L’équipe fantôme
Dmytro n’est pas seul. Il fait partie d’une équipe. D’une famille. Ils s’appellent les Oiseaux de Madyar. Le 1er Centre Séparé des Forces des Systèmes Sans Pilote. Le bataillon Kairos de la 414e Brigade. Des gars. Des gars ordinaires. Il y a Ivan, l’ancien agriculteur qui pilotait des tracteurs avant la guerre. Il y a Oleksandr, l’ex-professeur de mathématiques qui enseignait à l’université de Kiev. Il y a Andriy, le gars de 19 ans qui était en première année d’informatique quand la Russie a envahi. Maintenant, ils passent leurs nuits devant des écrans, les doigts sur des contrôles de drones FPV, à chasser l’armée russe.
Ils ne dorment pas beaucoup. Trois, quatre heures par nuit, quand ils en ont la chance. Le reste du temps, ils préparent les missions. Ils étudient les cibles. Ils planifient les trajectoires. Ils rechargent les batteries. Ils boivent du café froid. Ils pensent à leurs familles, loin à l’ouest de l’Ukraine, en sécurité relative. Mais surtout, ils pensent à la mission. À cette nuit précise. Au 12 janvier 2026. Ils savent que c’est important. Ils savent que ce qu’ils vont faire va changer quelque chose. Pas la guerre entière. Mais quelque chose. Quelque chose de concret. Quelque chose qui fait mal à l’ennemi.
Le Centre de Frappe Profond
Cette nuit-là, il y a un nouvel acteur. Le Centre de Frappe Profond des Forces des Systèmes Sans Pilote. Nouvellement créé. Nouvellement intégré. Mais déjà redoutable. C’est le cerveau opérationnel. Là où se prennent les décisions. Là où se coordonnent les attaques. Le commandant Robert « Madyar » Brovdi surveille les écrans. Il voit les cartes. Il voit les cibles. Il voit les drones en vol. Il donne les ordres. Synchronisés. Précis. Chirurgicaux.
Trois cibles principales. Une nuit. Une opération coordonnée à l’échelle de la région de Donetsk occupée. Pas juste un drone qui frappe au hasard. Une stratégie. Une vision. Une exécution militaire qui ferait baver n’importe quel général de l’OTAN. Sauf que là, c’est pas des généraux de l’OTAN. C’est des gars ukrainiens. Des gars qui se battent pour leur pays. Des gars qui ont perdu des amis, des familles, des villes entières. Et qui maintenant, avec des drones qui coûtent quelques centaines de dollars chacun, font mal à une armée qui a un budget militaire de dizaines de milliards.
Je suis fasciné par ces gars. Vraiment. Ils me fascinent parce qu’ils sont l’incarnation de la résilience ukrainienne. Ils n’ont pas les armes les plus chères. Ils n’ont pas les meilleurs équipements. Ils ont ce qu’ils ont. Et ils en font des miracles. Ils prennent des drones de loisirs, des quadricoptères modifiés, des engins improvisés, et ils en font des armes de guerre redoutables. Ils sont innovants. Ils sont créatifs. Ils sont audacieux. Et surtout, ils sont efficaces. L’armée russe, avec tout son matériel sophistiqué, toute sa technologie, toute sa puissance — elle ne sait pas quoi faire face à ça. Face à des gars comme Dmytro et Ivan et Oleksandr et Andriy. Elle perd. Elle perd tout le temps. Et elle ne comprend pas pourquoi.
Section 3 : Mariupol dans le noir
La première cible — Myrna
La première cible de la nuit, c’est la sous-station électrique « Myrna ». 330 kilovolts. Un monstre de métal et de câbles. Un nœud critique du réseau d’alimentation de Mariupol occupée. Une station de transit pour la sous-station « Azovska ». Sans elle, Mariupol s’arrête. Sans elle, l’industrie de guerre russe qui s’installe dans la ville occupée s’arrête. Sans elle, l’occupation perd son énergie.
