De Biden à Trump — Le Passage de Témoin le Plus Dangereux
Revenons un an en arrière. Juin 2024. Biden et Zelenskyy se serrent la main. Ils viennent de signer un accord de sécurité bilatéral dix ans. C’était la base. C’était « le pont vers l’adhésion à l’OTAN », selon les paroles de Zelenskyy ce jour-là. En même temps, le G7 — ces sept puissances — acceptent de mobiliser 50 milliards de dollars pour l’Ukraine. Gelés des actifs russes. Crédit que l’Ukraine doit rembourser, mais crédit quand même. À ce moment, personne ne pensait sérieusement que Trump gagnerait les élections deux fois. Et si c’était le cas, que venait-il de signer avec Tony Kushner, son gendre, sur comment gérer l’Ukraine après sa première présidence.
Mais voilà. Trump a gagné. Et le 20 janvier 2025, il a levé la main et a juré de défendre la Constitution. Et tout a changé. Pas brutalement. Subtilment. Les déclarations ont commencé. « Zelenskyy n’a aucune carte », a dit Trump. « Je suis son seul atout. » Puis: « J’ai une grande annonce à faire sur la Russie. » Puis: « Je suis déçu de Poutine, mais… » Le « mais » flottant dans l’air comme une menace. Les Européens se sont regardés avec terreur. Est-ce que Trump allait simplement laisser Poutine gagner? Forcer Zelenskyy à renoncer à des territoires? Retirer tout soutien américain?
Puis, en juillet 2025, Trump a surpris tout le monde. Il a signé un accord avec l’OTAN — le commandant de l’OTAN Mark Rutte était assis face à lui dans le Bureau ovale — pour que les États-Unis fabriquent et vendent des armes à l’OTAN pour distribution en Ukraine. Ce n’était pas un geste d’amour. C’était un geste transactionnel. L’OTAN paie. L’OTAN se charge de la logistique. Les États-Unis vendent. Tout le monde gagne — sauf la Russie. Les supporters MAGA de Trump ont râlé. Steve Bannon a dit « We still hate it ». Mais Trump a tenu bon. C’était un signal: je ne suis pas un traître, mais je dois que ça ait un sens économique.
Je regarde cette trajectoire et je vois la peur d’un homme. Pas la peur de perdre. Mais la peur d’être perçu comme faible. Trump ne peut pas simplement laisser l’Ukraine tomber parce que ça le ferait paraître faible face à ses supporters MAGA. Mais il ne peut pas non plus accepter un engagement éternel parce que ça ressemblerait à « endless wars » — exactement ce qu’il a promis de terminer. Alors il jongle. Il transactionne. Il fait en sorte que ça paraisse être une victoire pour lui, même si au final, c’est une victoire pour l’Ukraine aussi. C’est du Trump pur jus.
Les Accords de Paris — Quand l’Europe Ose Rêver
La semaine avant Davos, il y a une réunion à Paris. Pas officielle. Pas couverte par les médias grand public. Juste les négociateurs. Du côté américain: Steve Witkoff (négociateur principal), Jared Kushner (gendre de Trump, co-négociateur), Marco Rubio (Secrétaire d’État). Du côté européen: les conseillers de sécurité du Royaume-Uni, de France, d’Allemagne. Du côté ukrainien: Rustem Umerov (conseiller de sécurité de Zelenskyy). Et à la table, un cadre de 28 points pour l’après-guerre.
Ce cadre, c’est ce qu’Axios révélera plus tard — on le sait par des fuites — c’est une garantie de sécurité inspirée par l’Article 5 de l’OTAN. Traduction: si la Russie relance les hostilités après un cessez-le-feu, les États-Unis et les Alliés européens considerent ça comme « une attaque contre la communauté atlantique entière » et répondront, y compris potentiellement avec une action militaire. C’est énorme. C’est la promesse que l’Amérique fera la guerre pour l’Ukraine si la Russie recommence. Pour dix ans minimum. Renouvelable par accord mutuel.
