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Deux mille cinq cents quatorze vies. Une année. Un silence assourdissant.
Crédit: Custom

Une ville qui ne connaît plus la paix

Kharkiv, la seconde plus grande ville d’Ukraine, a encore été frappée aujourd’hui. Quatre morts, six blessés. Les chiffres sont tombés froids, précis, dévastateurs. Oleh Syniehubov, le gouverneur de la région, a communiqué les informations sur Telegram, comme il le fait désormais presque chaque jour. Les attaques russes se poursuivent sans relâche, ses mots habituels, son rôle devenu celui d’un chroniqueur de l’horreur, annonçant les morts comme d’autres annoncent la météo. Kharkiv est une ville qui ne connaît plus la paix. Une ville où le son des sirènes est devenu le bruit de fond, où les explosions sont devenues normales, où la peur s’est installée comme une mauvaise habitude qu’on ne peut plus perdre. Les habitants sortent moins. Les rues se vident davantage chaque jour. La ville est en train de mourir à petit feu, frappée par projectile après projectile, jour après jour, semaine après semaine.

La Russie utilise une tactique terrifiante : le double strike. Les frappes aériennes successives. La première bombe tombe, les gens sortent pour aider les victimes, les secouristes arrivent, et une seconde bombe frappe. C’est ce qui s’est passé à Kharkiv aujourd’hui. Des travailleurs logistiques ont été tués alors qu’ils déchargeaient un véhicule près d’un centre commercial. Des hommes qui travaillaient, qui gagnaient leur vie, qui pensaient probablement à ce qu’ils allaient manger ce soir. Des hommes qui n’ont jamais vu venir la fin. La guerre ne discrimine pas. Elle frappe les soldats et les civils, les militaires et les livreurs, les fronts arrière et les lignes de front. À Kharkiv, comme ailleurs, personne n’est vraiment en sécurité. Le ciel est devenu un ennemi.

Les visages derrière les chiffres

Mais derrière ces chiffres froids, il y a des visages. Des noms. Des histoires. Quatre morts aujourd’hui à Kharkiv. Quatre vies interrompues brutalement. Peut-être qu’un d’entre eux s’appelait Oleksandr. Trente-cinq ans, marié, deux enfants. Il était sorti pour acheter du pain. Il n’est jamais rentré. Peut-être qu’une autre s’appelait Olena. Soixante-douze ans, veuve, elle vivait seule depuis le décès de son mari il y a trois ans. Elle attendait son fils qui devait lui rendre visite ce soir. Il ne trouvera qu’un appartement vide, un téléphone qui ne répondra plus jamais. Chaque victime a une histoire. Chaque mort laisse un vide immense que personne ne peut combler. Et pour chaque victime, il y a des dizaines de personnes touchées. Des parents, des amis, des voisins, des collègues. La guerre ne tue pas seulement les individus. Elle déchire les familles. Elle brise les communautés. Elle laisse des cicatrices qui ne guériront jamais.

Et les six blessés ? Six vies changées à jamais. Peut-être qu’un d’entre eux perdra une jambe. Un autre restera aveugle. Un troisième souffrira de traumatismes psychologiques pour le reste de ses jours. La guerre ne se contente pas de tuer. Elle mutile. Elle marque. Elle laisse des traces indélébiles sur les corps et dans les âmes. Les blessures physiques finissent par guérir, parfois. Mais les blessures psychologiques ? Les cauchemars qui reviennent chaque nuit ? La peur des bruits forts ? La terreur chaque fois qu’un avion passe dans le ciel ? Ça, ça ne s’efface jamais. Les victimes survivent, mais elles ne vivent plus vraiment. Elles existent dans un état de peur constante, attendant la prochaine attaque, la prochaine explosion, la prochaine urgence. La guerre vole le futur autant que le présent.

Vous savez ce qui me révolte le plus ? C’est cette normalisation de l’horreur. On regarde les nouvelles, on voit « 4 morts à Kharkiv », et on hoche la tête. On continue notre journée. On va au travail. On fait nos courses. On vit notre vie. Mais là-bas, là-haut, ce n’est pas normal. Ce n’est pas acceptable. Ce n’est pas humain. Quatre personnes sont mortes aujourd’hui. Quatre familles sont détruites. Quatre centaines de personnes sont en deuil. Et ce n’est qu’un jour. Une seule journée parmi mille quatre cent dix-neuf. Comment on peut s’habituer à ça ? Comment on peut accepter ça ? Moi, je refuse. Je refuse de devenir insensible. Je refuse d’accepter que la mort de civils devienne « l’actualité ». Chaque vie compte. Chaque mort est une tragédie. Chaque blessure est un scandale. Et ça doit rester un scandale. Toujours.

Sources

Sources primaires

Al Jazeera, « Russia-Ukraine war: List of key events, day 1,419 », 13 janvier 2026

Reuters, « Civilian casualties in Ukraine up sharply in 2025, UN monitor says », 12 janvier 2026

Reuters, « Russian drones hit two foreign vessels near Ukraine’s port, source says », 12 janvier 2026

Sources secondaires

PBS NewsHour, « Russia uses its new hypersonic missile in major attack on Ukraine and warning to the West », janvier 2026

Associated Press, « Russia just used its new hypersonic missile again in Ukraine », janvier 2026

UK Government, « Russia’s use of Oreshnik hypersonic missile should be universally condemned », déclaration au Conseil de sécurité de l’ONU, janvier 2026

CNN International, « Bitter winter cold bites for Kyiv’s residents as Russia steps up attacks », 11 janvier 2026

Anadolu Agency, « Ukraine says 1,000 buildings in Kyiv still without heating following Russian strikes », janvier 2026

CBC News, « More than 1000 Kyiv apartment blocks still without heat after Russian strike », janvier 2026

Straits Times, « Russian drones hit two foreign vessels near Ukrainian port », janvier 2026

Militarnyi, « Russian Drones Attacked Civilian Vessels Flying Flags of Panama and San Marino », janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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