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Les Frontières de la Russie Prennent Fin Là Où L’Amérique Décide — Quand Washington Défie Moscou Sur les Mers
Crédit: Custom

Le Piège du Drapeau — Comment Peindre L’Impuissance sur une Coque

Pendant des mois, la stratégie de Moscou sur les mers était simple et brillante, selon ses propres calculs. Créer une « flotte fantôme » de navires sans vraie nationalité. Les rebaptiser avec des drapeaux russes. Et espérer que le droit maritime international les protégerait. C’est ce qu’on appelle les « tactiques hybrides ». Le Kremlin excelle à cela. En Géorgie, en 2008, avec les « petits hommes verts ». En Ukraine, en 2014, avec les fantômes de Crimée. Sur les côtes baltes, avec les câbles sous-marins qu’on sabote silencieusement. Et maintenant sur l’océan Atlantique — une vieille carcasse de tanker rebaptisée en quelques jours, des registres falsifiés, un drapeau peint à la va-vite sur la coque.

Les experts russes pensaient avoir trouvé la faille dans le système international. Un navire sans vraie nationalité peut être arraisonné par n’importe qui. Mais un navire battant pavillon russe? Celui-là, pensaient-ils, était protégé. La Convention des Nations unies sur le droit de la mer (UNCLOS) semblait de leur côté. Un État ne peut normalement arraisonner un navire battant son propre pavillon que dans des circonstances très précises: piraterie, statut apatride avérée, ou poursuites « à chaud » (délit observable directement). Le Marinera avait un pavillon russe. Donc il était protégé. Donc il était sûr. Ou du moins, c’est ce que Moscou croyait.

Mais voilà le problème: l’Amérique ne joue pas selon les vieilles règles du droit maritime. Selon les spécialistes du droit international interrogés par les médias, le statut du Marinera était « ambigu » au moment de la saisie. Rebaptisé le 24 décembre, arraisonné le 7 janvier, le navire n’avait passé que deux semaines sous le drapeau russe. C’était trop court. C’était transparent. C’était une fraude évidente. Et quand le statut d’un navire est ambigu, quand il n’y a pas de protection légale claire, il revient au statut de navire sans nationalité — et donc, il peut être arraisonné. Les Américains ont simplement tranché dans le vif: c’est pas un vrai changement de pavillon. C’est de la fraude. Donc on le prend.

C’est ça qui fascine: Moscou a joué son meilleur jeu. La tactique hybride, c’est leur art. C’est leur génie. Pendant des années, ça a marché. Mais là, face à l’Amérique, face à cette puissance brute qui décide que le droit international c’est une suggestion, pas une règle — Putin n’a plus rien. Aucun levier. Aucune tactique. Juste l’impuissance absolue.

Deux Tankers, Deux Océans, Deux Humiliations Simultanées

Mais ce qui rend l’opération encore plus humiliante pour Moscou, c’est ce qui l’accompagne. Au même moment, à 4 000 km de là, dans la mer des Caraïbes, un deuxième navire — le M/T Sophia — est arraisonné. Deux tankers. Deux opérations. Deux humiliations. Simultanées. C’est une coordination minutieuse. C’est une démonstration de puissance stratégique. Washington n’a pas arraisonné le Marinera. Washington a envoyé un message à Moscou: « Nous pouvons vous trouver n’importe où. Nous pouvons vous arrêter n’importe où. Et nous sommes prêts à le faire en même temps à deux endroits du globe. »

Les équipages des deux navires, au moment de l’arraisonnement, ne savaient pas ce qui se passait. Ils avaient reçu l’ordre de fuir. Ils savaient qu’ils transportaient du pétrole sanctionné. Mais ils espéraient que le drapeau russe les protégerait. Que le gouvernement russe, qui avait embrassé le plan, les sauverait. Et pendant un moment très bref, il semblait que Moscou prenait ça au sérieux. Un sous-marin nucléaire. Des navires de surface. Toute la puissance militaire que le Kremlin pouvait rassembler en quelques jours. Mais quand l’Amérique a frappé, quand les hélicoptères ont survolé le Marinera au-dessus de l’Atlantique froid, tout cet apparat militaire s’est volatilisé. Et les équipages ont compris: le gouvernement russe ne peut rien pour nous.

Un marin à bord du Marinera, le 7 janvier au matin. Il voit les hélicoptères américains. Il sait que le sous-marin russe qui était censé le protéger n’a rien pu faire. Deux semaines de fuite qui se terminent comme ça. Il doit y avoir un moment, une fraction de seconde, où tu réalises que ton gouvernement t’a menti. Que la protection qu’il promettait n’était que du vent.

Sources

Sources primaires

Al Jazeera (9 janvier 2026) – « US seizes fifth oil tanker as Venezuela pressure campaign continues » – Couverture détaillée des saisies multiples de navires russes en janvier 2026

Time Magazine (6 janvier 2026) – « U.S. Seizes 2 Tankers Linked to Venezuela » – Analyse de la saisie des tankers Marinera et Sophia, avec contexte des tactiques russes de contournement des sanctions

NBC News (7 janvier 2026) – « U.S. seizes Russian-flagged oil tanker linked to Venezuela » – Rapport détaillé sur l’arraisonnement du Marinera par la Garde côtière américaine avec soutien britannique

BBC News (7 janvier 2026) – « US seizes two ‘ghost fleet’ tankers linked to Venezuelan oil » – Analyse de la « flotte fantôme » russe et des implications géopolitiques de la saisie

Sources secondaires

RFE/RL (6 janvier 2026) – « US Seizure Of Russian Tanker Puts Shadow Fleet On Notice » – Analyse des tactiques hybrides russes et des implications pour d’autres navires de la flotte fantôme

Politico (7 janvier 2026) – « US seizes Russian-flagged tanker that broke its blockade » – Contexte politique et implications pour les sanctions contre la Russie

Global Captain (17 octobre 2025) – « Putin Takes Hybrid Warfare To The Sea » – Analyse des tactiques maritimes hybrides russes développées avant la saisie du Marinera

The Conversation (8 janvier 2026) – « The boarding of the Marinera and the rise of the shadow fleet in hybrid warfare » – Analyse approfondie du droit maritime international et des implications légales de la saisie

Small Wars Journal (10 décembre 2025) – « Irregular Warfare at Sea: How Russia’s Shadow Fleet » – Étude des tactiques irrégulières maritimes russes et de la flotte fantôme

CBC News (8 janvier 2026) – « U.S. is targeting sanctioned Venezuela oil, but more of… » – Couverture des implications économiques des saisies de tankers pour les sanctions russes

CityNews Montreal (6 janvier 2026) – « US seizes 2 sanctioned oil tankers linked to Venezuela in the North Atlantic » – Reportage couvrant la dimension montréalaise et canadienne des événements

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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