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Des ténèbres pour faire taire une nation : le pape Léon XIV crie l’humanité
Crédit: Adobe Stock

L’arme du froid

La guerre en Ukraine entre dans son quatrième hiver, et avec elle vient une nouvelle forme de barbarie : l’utilisation du froid comme arme de guerre. La Russie a lancé une campagne systématique de bombardements contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes dès 2022, mais cette année, l’intensité a atteint des niveaux sans précédent. Pendant sept jours consécutifs, début janvier 2026, les forces russes ont ciblé quotidiennement les installations de production et de distribution d’énergie, transformant le réseau électrique national en un champ de ruines fumant sous la neige. Yulia Svyrydenko, la première ministre ukrainienne, a affirmé que « l’ennemi a délibérément ciblé des installations de production de chaleur avec des missiles balistiques », précisant que « la situation a été encore compliquée par des conditions météorologiques difficiles et une baisse significative de la température ».

Les chiffres donnent le vertige. En décembre 2025, en moyenne, les résidents de Kyiv ont vécu sans électricité pendant 9,5 heures par jour, alors que le réseau électrique luttait désespérément pour faire face à la demande hivernale. Les ascenseurs des immeubles se sont arrêtés, piégeant les personnes âgées à leur domicile, transformant chaque descente d’escalier en une épreuve d’endurance. Les ronronnements des générateurs sont devenus la bande-son de l’existence quotidienne, une présence constante qui rappelle à chacun que la normalité reste un luxe inaccessible. Et ce n’est pas seulement Kyiv. Dnipropetrovsk et Zaporizhzhia ont également subi des frappes qui ont laissé plus de 13 000 personnes sans approvisionnement dès le dimanche matin. Au total, près de 700 000 consommateurs ont perdu l’électricité pendant la semaine de bombardements avant que le service ne soit rétabli.

Je me demande parfois si ceux qui planifient ces attaques ont une famille. S’ils ont déjà eu froid, vraiment froid, ce froid qui serre la poitrine et empêche de respirer. S’ils ont déjà vu un enfant trembler parce que le radiateur est mort. Parce que si c’est le cas, comment peuvent-ils faire ça ? Comment peuvent-ils dormir la nuit en sachant qu’au même moment, à des milliers de kilomètres, une grand-mère s’effondre parce qu’elle n’a plus la force de lutter contre le froid qui l’envahit ? C’est cette question qui me hante, plus que toutes les analyses stratégiques et géopolitiques du monde.

Une ville dans les ténèbres

Kyiv, la capitale ukrainienne, est devenue le symbole de cette résilience confrontée à l’adversité absolue. Samedi 10 janvier 2026, la ville entière a sombré dans l’obscurité. Pas seulement des pannes localisées, mais une coupure totale. Vitali Klitschko, le maire de la ville, a annoncé que le chauffage avait été rétabli dans environ 85 % des immeubles d’habitation dès le lendemain, mais que plus de 1 000 bâtiments restaient sans chauffage alors que les températures diurnes descendaient à moins dix degrés. Imaginez un instant. Mille bâtiments. Des milliers de familles. Des personnes âgées, des enfants, des malades. Tous dans le froid, tous dans l’incertitude, tous en train de se demander combien de temps ils pourront tenir avant que le froid ne les emporte.

Le Service d’urgence de l’État ukrainien a installé des abris mobiles dans la capitale, offrant des espaces où les habitants peuvent se réchauffer, recharger leurs téléphones et autres appareils, et boire du thé chaud. Ces tentes sont des oasis de chaleur et de solidarité dans un désert de glace et de désespoir. Mais elles ne suffisent pas. Halyna Turchyn a réussi à se procurer des bonbonnes de gaz pour cuisiner pour la première fois depuis qu’elle a perdu l’électricité. « Aujourd’hui, nous allons cuisiner quelque chose à manger, parce que nous n’avons rien cuisiné depuis deux jours », a-t-elle raconté à CNN dans sa cuisine de Kyiv. Galina Turchin, une retraitée de 71 ans, s’est enveloppée de couches de pulls pour essayer de rester au chaud dans son appartement, où une fenêtre a été récemment brisée par des débris d’un drone russe et n’est couverte que par une feuille de plastique. « Nous espérons qu’ils nous donneront du chauffage. Sinon de l’électricité, au moins du chauffage », a-t-elle confié à Reuters, ajoutant qu’elle n’avait pas cuisiné de nourriture depuis deux jours et ne mangeait que des restes de sa cuisine.

Sources

Sources primaires

Ukrinform, 12 janvier 2026 : « Le pape Léon XIV appelle à mettre fin aux frappes contre les infrastructures énergétiques de l’Ukraine »

Euromaidan Press, 12 janvier 2026 : « Pope Leo calls for end to violence as Ukraine faces attacks on power infrastructure during harsh weather »

Odessa Journal, 12 janvier 2026 : « The Pope has called for an end to attacks on Ukraine’s energy infrastructure »

Sources secondaires

CNN, 11 janvier 2026 : « ‘We hope they will give us heat’: Bitter winter cold bites for Kyiv’s residents as Russia steps up attacks »

Compte officiel du pape Léon XIV sur X, 11 janvier 2026

Site officiel du Vatican, transcript de l’Angelus du 11 janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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