Mais voilà le hic. Witkoff sort de cette réunion et dit que tout est « finalisé ». Que c’est « aussi fort que ça peut être ». Mais il dit ça sans Trump dans la pièce. Et maintenant, à Davos, Macron et Starmer et tous les autres doivent vérifier: Est-ce que Trump va approuver ce que ses propres négociateurs ont signé? Parce que c’est lui qui décide. Pas Witkoff. Pas Kushner. Trump. Et c’est ça qui terrifie tout le monde.
Imaginez la scène à Paris. Witkoff explique le cadre. Umerov écoute. Les Européens prennent des notes. Et quelque part dans la pièce, il y a une question silencieuse: « Est-ce que le patron va valider tout ça? » Parce que Trump a une histoire de repousser ses propres négociateurs. De dire « non, je veux mieux ». De changer d’avis parce qu’il a regardé Fox News le matin. Et tous les gens assis à cette table à Paris le savent. Alors pourquoi négocier si dur si le résultat dépend du bon vouloir d’un seul homme?
Section 3 : Les Trois Promesses Qui Font Trembler l'Europe
Promesse 1 — La Garantie Militaire Américaine. Sinon, C’est Fini
La première promesse, c’est celle qui compte le plus. Les États-Unis doivent approuver le cadre de sécurité post-ceasefire. Pas seulement le tolérer. L’approuver. Personnellement. De la bouche de Trump. Parce que sans ça, quand les Russes relancent les attaques — et ils les relancent — l’Ukraine sera seule. Les Européens n’ont pas la capacité militaire pour tenir tête à la Russie seuls. Ils peuvent envoyer des troupes. Ils peuvent envoyer du matériel. Mais si les Russes décident d’attaquer massivement, si les bombardements reviennent, si les tanks roulent de nouveau, l’Ukraine a besoin que l’Amérique soit là.
Trump sait ça. Et c’est pourquoi l’Europe supplie. Macron ne va pas à Davos pour boire du champagne. Il va là pour entendre Donald Trump dire: « Oui, je approuve. Si la Russie attaque, on répond. Ensemble. Je vais faire la guerre pour protéger votre décision. » C’est brutal, dit comme ça. Mais c’est la vérité. C’est exactement ce que Macron a besoin d’entendre. Et c’est exactement ce qui terrifie Trump parce que ça ressemble à une « endless war ».
Von der Leyen l’a dit dimanche, avant Davos: « Les garanties offerts sont substantielles, fiables, et clairement définies. » Mais elle ajoute quelque chose de crucial: « It is very good that the Americans are involved, in particular, in verification and monitoring. » Traduction directe: on a besoin que vous soyez là pour vérifier que les Russes ne trichent pas. Parce que nous, on ne peut pas le faire seuls. Et Trump, il comprend que ça le lie à l’Ukraine pour une décennie.
Je pense à Trump en train de lire ce communiqué de Von der Leyen. « Vérification et monitoring américain. » C’est dire: « Vous êtes piégé maintenant. Vous ne pouvez pas partir. Vous devez rester. » Et je le vois qui serre les mâchoires. Parce que Trump déteste être piégé. Il déteste les engagements infinis. Et voilà qu’on lui demande de s’engager pour dix ans minimum. C’est ça qui va se jouer à Davos. Pas des applaudissements. Des menaces voilées.
Promesse 2 — L’Engagement Face aux Troupes Alliées. « On Vous Laisse Pas Seuls »
La Grande-Bretagne a promis d’envoyer des troupes en Ukraine après le cessez-le-feu. Starmer l’a signé le 6 janvier avec Macron et Zelenskyy. La France aussi. Peut-être l’Allemagne — mais Merz est plus hésitant. Mais le Royaume-Uni et la France? C’est clair. Elles vont mettre des soldats sur le terrain. Pour « monitorer le cessez-le-feu », comme dit l’euphémisme. Traduction: pour s’interposer entre les Russes et les Ukrainiens. Pour risquer leurs vies. Pour que la Russie ne recommence pas.
