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Trump l’avoue : « On fait de l’argent avec la guerre en Ukraine »
Crédit: Custom

La réduction d’un président à néant

L’humiliation est méthodique. Calculée. Quand le New York Times demande à Trump si Zelensky dispose d’un quelconque levier dans les négociations, la réponse est brutale : « Il n’a vraiment aucune carte à jouer. Il n’en a jamais eu depuis le premier jour. » Pas de nuance. Pas de diplomatie. Juste un constat glacial qui réduit le président d’un pays en guerre à un pion sans valeur. Et quand on insiste, quand on demande ce que Zelensky possède alors, Trump enfonce le clou : « Il n’a qu’une seule chose… Donald Trump. » La phrase résonne comme une sentence. Comme si le sort de 44 millions d’Ukrainiens dépendait du bon vouloir d’un seul homme. Comme si trois ans de résistance héroïque, de sacrifices inimaginables, de courage face à l’envahisseur ne comptaient pour rien.

Cette déclaration n’est pas anodine. Elle révèle la vision que Trump a de cette guerre : une affaire personnelle où il joue le rôle du sauveur providentiel. « Sans mon implication, la Russie aurait pris toute l’Ukraine », affirme-t-il. « La guerre aurait pu évoluer en troisième guerre mondiale. » Le messianisme est total. L’ego, démesuré. Et la réalité, complètement déformée. Car si l’Ukraine tient encore debout aujourd’hui, ce n’est pas grâce à Trump. C’est grâce au courage de ses soldats. À la détermination de son peuple. Au soutien de l’Europe et de l’OTAN. Mais dans l’univers trumpien, tout tourne autour de lui. Tout dépend de lui. Et Zelensky n’est qu’un figurant dans son propre drame.

Le chantage permanent

Cette posture n’est pas nouvelle. Depuis son retour au pouvoir, Trump a multiplié les déclarations ambiguës sur l’Ukraine. Tantôt il promet de mettre fin à la guerre « en 24 heures », tantôt il menace de couper l’aide américaine si Kiev ne se plie pas à ses exigences. Dans l’interview du New York Times, il reconnaît que les négociations ont calé. Qu’un accord n’a pas été trouvé pour Thanksgiving ou Noël comme il l’espérait. Et il rejette la faute sur les deux camps : « J’ai eu des cas où j’avais tout réglé avec Poutine et Zelensky ne voulait pas conclure l’accord, ce qui m’a choqué. Puis j’ai eu des cas où c’était l’inverse. Je pense que maintenant, ils veulent tous les deux faire un accord. »

Mais cette équivalence est trompeuse. Car Zelensky ne refuse pas un accord par caprice. Il refuse de sacrifier son pays sur l’autel d’une paix qui ne serait qu’une capitulation déguisée. Il refuse d’abandonner le Donbas, où la Russie contrôle désormais 75% de la région de Donetsk et 99% de celle de Luhansk. Il refuse de laisser la centrale nucléaire de Zaporizhzhia entre les mains de Moscou. Il refuse de condamner son peuple à vivre sous la menace permanente d’une nouvelle invasion. Et pour cela, Trump le présente comme un obstacle. Comme quelqu’un qui complique les choses. Comme si résister à l’agression était un problème plutôt qu’un droit.

Cette arrogance me révulse. Cette manière de traiter Zelensky comme un subalterne, comme un mendiant qui devrait être reconnaissant d’avoir l’attention du grand Donald Trump. Je pense à cet homme qui a refusé de fuir Kiev quand les chars russes étaient aux portes de la ville. Qui a dit « J’ai besoin de munitions, pas d’un taxi » quand les Américains lui proposaient l’exil. Qui est resté avec son peuple, dans le danger, dans la peur, dans l’incertitude. Et Trump ose dire qu’il n’a rien ? Qu’il n’a que lui ? Non. Zelensky a son peuple. Il a sa dignité. Il a son courage. Il a trois ans de résistance qui ont prouvé au monde entier que l’Ukraine ne se laisserait pas effacer. Trump peut bien se pavaner, se croire indispensable, se prendre pour le sauveur de l’humanité. La vérité, c’est que sans l’Ukraine, sans son refus de plier, sans sa détermination à exister, il n’y aurait rien à négocier. Il n’y aurait qu’un pays rayé de la carte et un dictateur qui regarderait déjà vers la prochaine cible.

Sources

Sources primaires

Euromaidan Press – « Trump admits US ‘makes money’ from Ukraine war, won’t promise to defend Kyiv if Russia attacks again » – Maxim Volovich – 12 janvier 2026 – https://euromaidanpress.com/2026/01/12/trump-ukraine-interview-nyt-security-guarantee-zelensky/

The New York Times – « Our Interview With President Trump » – Transcription complète de l’interview – 11 janvier 2026

Sources secondaires

BBC News – « US offered Ukraine 15-year security guarantee, Zelensky says » – Bernd Debusmann Jr et Harry Sekulich – 29 décembre 2025 – https://www.bbc.com/news/articles/c36z615y443o

Al Jazeera – « Zelenskyy says US security guarantee text ready to be finalised with Trump » – 8 janvier 2026

Reuters – « Zelenskiy says US security guarantees document set to be finalised with Trump » – 8 janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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