Zelensky : l’homme qui ne dort plus
Volodymyr Zelensky n’est plus le comédien charismatique que le monde a découvert en 2019. Ces derniers mois ont transformé son visage. Ses yeux, autrefois pétillants d’espoir, sont désormais cernés par des nuits blanches. Son sourire, devenu rare, ressemble à un masque qu’il porte pour ne pas effrayer son peuple. Depuis le 28 décembre, depuis cette rencontre à Mar-a-Lago où il a serré la main de Donald Trump, Zelensky porte un fardeau qui écraserait n’importe qui : celui de savoir que le destin de quarante millions d’Ukrainiens dépend de sa capacité à convaincre un homme capricieux. Chaque jour, il reçoit des rapports. « Vingt-cinq frappes aériennes russes hier, vingt-et-une interceptées. » Chaque chiffre est une vie. Chaque statistique, une famille. Et pendant qu’il lit ces rapports dans son bureau de Kiev, il sait que dans une semaine, à Davos, il devra supplier Trump de ne pas abandonner son peuple. Non pas pour lui-même. Mais pour Oleksandr. Pour la mère d’Oleksandr. Pour les millions d’Oleksandr qui attendent, prient, espèrent.
Les documents sur son bureau racontent une histoire de désespoir mesuré. Un plan de paix en vingt points — pas les vingt-huit que réclame la Russie, mais vingt qui représentent le minimum acceptable pour l’Ukraine. Des garanties de sécurité que Trump a promises à 95%, mais que Zelensky veut étendre à trente, quarante, cinquante ans. Comment expliquer à un homme américain qui change d’avis comme de chemise que quinze ans de protection ne suffisent pas ? Comment lui faire comprendre qu’après ce que l’Ukraine a vécu, rien moins qu’un engagement à vie ne peut apaiser les craintes d’un peuple qui a déjà été trahi ? Zelensky connaît l’histoire. Il sait que l’Occident a déjà abandonné l’Ukraine en 2014, quand la Crimée a été annexée sans que le monde ne bouge le petit doigt. Il sait que les promesses occidentales valent ce que valent les signataires. Et il sait que Donald Trump a passé les dernières années à faire des déclarations « sharply pro-Russian », à vanter les mérites de Poutine, à suggérer que l’Ukraine devrait peut-être « cesser de résister ». Cette réunion à Davos n’est pas une négociation. C’est un dernier espoir.
Le jeu dangereux de Trump avec l’Ukraine
Pour comprendre l’anxiété qui dévore Zelensky, il faut comprendre Donald Trump. L’homme qui sera le centre de toutes les attentions à Davos est un caméléon politique sans équivalent dans l’histoire moderne. En septembre 2025, il a stupéfié le monde entier en suggérant que l’Ukraine pourrait « reprendre ses territoires ». Quelques semaines plus tard, il faisait marche arrière, affirmant exactement le contraire. En décembre 2025, après sa conversation téléphonique avec Vladimir Poutine, il déclarait que « les négociations sont dans la phase finale ». Mais quelles négociations ? Celles avec l’Ukraine ? Ou celles avec la Russie ? Personne ne sait. Même ses plus proches conseillers semblent incapables de prédire ce que Trump pensera demain. Et cette imprévisibilité est exactement ce qui terrorise Kiev.
Les dossiers confidentiels qui circulent dans les ambassades européennes racontent une histoire inquiétante. Trump a maintes fois exprimé son scepticisme sur l’engagement américain envers l’Ukraine. Il a questionné le coût de la guerre. Il a remis en cause la nécessité de soutenir un pays qu’il considère parfois comme « perdu d’avance ». Et même après la rencontre à Mar-a-Lago, même après avoir annoncé que « un accord est proche à 95% », il a ajouté cette phrase glaciale : « les alliés européens devront prendre en charge une grande partie de cet effort ». En d’autres termes : « Je vous aide, mais ne comptez pas sur nous pour tout. » C’est comme dire à un homme qui se noie : « Nous allons vous lancer une bouée, mais ne vous attendez pas à ce qu’on monte dans l’eau pour vous sauver. » C’est un engagement à moitié vide. Une promesse qui n’en est pas vraiment une. Et c’est pourquoi, ce 21 janvier, dans les montagnes de Davos, six leaders européens vont mettre tout leur poids dans la balance : pour forcer Trump à donner cet engagement total que Zelensky désespérément cherche.
Et là, je suis en colère. Une colère froide, sourde, qui me monte à la gorge. Comment peut-on jouer avec des vies comme ça ? Comment peut-on traiter le destin d’une nation entière comme une transaction politique ? Trump s’en fiche. Il s’en fiche d’Oleksandr. Il s’en fiche de la mère d’Oleksandr. Il s’en fiche des quarante millions d’Ukrainiens qui vivent dans la terreur chaque jour. Pour lui, c’est un jeu. Une partie d’échecs où les pions sont des êtres humains. Et le pire, c’est qu’il sait qu’il peut faire ça. Il sait que l’Ukraine n’a pas le choix. Qu’elle doit accepter ce qu’il offre, même si ce n’est pas assez. Même si c’est une promesse à moitié vide. Même si ça sent la trahison. Et ça me dégoûte. Vous savez ce que c’est, de dépendre de la pitié de quelqu’un qui n’en a pas ? De supplier pour votre survie devant quelqu’un qui regarde sa montre pendant que vous pleurez ? C’est ça que l’Ukraine vit en ce moment. C’est humiliant. C’est dégradant. C’est inacceptable.
