Kharkiv la martyre
Kharkiv, cette ville majestueuse à seulement quelques kilomètres de la frontière russe, endure depuis le début. La nuit dernière n’était pas qu’une attaque isolée contre le centre postal. C’était une vague de violence coordonnée qui a frappé plusieurs endroits de la ville. Le maire Ihor Terekhov a rapporté qu’un drone russe a également frappé un établissement médical pour enfants, déclenchant un incendie. Des enfants. Dans un hôpital. C’est l’absolu de l’horreur, le franchissement de toutes les lignes rouges qu’on croyait infranchissables. Les pompiers se sont battus contre les flammes toute la nuit, pendant que les missiles continuaient de tomber sur d’autres parties de la ville.
Les forces russes ont lancé ce qu’elles appellent une « frappe massive » contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes. Mais le résultat, sur le terrain, c’est des maisons sans chauffage, des hôpitaux qui tournent sur des générateurs, des gens qui grelottent chez eux par moins dix degrés. À Kiev, la capitale, la situation est tout aussi critique. Mykola Kolisnyk, vice-ministre de l’Énergie, a déclaré que les bombardements russes avaient causé « une pénurie encore plus grande » d’électricité. « Presque 500 immeubles de grande hauteur sont toujours sans chauffage », a-t-il ajouté. Cinq cents immeubles. Ça fait combien de personnes ? Dix mille ? Vingt mille ? Des enfants, des personnes âgées, des familles entières qui font face à l’hiver ukrainien sans chauffage.
L’humanité au milieu des ruines
Ce qui me frappe, dans ces histoires, c’est la résilience. Les secouristes de l’État d’urgence ukrainien ont travaillé toute la nuit sous le feu. Ils ont sauvé trente personnes du centre postal dévasté, dont deux qui étaient ensevelies sous les décombres. Imaginez la scène : des hommes et des femmes qui risquent leur vie pour en sauver d’autres, pendant que les drones continuent de tourner au-dessus de leurs têtes. C’est l’héroïsme à l’état pur, celui qui ne fait pas les gros titres mais qui sauve des vies chaque jour. Chaque personne extraite des ruines est une victoire contre la mort. Chaque vie préservée est un acte de défiance face à ceux qui veulent détruire.
Les dégâts sont immenses. Le centre postal a été « presque entièrement détruit » selon les premières informations. Des bâtiments effondrés, des véhicules calcinés, des paquets éparpillés partout comme des témoins silencieux d’une vie interrompue. Parmi les décombres, il y a probablement des cadeaux qui n’arriveront jamais, des lettres qui ne seront jamais lues, des médicaments qui ne seront jamais livrés. La guerre ne détruit pas seulement des bâtiments. Elle détruit les connexions humaines, les liens qui nous unissent, la confiance en un monde où on peut recevoir un colis sans craindre pour sa vie.
Et je me demande : combien de fois doit-on lire ce genre de nouvelles avant que le monde réagisse vraiment ? Combien de centres postal, d’hôpitaux d’enfants, d’immeubles résidentiels doivent être détruits ? Je ne suis pas un expert militaire. Je ne suis pas un stratège. Je suis juste un être humain qui regarde ce qui se passe et qui se sent impuissant. Coléreux. Révolté. Il y a des moments où j’aimerais pouvoir crier assez fort pour que tout le monde entende, pour que tous les dirigeants de ce monde entendent. Assez. ASSEZ.
Section 3 : L'Ukraine frappe aussi
Le contre-attaque ukrainienne
L’Ukraine ne reste pas passive face à cette avalanche de violence. Dans la nuit du 13 janvier, les forces ukrainiennes ont mené une frappe audacieuse sur le territoire russe, visant une usine de drones à Taganrog, dans la région de Rostov. Le Service de sécurité ukrainien (SBU) a annoncé que ses forces spéciales Alpha, en coordination avec la marine ukrainienne, avaient frappé les bâtiments de production de l’usine Atlant Aero. Le résultat : un incendie massif et « une série d’explosions bruyantes » rapportées par les habitants de la ville. C’est l’usine qui produit les drones « Orion », ces engins de reconnaissance et d’attaque qui terrorisent les villes ukrainiennes depuis des mois.
