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Kupiansk libérée : le drapeau ukrainien flotte à nouveau sur la mairie
Crédit: Custom

Deux annonces, zéro vérité

Vladimir Poutine a une fâcheuse habitude : annoncer des victoires qui n’existent pas. Kupiansk en est l’exemple parfait. Le 2 décembre 2025, le Kremlin a déclaré que la ville était sous contrôle russe. Poutine a même invité des journalistes étrangers à venir constater cette « libération » de leurs propres yeux. Dix jours plus tard, le 12 décembre, le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy s’est rendu à Kupiansk — pas dans une ville occupée par les Russes, mais dans une ville défendue par les Ukrainiens. Il s’est filmé devant le panneau d’entrée à moitié détruit de la ville, a rencontré les soldats sur place, et a félicité les Forces terrestres ukrainiennes pour leur journée spéciale. Ce n’était pas une visite clandestine. C’était un pied de nez public aux mensonges russes.

Mais Moscou n’a pas lâché l’affaire. Le 18 décembre 2025, alors que les forces ukrainiennes reprenaient quartier après quartier, le ministre de la Défense russe Andrei Belousov a répété devant Poutine que la Russie contrôlait Kupiansk. « Les unités du groupe d’armées Zapad exercent un contrôle fiable sur tous les districts de Kupiansk libérée », a-t-il déclaré. Le même jour, le commandant ukrainien Syrskii informait les alliés de l’Ukraine que ses forces contrôlaient 90% de la ville. Deux versions contradictoires. Une seule vérité. Et la vérité, c’est que les Russes mentaient. Des correspondants militaires russes l’ont même admis sur Telegram : « La seule chose qu’on peut dire avec certitude, c’est que les forces armées russes tiennent encore une partie du centre et du nord de Kupiansk, mais la majeure partie est déjà soit en zone grise, soit sous contrôle ukrainien. »

Pokrovsk : le même scénario, les mêmes mensonges

Kupiansk n’est pas un cas isolé. Le même jour où Belousov mentait sur Kupiansk, il mentait aussi sur Pokrovsk, une ville stratégique de la région de Donetsk. Selon lui, la Russie avait pris Pokrovsk (qu’ils appellent Krasnoarmeysk) et était sur le point de capturer la ville voisine de Myrnohrad (qu’ils appellent Dimitrov). « Les soldats russes continuent d’infliger des dégâts de feu aux troupes ukrainiennes à Dimitrov, le dernier bastion des forces armées ukrainiennes dans l’agglomération de Krasnoarmeysk », a-t-il déclaré à Poutine. Encore une fois, la réalité sur le terrain racontait une histoire différente.

Le commandant Syrskii a révélé que les forces ukrainiennes avaient en fait repris environ 16 kilomètres carrés dans la partie nord de Pokrovsk et 56 kilomètres carrés à l’ouest de la ville. « La logistique à Myrnohrad est complexe, mais les opérations se poursuivent », a-t-il écrit. Les Ukrainiens ne se contentaient pas de tenir — ils contre-attaquaient et reprenaient du terrain. Mais pour Moscou, admettre la vérité serait admettre l’échec. Alors ils mentent. Ils mentent à leurs citoyens. Ils mentent à leurs alliés. Ils mentent même à leur propre président, si l’on en croit les analystes ukrainiens. Andrii Kovalenko, chef du Centre ukrainien de lutte contre la désinformation, a écrit sur Telegram : « Le ministre de la Défense russe, Belousov, continue de mentir en disant que la Russie contrôle Kupiansk. En réalité, la majeure partie de la ville est contrôlée par les forces de défense ukrainiennes. Mais tous les officiels de Poutine, de Gerasimov qui a été le premier à mentir sur le contrôle de la ville, à Belousov, continuent de mentir en présence de Poutine lui-même. »

Il y a quelque chose de profondément pathétique dans ces mensonges russes. Pas juste moralement répugnant — pathétique. Imaginez être Belousov, debout devant Poutine, en train de raconter que vous contrôlez une ville que vous ne contrôlez pas, pendant que le monde entier regarde des vidéos de soldats ukrainiens hisser leur drapeau sur la mairie de cette même ville. C’est du déni à un niveau presque comique. Sauf que ce n’est pas drôle. Parce que derrière ces mensonges, il y a des soldats russes qui meurent pour rien, envoyés dans des opérations vouées à l’échec pour sauver la face d’un régime qui ne peut pas admettre ses échecs. C’est tragique. Et révoltant.

Sources

Sources primaires

UNITED24 Media – « Ukrainian Forces Raise Flag Over Kupiansk City Hall After Liberation Operation » – 13 janvier 2026 – https://united24media.com/latest-news/ukrainian-forces-raise-flag-over-kupiansk-city-hall-after-liberation-operation-14950

Ukrinform – « Ukrainian National Guard raises flag over Kupiansk city hall » – 12 janvier 2026 – https://www.ukrinform.net/rubric-ato/4079590-ukrainian-national-guard-raises-flag-over-kupiansk-city-hall.html

Ukrainska Pravda – « Ukrainian forces re-establish control over Kupiansk City Council building – video » – 12 janvier 2026 – https://www.pravda.com.ua/eng/news/2026/01/12/8015789/

Sources secondaires

Al Jazeera – « Moscow’s narrative wobbles as Ukraine takes back Kupiansk » – 19 décembre 2025 – https://www.aljazeera.com/features/2025/12/19/moscows-narrative-wobbles-as-ukraine-takes-back-kupiansk

Brigade Khartia (Telegram) – Communications officielles du 2e Corps de la Garde nationale d’Ukraine – 12 janvier 2026

Institute for the Study of War – Analyses des pertes russes et du recrutement – Décembre 2025

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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