Mais voilà le problème. Si les Russes attaquent ces troupes alliées, qui défend? Qui contre-attaque? Les Britanniques ont des soldats. Pas une armée capable de tenir face à la Russie. La France? Idem. Ils peuvent faire du remplissage. Ils peuvent créer une « ligne de démarcation ». Mais si les Russes décident que ces troupes alliées sont une menace, qu’elles interfèrent avec leurs plans, c’est l’Amérique qui doit escalader. Sinon, c’est un massacre.
Starmer sait ça. Et c’est pourquoi il change d’avis et décide d’aller à Davos. Un official britannique l’a confirmé: il n’avait pas prévu d’y aller, mais quand il a entendu que Trump allait parler d’Ukraine, il a dit « Je dois y aller ». Pourquoi? Parce qu’il faut qu’il regarde Trump dans les yeux et sache: si j’envoie mes gars là-bas, vous allez les protéger? C’est une question qu’on ne pose pas par téléphone. C’est une question qu’on pose face à face, avec témoins.
Imaginez Starmer qui rentre à Londres après Davos et qui doit dire à sa cabinet de défense: « Voilà ce que Trump a promis. » Et ses généraux qui demandent: « Ça va suffire? » Et Starmer qui répond: « Je ne sais pas. J’ai vu dans ses yeux qu’il était sincère. Ou peut-être juste fatigué de la question. » C’est du poker diplomatique au plus haut niveau. Avec les vies des soldats comme mises.
Promesse 3 — L’Argent. Les 800 Milliards Secrets
Il y a un accord en négociation depuis le début. Un accord de reconstruction post-conflit entre les États-Unis et l’Ukraine. 800 milliards de dollars. Telegraph en a parlé. C’est énorme. C’est dire à l’Ukraine: « Après le cessez-le-feu, on reconstruit ensemble. On modernise. On crée une Ukraine prospère. » Mais voilà, Trump doit l’approuver. Ou du moins, il doit ne pas le saborder. Parce que ses supporters vont demander: « Quoi? On donne 800 milliards aux Ukrainiens? » Et Trump va avoir une autre crise politique.
Donc Davos, c’est aussi l’occasion de négocier comment Trump vend cet accord à son électorat. Comment le faire paraître comme une victoire. Comme une opportunité économique. Pas comme un geste de charité. « On reconstruit l’Ukraine, et ça crée des emplois pour les ouvriers américains. C’est du commerce. C’est transactionnel. Tout le monde gagne. » Si Trump peut dire ça, il peut vendre le deal à ses supporters. Et si Trump peut vendre le deal, il peut l’approuver. Et si Trump approuve, la reconstruction commence.
Un officiel européen l’a dit avec franchise: « Without the US, none of this will happen. » Et c’est vrai pour l’argent aussi. Les Européens peuvent promettre du crédit. Mais ce sont les États-Unis qui ont l’argent. Et ce sont les États-Unis qui ont la capacité d’attirer l’investissement privé. Pas d’Amérique, pas 800 milliards. Pas d’argent, pas de reconstruction. Pas de reconstruction, pas de stabilité. Et c’est ça le vrai risque.
800 milliards de dollars. C’est plus que le PIB de beaucoup de pays. C’est plus que le budget de défense français. Et tout dépend de Trump. Pas de consensus politique. Pas d’approbation du Congrès. Juste Trump qui dit oui ou non. Et si Trump change d’avis demain matin parce qu’il a lu un tweet qui le mettait en colère, les 800 milliards disparaissent. C’est ça, la réalité de négocier avec Trump. Pas de certitude. Juste des promesses verbales et l’espoir qu’il ne change pas d’avis.
Section 4 : Le Silence Terrifiant des Russes
Poutine Regarde et Attend. Avec des Sourires Discrets
Pendant que l’Europe supplie Trump, Poutine regarde. On ne sait pas exactement ce qu’il pense, mais on peut le deviner. Il sait que Trump est imprévisible. Il sait que Trump a dit des choses positives sur lui par le passé. Et il sait que si Trump décide que « ça ne vaut pas le coup » de défendre l’Ukraine, tout s’écroule. Les négociateurs américains ont confirmé que la Russie a été informée du cadre de 28 points. Witkoff l’a dit noir sur blanc: « Russia has been informed about the draft. »
Alors la Russie sait. Et elle attend. Elle voit l’Europe qui supplie. Elle voit Trump qui hésite. Et elle sourit, quelque part dans le Kremlin. Parce que chaque jour que passe sans engagement clair de Trump, c’est une victoire pour Moscou. Parce que ça signifie que l’alliance occidentale n’est pas certaine. Que le bluff peut fonctionner. Que si la Russie relance les hostilités, peut-être que l’Amérique ne répondra pas. Et ça, c’est exactement ce que Poutine cherche.
