe quel missile. Il est capable de transporter une tête nucléaire. La Russie l’a utilisé deux fois maintenant. Chaque fois, le message est le même : nous avons la capacité d’utiliser des armes nucléaires. Nous sommes prêts à le faire. C’est du chantage nucléaire. De la terreur nucléaire. La Russie menace régulièrement l’Occident d’une escalade nucléaire si l’aide à l’Ukraine continue. Si les alliés occidentaux fournissent des missiles à longue portée, ou envoient des troupes, ou imposent des sanctions sévères, la Russie menace de répondre avec des armes nucléaires.
C’est une stratégie de terreur. L’utilisation de la menace nucléaire comme outil politique. Et ça marche, en partie. Parce que personne ne veut d’une guerre nucléaire. Personne ne veut voir des villes rasées par des bombes atomiques. Personne ne veut l’apocalypse. Alors l’Occident hésite. Calcule. Recule parfois. Et la Russie continue à avancer. Continue à bombarder. Continue à tuer. En se cachant derrière l’ombre terrifiante de l’arme nucléaire.
L’élargissement du conflit
Tammy Bruce, l’ambassadrice adjointe des États-Unis à l’ONU, a mis en garde contre le risque d’élargissement du conflit. « L’action de la Russie risque d’élargir et d’intensifier la guerre, » a-t-elle dit. C’est une préoccupation réelle. Plus la Russie intensifie ses attaques, plus elle utilise des armes sophistiquées comme le missile Oreshnik, plus le risque d’une réponse plus ferme de l’Occident augmente. Et si l’Occident répond fermement, la Russie menace de l’escalade nucléaire. C’est un cercle vicieux. Une spirale vers l’abîme.
Le conflit en Ukraine n’est plus une guerre locale. C’est une guerre mondiale en devenir. Elle implique déjà des dizaines de pays, à travers les fournitures d’armes, les sanctions économiques, le soutien diplomatique. Mais elle pourrait impliquer bien plus encore. Des troupes européennes en Ukraine ? Des frappes directes de l’OTAN sur la Russie ? Un conflit ouvert entre la Russie et l’Occident ? Chaque étape d’escalade rapproche le monde un peu plus du précipice.
Nucléaire. Le mot seul me fait froid dans le dos. Une seule bombe. Une seule. Et tout s’arrête. Les villes. Les vies. L’avenir. Tout réduit en cendres. Je ne veux pas imaginer ça. Personne ne veut imaginer ça. Mais c’est là. C’est la menace qui plane. L’épée de Damoclès au-dessus de nos têtes. Et Nebenzya, dans son costume-cravate, dans son bureau climatisé, il brandit cette épée. Il ne le dit pas explicitement. Mais il l’implique. Il fait comprendre : « Continuez à aider l’Ukraine, et vous risquez l’apocalypse. » C’est du terrorisme. Du terrorisme d’État. Comment pouvons-nous vivre avec ça ? Comment pouvons-nous accepter que la survie de l’humanité soit prise en otage par un dictateur ?
Section 9 : L'impasse diplomatique — quand la parole ne sert plus à rien
L’ONU, un théâtre de l’absurde
La réunion du Conseil de sécurité du 12 janvier était, en soi, une illustration tragique de l’impasse diplomatique. D’un côté, l’Ukraine et ses alliés occidentaux, qui condamnent l’agression russe, appellent au respect du droit international, dénoncent les crimes de guerre. De l’autre côté, la Russie, qui nie les évidences, justifie l’injustifiable, menace de nouvelles escalades. Et au milieu ? Les autres membres du Conseil, qui écoutent, qui prennent des notes, qui peut-être croient encore que des mots peuvent changer quelque chose.
Mais les mots ne changent rien. Pas quand l’un des interlocuteurs ne croit pas en ce qu’il dit. Pas quand la négociation est juste un prétexte pour gagner du temps. Pas quand la diplomatie est utilisée comme une couverture pour la guerre. Pendant que les diplomates parlent à New York, les missiles tombent sur Kharkiv. Les hôpitaux brûlent. Les enfants meurent. Il y a une dissonance totale entre les discussions feutrées du Conseil de sécurité et la réalité brutale du terrain. Une dissonance qui en dit long sur l’état du monde en 2026.
La faiblesse du droit international
La guerre en Ukraine a révélé les failles profondes du système international. La Russie a envahi un pays souverain en violation de la Charte de l’ONU. Elle a annexé des territoires par la force. Elle a bombardé des villes. Elle a tué des milliers de civils. Et pourtant ? Elle continue à siéger au Conseil de sécurité. Elle continue à participer aux organisations internationales. Elle continue à avoir des relations diplomatiques avec de nombreux pays. Le droit international existe sur le papier. Dans la réalité, il est impuissant face à un membre permanent du Conseil de sécurité qui décide de l’ignorer.
Qu’est-ce que cela dit aux autres dictateurs du monde ? Qu’ils peuvent envahir des pays. Annexer des territoires. Tuer des civils. Et qu’ils n’en subiront aucune conséquence réelle ? Quel message cela envoie-t-il ? Que la force prime sur le droit ? Que l’impunité est la récompense de la puissance ? C’est un message dangereux. Un message qui pourrait déstabiliser le monde entier pour les décennies à venir.
