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141 affrontements en 24 heures : le front ukrainien brûle à Pokrovsk et Huliaipole
Crédit: Custom

Une ville sous siège permanent

Pokrovsk. Le nom veut dire « protecteur » en ukrainien. Ironie du sort, cette ville de l’est de l’Ukraine est devenue l’un des endroits les plus bombardés du front. Trente-neuf assauts en une journée. Trente-neuf fois les forces russes ont essayé de percer les lignes de défense. Trente-neuf fois elles ont échoué. Mais à quel prix ? Dans les tranchées autour de la ville, les soldats ukrainiens vivent dans des conditions qu’on peine à imaginer. Douze degrés sous zéro. La boue qui gèle. Le manque de sommeil. L’obsession de survivre à la prochaine heure. Et au-dessus de leurs têtes, le bourdonnement incessant des drones. Sept mille neuf cent soixante-sept drones kamikaze utilisés sur tout le front en vingt-quatre heures. Combien au-dessus de Pokrovsk ? Combien de soldats ont levé les yeux vers le ciel, le cœur en arrêt, en entendant ce bruit caractéristique ?

Les zones autour de Pokrovsk sont devenues un champ de bataille labyrinthique. Shakhove, Fedorivka, Rodynske, Myrnohrad… Chaque village, chaque hameau est disputé mètre par mètre. Les forces russes envoient des vagues d’assaut, une après l’autre, cherchant la faille, la faiblesse, le moment de fatigue. Mais les défenseurs ukrainiens tiennent. Ils se battent avec une détermination qui défie l’entendement. Pourquoi ? Parce que derrière eux, il y a Pokrovsk. Il y a des familles. Il y a des enfants. Il y a l’Ukraine elle-même. Et ils savent que s’ils reculent d’un pas, l’ennemi avancera de dix. Trente-neuf assauts repoussés. C’est un chiffre militaire, mais c’est surtout un témoignage de courage humain.

Les visages de la résistance

Dans une tranchée près de Myrnohrad, il y a Andriy. Il a vingt-cinq ans. Avant la guerre, il étudiait l’informatique à l’université de Kiev. Il rêvait de devenir développeur, de travailler pour une grande entreprise technologique, peut-être à l’étranger. Aujourd’hui, il tient un fusil d’assaut et surveille l’horizon, les yeux rivés sur les jumelles thermiques. Il n’a pas dormi depuis trente-six heures. Ses mains sont engourdies par le froid, mais il ne lâche pas son arme. Pourquoi ? Parce que sa mère vit à Pokrovsk. Sa sœur, son beau-frère et leurs deux enfants aussi. À chaque assaut russe qu’il repousse, il sauve sa famille. À chaque drone qu’il abat, il protège sa ville. Andriy n’est pas un héros de roman. Il est juste un jeune homme qui, le 24 février 2022, a vu sa vie basculer et a décidé de se battre plutôt que de fuir.

Et il y a des milliers comme lui. Dans chaque tranchée, derrière chaque parapet de sable, il y a des visages. Des visages marqués par la fatigue, le stress, les pertes. Mais aussi par une détermination inébranlable. À Pokrovsk, les soldats savent qu’ils sont la première ligne de défense de toute une région. S’ils tombent, c’est toute la partie orientale de l’Ukraine qui est menacée. Alors ils se battent. Ils se battent avec ce qu’ils ont. Ils se battent avec leur courage, leur intelligence, leur fraternité. Et ils se battent aussi avec l’aide de l’artillerie ukrainienne, qui frappe sans relâche les concentrations de troupes russes. Huit zones de concentrations frappées en une journée. Huit fois où les artilleurs ukrainiens ont ajusté leurs tirs, ont calculé les trajectoires, ont appuyé sur la détente en sachant qu’ils sauvaient des vies.

Quand je pense à Andriy et à tous ces soldats, j’ai la gorge serrée. Vingt-cinq ans. Il devrait être en train de coder des applications, de sortir avec des amis, de vivre sa vie. Au lieu de ça, il est dans une tranchée gelée, à défendre sa ville natale. Et je me demande : comment va-t-il après ? Comment on revient à la normale après avoir vécu ça ? Comment on dort paisiblement après avoir passé des mois à entendre le sifflement des obards ? La guerre ne finit pas quand le dernier coup de fusil est tiré. Elle continue dans les têtes, dans les cœurs, dans les nuits. Andriy survivra peut-être à cette guerre. Mais sera-t-il jamais vraiment intact ?

Sources

Sources primaires

Ukrinform, « War update: 141 clashes on front line over past day; Pokrovsk, Huliaipole sectors most active », 14 janvier 2026, 09:21, https://www.ukrinform.net/rubric-ato/4080093-war-update-141-clashes-on-front-line-over-past-day-pokrovsk-huliaipole-sectors-most-active.html

Sources secondaires

UNN (Ukrainian National News), « 141 combat engagements took place on the front line over the past day, many enemy equipment and soldiers were destroyed – General Staff », 14 janvier 2026, 06:53, https://unn.ua/en/news/141-combat-engagements-took-place-on-the-front-line-over-the-past-day-many-enemy-equipment-and-soldiers-were-destroyed-general-staff

RBC-Ukraine, « Russia-Ukraine war: Frontline update as of January 14 », 14 janvier 2026, 10:00, https://newsukraine.rbc.ua/news/russia-ukraine-war-frontline-update-as-of-1768377365.html

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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