Il y a un détail qui montre l’abîme entre le discours et la réalité. Macron a dit le 6 janvier que le cadre était « le résultat de négociations complexes et de dur travail ». Mais la réalité, c’est que Washington a refusé de signer un document sur la participation américaine à la surveillance du cessez-le-feu. Politico en a parlé. Traduction: Trump refuse de s’engager par écrit. Il préfère garder de la flexibilité. De la flexibilité pour changer d’avis. De la flexibilité pour interpréter l’accord comme il le veut. C’est du Trump pur jus: on signe rien, aucun papier, juste des promesses verbales.
Je pense à Macron qui lit que Washington refuse de signer un document sur la surveillance du cessez-le-feu. Et je vois son expression se changer. Parce que ça signifie: Trump garde une porte de sortie. À tout moment, il peut dire « Je n’avais pas compris. C’était une promesse verbale non engageante. » C’est déjà arrivé avec les traités commerciaux. Avec l’accord nucléaire iranien. Avec pratiquement tous les accords que Trump a signés ou refusés. Et maintenant, c’est l’Ukraine qui doit vivre dans ce doute permanent.
Une Déclaration sans Valeur? Les Leçons de l’Histoire
Le 6 janvier, Macron, Starmer et Zelenskyy ont signé une déclaration d’intention de déployer un contingent multilatéral en Ukraine après le conflit. C’est officiel. C’est signé. C’est écrit noir sur blanc. Mais c’est une déclaration d’intention. Pas un traité. Pas une garantie. Pas un engagement juridique irrévocable. C’est une promesse politique. Et les promesses politiques? Elles changent.
Histoire. 1994. La Grande-Bretagne, la France, la Russie et les États-Unis signent le Mémorandum de Budapest. L’Ukraine renonce à ses armes nucléaires en échange de garanties de sécurité. Une déclaration. Une promesse. Ensuite, en 2014, la Russie annexe la Crimée. Et le Mémorandum? Il disparaît. Les garanties de sécurité? Inexistantes. Voilà ce que craignent les Ukrainiens. Voilà pourquoi Zelenskyy va à Davos non pas pour supplier, mais pour demander des garanties écrites, chiffrées, exécutoires.
Mais Trump refuse de signer. Et c’est ça qui est terrifiant. Parce que ça signifie que tout dépend de sa bonne volonté. De son humeur. De ce qu’il a mangé le matin de la réunion. De si le Washington Post l’a critiqué ou loué la veille.
1994. 2014. Et maintenant 2026. L’histoire se répète. L’Ukraine signe des papiers qui promettent la sécurité. Et trente ans plus tard, les sécurités se envolent. Et maintenant, on demande à Zelenskyy de faire confiance à Trump. À un homme qui a changé d’avis plus de fois qu’il n’y a de jours en une semaine. C’est demander l’impossible.
Section 5 : La Panique Européenne Face à l'Imprévisibilité de Trump
Keir Starmer Qui Abandonne son Agenda. Emmanuel Macron Qui Retient Son Souffle
Keir Starmer n’avait pas prévu d’aller à Davos. C’est vérifié. Il avait son propre agenda. Des réunions à Londres. Des responsabilités. Puis, le 12 janvier, il apprend que Trump va parler d’Ukraine à Davos. Et Starmer change tout. Change de vol. Décommande ses réunions. Décide qu’il doit être là. Pourquoi? Parce qu’il ne peut pas laisser cette réunion se dérouler sans lui. Parce qu’il sait que c’est le moment qui va décider du sort de son engagement militaire en Ukraine.