Je regarde tout ça et je me demande : comment en est-on arrivé là ? Comment l’humanité a-t-elle pu créer un système aussi brisé ? L’ONU était censée être l’espoir. La promesse que « plus jamais ça » après les horreurs de la Seconde Guerre mondiale. Mais voilà. « Ça » est arrivé en Ukraine. Et l’ONU ne peut rien faire. Parce que l’agresseur a le droit de veto. Parce que la géopolitique prime sur la justice. Parce que les intérêts nationaux priment sur les droits humains. Nous avons créé un système qui protège les puissants, pas les faibles. Et les faibles paient le prix. En Ukraine, ils paient le prix de leur liberté, de leur vie, de leur avenir. Je me demande si, un jour, nous regretterons notre inaction. Si nous regarderons en arrière et nous dirons : nous aurions dû faire quelque chose. Nous aurions dû arrêter ça. Mais il sera trop tard.
Conclusion : Le monde continue à tourner pendant que l'Ukraine saigne
Les lunettes sur les décombres — encore elles
Je reviens une dernière fois à cette image. Des lunettes d’enfant sur les décombres d’un hôpital bombardé à Kharkiv. Elles sont là. Elles attendent. Elles attendent un propriétaire qui ne reviendra jamais. Elles attendent une maman qui ne les trouvera peut-être jamais. Elles attendent un monde qui refuse de voir. De comprendre. D’agir. Ces lunettes sont le symbole de cette guerre absurde. Une guerre qui détruit l’innocence. Une guerre qui tue l’avenir. Une guerre que des hommes en costume-cravate justifient dans des salles climatisées à des milliers de kilomètres.
Olena, cette mère fictive qui représente tant de mères réelles, attend toujours devant la porte de l’hôpital. Elle attend une réponse. Elle attend son fils. Mais peut-être qu’il n’y aura pas de réponse. Peut-être qu’il n’y aura que le silence. Le silence des décombres. Le silence de la mort. Pendant ce temps, Nebenzya rentre chez lui. Il mange son dîner. Il dort dans son lit douillet. Il se réveille le lendemain, et il retourne à l’ONU. Il remet son costume. Il réajuste sa cravate. Et il continue à dire que la Russie ne tue pas de civils. Il continue à dire que l’Ukraine doit capituler. Il continue à justifier l’injustifiable.
Et nous ? Que faisons-nous ?
Et nous ? Nous qui lisons ces lignes ? Que faisons-nous ? Nous sommes scandalisés, bien sûr. Nous sommes en colère. Nous sommes attristés. Mais qu’est-ce que nous faisons concrètement ? Est-ce que nous écrivons à nos élus ? Est-ce que nous participons à des manifestations ? Est-ce que nous donnons aux organisations humanitaires ? Ou est-ce que nous lisons, nous secouons la tête, nous disons « c’est terrible », et puis nous passons à autre chose ? Nous continuons notre vie. Nous allons travailler. Nous faisons nos courses. Nous regardons nos séries. Pendant que l’Ukraine saigne.
Le monde continue à tourner. Les bourses montent et descendent. Les gens postent des photos de leurs vacances. Les entreprises lancent de nouveaux produits. La vie continue. Mais en Ukraine, la vie s’est arrêtée pour des milliers de personnes. Pour des milliers d’enfants. Pour des milliers de familles. Et je me demande : quand l’histoire jugera cette époque, que dira-t-elle de nous ? Que dira-t-elle de notre inaction ? Que dira-t-elle de notre indifférence ? Que nous ne savions pas ? Que nous ne pouvions rien faire ? Ou que nous avons choisi de ne rien faire ?
Des lunettes sur les décombres. Un missile qui hurle à 13 000 km/h. Un homme en costume-cravate qui dit « nous continuerons par des moyens militaires ». Une mère qui attend devant un hôpital. Un médecin tué en soignant des gens. Deux mille cinq cent quatorze civils morts en un an. Douze mille cent quarante-deux blessés. Des milliers d’enfants orphelins. Des villes rasées. Des vies brisées. Et nous, nous continuons à vivre comme si de rien n’était. Pourquoi ? Parce que c’est loin ? Parce que c’est compliqué ? Parce que nous avons peur ? Je ne sais pas. Je ne sais plus. Mais je sais une chose : ces lunettes sur les décombres, elles nous regardent. Elles nous accusent. Elles demandent : pourquoi ? Pourquoi vous ne faites rien ? Pourquoi vous laissez ça arriver ? Et qu’est-ce que nous allons leur répondre ?
Sources
Sources primaires
NV.ua – « Russia justifies Ukraine strikes at UN, says it will ‘solve the problem militarily’ », 13 janvier 2026
Al Jazeera – « US slams Russia’s ‘dangerous escalation’ in Ukraine amid new deadly strikes », 13 janvier 2026
Al Jazeera – « Civilian casualties in Ukraine up sharply in 2025, UN monitor says », 12 janvier 2026
Sources secondaires
Euronews – « US accuses Russia of ‘dangerous escalation’ over Oreshnik launch », 13 janvier 2026
Yahoo News – « UN Security Council to convene emergency meeting over Russian… », 2026
RBC Ukraine – « Russia fires Oreshnik missile – UN Security Council convenes… », 2026
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