Le drone approche. Silencieux. Invisible dans le ciel noir. Sur l’écran de Dmytro, l’image est nette. Il voit les transformateurs. Il voit les câbles. Il voit les bâtiments. Il voit aussi les dégâts des mois d’occupation. Les clôtures brisées. Les tags russes. Les traces de négligence. Il appuie sur le bouton. L’engin accélère. Il plonge. Il frappe. BAM. L’explosion n’est pas massive. C’est une explosion chirurgicale. Précise. Ciblée. Mais les effets sont immédiats. Des étincelles. Des flammes. Et puis le silence. Le silence de l’électricité qui s’arrête.
La deuxième cible — Azovska
Quelques kilomètres plus loin, dans le village de Staryi Krym, un autre drone approche. Sa cible : la sous-station « Azovska ». 220 kilovolts. L’autre nœud critique. Le point central de l’approvisionnement énergétique industriel de la région. Là où l’industrie de défense russe puise son électricité. Là où les usines qui fabriquent les armes qui tuent les Ukrainiens tournent 24 heures sur 24. Ou du moins, tournaient.
L’opérateur, Andriy, le gars de 19 ans, regarde son écran. Ses mains ne tremblent plus. Il est concentré. Focalisé. Il a fait cette simulation des dizaines de fois dans sa tête. Il connaît l’angle. Il connaît le timing. Il connaît l’impact attendu. Il appuie. Le drone plonge. Il frappe. BAM. Encore une fois, l’explosion est contrôlée. Pas spectaculaire. Efficace. Et puis les conséquences. Les lumières qui s’éteignent dans les usines. Les machines qui s’arrêtent. La production qui s’arrête. L’industrie de guerre russe qui s’arrête.
Vous savez ce qui me fascine dans cette opération ? Le timing. La synchronisation. La précision. Ce n’est pas juste des frappes aléatoires. C’est une opération militaire sophistiquée qui vise à paralyser la machine de guerre russe dans le Donbass. Ils ne frappent pas pour frapper. Ils frappent pour un but. Couper l’électricité à l’industrie de défense. Paralyser la logistique militaire. Forcer l’ennemi à redéployer ses ressources vers la défense plutôt que vers l’attaque. C’est de la stratégie pure. Et c’est fait avec des drones. Des drones bon marché. Des drones improvisés. C’est ça qui me rend fou d’admiration. L’innovation ukrainienne contre la puissance brute russe. Le cerveau contre le muscle. Et le cerveau gagne. Toujours.
Section 4 : L'incendie de Makiivka
Le dépôt de munitions
Maintenant, on arrive au moment le plus spectaculaire de la nuit. Le dépôt de munitions de Makiivka. Rocket et artillery weapons depot, disent les rapports militaires. En français : un entrepôt géant rempli de mort. De roquettes. D’obus. De missiles. Tout ce dont l’armée russe a besoin pour bombarder les positions ukrainiennes. Tout ce qui, quelques heures plus tard, aurait pu tuer des Ukrainiens. Mais là, maintenant, c’est la cible.
Le drone approche. Il est chargé d’explosifs. Il est guidé avec une précision chirurgicale. Dmytro, sur son écran, voit les structures. Il voit les entrepôts. Il voit les zones de stockage. Il voit aussi les véhicules militaires garés autour. Des camions. Des transports de troupes. Des blindés légers. Tout exposé. Tout vulnérable. Il appuie sur le bouton. L’engin plonge. Il frappe. BAM. Cette fois, l’explosion n’est pas chirurgicale. Elle est MASSIVE.
La chaîne de destruction
La première explosion déclenche les munitions stockées. C’est comme des dominos, mais avec de la TNT. Une roquette explose. Elle enflamme les caisses à côté. Qui explosent à leur tour. Qui enflamment les autres. En quelques secondes, le dépôt devient un volcan. Des gerbes de flammes montent à des dizaines de mètres dans le ciel. Des panaches de fumée noire obscurcissent les étoiles. Les explosions secondaires résonnent comme des tonnerres. BANG. BANG. BANG. Les munitions de 122 mm. Les roquettes Grad. Les obus d’artillerie. Tout brûle. Tout explose. Tout part en fumée.
