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La centrale d’Oryol en flammes : l’Ukraine renvoie à la Russie le goût amer du froid et de l’obscurité
Crédit: Custom

Une « énorme vague de drones » signalée avant l’impact

Les canaux Telegram russes surveillant le trafic aérien avaient sonné l’alarme plusieurs heures avant l’attaque. Une « énorme vague de drones » se dirigeait vers l’oblast d’Oryol. Les systèmes de défense antiaérienne russes se sont mis en branle. Mais comme souvent, ils n’ont pas suffi. La centrale thermique d’Oryol — la plus grande source d’électricité et de chauffage de toute la région, avec une capacité installée de 330 mégawatts — est devenue la cible. Des vidéos publiées sur les réseaux sociaux montrent une colonne de fumée s’élevant depuis le site. Le média indépendant russe Astra a confirmé que la source de la fumée correspondait bien à l’emplacement de la centrale.

Le gouverneur de l’oblast d’Oryol, Andrey Klychkov, a réagi quelques heures plus tard avec cette formulation typique des officiels russes : « Un objet d’infrastructure municipale a été endommagé suite à une attaque hostile. » Pas de mention de la centrale. Pas de détails sur les dégâts. Juste ce langage bureaucratique aseptisé qui tente de minimiser la réalité : l’Ukraine vient de frapper au cœur de l’approvisionnement énergétique d’une ville russe de près de 300 000 habitants. Et ce n’est pas la première fois.

La troisième frappe en quelques semaines

Car oui, cette attaque du 12 janvier n’est que la dernière d’une série. Le 8 janvier, des missiles avaient déjà touché la même centrale, provoquant des pannes d’électricité et d’eau dans toute la ville. Avant cela, en novembre 2025, la centrale avait été frappée deux fois en cinq jours par des missiles Neptune de la Marine ukrainienne. À chaque fois, le même scénario : explosions dans la nuit, coupures massives, puis silence officiel suivi de vagues reconnaissances. À chaque fois, les habitants d’Oryol découvrent que la guerre qu’ils regardaient à la télévision comme un spectacle lointain vient de frapper à leur porte.

Trois frappes en quelques semaines sur la même cible. Vous savez ce que ça signifie? Que les Ukrainiens ne frappent pas au hasard. Ils ciblent. Ils documentent. Ils reviennent. C’est méthodique. C’est précis. C’est la même logique que celle que la Russie applique à l’Ukraine depuis des années — sauf que là, les rôles s’inversent. Et je me demande : combien de frappes faudra-t-il avant que les habitants d’Oryol, de Belgorod, de Rostov commencent à poser des questions à leur gouvernement? Combien de nuits dans le froid avant que le doute s’installe?

Sources

Sources primaires

RBC-Ukraine – « Russia’s Oryol thermal power plant under drone attack – Impact reported, footage », 12 janvier 2026. Kyiv Post – « Drones Hit Strategic Aircraft and Drone Facilities in Russian Taganrog », 13 janvier 2026. The Moscow Times – « Ukrainian Drone Strikes Cause Blackouts in Rostov, Oryol Regions », 9-12 janvier 2026. Militarnyi – « Rocket Strike on Oryol and Belgorod: Cities Partially Left Without Power », 8 janvier 2026. Astra (Telegram) – Rapports sur les frappes et la fumée observée à la centrale d’Oryol, 12 janvier 2026.

Sources secondaires

Al Jazeera – « ‘Deliberate torment’: Ukrainians left without heating after Russian attacks », 8 janvier 2026. UN News – « Ukraine: Deadly Russian strikes push civilians deeper into winter crisis », 13 janvier 2026. Bloomberg – « Russia Hits Ukraine’s Power Grid as Peace Talks With US, Allies Progress », 8 janvier 2026. CNN – « ‘No reason to stop living’: Ukrainians find ways to cope with power cuts as Russia pounds the energy system », 2 janvier 2026. Euromaidan Press – « Ukrainian forces target Russian energy grid: Oryol power plant hit twice in five days », 5 novembre 2025. NPR – « Ukraine sets fire to Russian oil depot after Moscow launches new hypersonic missile », 10 janvier 2026.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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