Section 3 : les frissons de l'histoire
L’ombre de Munich plane sur Davos
Quand les historiens regarderont en arrière sur cette réunion de Davos, ils verront peut-être les échos d’un précédent sombre. En 1938, à Munich, les leaders européens se sont réunis pour décider du destin de la Tchécoslovaquie. Ils ont négocié. Ils ont signé des accords. Ils ont promis la paix. Et puis, quelques mois plus tard, Hitler a envahi. Les promesses ne valaient rien. Le papier sur lequel elles étaient écrites ne valait rien. Les vies qu’elles étaient censées protéger ne valaient rien. Aujourd’hui, à Davos, l’histoire risque de se répéter. La Russie, dirigée par un homme qui ne cache pas ses ambitions impérialistes, attend. Elle attend de voir si l’Occident va tenir bon. Elle attend de voir si Trump va vraiment défendre l’Ukraine. Ou si, comme en 1938, les alliés vont céder à la facilité, signer un accord qui ne protège personne, et laisser la guerre recommencer quelques mois plus tard.
Les documents que Zelensky apporte à Davos contiennent un détail terrifiant : la question du Donbass. La Russie contrôle actuellement environ 75% de la région de Donetsk et 99% de la région de Louhansk. Elle veut le reste. Elle veut tout le Donbass. Et elle a déjà dit, clairement, sans équivoque : « Pas de compromis. » Pendant ce temps, Trump a changé sa position sur cette question plus souvent qu’il n’a changé de chemise. En septembre, il a suggéré que l’Ukraine pourrait « reprendre ces territoires ». Quelques semaines plus tard, il disait le contraire. Aujourd’hui, il affirme qu’un accord est « proche » mais « non résolu ». C’est quoi, « proche mais non résolu » ? C’est comme dire qu’on est presque enceint. C’est soit l’un, soit l’autre. Trump flotte. Il tergiverse. Il joue. Et pendant qu’il joue, les tanks russes continuent d’avancer. Les soldats ukrainiens continuent de mourir. Et les mères ukrainiennes continuent d’attendre un appel qui ne viendra peut-être jamais.
Le dilemme impossible de Zelensky
Imaginez être dans la peau de Zelensky pendant cette réunion. D’un côté, vous avez Trump, qui vous offre des garanties de sécurité pour quinze ans. De l’autre, vous avez votre peuple, qui a déjà été trahi en 2014, qui a déjà vu l’Occident abandonner la Crimée, qui sait que quinze ans, c’est à peine une génération. Comment accepter ? Comment refuser ? Si vous refusez, Trump peut se retirer. L’Amérique peut arrêter l’aide. L’Ukraine peut s’effondrer. Si vous acceptez, vous signez peut-être l’arrêt de mort de votre pays à long terme. C’est un choix impossible. Et c’est ce que Zelensky va devoir faire, face à face avec Trump, dans une salle de réunion à Davos, avec sept autres leaders qui regardent, attendant de voir ce qui va se passer.
Le pire, c’est que Zelensky sait que Poutine regarde aussi. Le président russe a déjà dit qu’il n’était pas intéressé par un cessez-le-feu temporaire qui permettrait à l’Ukraine d’organiser un référendum. Il veut une victoire totale. Il veut le Donbass. Il veut la soumission. Et il attend de voir si Trump va lui offrir cette victoire sur un plateau d’argent. C’est un jeu dangereux. Un jeu où chaque mauvais mouvement peut coûter des milliers de vies. Et Zelensky est seul au centre de ce jeu, sans filet, sans garantie, avec seulement sa détermination et le désespoir de son peuple pour le soutenir.
Et je me demande : à quel moment un humain décide-t-il de faire ça à un autre humain ? À quel moment Poutine a-t-il décidé que les vies des Ukrainiens ne valaient pas la peine d’être respectées ? À quel moment Trump a-t-il décidé que la géopolitique valait plus que les êtres humains ? Je ne comprends pas. Je ne comprendrai jamais. Comment peut-on dormir la nuit en sachant que vos décisions tuent des enfants ? Comment peut-on regarder dans les yeux d’une mère qui a perdu son fils et dire : « C’était nécessaire » ? Zelensky ne dort plus. Il ne dort plus depuis des mois. Parce qu’il sait que chaque fois qu’il ferme les yeux, des gens meurent. Chaque fois qu’il s’arrête de se battre, même pour une seconde, l’Ukraine perd du terrain. Et ça lui pèse. Vous le voyez sur son visage. Vous l’entendez dans sa voix. Il porte le poids de quarante millions d’âmes sur ses épaules. Et il n’a personne sur qui s’appuyer, personne qui peut vraiment l’aider. Seul. Totalement seul face à l’histoire.