Le SBU a été clair dans son communiqué : « La destruction de l’usine réduira la production de véhicules aériens sans pilote et affaiblira les capacités techniques des occupants pour mener des opérations de reconnaissance et de frappe à l’aide de drones. » C’est le langage froid de la guerre, mais derrière chaque mot, il y a une réalité : chaque drone qui ne sera pas produit, c’est peut-être un missile qui ne tombera pas sur un immeuble résidentiel, une famille qui ne sera pas touchée, des enfants qui pourront dormir en paix. Le directeur du SBU a ajouté une phrase qui résonne avec une puissance terrible : « Chaque ligne de production arrêtée signifie des centaines de drones qui ne survoleront pas les villes ukrainiennes, ne tueront pas de civils, ne détruiront pas de maisons. »
Le prix de la guerre des deux côtés
La guerre a aussi des conséquences pour les Russes. Le gouverneur de la région de Rostov, Yury Slyusar, a écrit sur Telegram qu’une femme avait été retrouvée morte dans un bâtiment après un bombardement ukrainien à Taganrog. À Shebekino, dans la région de Belgorod, un homme a été tué dans une attaque de drone ukrainien. Dans la région de Louhansk, occupée par la Russie, une femme de 45 ans a perdu la vie dans une autre attaque. La guerre ne fait pas de discrimination : elle tue des Ukrainiens et des Russes, des civils des deux côtés qui n’ont rien demandé.
C’est l’une des plus grandes tragédies de ce conflit : l’humanité partagée qui s’efface derrière les frontières nationales, les ideologies politiques, les propagandes de guerre. Cette femme russe morte à Taganrog, elle avait peut-être des enfants. Elle avait des rêves. Elle avait une vie. Comme ces quatre employés postaliers ukrainiens tués à Kharkiv. Comme les enfants blessés dans l’hôpital de Kharkiv. La mort ne demande pas de passeport. Elle ne vérifie pas la nationalité avant de frapper. Elle prend tout. Elle emporte tout.
Je regarde ces chiffres, ces noms, ces lieux, et une question me hante : combien encore ? Combien de mères doivent perdre un enfant ? Combien d’enfants doivent perdre un parent ? Combien de vies doivent être brisées avant que cette folie s’arrête ? Il y a des jours où je me dis qu’on finira par s’habituer. Qu’on finira par ne plus ressentir cette douleur aiguë chaque fois qu’on lit les nouvelles. Et puis il y a des jours comme aujourd’hui, où je me rends compte que non, on ne s’habitue jamais. On ne s’habitue jamais à la mort d’êtres humains. On ne s’habitue jamais à l’injustice absolue.
Section 4 : La mer Noire sous tension
Les attaques sur les tankers
La guerre ne se limite pas au territoire ukrainien. Elle s’étend jusqu’à la mer Noire, cette étendue d’eau qui a toujours été une route commerciale cruciale pour la région. Dans la nuit du 13 janvier, des drones ont frappé deux pétroliers dans la mer Noire, dont un affrété par le géant américain Chevron. Les deux navires faisaient route vers un terminal sur la côte russe. Chevron a confirmé l’attaque mais a précisé que « tout l’équipage est sain et sauf et que le navire reste stable ». Le pétrolier se dirigeait vers un port sûr.
Plus inquiétant encore : les deux navires se dirigeaient vers le terminal de Yuzhnaya Ozereyevka, un point de chargement crucial. Selon plusieurs sources non identifiées citées par Reuters, ce terminal traite environ 80% du pétrole kazakh destiné aux marchés internationaux, ainsi qu’une partie du pétrole brut russe. Le ministère kazakh de l’Énergie avait déjà annoncé avoir réduit les expéditions de pétrole en décembre en raison des attaques de drones et des conditions météorologiques adverses. Maintenant, avec ces nouvelles attaques, c’est toute la chaîne d’approvisionnement énergétique de la région qui est menacée.