Les résidents russes de Makiivka sortent de chez eux. Ils sont paniqués. Certains ont des téléphones à la main. Ils filment. Ils postent sur les réseaux sociaux. Ils ne savent pas ce qui se passe. Ils voient juste que quelque chose de militaire brûle. Ils sentent la chaleur de l’incendie. Ils entendent les crépitements incessants. Ils sentent l’odeur du carburant brûlé, de la poudre, du plastique fondu. Pour certains, c’est la première fois qu’ils réalisent que l’occupation n’est pas sûre. Que la guerre peut les atteindre, même loin du front.
Je regarde ces vidéos des résidents russes qui filment l’incendie, et je me pose une question. Combien de ces gens ont voté pour Poutine ? Combien ont soutenu l’invasion ? Combien ont cru que la guerre serait loin, que d’autres se battraient pour eux ? Et maintenant, maintenant que les explosions illuminent leur ciel, maintenant que la fumée emplit leurs poumons, maintenant que la réalité de la guerre frappe à leur porte — combien changent d’avis ? Je ne suis pas cruel. Je ne souhaite pas de mal aux civils. Mais il y a une ironie poétique là-dedans. Une poésie sombre. Ceux qui ont soutenu la guerre depuis leur canapé se retrouvent maintenant à vivre les conséquences. Et ça, ça me laisse pantois.
Section 5 : Le dépôt pétrolier
La cible additionnelle
L’opération n’est pas finie. Il y a une autre cible à Makiivka. Un dépôt pétrolier. Un endroit stratégique où les Russes stockent du carburant pour leurs véhicules militaires. Mais ce n’est pas le carburant qui est la cible principale cette fois. C’est un poste d’observation technique. Un point de surveillance installé par l’armée russe sur le site du dépôt. Un endroit d’où ils peuvent observer les mouvements ukrainiens. Un endroit qui donne à l’envahisseur des yeux supplémentaires.
Le drone arrive. Cette fois, c’est Oleksandr, l’ancien agriculteur, qui pilote. Il connaît bien les besoins en carburant. Il sait combien l’armée russe dépend de ses réserves de diesel et d’essence. Mais ce soir, il vise plus petit. Plus précis. Le poste d’observation. Il le voit sur son écran. Une structure temporaire. Des équipements électroniques. Des antennes. Des systèmes de surveillance. Il appuie. L’engin frappe. BAM. Pas d’explosion massive. Juste une explosion ciblée. Suffisante pour détruire l’équipement. Suffisante pour aveugler l’ennemi.
La signification stratégique
Pourquoi frapper un poste d’observation ? Pourquoi pas juste tout détruire ? Parce que c’est de la guerre intelligente. C’est de la guerre de précision. Désactiver les yeux de l’ennemi sans détruire toute l’infrastructure. Forcer les Russes à investir du temps et des ressources pour remplacer l’équipement. Créer des trous dans leur réseau de surveillance. Des trous que les Ukrainiens pourront exploiter plus tard.
Makiivka, c’est plus qu’une ville. C’est un hub logistique majeur pour les forces russes dans la région de Donetsk. C’est là qu’ils déploient leurs troupes. C’est là qu’ils stockent leur équipement. C’est là qu’ils organisent leurs opérations. Frapper Makiivka, ce n’est pas juste faire mal. C’est paralyser. C’est perturber. C’est forcer l’ennemi à redéployer, à réorganiser, à recommencer. Et chaque fois que l’ennemi doit recommencer, c’est du temps gagné pour les Ukrainiens. Chaque fois que l’ennemi doit investir des ressources pour remplacer ce qui a été détruit, c’est des ressources qui ne vont pas sur le front.
Je suis en admiration devant cette approche. Cette façon de faire la guerre qui combine précision et stratégie, violence et intelligence. Les Ukrainiens ne frappent pas pour faire du bruit. Ils frappent pour un but. Chaque cible a une signification. Chaque frappe a un impact. Chaque drone est un instrument de guerre pensé, calculé, exécuté. Et contre ça, contre cette guerre moderne, cette guerre de drones, cette guerre de précision — l’armée russe semble dépassée. Elle a les tanks. Elle a les avions. Elle a les missiles. Mais elle n’a pas la stratégie. Elle n’a pas la précision. Elle n’a pas l’innovation. Et ça, ça se voit. Nuit après nuit. Frappe après frappe.
