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Makiivka en feu : les drones ukrainiens transforment un dépôt russe en enfer
Crédit: Custom

Un monstre de munitions en feu

Le dépôt de Makiivka n’était pas n’importe quel entrepôt. C’était un véritable monstre logistique, rempli de roquettes, d’obus d’artillerie, de munitions de tous calibres — des stocks accumulés par la 51e Armée russe pour soutenir ses opérations dans le secteur de Donetsk. Des mois, peut-être des années de ravitaillement, empilés dans des bâtiments industriels massifs, camouflés parmi les infrastructures civiles de la ville. Les Russes pensaient qu’ici, au cœur du territoire occupé, loin du front, ils étaient à l’abri. Ils avaient tort. La première frappe a touché le centre du complexe. Immédiatement, les munitions ont commencé à détoner en chaîne. Pas des explosions isolées, mais un enfer continu qui a duré des heures. Les témoins décrivent un spectacle apocalyptique : le ciel éclairé par des éclairs permanents, le sol qui tremble comme lors d’un séisme, des projectiles qui s’envolent dans tous les directions et retombent parfois à des kilomètres de là, déclenchant des incendies secondaires. Les pompiers russes n’ont même pas essayé d’intervenir. Comment auraient-ils pu ? Face à un dépôt de munitions qui explose, il n’y a qu’une seule chose à faire : attendre. Attendre que tout brûle. Attendre que tout s’arrête. Et prier pour ne pas être touché par un obus perdu.

La puissance de la destruction est difficile à imaginer. Des bâtiments entiers se sont effondrés sous l’impact des explosions secondaires. Les toitures se sont envolées comme des feuilles de papier au vent. Les murs de béton armé, conçus pour résister aux bombardements, se sont fissurés puis ont cédé sous la pression dévastatrice des détonations successives. Et au milieu de ce chaos, les soldats russes qui se trouvaient dans le dépôt ont disparu. Non pas « tués au combat » avec des médailles posthumes et des funérailles officielles, mais simplement éliminés. Rayés de l’existence comme s’ils n’avaient jamais existé. Leurs corps calcinés mélangés aux décombres, aux munitions fondues, aux restes de l’équipement militaire qu’ils géraient. C’est cette mort anonyme, sans gloire, sans témoins, qui est peut-être la plus terrifiante. Mourir dans les flammes en sachant que personne ne saura exactement comment, ni quand, ni pourquoi. Juste un nom sur une liste. Un numéro dans un bilan officiel. Une statistique anonyme dans une guerre qui ne compte plus les victimes.

Les munitions qui parlent

Ce que nous dit cette explosion, c’est quelque chose de profondément perturbant sur la nature de cette guerre. Chaque obus qui a brûlé dans ce dépôt, chaque roquette qui a explosé en pure perte, c’est potentiellement des vies ukrainiennes qui ont été épargnées. Des villes qui n’ont pas été bombardées. Des civils qui n’ont pas été tués. Mais c’est aussi une illustration terrifiante de l’échelle de la machine de guerre russe. La quantité de munitions stockées à Makiivka ne s’explique pas par une simple défense locale. C’est du stockage stratégique, à long terme, qui indique que Moscou n’avait pas l’intention de partir. Jamais. Ces munitions étaient là pour des années d’occupation, pour une guerre d’usure que les Russes pensaient pouvoir gagner par la simple accumulation de feu et d’acier. Et en une nuit, en quelques heures d’explosions dévastatrices, tout cet investissement a disparu en fumée. Littéralement.

Il y a quelque chose de profondément ironique dans cette destruction. Les Russes ont occupé Makiivka, transformé cette ville industrielle en base arrière, entassé des montagnes de munitions dans des entrepôts cachés parmi les zones résidentielles — pensant que la population ukrainienne locale servirait de bouclier humain, pensant que l’Ukraine n’oserait jamais frapper si fort au milieu des civils. Ils avaient tort. L’Ukraine a frappé. Et elle a frappé fort. Pas par méchanceté, mais par nécessité. Parce que chaque munition stockée à Makiivka est une munition qui sera utilisée contre des Ukrainiens. Chaque obus qui brûle ce soir, c’est peut-être un enfant à Kharkiv ou à Avdiivka qui survivra demain. Est-ce que c’est moral ? Est-ce que c’est juste ? Je ne sais pas. Ce que je sais, c’est que dans une guerre d’extermination comme celle-ci, la morale devient un luxe que personne ne peut se permettre. Les Russes ont choisi de transformer les villes ukrainiennes en cibles. L’Ukraine leur rend la pareille. Et c’est tout.

Sources

Sources primaires

Militarnyi – « Explosions and Fire in Occupied Makiivka in the Donbas; Military Facility Likely Hit » – Publié le 12 janvier 2026, 21h58 – Anzhelika Kalchenko

Militarnyi – « Unmanned Systems Forces Drones Hit Ammunition Depot and Two Substations in Occupied Donetsk Region » – Publié le 13 janvier 2026, 15h15 – Sania Kozatskyi

Sources secondaires

United24 Media – « Ukrainian Drones Blow Up Russian Ammo Depot and Cut Power to Temporarily Occupied Donbas » – Publié le 13 janvier 2026, 14h02 (mis à jour 14h42) – Ivan Khomenko

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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