Macron? Lui, il est déjà impliqué. Il a signé le 6 janvier. Mais il sait que ça ne vaut rien sans Trump. Alors il va à Davos avec une question simple: « Monsieur le Président, vais-je pouvoir dire à mon cabinet de défense et au Parlement français que vous allez vraiment protéger nos soldats? » C’est une question politique délicate. En France, on ne sacrifie pas les soldats. Pas pour une promesse verbale vague. Pas pour un homme qui a changé d’avis cinquante fois. Macron a besoin de plus qu’une poignée de main. Il a besoin de voir dans les yeux de Trump la certitude.
Merz, le chancelier allemand, il a sa propre panique. L’Allemagne est celle qui a le plus à perdre géographiquement si la Russie s’énerve. L’Allemagne qui a de l’équipement militaire avancé. L’Allemagne qui pourrait être la prochaine cible. Et voilà que Trump dit des choses positives sur Poutine. « Je suis déçu de Poutine », dit Trump. Mais c’est le ton d’un vendeur qui négocie le prix, pas le ton d’un ennemi. Merz doit vérifier: Est-ce que tu vas vraiment tenir face à Poutine? Ou tu vas négocier un deal qui me laisse seul?
Starmer qui change de plans. Macron qui retient son souffle. Merz qui compte ses munitions. Et Zelenskyy qui regarde tout ça de loin et pense: « Ils viennent supplier Trump. Et moi, je viens juste espérer qu’il n’abandonne pas mon pays pendant le café. » Il y a quelque chose de tragique dans cette image. Les plus puissants dirigeants d’Europe qui se prosternent devant un seul homme. Qui supplient. Qui supplient un homme qui a démontré encore et encore qu’il n’aime pas les engagement, qu’il aime les deals, et que les deals peuvent changer. C’est démoralisant. C’est humiliant. Et c’est la réalité de 2026.
Section 6 : Le Contexte qu'on Oublie — Trump a Déjà Changé les Règles
Juillet 2025 — Quand Trump a Surpris Tout le Monde
Attendez. Revenons un moment. Juillet 2025. Trump ne signe pas simplement un accord avec l’OTAN — il annonce une nouvelle usine de fabrication d’armes pour fabriquer des systèmes pour l’Ukraine. C’est énorme. C’est dire aux Russes: « On va pas arrêter de soutenir l’Ukraine. On va industrialiser ça. On va le rendre permanent. » Steve Bannon est furieux. Marjorie Taylor Greene l’attaque. Trump perd des points avec ses supporters MAGA. Mais il tient bon. Pourquoi?
Parce que Trump a réalisé quelque chose que peu de gens comprennent: l’Ukraine n’est pas une charity. C’est une opportunité économique. Les armes qu’on vend? Elles génèrent des bénéfices. Les troupes européennes en Ukraine? Elles doivent être équipées, approvisionnées, soutenues. Et qui va faire ça? L’Amérique. Avec ses industries. Avec ses entreprises. C’est de l’argent qui reste à la maison. C’est de l’emploi. Trump peut vendre ça à ses supporters comme une victoire économique, pas comme un geste d’aide.
Donc Trump a intérêt à maintenir le soutien à l’Ukraine. Pas par amour. Par profit. C’est la réalité transactionnelle de Trump. Et c’est peut-être la seule chose qui va sauver l’Ukraine à Davos. Pas la morale. Pas les alliances. Le profit. Parce que Trump comprend le profit. Trump aime le profit. Et si on peut faire du profit en maintenant l’Ukraine en vie, Trump y est peut-être d’accord.
Ça sonne cynique comme ça. Mais c’est peut-être la vérité la plus honnête de cette histoire. Trump ne défendra pas l’Ukraine par compassion. Trump ne défendra pas l’Ukraine par idéalisme. Trump défendra l’Ukraine si ça lui rapporte. Et si on peut faire en sorte que la défense de l’Ukraine lui rapporte, c’est peut-être notre meilleur espoir. C’est triste. Mais c’est efficace.
Section 7 : Les Non-Dits de Davos
Ce Qu’on Ne Dit Pas en Public mais Qu’on Murmure en Privé
Il y a certaines choses qu’aucun des leaders ne va dire à Davos. Mais tout le monde sait. Macron pense: « Et si Trump abandonne quand même? » Starmer pense: « Combien de temps avant que Trump publie un tweet qui contredit sa promesse? » Merz pense: « Et si la Russie teste notre résolution? » Et Zelenskyy pense: « Et si je rentre en Ukraine et que Trump a changé d’avis? »
Il y a aussi une question plus grande qu’on chuchote: Est-ce que Trump va vraiment honorer cet engagement après son mandat? Parce que si Trump perd les élections en 2028 — et il peut perdre — que se passe-t-il? Un démocrate prend le pouvoir. Va-t-il continuer l’engagement de Trump? Ou va-t-il dire « Non, Trump a pris cet engagement sans notre approbation »? C’est un risque réel. C’est une incertitude que personne ne peut résoudre. Et ça hante les négociateurs.
Il y a aussi la question de la Chine. Tout le monde sait que si la Chine décide de soutenir massivement la Russie, les équations changent. Si la Chine envoie des armes. Des soldats. De la technologie. Alors tout ce cadre s’écroule. Et Trump? Trump fait du commerce avec la Chine. Trump négocie avec la Chine. Est-ce qu’il va vraiment mettre sa relation commerciale avec la Chine en jeu pour protéger l’Ukraine?
Davos sera une réunion de gens qui sourient en public et qui panique en privé. Des gens qui disent « yes, we have a framework » mais qui pensent « what if it all falls apart? » Des gens qui négocient la sécurité de millions de vies avec un homme qui a la capacité d’attendre changé d’avis en trois secondes. C’est pas une réunion. C’est une roulette russe géopolitique.
Section 8 : Le Moment de Vérité — Que Va Dire Trump?
Les Trois Scénarios Possibles
Scénario 1: Trump Approuve Tout. Il sort de la réunion et dit: « Le cadre est solide. Je l’approuve. Si la Russie attaque, on répond ensemble. C’est une grande victoire pour l’Amérique. » Résultat: l’Europe respire. Zelenskyy rentre en Ukraine avec une garantie. La Russie comprend que le bluff ne marchera pas. Tout fonctionne comme prévu.
Scénario 2: Trump Approuve Partiellement. Il sort de la réunion et dit: « Le cadre est bon. Mais on doit ajouter ceci. On doit modifier ça. » Résultat: six mois de négociations supplémentaires. Parce que chaque modification doit être acceptée par tout le monde. Et pendant ce temps, l’incertitude règne. La Russie teste. Les Européens panique. Zelenskyy attend, attend, attend.
Scénario 3: Trump Refuse ou Change d’Avis. Il sort de la réunion et dit: « J’ai réfléchi. C’est trop cher. C’est trop de risques. Je ne peux pas engager les États-Unis pour dix ans. » Résultat: implosion diplomatique. L’Europe doit décider si elle peut tenir sans l’Amérique. Les Britanniques et les Français retirent leurs soldats? Les Allemands paniquent? La Russie teste les limites. C’est le chaos.
Un official européen a dit la vérité en une phrase: « It is still unclear what Trump really feels. » Et ça, c’est le problème. Six mois de négociations. Des centaines de pages de documents. Des promesses de sécurité. Et tout dépend de ce que Trump « ressent ». Pas de ce qui est écrit. Pas de ce qui a été signé. De ce qu’il ressent.
Ça résume tout. Un official européen reconnaît publiquement: on ne sait pas ce que Trump pense vraiment. On a négocié. On a travaillé. On a signé. Et on ne sait toujours pas. Parce que Trump n’a pas encore décidé. Ou il a décidé et il va changer d’avis. Ou il a décidé mais il veut garder de la suspense pour avoir le dernier mot à Davos. C’est ça, négocier avec Trump. C’est du poker. Et tout le monde est à court de jetons.
Conclusion : Davos va-t-il Changer quelque Chose?