Section 6 : Le coût de la guerre russe
Les chiffres qui font mal
Il y a un chiffre qui circule dans les rapports militaires ukrainiens. Un chiffre qui devrait faire trembler Moscou. 168 000. Cent soixante-huit mille cibles militaires russes détruites. En sept mois. Depuis la création officielle des Forces des Systèmes Sans Pilote. Sept mois. C’est tout. Et en sept mois, des gars comme Dmytro, Ivan, Oleksandr, Andriy, ont détruit 168 000 cibles.
Et ce n’est pas tout. Il y a un autre chiffre. 20 milliards. Vingt milliards de dollars. La valeur estimée des équipements russes détruits par les drones ukrainiens. En sept mois. Des tanks. Des véhicules blindés. Des systèmes d’artillerie. Des systèmes de défense aérienne. Des postes de commandement. Des dépôts de munitions. Des véhicules logistiques. Tout détruit. Tout calciné. Tout rendu inutilisable. Par des drones qui coûtent quelques milliers, voire quelques centaines de dollars.
Le rapport coût/bénéfice
Faisons le calcul. Un drone ukrainien coûtant 500 dollars détruit un véhicule blindé russe coûtant 2 millions de dollars. C’est un ratio de 4000 pour 1. Un drone coûtant 2000 dollars détruit un système de défense aérienne Pantsir coûtant 15 millions de dollars. C’est un ratio de 7500 pour 1. Un drone coûtant 1000 dollars détruit un dépôt de munitions d’une valeur de dizaines de millions de dollars. Le ratio est incalculable.
La Russie peut remplacer. Elle peut produire. Elle peut acheter. Mais à ce rythme ? À ce coût ? À cette fréquence ? Non. Même une économie de la taille de celle de la Russie, même avec des réserves infinies, même avec le soutien de la Chine et de l’Iran et de la Corée du Nord — ça ne peut pas durer. Le rapport coût/bénéfice est insoutenable. Chaque dollar que la Russie investit dans cette guerre rapporte des pertes cent fois supérieures. Et les pertes, elles s’accumulent. Jour après jour. Nuit après nuit.
Je pense souvent aux généraux russes qui analysent ces chiffres. Ce qui doit passer dans leur tête quand ils voient que 168 000 de leurs cibles ont été détruites en sept mois. Que 20 milliards de dollars d’équipements sont partis en fumée. Que tout ça a été fait par des unités de drones qui n’existaient pas il y a un an. Comment ils réagissent ? Sont-ils en colère ? Sont-ils inquiets ? Ou sont-ils simplement incapables de comprendre ? Incapables d’accepter que leur armée, leur fierté nationale, leur puissance militaire — se fait détruire par des gars qui pilotent des drones depuis des abris de fortune. Ça doit être humiliant. Ça doit être dévastateur. Et ça me fait une pitié mesurée.
Section 7 : Le silence après le chaos
L’opération se termine
L’aube se lève sur la région de Donetsk occupée. Les incendies brûlent toujours, mais moins intensément. Les panaches de fumée s’estompent dans la lumière grise du matin. Les opérateurs ukrainiens rentrent de mission. Ils sont épuisés. Dmytro a mal aux yeux des heures passées devant son écran. Ivan a le dos courbé de la position statique. Oleksandr tremble légèrement — la fatigue, l’adrénaline qui retombe. Andriy ne dit rien. Il regarde juste ses mains.
Ils n’ont pas dormi. Ils ont bu du café froid. Ils ont mangé des rations militaires sans goût. Ils ont uriné dans des bouteilles pour ne pas quitter leur poste. Ils ont vu des choses que personne ne devrait voir. Des explosions. Des destructions. La mort d’ennemis. Mais aussi, ils ont fait quelque chose. Quelque chose de concret. Quelque chose qui change le cours de la guerre, même un tout petit peu. Ils se regardent. Personne ne parle. Personne n’a besoin de parler. Ils savent. Ils savent qu’ils ont fait du bon travail ce soir.
