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Hellfire missiles rain death from above — in Ukraine, they defend skies from Shaheds
Crédit: Custom

Le bourdonnement de la mort

Les Shahed-136 ne coûtent que 70 000 dollars pièce à produire en Russie. Soit le prix d’une voiture de luxe, d’un an de loyer dans une capitale européenne, ou de quelques repas dans un restaurant étoilé. Mais ce qu’ils font est sans prix : ils tuent, ils détruisent, ils terrorisent. Chaque nuit, les Ukrainiens entendent ce bourdonnement caractéristique, ce ronronnement grave et constant qui s’approche inexorablement, comme une prémonition de mort. Les enfants se cachent sous les couvertures. Les mères prennent leurs bébés dans leurs bras. Les vieux prient. Et chacun attend, le souffle suspendu, que l’explosion frappe. Qu’elle frappe ailleurs. Qu’elle frappe ailleurs, s’il vous plaît, pas ici.

Le 9 janvier 2026, une autre attaque massive. Cette fois, c’est l’hôpital municipal de Kryvyi Rih qui est touché. Les travailleurs humanitaires distribuent des repas chauds aux résidents, aux pompiers, aux sauveteurs qui travaillent sans relâche depuis des heures. Les températures sont sous zéro. Les gens n’ont plus de chauffage. Plus d’électricité. Plus d’eau. Et pendant ce temps, dans le ciel, les drones continuent de venir. Inlassablement. Implacablement. Comme si la Russie avait décidé que cette guerre, ce n’était pas seulement conquérir des territoires, c’était aussi casser des âmes. Briser des vies. Rendre l’existence si insupportable que les Ukrainiens finiraient par demander grâce.

La terreur nocturne devenue quotidien

Elisabeth Haslund, porte-parole du UNHCR, l’a dit clairement : c’est une tendance. Une tendance qui se poursuit, qui s’intensifie, qui devient la norme. Plus de 50 000 civils tués ou blessés depuis février 2022. Un chiffre tellement énorme qu’il en devient abstrait. Mais derrière chaque chiffre, il y a un visage. Un prénom. Une histoire. Une famille. Trois enfants blessés dans cette attaque du 9 janvier. Trois. Des enfants qui n’ont rien fait. Dont la seule faute est d’être nés en Ukraine, à cette époque, dans ce monde fou. Des enfants qui ne pourront peut-être jamais marcher à nouveau, ni jouer, ni rire comme les autres. Parce qu’un drone, un jour, a décidé que leur vie changerait pour toujours.

Vous savez ce qui me révolte le plus ? Ce n’est même pas la cruauté. C’est la banalisation. C’est de penser que chaque nuit, quelque part en Ukraine, des familles se couchent en sachant qu’elles pourraient ne pas se réveiller. Que des enfants s’endorment avec la peur dans le ventre. Que des mères prient pour que le bourdonnement s’éloigne. Et que le lendemain, on en parle à peine. Que ça fait partie des nouvelles, comme la météo ou les résultats sportifs. Mais ce n’est pas normal. Ce n’est pas acceptable. Et je me demande : combien de temps encore ? Combien de nuits encore avant que le monde dise STOP ?

Sources

Sources primaires

Euromaidan Press – 12 janvier 2026 – « Hellfire missiles rain death from above — in Ukraine, they defend skies from Shaheds » par Igor Kossov

Babel UA – 5 janvier 2026 – « Russia attacked Ukraine with almost a hundred ‘Shaheds’. What is known about the consequences » par Yuliia Zavadska

UN News – 9 janvier 2026 – « Ukraine: Massive overnight attack leaves millions in the dark »

Sources secondaires

UNHCR – Rapports humanitaires sur la situation en Ukraine, janvier 2026

UNICEF – Appel de 350 millions de dollars pour l’aide humanitaire en Ukraine, décembre 2025

Organisation mondiale de la santé – Documentation des attaques sur les infrastructures de santé en Ukraine, janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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