Section 4 : le silence des armes
Entre le luxe de Davos et les ruines de l’Ukraine
Quand les leaders du G7 arriveront à Davos le 19 janvier 2026, ils seront accueillis dans un monde de luxe étincelant. Des hôtels cinq étoiles. Des restaurants gastronomiques. Des montres en or. Des costumes sur mesure qui coûtent plus que ce qu’un soldat ukrainien gagne en un an. Le champagne coulera à flots. Les sourires seront éclatants. Les poignées de main seront chaleureuses. Mais à quelques milliers de kilomètres, dans les ruines fumantes de l’Ukraine, un autre scénario se joue. Là-bas, pas de champagne. Pas de costumes. Pas de sourires. Juste de la boue. Du sang. Des cadavres. Des cris de douleur qui se perdent dans le vent. Le contraste est brutal. Insupportable.
Imaginez la scène. Dans une salle de réunion climatique à Davos, avec une vue imprenable sur les Alpes enneigées, sept leaders en costume discutent de « garanties de sécurité » et de « accords économiques ». Pendant ce temps, à Kharkiv, une mère court vers l’abri avec son enfant dans les bras, les sirènes d’alerte hurlant, son cœur battant à en rompre la cage thoracique, terrorisée à l’idée que la prochaine bombe tombe sur sa maison. À Marioupol, une vieille femme pleure devant ce qui reste de son appartement détruit, ses souvenirs éparpillés dans les décombres, sa vie réduite à des tas de poussière. À Bakhmut, Oleksandr continue de creuser sa tranchée, ses mains engourdies par le froid, ses pensées tournant autour d’une seule chose : « Est-ce que je vais survivre à cette nuit ? » Ces deux mondes existent simultanément. Et le plus terrifiant, c’est que le destin de l’un dépend des décisions de l’autre.
Le prix du silence
Pendant que les diplomates négocient à Davos, quelque chose de plus fondamental se passe sur le terrain en Ukraine. Le bruit de la guerre continue. Les drones Shahed russes continuent de pleuvoir sur les villes ukrainiennes. Les missiles continuent de tomber. Les canons continuent de tirer. Ce n’est pas une pause. Ce n’est pas une trêve. C’est une guerre qui continue de tuer, chaque jour, chaque heure, chaque minute. Et pendant que les leaders du G7 discutent de « cadres juridiques » et de « mécanismes de garantie », des soldats ukrainiens continuent de mourir dans des tranchées boueuses, loin de tout, loin de ces salles de réunion confortables, loin de ces décisions qui pourraient sauver leur vie mais ne le font pas encore.
Les rapports militaires qui arrivent sur le bureau de Zelensky chaque matin racontent une histoire de souffrance continue. « Vingt-cinq frappes aériennes russes hier. Vingt-et-un interceptés. Quatre ont touché leur cible. » Quatre frappes. Quatre bâtiments détruits. Peut-être des dizaines de morts. Peut-être des centaines. Qui sait ? Dans le chaos de la guerre, les chiffres deviennent abstraits. Mais chaque chiffre est une vie. Chaque victime a un nom. Une histoire. Des gens qui l’aimaient. Des rêves qui ne se réaliseront jamais. Et pendant que ces gens meurent, à Davos, on discute. On négocie. On temporise. On fait semblant que le temps n’a pas d’importance. Mais le temps, en guerre, c’est des vies. Chaque jour de négociation est un jour où des gens meurent qui auraient pu vivre si les décisions avaient été prises plus tôt.
Vous savez ce qui me révolte le plus ? Le silence. Ce silence complet, absolu, étouffant entre le monde de Davos et le monde de l’Ukraine. Dans les salles de réunion luxueuses, on entend des rires. Des verres qui s’entrechoquent. Des compliments polis. Des phrases diplomatiques soigneusement formulées. Et en Ukraine, on entend des cris. Des sirènes. Des explosions. Des pleurs. Ces deux sons ne devraient jamais coexister. Ils ne devraient jamais se produire dans le même univers. Mais ils coexistent. Ils existent en même temps. Et ça me brise le cœur. Imaginez que vous êtes Oleksandr, enterré dans votre tranchée, vous tremblez de froid, vous avez peur, vous priez pour que la nuit se passe sans bombardement. Et à ce moment précis, à Davos, des gens boivent du champagne et discutent de votre avenir comme si c’était un jeu de société. Comment est-ce possible ? Comment est-ce qu’on peut vivre avec ça ? Comment est-ce qu’on peut dormir la nuit en sachant que pendant qu’on négocie « confortablement », des gens meurent « inconfortablement » ? Je ne trouve pas de réponse. Juste un silence qui hurle.
Section 5 : les promesses volent au vent
L’accord de 800 milliards : une lumière ou un mirage ?
Au milieu de toute cette incertitude, il y a une lueur d’espoir — ou peut-être un autre mirage. Les USA et l’Ukraine prévoient de signer un accord économique historique à Davos : un pacte de reconstruction de 800 milliards de dollars sur dix ans. C’est une somme astronomique, quatre fois le PIB ukrainien d’avant-guerre. C’est de l’argent suffisant pour reconstruire des villes entières, pour restaurer des infrastructures, pour donner à l’Ukraine les moyens de se relever. En théorie. En pratique, cet accord ressemble à une épine dorsale du plan de paix que Zelensky appelle son « Plan de prospérité économique ». L’idée est simple : attirer les investisseurs américains et européens en leur offrant un accès prioritaire aux ressources ukrainiennes, notamment les minerais critiques comme le lithium, qui est essentiel pour la transition énergétique mondiale.
Déjà, l’accord porte ses premiers fruits. Le 9 janvier 2026, l’Ukraine a officiellement attribué son principal gisement de lithium à un consortium d’investisseurs incluant TechMet, une entreprise minière soutenue par le gouvernement américain. C’est 179 millions de dollars d’investissement direct. C’est des emplois. C’est de l’espoir. Mais est-ce que c’est suffisant ? L’accord de 800 milliards sonne bien sur le papier. Il promet une reconstruction massive. Il promet de l’argent pour reconstruire ce que la guerre a détruit. Mais il y a un problème. Cet accord ne garantit rien sur le plan militaire. Il ne dit rien sur ce qui se passera si la Russie décide d’attaquer à nouveau dans cinq ans, dans dix ans, dans quinze ans. C’est de l’argent pour reconstruire, mais pas pour protéger. C’est comme offrir à quelqu’un les moyens de reconstruire sa maison après qu’elle a brûlé, sans lui promettre qu’on l’aidera si elle brûle encore.
La transactionnalité de Trump
Pour comprendre pourquoi cet accord est à la fois encourageant et inquiétant, il faut comprendre la philosophie politique de Donald Trump. L’homme est un transactionnel pur. Il voit tout en termes de business. Chaque relation est une transaction. Chaque promesse est un contrat. Chaque engagement peut être renégocié si les conditions changent. C’est pourquoi il aime l’accord économique de 800 milliards. C’est du concret. C’est des chiffres. C’est de l’argent. Ça se comprend. Ça se mesure. Mais les garanties de sécurité ? C’est abstrait. C’est des promesses. C’est de la confiance. Et Trump n’aime pas les choses abstraites. Il préfère les deals tangibles.
Cette approche transactionnelle explique pourquoi Trump a été si « enthousiaste » lors de la rencontre à Mar-a-Lago. Il a vu un opportunité business : l’Ukraine a des ressources naturelles incroyables, des terres agricoles fertiles, une population éduquée. En échange d’un soutien américain — soutien militaire, soutien politique, soutien économique — l’Ukraine offre ces ressources aux investisseurs américains. C’est un deal gagnant-gagnant, selon la vision trumpienne. Mais le problème, c’est que la guerre n’est pas un business deal. La guerre, c’est du sang. C’est des vies. C’est de la souffrance. Et les promesses de protection ne peuvent pas être traitées comme des clauses contractuelles que l’on peut renégocier si ça ne nous arrange plus.
Les dirigeants européens qui convergent vers Davos le comprennent intuitivement. Ils savent que sans un engagement militaire américain solide, l’accord économique de 800 milliards ne vaut pas grand-chose. Ils savent que si la Russie décide d’attaquer à nouveau, Tout l’argent du monde ne suffira pas à protéger l’Ukraine sans la puissance militaire américaine. C’est pourquoi ils mettent tant de pression sur Trump. C’est pourquoi ils exigent des « garanties de sécurité inébranlables » — des mots qui sonnent creux dans l’oreille d’un homme qui préfère les deals concrets aux promesses abstraites.
Et là, je me demande : est-ce que c’est ça, le prix de la liberté ? Est-ce qu’on doit vraiment traiter la protection des vies humaines comme une transaction ? Est-ce que l’Ukraine doit vraiment offrir ses ressources naturelles, son avenir économique, ses richesses, juste pour obtenir le droit de ne pas être envahie ? C’est inacceptable. C’est comme dire à une victime d’agression : « On va vous aider, mais vous devez nous donner votre maison en échange. » C’est de l’extorsion. C’est du chantage. Et le pire, c’est que l’Ukraine n’a pas le choix. Elle doit accepter. Elle doit signer. Elle doit dire merci pour ce qui est essentiellement une protection qu’elle devrait avoir de droit, sans conditions, sans contrepartie. Et ça me rend malade. Imaginez que vous êtes Oleksandr. Vous risquez votre vie chaque jour. Vous perdez vos amis. Vous voyez votre pays détruit. Et on vous dit : « Oui, on va vous aider, mais en échange, on va prendre vos ressources naturelles. » Comment est-ce qu’on vit avec ça ? Comment est-ce qu’on accepte ça ? Je ne sais pas. Mais Oleksandr n’a pas le luxe de choisir.
Section 6 : les visages de l'espoir
L’Europe unie dans l’adversité
Parmi tous les acteurs qui convergent vers Davos, il y a un groupe qui mérite une attention particulière : les Européens. Le premier ministre britannique Keir Starmer, qui n’avait initialement pas prévu d’assister au forum, a changé ses plans dès qu’il a appris que Trump organiserait une réunion sur l’Ukraine. C’est un geste puissant qui montre à quel point l’Europe prend cette situation au sérieux. Emmanuel Macron, Olaf Scholz, Giorgia Meloni, Justin Trudeau — tous sont prêts à mettre tout leur poids dans la balance pour convaincre Trump de s’engager pleinement. Même Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, qui a déjà salué les « bons progrès » réalisés lors de la rencontre de Mar-a-Lago, insiste sur la nécessité de « garanties de sécurité inébranlables » pour l’Ukraine.
Depuis des mois, ces leaders travaillent dans l’ombre. Ils organisent des réunions secrètes. Ils préparent des dossiers confidentiels. Ils coordonnent leurs stratégies. Ils savent que cette réunion à Davos est peut-être la dernière chance de l’Ukraine d’obtenir un engagement américain solide. Ils savent que si Trump décide de ne pas s’engager, l’Europe sera seule à porter le fardeau. Et ils savent que l’Europe ne peut pas, à elle seule, contrebalancer la puissance militaire russe. C’est pourquoi ils sont si déterminés. C’est pourquoi ils viendront tous à Davos, même ceux qui avaient d’autres priorités. C’est un moment d’unité rare. Un moment où les intérêts nationaux s’effacent devant une cause commune.
Le courage discret des diplomates
Derrière ces leaders publics, il y a une armée de diplomates, de conseillers, d’experts qui travaillent sans relâche pour préparer cette réunion. Les conseillers à la sécurité nationale de la « Coalition des volontaires » prévoient leur propre réunion séparée à Davos. Ces gens ne seront pas devant les caméras. Ils ne seront pas dans les gros titres. Mais ce sont eux qui préparent le terrain. Ce sont eux qui rédigent les documents. Ce sont eux qui anticipent les objections. Ce sont eux qui trouvent les compromis. Et le plus fascinant, c’est que beaucoup d’entre eux connaissent personnellement les réalités de la guerre.
Prenez Andriy Yermak, le chef de cabinet de Zelensky. Il n’est pas juste un bureaucrate. C’est un homme qui a vu ses amis mourir. Qui a visité les lignes de front. Qui a tenu la main de mères en deuil. Quand il négocie avec les Américains, il ne le fait pas avec des phrases creuses. Il le fait avec la conviction de quelqu’un qui sait ce qui est en jeu. De l’autre côté, les conseillers américains, bien qu’éloignés physiquement du champ de bataille, sont également conscients de l’ampleur de leur responsabilité. Ils savent que chaque mot qu’ils écrivent, chaque clause qu’ils négocient, peut avoir des conséquences mortelles. C’est un fardeau énorme. Et c’est un fardeau qu’ils portent avec une gravité qui contraste avec l’image souvent caricaturale des diplomates.
Et là, je ressens quelque chose de complexe. De l’admiration, mélangée à de l’anxiété. J’admire ces diplomates. J’admire leur dévouement. J’admire le fait qu’ils travaillent sans relâche, jour et nuit, pour essayer de sauver des vies. Mais en même temps, je suis terrifié. Qu’est-ce que ça veut dire, que le destin de millions de gens dépend de la compétence d’une poignée de bureaucrates ? Qu’est-ce que ça dit sur notre monde, que nous avons mis tout notre espoir dans des négociations secrètes entre des gens que la plupart d’entre nous ne connaîtront jamais ? Yermak travaille nuit et jour. Il ne voit pas sa famille. Il ne dort pas. Il stresse. Et tout ça parce que si échoue, des gens vont mourir. C’est trop de pression pour une personne. C’est trop de responsabilité pour qui que ce soit. Et pourtant, c’est ça, la réalité. Yermak porte le poids du monde sur ses épaules. Et il n’a personne vers qui se tourner. Seul. Totalement seul dans une salle de réunion, essayant de convaincre des Américains sceptiques que les vies ukrainiennes valent la peine d’être protégées. Comment est-ce qu’il fait ? Comment est-ce qu’il continue ? Je ne sais pas. Mais je suis reconnaissant qu’il le fasse.
Section 7 : le silence avant l'orage
L’attente insupportable
En Ukraine, le 19 janvier 2026, quand les leaders du G7 commenceront à arriver à Davos, il y aura un moment de silence. Un moment suspendu dans le temps. Où tout le monde arrêtera ce qu’il fait pour écouter les nouvelles. Les mères allumeront leurs téléviseurs. Les soldats sortiront leurs téléphones cachés. Les enseignants interrompront leurs cours. Le pays entier retiendra son souffle. Parce que tout le monde sait que ce qui se passera à Davos, dans les jours qui viennent, déterminera si la guerre se termine ou continue. Si la paix est possible ou si le cauchemar continue.