Les pensées qui hantent
Dmytro pense à sa petite amie. Elle est à Lviv. Elle travaille dans une librairie. Elle ne sait pas tout ce qu’il fait. Elle sait qu’il est dans l’armée. Elle sait qu’il pilote des drones. Mais elle ne connaît pas les détails. Elle ne sait pas qu’il a passé la nuit à détruire des cibles russes. Elle ne sait pas que son café froid, ses mains qui tremblaient, sa concentration absolue — tout ça a abouti à des explosions, à des incendies, à des destructions massives.
Il lui enverra un message plus tard. « Je suis vivant. » C’est tout ce qu’elle a besoin de savoir. C’est tout ce qu’il peut lui dire. Le reste… le reste appartient à la guerre. Au secret militaire. Aux choses qui ne se racontent pas. Aux choses qui hantent. Aux choses qui restent dans la tête, même quand la mission est finie, même quand l’opération est un succès, même quand l’ennemi a pris sur la gueule. Ça reste. Toujours.
Et puis… le silence. Le lourd silence qui suit les explosions. Les opérateurs qui rentrent, épuisés, vidés. Les célébrations qui n’ont pas lieu parce que la guerre continue demain. La satisfaction qui est là, mais tempérée par la fatigue, par l’incertitude, par la conscience que ce n’est qu’une bataille dans une guerre qui n’en finit pas. Je pense à ces gars. Je pense à Dmytro et à son café froid. À Ivan et son dos courbé. À Oleksandr qui tremble. À Andriy qui regarde ses mains. Ils sont des héros. Mais ils sont aussi des humains. Des humains qui portent le poids de la guerre. Des humains qui font des choses extraordinaires dans des circonstances impossibles. Et ça, ça me touche. Profondément.
Section 8 : La signification de cette nuit
Pourquoi cette opération compte
Cette nuit du 12 au 13 janvier 2026, elle compte. Elle compte pour plusieurs raisons. D’abord, parce qu’elle démontre la capacité ukrainienne à frapper en profondeur dans le territoire occupé. Pas juste à la ligne de front. Pas juste dans les zones avancées. Mais en plein cœur de l’occupation. À Mariupol. À Makiivka. Dans des endroits que les Russes pensaient sûrs. Des endroits où ils pensaient pouvoir opérer sans être dérangés. Cette nuit, ils ont appris que non. Que nulle part n’est sûr. Que chaque dépôt, chaque sous-station, chaque infrastructure peut être une cible.
Ensuite, cette opération compte parce qu’elle frappe l’économie de guerre russe. En coupant l’électricité aux sous-stations « Myrna » et « Azovska », les Ukrainiens ont paralysé l’industrie de défense russe dans le Donbass. En détruisant le dépôt de munitions de Makiivka, ils ont privé l’armée russe de munitions dont elle avait besoin pour ses opérations. En frappant le poste d’observation du dépôt pétrolier, ils ont aveuglé l’ennemi. Ce n’est pas juste des dommages matériels. C’est des dommages capacitifs. L’armée russe ne peut plus faire ce qu’elle faisait avant. Elle doit adapter. Elle doit compenser. Elle doit investir.
Le message envoyé
Mais surtout, cette nuit envoie un message. Un message clair. Un message indiscutable. L’Ukraine peut frapper. L’Ukraine va frapper. L’Ukraine continuera à frapper. Peu importe la distance. Peu importe la défense. Peu importe les menaces. Les drones ukrainiens trouveront un chemin. Les opérateurs ukrainiens trouveront une solution. Les commandants ukrainiens trouveront une stratégie.
Ce message, il est pour les Russes. Il leur dit que l’occupation a un prix. Que chaque jour qu’ils restent, ils perdront quelque chose. Qu’ils ne pourront jamais être en sécurité tant qu’ils sont sur le sol ukrainien. Ce message est aussi pour le monde. Il montre que l’Ukraine ne s’effondre pas. Qu’elle innove. Qu’elle s’adapte. Qu’elle se bat avec une détermination absolue. Et que avec l’aide appropriée, elle peut gagner. Pas juste survivre. Gagner.
