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Russie : l’escalade nucléaire qui défie Trump
Crédit: Custom

L’arsenal russe se modernise

Le missile Oreshnik représente le sommet de la technologie militaire russe contemporaine, une prouesse d’ingénierie qui témoigne des capacités industrielles et scientifiques que Moscou a su développer malgré les sanctions économiques occidentales. Ce missile balistique à portée intermédiaire, dont la portée exacte reste classifiée mais qui pourrait atteindre plusieurs milliers de kilomètres, a été conçu spécifiquement pour contourner les systèmes de défense antimissile actuels de l’OTAN. Sa vitesse hypersonique — 13 000 km/h soit environ Mach 11 — et sa trajectoire imprévisible le rendent théoriquement impossible à intercepter par les batteries de défense aérienne actuellement déployées en Europe. C’est cette particularité technique qui en fait une arme stratégique de dissuasion majeure, capable de frapper n’importe quelle cible sur le continent européen en quelques minutes seulement.

L’utilisation de l’Oreshnik dans un contexte de conflit réel, et non simplement lors d’exercices militaires, constitue une première historique qui n’a échappé à aucun observateur international. Bien que le missile tiré le 9 janvier ait apparemment transporté des ogives inertes « factices » plutôt que des têtes nucléaires, le message symbolique reste puissant : la Russie possède la capacité de frapper avec des armes nucléaires et elle est prête à le démontrer. Cette démonstration de force intervient alors que des missiles Oreshnik ont également été déployés en Biélorussie en décembre 2025, plaçant l’arme encore plus près des frontières de l’OTAN et de l’Union européenne. Cette stratégie de déploiement progressif suggère une volonté russe de créer une menace permanente et omniprésente sur les flancs occidentaux, un rappel constant que toute confrontation pourrait dégénérer rapidement en conflit nucléaire.

Ce qui me glace le sang, c’est la rationalité froide et calculée derrière cette escalade. Vladimir Poutine ne joue pas à un jeu de hasard — il calcule chaque coup, chaque geste, chaque menace. Il teste les limites de l’Occident, il mesure notre résolution, il sonde nos faiblesses. Et à chaque fois que nous reculons d’un millimètre, il avance d’un kilomètre. La question n’est plus de savoir s’il va arrêter, mais jusqu’où il est prêt à aller avant que nous ne réagissions vraiment.

Les frappes s’intensifient

Le lancement de l’Oreshnik n’est qu’un aspect — bien que le plus spectaculaire — d’une campagne militaire russe qui s’est considérablement intensifiée au début de l’année 2026. L’attaque massive du 8 au 9 janvier, qui a mobilisé 242 drones et 36 missiles sur des objectifs à travers l’Ukraine, représente l’une des opérations les plus concentrées et les plus dévastatrices menées par Moscou depuis le début du conflit. Les cibles visées incluent non seulement des installations militaires et des infrastructures stratégiques, mais aussi des zones résidentielles, des hôpitaux, et même des sites diplomatiques comme l’ambassade du Qatar à Kyiv qui a été endommagée lors des bombardements. Cette tactique de guerre totale vise clairement à briser le moral de la population ukrainienne et à mettre sous pression énorme les infrastructures du pays, particulièrement son réseau énergétique déjà fragilisé par des mois d’attaques ciblées.

Les conséquences humaines de cette intensification sont dévastatrices. À Kyiv, les frappes ont fait quatre morts, dont Serhiy Smoliak, un médecin d’urgence de 56 ans qui était venu porter secours aux victimes d’une première frappe sur un immeuble d’habitation en banlieue et qui a été tué lors d’une frappe secondaire — une tactique particulièrement cruelle visant à cibler les secouristes. Plus de vingt autres personnes ont été blessées dans la capitale, et l’électricité a été coupée à plus d’un demi-million de foyers alors que les températures nocturnes plongeaient à -10°C. Le maire de Kyiv, Vitali Klitschko, a rapporté que 6 000 immeubles d’appartements avaient été affectés par les frappes, bien que les équipes de réparation aient réussi à rétablir le chauffage dans près de 1 100 d’entre eux dans les heures qui ont suivi. Cette destruction systématique des infrastructures civiles, en plein hiver, relève d’une stratégie délibérée de punition collective qui constitue potentiellement un crime de guerre.

Sources

Sources primaires

Orlando Sentinel, « US accuses Russia of ‘dangerous and inexplicable escalation’ of war in Ukraine as Trump seeks peace », 12 janvier 2026, par Edith M. Lederer (Associated Press)

Reuters, « Russia fires hypersonic missile at target in Ukraine near NATO border », 9 janvier 2026, par Olena Harmash, Andrew Osborn, Tom Balmforth, Charlotte Van Campenhout, Friederike Heine

Al Jazeera, « US slams Russia’s ‘dangerous escalation’ in Ukraine amid new deadly strikes », 13 janvier 2026, par News Agencies

Sources secondaires

UK Government Statement, « Russia’s use of Oreshnik hypersonic missile should be universally condemned – UK statement at the UN Security Council », janvier 2026

PBS NewsHour, « Russia uses its new hypersonic missile in major attack on Ukraine and warning to the West », janvier 2026

Kyiv Post, « Trump Claims ‘Progress’ on Ukraine Peace as Allies Hedge Bets », janvier 2026

Jamestown Foundation, « Putin Stalling Ninety Percent Complete Peace Deal », janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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