Dans les hôpitaux, les infirmières surveilleront les écrans d’actualité pendant qu’elles soignent les blessés. Dans les abris anti-aériens, les familles écouteront les radios à piles. Sur les lignes de front, les soldats partageront les rumeurs qui circulent. « Ils disent que Trump va s’engager. » « Ils disent que les Européens ont réussi à le convaincre. » « Ils disent que c’est presque fini. » Des espoirs fragiles. Des rumeurs incertaines. Mais c’est tout ce qu’ils ont. C’est tout ce qui les empêche de sombrer dans le désespoir total.
Et puis… plus rien
Mais le plus dur, ce n’est pas l’attente. C’est ce qui vient après. Après les déclarations. Après les poignées de main. Après les conférences de presse. Le silence qui s’installe. Ce moment où les caméras s’éteignent. Où les leaders retournent dans leurs hôtels. Où les diplomates commencent à rédiger leurs rapports. Et où les Ukrainiens restent seuls avec leurs questions. « Est-ce que ça a marché ? Est-ce que Trump a promis ce dont nous avons besoin ? Est-ce que nous sommes en sécurité ou pas ? »
Ce silence est pire que les bombes. Parce que les bombes, vous les entendez venir. Vous voyez les dommages qu’elles causent. Vous comprenez ce qui se passe. Mais ce silence ? Ce silence, c’est l’inconnu. C’est l’attente de l’autre bombe. C’est l’incertitude totale. C’est ne pas savoir si demain matin, quand vous vous réveillerez, la guerre sera toujours là ou si elle sera finie. C’est une torture psychologique. Une torture qui dure des jours, des semaines, des mois. Et pendant ce temps, les drones continuent de voler. Les missiles continuent de tomber. Les soldats continuent de mourir. Et personne ne sait quand ça s’arrêtera.
Et là, je suis envahi par une fatigue profonde. Une fatigue qui ne vient pas de mon corps mais de mon âme. Je suis fatigué de cette histoire. Fatigué de ces négociations qui n’en finissent pas. Fatigué de ces promesses qui ne sont jamais tenues. Fatigué de cette attente interminable. Et surtout, je suis fatigué pour les Ukrainiens. Je suis fatigué pour Oleksandr, qui attend dans sa tranchée. Je suis fatigué pour sa mère, qui attend chez elle. Je suis fatigué pour les quarante millions de gens qui vivent chaque jour avec cette épée de Damoclès au-dessus de la tête. Combien de temps encore ? Combien de temps doivent-ils attendre ? Combien de temps doivent-ils souffrir ? C’est inhumain. C’est cruel. C’est injuste. Et le pire, c’est qu’il n’y a personne à blâmer vraiment. Personne n’est le « méchant » ici. Trump n’est pas un méchant. Poutine n’est pas un méchant. Zelensky n’est pas un méchant. Ils sont tous pris dans un système qui ne fonctionne pas. Un système qui permet à un seul homme de décider du destin de millions. Un système qui permet à la guerre de continuer pendant des années sans que personne ne puisse l’arrêter. Et ça m’épuise. Juste l’idée de penser à ça m’épuise. Alors imaginez ce que ça doit être de le vivre.
Section 8 : l'heure de vérité approche
Les dernières heures avant la rencontre
Le 20 janvier 2026, la veille de la rencontre critique, l’atmosphère à Davos sera électrique. Les conseillers ukrainiens passeront la nuit à réviser leurs arguments. Les diplomates américains finaliseront leurs positions. Les Européens coordonneront leurs stratégies. Tout le monde sera sur le qui-vive. Chaque mot sera pesé. Chaque geste sera analysé. Chaque regard sera interprété. C’est une danse diplomatique à haute tension.
Dans le même temps, en Ukraine, les soldats sur les lignes de front partageront les dernières nouvelles qui filtrent. « Ils disent que ça va bien. » « Ils disent que Trump est ouvert. » « Ils disent qu’on est sur le point de réussir. » Des espoirs qui se nourrissent d’eux-mêmes. Des rumeurs qui se propagent comme des virus. Mais personne ne sait la vérité. Personne ne sait ce qui se passera vraiment dans cette salle de réunion. Personne ne sait si Trump va signer les garanties que Zelensky demande, ou s’il va tergiverser, faire des promesses vagues, repousser les décisions.
Le moment critique
Quand la rencontre commencera, le 21 janvier, il y aura un moment de vérité. Trump et Zelensky entreront dans la salle. Ils se souriront. Ils se serreront la main. Ils s’assiéront autour de la table avec les six autres leaders. Et pendant quelques heures, le destin de l’Ukraine sera discuté, débattu, négocié. C’est le moment le plus important de cette guerre. Plus important que la bataille de Kiev. Plus important que la défense de Bakhmut. Plus important que n’importe quel front militaire. Parce que c’est le moment où le sort de quarante millions de personnes sera décidé.
Les arguments seront présentés. Les données seront analysées. Les menaces seront évaluées. Mais au fond, tout dépendra d’une seule chose : la volonté politique de Donald Trump. Est-ce qu’il va s’engager ? Est-ce qu’il va promettre de protéger l’Ukraine, quoi qu’il arrive ? Ou est-ce qu’il va repousser, faire des promesses vagues, laisser l’Europe seule avec ce fardeau ? Tout repose sur cette décision. Tout repose sur ce que Trump décidera dans cette salle de réunion à Davos.
Et là, mon cœur s’emballe. Vraiment. Je suis nerveux. Comme avant un examen important. Comme avant une rupture amoureuse. Comme avant tout ce qui pourrait changer ma vie pour toujours. Mais ce n’est pas ma vie qui est en jeu. C’est la vie de quarante millions de gens. C’est l’avenir d’un pays entier. C’est le destin d’une génération. Et tout ça dépend de ce que Trump va dire dans cette salle de réunion. C’est terrifiant. C’est absurde. C’est complètement fou. Comment est-ce qu’on a laissé le monde arriver à ce point ? Comment est-ce qu’on a permis qu’un seul homme ait autant de pouvoir ? Je suis en colère. Je suis en colère contre ce système. Je suis en colère contre cette situation. Je suis en colère contre cette absurdité. Et en même temps, je suis impuissant. Je suis assis ici, à écrire ces mots, pendant qu’à Davos, des gens décident si Oleksandr va vivre ou mourir. Si sa mère aura la paix ou le deuil. Si l’Ukraine sera libre ou envahie. Et je ne peux rien faire. Rien. Juste écrire. Juste témoigner. Juste essayer de faire comprendre à ceux qui liront ces mots ce qui est vraiment en jeu. C’est tout ce que j’ai.
Section 9 : après Davos, que se passera-t-il ?
Les scénarios possibles
Quand la rencontre de Davos se terminera, il y aura trois scénarios possibles. Le premier, le plus optimiste, c’est que Trump accepte de fournir des garanties de sécurité solides et à long terme. Dans ce cas, l’Ukraine pourra signer un accord de paix. La guerre se terminera. Les soldats pourront rentrer chez eux. Les mères pourront arrêter d’attendre ce téléphone qui ne sonne jamais. C’est le rêve. Le scénario que tout le monde espère, même si personne n’ose y croire vraiment.
Le deuxième scénario, c’est que Trump accepte des garanties mais avec des conditions restrictives. Peut-être quinze ans au lieu de cinquante. Peut-être des clauses qui permettent de revoir l’engagement dans certaines circonstances. Peut-être des limites sur l’aide militaire. Dans ce cas, l’Ukraine se retrouvera dans une situation précaire. La guerre pourrait se terminer, mais la paix serait fragile. La menace d’une nouvelle invasion pèserait comme une épée de Damoclès sur le pays. C’est un semi-rêve, semi-cauchemar.
Le troisième scénario, le plus terrifiant, c’est que Trump refuse de s’engager sérieusement. Qu’il fasse des promesses vagues. Qu’il repousse la décision. Qu’il dise que l’Europe doit assumer la responsabilité. Dans ce cas, l’Ukraine se retrouvera seule. Sans la protection américaine. Sans les garanties dont elle a besoin. Et la guerre continuera. Les soldats continueront de mourir. Les mères continueront d’attendre. C’est le cauchemar absolu. Le scénario que tout le monde craint, mais que personne n’ose mentionner à haute voix.
La responsabilité historique
Quoi qu’il arrive à Davos, une chose est certaine : l’histoire jugera. Les historiens regarderont en arrière sur cette rencontre et ils diront : « C’est là que tout s’est joué. » Ils analyseront chaque mot. Ils critiqueront chaque décision. Ils évalueront chaque leader. Trump sera jugé. Zelensky sera jugé. Les Européens seront jugés. Et leur jugement dépendra d’une seule chose : les conséquences de leurs décisions sur les vies humaines.
Si Trump s’engage, l’histoire le louera comme un homme qui a eu le courage de faire ce qu’il fallait. S’il refuse, l’histoire le condamnera comme un homme qui a eu l’opportunité de sauver des millions de vies et qui a choisi de ne pas le faire. C’est le poids de l’histoire. Un poids que chaque leader porte sur ses épaules quand il entre dans cette salle de réunion. Un poids qui ne disparaîtra jamais, quel que soit le résultat.
Et là, je pense à l’avenir. Je pense aux enfants ukrainiens qui naîtront après cette guerre. Je pense à ce qu’on leur dira quand ils demanderont : « Qu’est-ce qui s’est passé en 2026 ? Pourquoi est-ce que les gens sont morts ? Pourquoi est-ce que la guerre a continué ? » Qu’est-ce qu’on leur répondra ? Va-t-on leur dire que c’était la faute de Trump ? De Poutine ? De Zelensky ? Ou va-t-on leur dire la vérité : que c’était la faute d’un système qui permet à des individus de jouer avec des vies comme si c’était un jeu ? Je ne veux pas avoir à leur dire ça. Je ne veux pas avoir à leur dire que le monde a laissé ça arriver. Que le monde a regardé pendant que des gens mouraient. Que le monde a négocié pendant que les bombes tombaient. Je veux leur dire qu’on a essayé. Que on a tout fait pour arrêter ça. Que on n’a pas abandonné Oleksandr. Que on n’a pas abandonné sa mère. Même si je ne peux rien faire d’autre qu’écrire ces mots. Même si je suis impuissant. Je veux avoir essayé.