Quand je vois cette opération, quand je comprends sa signification, quand je réalise ce qu’elle représente dans le grand schéma de cette guerre — j’ai envie de crier. De crier de joie. De crier de rage. De crier d’espoir. C’est incroyable ce que ces gars font. C’est incroyable ce que l’Ukraine fait avec si peu. Et en même temps, c’est enrageant. Enrageant de voir qu’ils ont besoin de faire ça. Qu’ils ont besoin d’innover, de s’adapter, de se battre avec une détermination désespérée parce que le monde ne leur a pas donné ce dont ils avaient besoin dès le début. Les tanks. Les avions. Les missiles. Les systèmes de défense aérienne. S’ils avaient eu tout ça en 2022, la guerre serait finie. Mais ils n’ont pas eu. Alors ils ont fait autrement. Ils ont innové. Ils ont créé. Ils ont improvisé. Et ils font mal. Ils font mal à l’armée russe. Ils font mal à l’économie russe. Ils font mal à l’orgueil russe. Et ça, c’est magnifique.
Section 9 : Demain et après-demain
La guerre continue
Demain, la guerre continue. Les Russes vont réagir. Ils vont déployer plus de défenses anti-aériennes. Ils vont disperser leurs dépôts. Ils vont renforcer leurs sous-stations. Ils vont adapter. Ils vont apprendre. Ils vont essayer de contrer la menace des drones ukrainiens. Ils y réussiront peut-être partiellement. Ils pourront abattre quelques drones. Ils pourront protéger quelques cibles. Mais ils ne pourront pas tout arrêter. Pas tant que les Ukrainiens continueront à innover. Pas tant qu’ils continueront à adapter leurs tactiques. Pas tant qu’ils continueront à investir dans les drones comme arme principale de guerre.
Les Ukrainiens, eux, vont continuer. Ils vont développer de nouveaux types de drones. Ils vont améliorer les capacités des existants. Ils vont former de nouveaux opérateurs. Ils vont étendre les opérations. Ils vont frapper plus loin. Ils vont frapper plus fort. Ils vont frapper plus intelligemment. La guerre des drones, elle ne fait que commencer. Et c’est une guerre que l’Ukraine a l’avantage de gagner.
La question du soutien
Mais il y a une question qui hante. Combien de temps l’Ukraine pourra-t-elle continuer comme ça ? Combien de temps pourra-t-elle innover, adapter, improviser avec des ressources limitées ? Combien de temps avant que l’épuisement ne s’installe ? Avant que la fatigue ne gagne ? Avant que les pertes ne deviennent insupportables ?
Le soutien occidental est là, mais est-il suffisant ? Est-il à la hauteur des besoins ? Est-il adapté à la réalité d’une guerre moderne ? Les drones sont efficaces, incroyablement efficaces, mais ils ne peuvent pas tout faire. Les Ukrainiens ont aussi besoin de systèmes de défense aérienne traditionnels. Ils ont besoin d’avions de combat. Ils ont besoin de missiles à longue portée. Ils ont besoin d’artillerie lourde. Les drones sont un complément, pas un remplacement.
Je me pose cette question et ça me fait mal. Combien de temps ? Combien de Dmytro pourront continuer à boire du café froid pendant que leurs mains tremblent d’adrénaline ? Combien d’Ivan pourront continuer à piloter des drones alors que leur dos se courbe de fatigue ? Combien d’opérations comme celle de cette nuit avant que quelque chose ne cède ? L’esprit ? Le corps ? La volonté ? Je crois en la résilience ukrainienne. Je crois en leur détermination. Mais je crois aussi que personne ne peut indéfiniment supporter ce que les Ukrainiens supportent depuis 2022. Personne. Pas un peuple. Pas une armée. Pas des héros comme Dmytro et Ivan et Oleksandr et Andriy. Le monde doit comprendre ça. Le monde doit agir. Avant qu’il ne soit trop tard. Avant que la fatigue ne devienne défaite. Avant que l’épuisement ne devienne capitulation.