Une Réunion qui ne Devrait Pas Être Nécessaire
Le plus ironique dans toute cette histoire, c’est que cette réunion ne devrait pas exister. Si Trump était un président normal, un président prévisible, un président qui respecte les arrangements internationaux, tout ça aurait déjà été signé en décembre. Les leaders ne se présenteraient pas à Davos pour supplier. Les documents seraient signés. Les garanties seraient écrites. Les obligations seraient claires. Mais Trump n’est pas un président normal.
Davos, c’est l’aveu silencieux que l’Occident ne sait pas comment gérer Trump. Qu’on a besoin de six leaders majeurs pour le convaincre de faire ce qu’il a déjà promis. Que un seul homme doit approuver les arrangements que des dizaines de diplomates ont négociés pendant des mois. C’est une confession d’impuissance déguisée en réunion amicale.
Zelenskyy va être dans cette salle. Il va regarder Macron, Starmer, Merz. Et il va penser: « C’est ça, mon sauveteur? Un homme qui hésite? Un homme qui change d’avis? » C’est l’image qui restera de Davos. Pas un accord signé. Pas une victoire proclamée. Mais l’image des plus grands leaders d’Europe qui supplient un seul homme de ne pas les abandonner.
Dans vingt ans, on parlera de Davos 2026. Et on se demandera: pourquoi était-ce nécessaire? Pourquoi six leaders d’État devaient-ils se présenter devant Trump pour le convaincre de tenir une promesse qu’il avait déjà faite? Et la réponse, c’est que personne ne savait à l’époque si Trump allait tenir ou non. Personne ne savait s’il allait approuver ou abandonner. Davos, c’était l’ultime gamble. Le dernier argument. La dernière chance de convaincre un seul homme de ne pas laisser l’Ukraine tomber. Et nous ne savons pas encore si ça a marché. Parce que Trump n’a pas encore parlé. Et quand Trump parle, tout peut changer en une seconde. C’est ça, Davos 2026. C’est l’attente. Le silence. La peur. Et l’espoir fragile que Trump dise oui.
Sources
Sources primaires
Financial Times (13 janvier 2026) – « Ukraine’s G7 allies to press Donald Trump in crunch talks » – Rapport détaillé sur les plans des leaders du G7 de rencontrer Trump à Davos pour obtenir son approbation personnelle sur les garanties de sécurité
TASS (13 janvier 2026) – « Kiev’s G7 allies plan to discuss Ukraine guarantees with US leader during WEF — FT » – Couverture des plans de réunion avec détails sur les six leaders prévus et le calendrier
Reuters (18 juin 2025) – « Zelenskiy leaves G7 with no Trump meeting or fresh arms » – Contexte sur les tensions précédentes entre Trump et les alliés de l’Ukraine
Interfax Ukraine (12 janvier 2026) – « Davos leaders to press Trump on backing Paris-week agreements » – Rapport sur l’agenda caché de la réunion et les inquiétudes des leaders européens
UNN (12 janvier 2026) – « Zelenskyy and Trump may meet next week in Davos – media » – Détails sur les différents scénarios de réunion et les délégations
Sources secondaires
Axios (20 novembre 2025) – « Trump peace plan for Ukraine includes NATO-style security guarantee » – Analyse du cadre de 28 points et des garanties de sécurité proposées par Trump
Le Monde (13 juin 2024) – « Biden and Zelensky sign 10-year security deal, G7 confirms 50 billion Ukraine funding deal » – Contexte historique sur les accords de sécurité initiales signées par Biden
BBC (17 septembre 2024) – « Biden and Zelensky to talk US support for Ukraine at G7 » – Contexte sur les arrangements de sécurité antérieurs
CNN (10 juillet 2025) – « Trump says he struck deal to send US weapons to Ukraine through NATO » – Couverture de l’annonce du corridors d’armement NATO du 14 juillet 2025
The Hill (16 juillet 2025) – « Trump and NATO just changed the Ukraine war » – Analyse des implications du nouvel accord Trump-OTAN
BBC (15 juillet 2025) – « ‘We still hate it’ – Trump’s Nato weapons deal for Ukraine sparks MAGA anger » – Couverture de la réaction des supporters de Trump à l’accord
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