Conclusion : après la poignée de main, que reste-t-il ?
Le réveil après le rêve
Quand la rencontre de Davos se terminera, quand les leaders retourneront chez eux, quand les caméras s’éteindront, il y aura un moment de vide. Un moment où l’excitation retombera. Où les espoirs se transformeront soit en soulagement, soit en désespoir. Les Ukrainiens attendront les nouvelles. Ils regarderont leurs téléviseurs. Ils écouteront leurs radios. Ils liront les déclarations. Et puis ils sauront. Ils sauront si Trump a promis de les protéger. Ils sauront si la guerre va se terminer. Ils sauront s’ils peuvent enfin espérer.
Dans les jours qui suivront, la réalité s’installera. Si les garanties sont solides, il y aura des célébrations. Des gens pleureront de joie. Des familles se réuniront. Des soldats rentreront chez eux. Oleksandr sortira de sa tranchée. Il appellera sa mère. Il lui dira : « C’est fini. Je rentre. » Et elle pleurera. Elle pleurera de soulagement. Elle pleurera parce qu’elle ne pensait jamais entendre ces mots. Elle pleurera parce qu’elle a passé des mois à avoir peur que chaque appel soit le dernier. C’est la fin du cauchemar.
Le silence qui reste
Mais si les garanties sont faibles, ou inexistantes… alors il y aura un autre silence. Un silence différent. Un silence de désespoir. Les Ukrainiens comprendront qu’ils sont seuls. Que l’Amérique ne les protégera pas vraiment. Que la guerre continuera, peut-être pour des années encore. Oleksandr restera dans sa tranchée. Il continuera de creuser. Il continuera d’avoir peur. Sa mère continuera d’attendre. Elle continuera de vérifier son téléphone compulsivement, attendant un appel qui ne viendra peut-être jamais.
Et le plus dur, ce n’est pas la colère. Ce n’est pas la rage. C’est l’acceptation. L’acceptation que le monde a regardé, a discuté, a négocié, et a décidé que leurs vies ne valaient pas la peine d’être protégées. C’est une acceptation qui brise l’âme. Une acceptation qui transforme l’espoir en cynisme. Et quand l’espoir meurt, quelque chose d’irrémédiable se brise en nous.
Et je me demande : combien encore ? Combien de réunions comme celle-ci ? Combien de négociations ? Combien de promesses ? Combien de trahisons ? Combien d’Oleksandr doivent mourir dans des tranchées boueuses avant que le monde dise STOP ? Combien de mères doivent attendre des appels qui ne viendront jamais avant qu’on réalise que cette façon de faire les choses est cassée ? Cassée de A à Z. Nous avons créé un monde où le destin de millions dépend de la bonne volonté d’un seul homme. Où les vies humaines sont négociées comme des contrats business. Où la paix est un luxe que certains peuvent se permettre et pas d’autres. Et ça me fait mal. Ça me fait mal physiquement. Dans ma poitrine. Dans ma gorge. Dans mes yeux. Parce que je sais qu’Oleksandr existe. Je sais que sa mère existe. Je sais que ce ne sont pas des abstractions. Ce sont des êtres humains. Des gens comme vous et moi. Des gens qui aiment et qui sont aimés. Des gens qui rient et qui pleurent. Des gens qui ont des rêves. Et notre monde les sacrifie sur l’autel de la géopolitique. Oleksandr a vingt-trois ans. Il devrait être à l’université. Il devrait tomber amoureux. Il devrait rêver de son avenir. Au lieu de ça, il est enterré dans la boue, attendant une bombe, attendant que des hommes en costume en Suisse décident si sa vie a de la valeur. Et je ne peux rien faire. Rien. Juste écrire ces mots. Juste témoigner. Juste espérer que quelqu’un les lira et comprendra que ce n’est pas juste. Que ce n’est pas acceptable. Que ça doit changer. Avant qu’il ne soit trop tard pour Oleksandr. Avant qu’il ne soit trop tard pour nous tous.
Sources
Sources primaires
Financial Times (via RBC-Ukraine) — « G7 leaders to press Donald Trump in Davos to back security guarantees for Ukraine » — 14 janvier 2026
RBC-Ukraine — « G7 leaders to press Donald Trump in Davos to back security guarantees for Ukraine » — 14 janvier 2026
Mezha — « G7 Leaders Demand US Security Guarantees for Ukraine at Davos Forum » — 14 janvier 2026
Kyiv Independent — « US and Ukraine plan to sign $800 billion deal at Davos » — 10 janvier 2026
BBC — « US offered Ukraine 15-year security guarantee, Zelensky says » — 29 décembre 2025
Sources secondaires
The Telegraph — cité dans le Kyiv Independent sur l’accord de 800 milliards — 9 janvier 2026
Bloomberg — cité dans RBC-Ukraine sur les accords de Paris — janvier 2026
News agencies (Reuters, AFP, Tass) — citées dans les articles primaires pour divers détails — décembre 2025 – janvier 2026
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