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Ukraine: Un document historique qui pourrait changer tout — ou rien du tout
Crédit: Custom

Quinze ans, trente ans, cinquante ans: la durée qui change tout

Les détails qui commencent à émerger des négociations sont stupéfiants. Les États-Unis ont offert à l’Ukraine des garanties de sécurité pour quinze ans. Quinze ans. C’est une génération. C’est le temps qu’il faudra pour qu’un enfant né aujourd’hui puisse voter, s’engager, peut-être avoir ses propres enfants. Mais Zelensky, dans sa détermination farouche, pousse encore plus loin. Il veut des garanties pour trente, quarante, cinquante ans. Pourquoi? Parce qu’il connaît la Russie. Parce qu’il sait que quinze ans, c’est court. Très court. Et que Moscou a la mémoire longue — et les ambitions encore plus longues. Le document que Zelensky demande de finaliser n’est pas un simple accord commercial. C’est un traité de sécurité qui lierait Washington à Kiev pendant des décennies. Un engagement que personne n’aurait osé imaginer il y a un an à peine.

Et ce n’est pas tout. Les garanties américaines ne seraient pas isolées. Elles s’inscriraient dans un cadre trilatéral: Ukraine, États-Unis, Europe. Un document multilatéral qui lierait les trois partenaires dans un engagement commun. Plus un document bilatéral spécifique entre Washington et Kiev. Plus un troisième document sur la reconstruction et le développement économique, baptisé « Roadmap for Ukraine’s Prosperity ». Trois documents. Trois piliers. Une architecture de sécurité sans précédent dans l’histoire moderne. Là où l’Otan a échoué à protéger l’Ukraine en 2014, où l’accord de Minsk s’est avéré être un piège mortel, cette nouvelle architecture vise à créer un filet de sécurité si dense, si complexe, si puissant que même la Russie y réfléchirait à deux fois avant d’attaquer. En théorie, du moins.

Les troupes au sol: promesse ou illusion?

Le 6 janvier, à Paris, quelque chose d’encore plus spectaculaire s’est passé. La France et le Royaume-Uni se sont engagés à déployer des forces sur le territoire ukrainien en cas de cessez-le-feu. Emmanuel Macron a parlé de « plusieurs milliers » de soldats français. Keir Starmer a confirmé que Londres et Paris établiraient des « hubs militaires » à travers l’Ukraine et construiraient des installations protégées pour les armements et équipements militaires. Ce n’est plus de la diplomatie verbale. C’est un engagement concret, tangible, militaire. Des soldats européens sur le sol ukrainien, en uniforme, armés, prêts à intervenir si la Russie viole un accord de paix.

La Coalition of the Willing — cette alliance de 35 pays réunie à Paris — a adopté une déclaration d’intention qui, si elle est honorée, représenterait un changement fondamental dans l’équilibre géopolitique européen. Les États-Unis dirigeraient un mécanisme de surveillance du cessez-le-feu avec participation européenne. Une force multinationale européenne serait déployée. L’armée ukrainienne serait renforcée, ses stocks d’armes reconstitués, pour qu’elle puisse agir comme première ligne de dissuasion contre toute reprise des combats. Sur le papier, c’est parfait. C’est solide. C’est rassurant. Mais là encore, la réalité de la guerre en Ukraine nous a appris à nous méfier des engagements sur papier.

Et là, je m’arrête. Je relis ces phrases et je me demande: est-ce que je suis en train de rêver? Des soldats français en Ukraine? Des garanties de sécurité pour cinquante ans? Un document « historique » qui serait finalisé « au plus haut niveau »? Il y a deux ans, ce genre de promesse aurait été considéré comme de la science-fiction. Aujourd’hui, c’est sur la table. Et je jubile. Désolé si ça choque, mais je jubile. Après des mois à voir l’Ukraine encaisser, à voir les villes bombardées, les enfants tués, les civils massacrés — voir enfin l’Occident se lever et dire « ça suffit, cette fois on s’engage vraiment », ça fait du bien. Vraiment. Mais en même temps, cette petite voix dans ma tête me chuchote: « et si c’était encore une illusion? Et si dans six mois, les soldats français ne sont jamais venus? Et si les garanties américaines restent lettres mortes? » La confiance, ça se construit dans la durée. Et l’Ukraine a vu sa confiance brisée trop de fois pour croire aveuglément. Vous comprenez ce sentiment? Ce mélange d’espoir et de peur qui ne vous lâche pas?

Sources

Sources primaires

Ukrinform – « Ukraine’s security guarantees from U.S. to be finalized at highest level, Zelensky says » – Publié le 12 janvier 2026

BBC – « US offered Ukraine 15-year security guarantee, Zelensky says » – Publié le 29 décembre 2025

The Kyiv Independent – « Zelensky orders final review of US security guarantees; White House source praises ‘tremendous progress’ in ending war » – Publié le 12 janvier 2026

Sources secondaires

Al Jazeera – « US backs security guarantees for Ukraine, as France and UK pledge troops » – Publié le 6 janvier 2026

Le Monde – « Ukraine’s Western allies agree on key security guarantees in Paris » – Publié le 6 janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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