Conclusion : Les lueurs qui persistent
L’héritage de cette nuit
Quand on regarde en arrière sur cette guerre, quand les historiens écriront les livres, quand les documentaires seront réalisés — cette nuit du 12 au 13 janvier 2026 sera mentionnée. Pas comme un tournant majeur. Pas comme une bataille décisive. Mais comme un exemple. Un exemple de ce que l’Ukraine peut faire. De ce que l’innovation peut accomplir. De ce que la détermination peut réaliser.
Les lueurs oranges des explosions au-dessus de Makiivka, elles seront dans les livres. Les vidéos des résidents russes paniqués, elles seront dans les archives. Les statistiques des 168 000 cibles détruites, elles seront dans les rapports. Mais ce qui restera vraiment, ce sont les histoires. L’histoire de Dmytro et son café froid. L’histoire des Oiseaux de Madyar qui ne dorment pas. L’histoire d’une nation qui refuse de se laisser envahir, qui refuse de se laisser détruire, qui refuse de se laisser briser.
L’espoir qui brûle
Mariupol est toujours occupée. Makiivka aussi. Les Russes sont toujours là. La guerre n’est pas finie. Mais quelque chose a changé cette nuit. Quelque chose dans l’équilibre. Quelque chose dans la perception. L’occupation n’est plus invincible. L’armée russe n’est pas inarrêtable. La machine de guerre russe peut être paralysée. Peut être perturbée. Peut être détruite. Pas facilement. Pas sans coût. Mais elle le peut.
Et ça, ça donne de l’espoir. De l’espoir à Dmytro. De l’espoir à Ivan. De l’espoir à Oleksandr. De l’espoir à Andriy. De l’espoir à tous les Ukrainiens qui se battent, qui souffrent, qui perdent mais qui continuent. Parce que maintenant, ils savent. Ils savent qu’ils peuvent faire mal. Ils savent qu’ils peuvent gagner. Ils savent qu’ils peuvent, un jour, bientôt peut-être, rentrer chez eux. Libérer leurs villes. Reconstruire leur pays. Et que les lueurs orange qu’ils ont vues dans le ciel cette nuit — ces lueurs ne sont pas juste de la destruction. Elles sont aussi de l’espoir.
Dmytro rentrera à son abri. Il dormira quelques heures, peut-être. Il boira un autre café, peut-être chaud cette fois. Il regardera la photo de sa petite amie sur son moniteur. Il pensera à ce qu’il a fait cette nuit. Aux explosions qu’il a provoquées. Aux munitions qui ont brûlé avant de pouvoir tuer. À l’électricité qui a été coupée à l’industrie de guerre russe. Et il se demandera — comme je me demande maintenant — combien encore ? Combien de nuits comme celle-ci ? Combien de drones ? Combien d’explosions ? Combien de cafés froids bu dans des abris sombres ? Combien de Dmytro devront regarder leurs mains trembler avant d’appuyer sur le bouton qui va détruire quelque chose ? Je ne sais pas. Personne ne sait. Mais je sais une chose. Je sais que tant que des gars comme Dmytro existeront, tant que des Oiseaux de Madyar voleront, tant que l’Ukraine aura cette dénergie, cette innovation, cette résilience absolue — la nuit finira par venir. L’occupation finira par s’effondrer. Et l’espoir, ce même espoir qui brûle dans les yeux de Dmytro, deviendra réalité. Je le crois. Je dois le croire. Parce que l’alternative est impensable.
Sources
Sources primaires
Militarnyi — « Unmanned Systems Forces Drones Hit Ammunition Depot and Two Substations in Occupied Donetsk Region » — 13 janvier 2026, 15:15 — Sania Kozatskyi
UNITED24 Media — « Ukrainian Drones Blow Up Russian Ammo Depot and Cut Power to Temporarily Occupied Donbas » — 13 janvier 2026, 14:02 — Ivan Khomenko
Espreso TV — « Ukrainian drones target Mariupol energy, Russian ammo depot » — 13 janvier 2026, 14:31
Sources secondaires
Facebook — Robert « Madyar » Brovdi, Commandant des Forces des Systèmes Sans Pilote — Déclaration officielle sur l’opération
Télégram — Robert « Madyar » Brovdi — Rapport détaillé de l’opération
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