Les conséquences économiques
Les implications de ces attaques dépassent largement le cadre militaire. Elles touchent l’économie mondiale, les marchés énergétiques, la vie quotidienne de millions de personnes qui ne savent même peut-être pas que la guerre en Ukraine a un impact sur le prix de leur essence. Chaque pétrolier touché, c’est une réduction potentielle de l’offre de pétrole. Chaque réduction de l’offre, c’est une hausse des prix. Et chaque hausse des prix, c’est des familles qui doivent choisir entre se chauffer et manger, des entreprises qui licencient, des économies qui ralentissent.
La Russie, de son côté, continue d’affirmer que ses frappes visent uniquement des cibles militaires légitimes. Le ministère de la Défense à Moscou a déclaré avoir lancé une « frappe massive contre des installations énergétiques utilisées par les forces armées ukrainiennes ». Le ministère a également affirmé avoir abattu 207 drones ukrainiens et 11 missiles guidés en 24 heures. Des chiffres qu’il est impossible de vérifier indépendamment mais qui donnent une idée de l’ampleur des combats aériens qui se déroulent nuit et jour au-dessus de l’Ukraine.
Vous imaginez la scène ? Des pétroliers géants, chargés de milliers de tonnes de pétrole, naviguant tranquillement sur une mer Noire qui devrait être paisible. Soudain, des drones surgissent de nulle part. L’impact. Les flammes. La panique à bord. Et pendant ce temps, des milliers de kilomètres plus loin, des gens remplissent leur réservoir sans savoir que cette guerre touche leur vie quotidienne. C’est ça, la réalité du monde moderne. Tout est connecté. Tout est interdépendant. Une guerre en Ukraine, c’est aussi des pétroliers dans la mer Noire, des prix à la pompe, des familles qui triment un peu plus chaque mois.
Section 5 : La vie continue malgré tout
Les bombardements continus
Alors que j’écris ces lignes, la guerre continue. Les bombardements se poursuivent à travers l’Ukraine. Dans la ville d’Odessa, sur la côte de la mer Noire, deux vagues d’attaques russes ont endommagé des bâtiments résidentiels, un hôpital, une maternelle et une école dans le centre-ville. Cinq personnes ont été blessées. Cinq personnes de plus à ajouter au déjà interminable bilan des victimes. Dans la région de Dnipropetrovsk, au centre du pays, deux personnes ont été hospitalisées à la suite de frappes russes nocturnes.
Les forces russes ont lancé un total de 18 missiles balistiques, sept missiles de croisière et 293 drones d’attaque sur l’Ukraine dans la nuit. C’est ce que l’armée de l’air ukrainienne a rapporté. Trois cent dix-huit projectiles. Chacun portant la mort, la destruction, la douleur. Comment peut-on s’habituer à ça ? Comment peut-on vivre avec ça chaque jour, chaque nuit, pendant 1,420 jours et qui continue ?
Les espoirs de paix
Pourtant, malgré tout, la vie continue. Les gens vont travailler. Les enfants vont à l’école quand c’est possible. Les couples se marient. Les bébés naissent. La vie, obstinément, refuse de s’arrêter. C’est peut-être la plus grande forme de résistance : continuer à vivre, continuer à aimer, continuer à espérer malgré l’horreur. Dans les rues de Kharkiv, malgré les bombardements de la nuit précédente, les gens sortent le matin. Ils achètent du pain. Ils discutent avec leurs voisins. Ils vivent.
Les institutions fonctionnent aussi, tant bien que mal. Le parlement ukrainien a voté sur plusieurs nominations importantes. Le président Volodymyr Zelenskyy a nommé Mykhailo Fedorov, premier vice-Premier ministre, au poste de ministre de la Défense. C’est un changement important dans la direction de la guerre, un signal que l’Ukraine s’adapte, qu’elle se réorganise, qu’elle se prépare pour la longue durée. Les législateurs ont également voté contre la nomination du ministre sortant de la Défense, Denys Shmyhal, comme ministre de l’Énergie, montrant que même en temps de guerre, la démocratie continue de fonctionner, le débat continue d’exister.
Ce qui me fascine, c’est cette capacité humaine à continuer. À continuer à vivre quand tout autour s’effondre. À continuer à espérer quand l’horreur est partout. J’ai vu des photos de mariages célébrés dans des abris anti-aériens. Des enfants qui jouent dans les parcs entre deux alertes aériennes. Des gens qui plantent des fleurs dans leurs jardins bombardés. C’est ça, la véritable force. Pas les missiles. Pas les drones. La force de ceux qui refusent de laisser la guerre détruire leur humanité.
Section 6 : Les répercussions internationales
L’Allemagne et les espions russes
La guerre en Ukraine a des ramifications bien au-delà des frontières ukrainiennes, bien au-delà même de l’Europe de l’Est. En Allemagne, les procureurs ont annoncé l’inculpation de deux Ukrainiens liés à un complot présumé, au nom des services de renseignement russes, pour faire exploser des colis pendant leur transport à travers l’Europe. C’est un exemple frappant de la manière dont cette guerre s’est transformée en un conflit global, touchant même les pays neutres ou lointains.
Les deux hommes, dont les noms n’ont pas été divulgués, auraient été recrutés par les services de renseignement russes pour mener des opérations de sabotage en Europe occidentale. Le but : déstabiliser les pays qui soutiennent l’Ukraine, semer la peur, créer des divisions. C’est la guerre hybride dans toute sa splendeur sinistre : pas seulement des soldats au front, mais aussi des espions, des sabotages, des opérations secrètes qui se déroulent dans l’ombre des capitales européennes.
La Russie et la Pologne
La Russie, de son côté, a convoqué l’ambassadeur de Pologne pour protester contre la détention d’un archéologue russe et exiger sa libération immédiate au lieu de son extradition vers l’Ukraine. C’est un incident mineur dans le grand schéma de la guerre, mais il montre comment les tensions se propagent, comment chaque action en entraîne une autre, comment le conflit empoisonne toutes les relations internationales.
L’archéologue russe, dont le nom n’a pas été rendu public, aurait été arrêté en Pologne dans le cadre d’une enquête sur des activités illégales. La Russie affirme qu’il s’agit d’une persécution politique. La Pologne maintient qu’il s’agit d’une procédure légale normale. Entre les deux, la vérité est difficile à discerner, noyée dans le brouillard de la guerre et de la propagande. Ce qui est clair, c’est que même des domaines apparemment éloignés comme l’archéologie se retrouvent pris dans l’étau du conflit.
Parfois, quand je regarde l’actualité internationale, j’ai le vertige. Cette guerre qui a commencé il y a maintenant presque quatre ans, elle s’est propagée comme une tache d’huile. Elle touche tout. Elle empoisonne tout. Des archéologues arrêtés en Pologne. Des complots pour faire exploser des colis en Allemagne. Des pétroliers attaqués dans la mer Noire. C’est comme si le monde entier était devenu un champ de bataille. Et je me demande : quand est-ce que ça va s’arrêter ? Quand est-ce que le monde pourra redevenir ce qu’il était avant ? Ou est-ce que c’est impossible ? Est-ce que le monde d’avant est perdu pour toujours ?
Section 7 : Le quotidien sous les bombes
Une vie normale qui n’existe plus
Il y a des détails qui tuent. Des petits riens qui, lorsqu’on les regarde de près, en disent plus long que n’importe quel discours politique. Dans les régions touchées par les bombardements, les gens ont développé des routines de survie. Ils savent exactement où se trouvent les abris les plus proches. Ils dorment avec leurs téléphones allumés, les alertes aériennes activées. Ils ont des sacs d’urgence prêts au cas où ils devraient fuir en quelques minutes. C’est ce qu’on appelle la « nouvelle normalité », cette vie où l’extraordinaire est devenu ordinaire.
Imaginez un instant. Imaginez que vous vivez à Kharkiv ou à Kiev. Imaginez que vous ne savez jamais, quand vous allez au lit le soir, si vous vous réveillerez le matin. Imaginez que chaque bruit soudain, chaque sifflement dans le ciel, peut être votre dernier moment. Imaginez que vous vivez avec cette peur constante, cette anxiété permanente, jour après jour, semaine après semaine, mois après mois. Comment fait-on ? Comment les humains peuvent-ils supporter ça ? Et pourtant, ils le supportent. Ils vivent avec. Ils continuent.
Les histoires individuelles
Derrière chaque chiffre, il y a des histoires. Des histoires qui mériteraient d’être racontées, qui mériteraient d’être entendues. Il y a cette mère à Odessa dont l’école a été bombardée pendant que ses enfants étaient en classe. Ils s’en sont sortis indemnes, mais elle ne dort plus depuis. Elle reste éveillée toute la nuit, surveillant le ciel, attendant la prochaine alerte. Il y a ce père à Kharkiv qui a perdu son travail parce que son usine a été détruite. Il cherche du travail chaque jour, mais les entreprises ferment les unes après les autres. Il ne sait pas comment il va nourrir sa famille le mois prochain.
Il y a cette grand-mère à Dnipro qui vit seule depuis que son mari est mort l’année dernière. Ses enfants vivent à l’étranger et lui envoient de l’argent quand ils peuvent. Mais chaque fois qu’il y a une alerte aérienne, elle doit descendre quatre étages dans l’escalier parce que l’ascenseur ne fonctionne plus à cause des coupures d’électricité. Elle est fatiguée. Elle est seule. Mais elle refuse de partir. Elle dit qu’elle veut mourir chez elle. Dans la maison où elle a passé toute sa vie.
Et moi je pense à ces gens. Je pense à cette grand-mère qui descend quatre étages dans l’obscurité. Je pense à cette mère qui ne dort plus. Je pense à ce père qui ne sait pas comment il va nourrir ses enfants. Et je réalise quelque chose de terrifiant : ils pourraient être n’importe qui d’entre nous. Ils pourraient être moi. Ils pourraient être vous. La différence entre eux et nous, c’est juste le hasard. Le hasard d’être né ici ou là-bas. Le hasard d’avoir la guerre chez soi ou de la regarder à la télévision. C’est tout. Juste le hasard.
Section 8 : L'équilibre militaire
Les avancées russes
Sur le plan purement militaire, la situation est complexe. Le blog militaire ukrainien DeepState a rapporté que les forces russes avaient avancé près de Lozova dans la région de Kharkiv et de Stepnohirsk dans la région de Zaporijia. Ce sont des gains territoriaux mineurs, mais ils existent. Chaque kilomètre gagné par la Russie est un kilomètre perdu pour l’Ukraine. Chaque village occupé est une communauté qui perd sa liberté, ses droits, sa dignité.
Pourtant, ces avancées russes sont loin d’être décisives. Elles sont le résultat d’une guerre d’usure, cette stratégie brutale qui consiste à épuiser l’ennemi plutôt qu’à le vaincre par une grande bataille. La Russie a plus de ressources, plus de soldats, plus d’armes. L’Ukraine a moins de tout, mais elle a quelque chose que l’argent ne peut pas acheter : la détermination d’un peuple qui se bat pour sa survie, pour son droit à exister en tant que nation libre et indépendante.
La résilience ukrainienne
L’Ukraine continue de frapper, de résister, de ne pas céder. La frappe sur l’usine de drones à Taganrog n’est qu’un exemple de cette capacité à contre-attaquer, à porter la guerre sur le territoire russe. C’est une stratégie risquée, mais nécessaire pour montrer à la Russie qu’elle ne peut pas bombarder l’Ukraine en toute impunité.
Les pertes sont énormes des deux côtés. Les généraux russes envoient des vagues de soldats à l’assaut des positions ukrainiennes, knowing que beaucoup vont mourir. Les généraux ukrainiens envoient leurs soldats se battre contre un ennemi mieux équipé et plus nombreux, knowing que beaucoup ne reviendront pas. C’est l’absurdité de la guerre : des hommes envoyés mourir par d’autres hommes qui restent confortablement assis dans leurs bureaux climatisés à des milliers de kilomètres du front.
Je regarde les cartes militaires. Je lis les rapports. J’analyse les statistiques. Et puis je réalise que tout ça, c’est froid. C’est impersonnel. Ce sont des lignes sur une carte. Ce sont des chiffres dans un rapport. