Les options militaires sur la table
Le 10 janvier 2026, Donald Trump a été briefé sur les différentes options militaires disponibles. Des frappes ciblées sur des sites militaires. L’élimination du Guide suprême. L’utilisation d’armes cybernétiques. Le président américain a déclaré le 11 janvier que Washington examinait « des options très fortes ». Il a même affirmé que des dirigeants iraniens avaient appelé pour « négocier ». Mais il a ajouté cette phrase glaçante : « Nous devrons peut-être agir avant une réunion. »
Trump a déjà utilisé son marteau. Au Venezuela, où il a fait enlever Maduro. En Iran, avec Soleimani et les bombardements nucléaires. Mais cette fois, c’est différent. Il s’agit de décider du sort d’une révolution, de millions de personnes qui risquent leur vie. Et personne ne sait ce qui se passerait si les États-Unis intervenaient. Le régime pourrait s’effondrer. Ou rallier les mécontents contre la menace extérieure et se battre jusqu’au dernier Iranien.
Trump est imprévisible. C’est sa marque. Mais cette imprévisibilité devient terrifiante quand des vies sont en jeu. Parce que Trump ne réfléchit pas comme un stratège. Il réfléchit comme un homme d’affaires qui cherche le meilleur deal. Et l’Iran, pour lui, c’est peut-être juste une autre opportunité de montrer sa force. Mais les Iraniens ne sont pas des pions. Ce sont des êtres humains qui méritent mieux.
Les risques d’une intervention
Il y a mille raisons de redouter une intervention américaine. Le porte-parole du Parlement iranien a prévenu : « En cas d’attaque, Israël et toutes les bases américaines seront notre cible. » Ce n’est pas une menace en l’air. L’Iran a des capacités militaires, des alliés, des milices. Une intervention pourrait déclencher une conflagration régionale dont personne ne pourrait prédire l’issue.
L’opposition iranienne n’est ni structurée ni armée. La seule figure qui émerge est Reza Pahlavi, le fils du dernier Shah, dont la popularité semble liée à une opération d’influence israélienne. Que se passerait-il si le régime tombait ? Qui prendrait le pouvoir ? Comment éviter le chaos, comme en Irak après 2003 ? Ces questions n’ont pas de réponses.
Le playbook de la répression
Une stratégie éprouvée
Le régime iranien sait gérer une révolution. Il l’a fait en 2009, en 2019, en 2022. À chaque fois, le même scénario. Les manifestants sont des terroristes. Le soulèvement est un complot étranger. Internet est coupé. Et la répression bat son plein, méthodique, implacable, sanglante.
Le régime considère que sa survie dépend de sa capacité à mater le mouvement. Il ne fera aucune concession, car toute concession serait un signe de faiblesse. Tant que l’appareil sécuritaire tient, le régime ne tombera pas. Et pour l’instant, il n’y a pas eu de défections importantes. C’est le calcul : tenir bon, réprimer, attendre que la fatigue fasse son œuvre.
Il y a quelque chose de révoltant dans cette mécanique. Cette façon dont un régime peut, encore et encore, écraser son peuple sans que le monde ne bouge vraiment. Oui, il y a des condamnations. Mais au final, les mollahs sont toujours là, quarante-sept ans après. Ils ont survécu à tout. Pourquoi cette fois serait-elle différente ? Parce que Trump pourrait intervenir ? Peut-être. Ou peut-être que dans quelques semaines, nous parlerons d’autre chose.
Les victimes de la machine
Les noms s’accumulent. Vahab Mousavi, Mostafa Falahi, Taha Safari (16 ans), Reza Azimzadeh, Ahmad Jalil… Ce ne sont pas des statistiques. Ce sont des personnes qui avaient des rêves, des familles. Des personnes qui ont payé de leur vie le simple fait de vouloir vivre librement.
Les blessés sont innombrables. Des projectiles métalliques, des balles de fusil à pompe. Des blessures à la tête, aux yeux. Certains n’osent pas aller à l’hôpital par peur d’être arrêtés. Le 4 janvier, les forces ont même attaqué l’hôpital Imam Khomeini à Ilam, tirant des gaz lacrymogènes à l’intérieur. C’est une violation de toutes les conventions. Mais qui va les arrêter ?
L'impasse stratégique
Si Trump n’intervient pas
Si Trump ne fait rien, la révolution sera écrasée. Le régime continuera sa répression, arrêtera des milliers de personnes, en torturera certaines. Les manifestations s’essouffleront. Les Iraniens retourneront chez eux, brisés, convaincus que rien ne changera. Le régime gagnera encore quelques années. Et Trump perdra toute crédibilité, comme Obama en 2013.
C’est le scénario le plus probable. Parce que malgré ses menaces, Trump sait que les risques sont énormes. Une conflagration régionale. Des milliers de morts. Un chaos incontrôlable. Et pour quoi ? Pour soutenir un mouvement qui pourrait échouer même avec l’aide américaine ? Trump calcule les coûts et les bénéfices. Et les coûts semblent dépasser les bénéfices.
Mais voilà le paradoxe cruel. Si Trump n’intervient pas, des milliers d’Iraniens mourront dans l’indifférence. Le régime survivra. Et dans quelques années, un nouveau soulèvement sera réprimé. C’est un cycle infernal. Et nous, spectateurs impuissants, nous tweeterons notre solidarité, changerons notre photo de profil. Comme si cela changeait quoi que ce soit. Comme si notre indignation virtuelle pouvait arrêter les balles.
Si Trump intervient
Mais si Trump intervient, les conséquences pourraient être catastrophiques. Une intervention pourrait affaiblir le régime, peut-être le faire tomber. Mais elle pourrait aussi rallier la population autour du régime face à l’agression étrangère. Elle pourrait déclencher une guerre régionale. Elle pourrait créer un vide de pouvoir que personne ne pourrait combler. L’Irak en 2003. La Libye en 2011. La Syrie. Pourquoi l’Iran serait-il différent ?
Et puis il y a la question de la légitimité. Qui a donné à Trump le droit de décider du sort de l’Iran ? Les manifestants ne réclament pas une intervention américaine. Ils réclament la liberté. Une intervention militaire serait perçue comme une nouvelle forme d’impérialisme. Et elle discréditerait le mouvement, en le faisant passer pour un instrument de Washington. C’est exactement ce que le régime affirme depuis le début.
Le précédent vénézuélien
L’enlèvement spectaculaire de Maduro
Le 4 janvier 2026, Trump a fait enlever le président vénézuélien Nicolas Maduro. Une opération spectaculaire avec des espions, des explosions, des hélicoptères. Une démonstration de force qui a montré que Trump était prêt à aller loin. Mais le Venezuela n’est pas l’Iran. Le Venezuela n’a pas de capacités militaires significatives. Pas d’alliés puissants. Pas de milices prêtes à se battre. L’Iran, si.
Certains pensent que Trump pourrait tenter un scénario vénézuélien : éliminer Khamenei, forcer le régime à négocier, obtenir un changement sans tout renverser. Ce serait optimal pour Trump et les pays du Golfe. Mais est-ce réaliste ? Le régime accepterait-il de sacrifier Khamenei ? Et cela suffirait-il aux manifestants qui veulent la chute complète du système ? Probablement pas.
Trump aime les coups d’éclat. L’enlèvement de Maduro était parfait : audacieux, réussi, médiatisé. Mais l’Iran n’est pas le Venezuela. Et les Iraniens ne sont pas des figurants dans un film d’action. Ce sont des êtres humains qui se battent pour leur liberté depuis des décennies. Ils méritent mieux qu’une opération conçue pour flatter un ego.
Les limites de la force
Le problème avec une intervention militaire, c’est qu’elle ne résout rien à long terme. Elle peut détruire, éliminer, affaiblir. Mais elle ne peut pas construire une démocratie. Elle ne peut pas créer une société civile forte. Elle ne peut pas guérir les divisions. Seuls les Iraniens peuvent faire ce travail. Et pour cela, ils ont besoin de temps, d’espace, de soutien. Pas de bombes.
L’histoire du Moyen-Orient depuis vingt ans est une succession d’échecs. L’Irak est toujours instable. La Libye est un État failli. La Syrie est détruite. L’Afghanistan est retombé aux mains des talibans. Pourquoi l’Iran serait-il différent ? Qu’est-ce qui fait croire à Trump qu’une intervention réussirait là où toutes les autres ont échoué ?
Le rôle d'Israël dans l'ombre
Une influence grandissante
Israël joue un rôle crucial, même dans l’ombre. Le pays a mené une guerre de douze jours contre l’Iran en juin 2025. Depuis, Israël pousse pour un changement de régime, voyant dans le soulèvement une opportunité de se débarrasser de son principal ennemi. Plusieurs sources indiquent qu’Israël mène une opération d’influence pour promouvoir Reza Pahlavi comme alternative.
Cette influence est problématique. Elle risque de discréditer le mouvement en le faisant passer pour un instrument de Tel-Aviv. Elle pourrait pousser Trump à intervenir pour servir les intérêts d’Israël, pas ceux des manifestants. Elle complique une situation déjà complexe, en ajoutant une dimension géopolitique à ce qui devrait être une lutte pour la liberté.
Israël a ses raisons de vouloir la chute du régime. Des raisons légitimes. Mais les Iraniens qui manifestent ne se battent pas pour Israël. Ils se battent pour eux-mêmes, pour leur avenir. Et ils méritent que leur combat ne soit pas instrumentalisé par des puissances étrangères. Leur révolution leur appartient. Personne ne devrait la leur voler.
Le Moyen-Orient en recomposition
La chute potentielle du régime s’inscrit dans une recomposition du Moyen-Orient. La Syrie est affaiblie. Le Hezbollah a perdu sa puissance. Les milices chiites sont divisées. L’Iran apparaît comme le dernier pilier de l’axe de la résistance. Si ce pilier s’effondre, c’est tout l’équilibre qui pourrait basculer. Mais vers quoi ? Vers plus de stabilité ou plus de chaos ?
Ce qui est certain, c’est qu’Israël agit comme la principale force de déstabilisation. Ses bombardements en Syrie, au Liban, en Iran. Ses assassinats. Tout cela maintient le Moyen-Orient en tension permanente. Et maintenant, avec Trump prêt à soutenir Israël sans condition, le risque d’escalade n’a jamais été aussi élevé. L’Iran pourrait être le détonateur.
La question de la légitimité
Qui décide pour l’Iran ?
Au cœur de cette crise : qui a le droit de décider de l’avenir de l’Iran ? Les Iraniens, évidemment. Mais dans les faits, ce sont des acteurs extérieurs qui tiennent les clés. Trump et ses conseillers. Les dirigeants israéliens. Les monarchies du Golfe. Tous ont leurs agendas, leurs intérêts. Et les Iraniens ? Ils sont réduits au rôle de spectateurs de leur propre révolution.
C’est profondément injuste. Les Iraniens se battent depuis des décennies. Ils ont payé un prix terrible. Et maintenant, leur sort dépend d’un homme qu’ils n’ont pas élu, qui ne connaît rien à leur histoire. Un homme qui voit l’Iran comme un problème géopolitique, pas comme un peuple à libérer.
Il y a quelque chose de colonial dans cette façon de penser. Comme si les peuples du Moyen-Orient étaient incapables de décider de leur avenir. Comme s’ils avaient besoin de l’Occident pour les sauver. C’est le même discours qui a justifié l’Irak en 2003. Et on a vu le résultat. Mais nous n’apprenons jamais. Nous répétons les mêmes erreurs, en nous convainquant que cette fois sera différente. Mensonges.
Le poids de l’histoire
L’Iran a une longue histoire d’interventions étrangères. En 1953, la CIA a organisé un coup d’État pour renverser le Premier ministre démocratiquement élu Mohammad Mossadegh. Cette intervention a conduit à la révolution islamique de 1979. Quarante-sept ans plus tard, nous voilà de nouveau à envisager une intervention. Comme si l’histoire ne nous avait rien appris.
Les Iraniens n’ont pas oublié 1953. Ils n’ont pas oublié comment l’Occident a volé leur démocratie pour protéger ses intérêts pétroliers. Et maintenant, Trump voudrait qu’ils croient que cette fois, c’est différent ? Beaucoup sont sceptiques. Et ils ont raison.
Les alternatives à l'intervention
Le soutien logistique
Il existe des alternatives. Les États-Unis pourraient fournir un soutien logistique : des outils pour contourner la censure, des équipements de communication, une aide financière. Ils pourraient exercer une pression diplomatique intense, coordonner des sanctions ciblées, isoler l’Iran, saisir la Cour pénale internationale. Amplifier les voix des manifestants, documenter les violations.
Mais cela suffirait-il ? Le régime a survécu à quarante-sept ans de sanctions, d’isolement. Il a affronté l’Irak pendant huit ans. Il a résisté à Israël, aux États-Unis. Il a été délégitimé à plusieurs reprises. Et pourtant, il est toujours là. Pourquoi changerait-il maintenant ? La réponse honnête : probablement rien. Le régime ne tombera que s’il est renversé par la force.
Et c’est là le dilemme. Si le soutien ne suffit pas, et si l’intervention est trop dangereuse, alors quoi ? Nous restons les bras croisés pendant que le régime massacre son peuple ? C’est insupportable. Mais c’est peut-être la réalité. Peut-être qu’il n’y a pas de bonne solution. Peut-être que nous sommes condamnés à choisir entre plusieurs mauvaises options.
Le rôle de la communauté internationale
La communauté internationale semble paralysée. L’Union européenne condamne, mais ne fait rien. Les Nations unies sont impuissantes, bloquées par les vetos russe et chinois. Les pays arabes regardent avec intérêt, mais sans s’impliquer. Seuls les États-Unis et Israël semblent prêts à agir. Et c’est le problème : une intervention menée uniquement par eux serait perçue comme illégitime.
Ce qu’il faudrait, c’est une action coordonnée, avec un mandat de l’ONU, un soutien régional, une stratégie pour l’après-régime. Mais c’est un rêve. Dans le monde réel, les intérêts nationaux priment. Les organisations sont paralysées. Et pendant ce temps, les Iraniens continuent de mourir, attendant un soutien qui ne viendra probablement jamais.
L'impunité systémique du régime
Un climat de terreur organisée
Le régime iranien bénéficie d’une impunité systémique qui lui permet de commettre encore et encore des crimes relevant du droit international. Les homicides, les actes de torture, les viols, les disparitions forcées… Tout cela se répète depuis des décennies sans que les responsables ne soient jamais inquiétés. C’est cette impunité qui encourage le régime à continuer, sachant qu’il n’aura jamais à rendre de comptes.
Les familles de victimes sont contraintes au silence. Certaines sont forcées d’apparaître dans les médias officiels pour attribuer les décès à des accidents ou aux manifestants eux-mêmes. Les menaces sont explicites : si vous parlez, nous ne vous rendrons pas le corps. Si vous protestez, vous serez les prochains. C’est une stratégie de terreur bien rodée, qui vise à briser toute résistance.
Cette impunité me révolte. Comment peut-on laisser un régime massacrer son peuple pendant des décennies sans jamais intervenir vraiment ? Les condamnations verbales ne suffisent pas. Les sanctions économiques ne suffisent pas. Il faut que les responsables sachent qu’un jour, ils devront répondre de leurs crimes. Devant une cour internationale. Devant l’histoire. Devant leur propre conscience, s’il leur en reste une.
Les arrestations massives et la torture
Depuis le début du soulèvement, des centaines de personnes ont été arrêtées arbitrairement. Des manifestants, des journalistes, des défenseurs des droits humains. Certains ont à peine 14 ans. Beaucoup sont soumis à des disparitions forcées, détenus au secret, exposés à un risque accru de torture. Le régime a déjà diffusé des « aveux » obtenus sous la contrainte, une pratique qu’il maîtrise depuis longtemps.
Le 5 janvier, les médias affiliés au Corps des Gardiens ont diffusé les « aveux » d’une jeune femme de 18 ans et d’une adolescente de 16 ans, les accusant d’avoir « mené des émeutes ». Ces images sont insoutenables. On voit la peur dans leurs yeux. On devine les pressions, les menaces, peut-être pire. Et le régime présente cela comme une preuve de culpabilité.
Les conséquences géopolitiques d'une chute du régime
Un bouleversement régional
Si le régime iranien tombait, ce serait un séisme géopolitique sans précédent au Moyen-Orient. L’Iran est le pilier central de l’axe de la résistance, soutenant le Hezbollah au Liban, les milices chiites en Irak, les Houthis au Yémen, et ce qui reste du régime syrien. Sans l’Iran, cet axe s’effondrerait. Mais qu’est-ce qui le remplacerait ? Un vide de pouvoir que personne ne pourrait contrôler. Des guerres civiles qui se multiplieraient. Des groupes terroristes qui prospéreraient dans le chaos.
Les monarchies du Golfe, notamment l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, verraient la chute de l’Iran comme une victoire stratégique majeure. Elles pourraient étendre leur influence dans la région, imposer leur vision conservatrice de l’islam sunnite. Mais elles devraient aussi gérer les conséquences : des millions de réfugiés iraniens, une instabilité accrue, des groupes extrémistes qui profiteraient du chaos. La chute de l’Iran ne résoudrait pas les problèmes du Moyen-Orient. Elle en créerait de nouveaux.
On rêve toujours que la chute d’un régime autoritaire apportera automatiquement la démocratie et la stabilité. Mais l’histoire nous enseigne le contraire. La chute de Saddam Hussein n’a pas apporté la démocratie en Irak. La chute de Kadhafi n’a pas apporté la stabilité en Libye. La chute d’Assad… eh bien, Assad n’est même pas tombé, malgré une guerre civile de plus de dix ans. Pourquoi l’Iran serait-il différent ?
L’impact sur l’équilibre nucléaire
L’Iran est à quelques mois d’avoir la capacité de produire une arme nucléaire, selon les experts. Si le régime tombait maintenant, que deviendraient ces installations nucléaires ? Qui les contrôlerait ? Un nouveau gouvernement iranien pourrait décider de poursuivre le programme nucléaire, ou même de l’accélérer. Des groupes terroristes pourraient tenter de s’emparer de matériel nucléaire. Israël pourrait décider de détruire préventivement toutes les installations, déclenchant une nouvelle guerre.
C’est l’un des aspects les plus terrifiants de cette crise. Le programme nucléaire iranien ne disparaîtra pas avec le régime. Il faudra le gérer, le contrôler, le démanteler peut-être. Et cela nécessitera une coopération internationale que nous sommes incapables d’organiser actuellement. Pendant ce temps, le risque de prolifération nucléaire au Moyen-Orient n’a jamais été aussi élevé. Et personne ne semble avoir de plan pour y faire face.
L'urgence d'agir maintenant
Une fenêtre qui se referme
Le temps presse. Chaque jour qui passe voit de nouvelles victimes tomber. Chaque heure de silence international renforce le sentiment d’abandon des manifestants. Ils se battent seuls, face à une machine de répression implacable. Et ils commencent à se demander si quelqu’un viendra jamais à leur aide. Si leur sacrifice servira à quelque chose. Si leur courage ne sera pas, une fois de plus, vain.
La coupure d’Internet depuis plus de 72 heures rend la situation encore plus critique. Les manifestants ne peuvent plus coordonner leurs actions. Les journalistes ne peuvent plus documenter les violations. Le monde ne voit plus ce qui se passe vraiment. C’est exactement ce que veut le régime : agir dans l’ombre, massacrer en silence, effacer les preuves. Et ça fonctionne.
Je pense à ces manifestants qui risquent leur vie sans savoir si le monde les regarde encore. Sans savoir si leur combat sera reconnu, célébré, ou simplement oublié comme tant d’autres avant eux. Ils méritent mieux que notre indifférence. Ils méritent mieux que nos débats stériles sur les risques d’une intervention. Ils méritent qu’on agisse. Maintenant. Avant qu’il ne soit trop tard.
Les signaux contradictoires de Washington
Trump envoie des signaux contradictoires. D’un côté, il menace d’intervenir militairement. De l’autre, il parle de négociations possibles avec le régime. D’un côté, il affirme soutenir les manifestants. De l’autre, il semble plus préoccupé par le Groenland et le Venezuela. Cette incohérence est dangereuse. Elle donne de l’espoir aux manifestants, puis les abandonne. Elle fait croire au régime qu’il peut continuer impunément.
Le président américain doit clarifier sa position. Soit il soutient vraiment les manifestants iraniens, et dans ce cas il doit agir concrètement. Soit il ne veut pas s’impliquer, et dans ce cas il doit arrêter de faire des promesses qu’il ne tiendra pas. Cette ambiguïté tue. Littéralement. Parce que les manifestants prennent des risques en pensant que l’Amérique les soutiendra. Et quand ce soutien ne vient pas, ils meurent.
Conclusion : un avenir suspendu à une décision
Le moment de vérité
Nous sommes entrés dans le moment décisif. Celui où le soulèvement va faire plier le régime ou se briser une nouvelle fois. Trump doit décider dans les jours qui viennent. Intervenir ou laisser faire. Soutenir ou abandonner. Risquer une guerre ou accepter que le régime survive. C’est un choix impossible. Et quelle que soit sa décision, des milliers paieront le prix.
Si Trump intervient, nous pourrions voir la chute du régime, mais aussi une guerre, des milliers de morts, un chaos incontrôlable. Si Trump n’intervient pas, le régime écrasera probablement la révolution, comme tant de fois. Dans les deux cas, le bilan sera terrible. Dans les deux cas, l’avenir restera incertain. Et dans les deux cas, nous nous demanderons si nous aurions pu faire quelque chose de différent.
Je ne sais pas quelle est la bonne décision. Honnêtement, je ne crois pas qu’il y en ait une. Nous sommes face à une tragédie, une de ces situations où toutes les options sont mauvaises. Mais ce que je sais, c’est que les Iraniens méritent mieux. Ils méritent de vivre librement, sans peur. Ils méritent un avenir qui ne dépende pas des caprices d’un président américain. Ils méritent que leur révolution leur appartienne. Et nous méritons un monde où les peuples décident de leur destin, sans intervention, sans manipulation, sans violence. Mais ce monde n’existe pas encore. Et peut-être n’existera-t-il jamais.
Sources
Sources primaires
Anthony Samrani, « Le sort du soulèvement en Iran est (malheureusement) entre les mains de Trump », Le Nouvel Observateur, 12 janvier 2026. Amnesty International et Human Rights Watch, « Iran. Le nombre de morts et de blessés ne cesse d’augmenter », 8 janvier 2026. Al Jazeera, « Trump says US considering ‘very strong options’ for Iran », 12 janvier 2026.
Sources secondaires
Wikipédia, « Manifestations de 2025-2026 en Iran », consulté le 12 janvier 2026. Le Monde, « EN DIRECT, Iran : les diplomates convoqués », 12 janvier 2026. TF1 Info, « EN DIRECT – Iran : près de 650 morts selon une ONG », 12 janvier 2026.
Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.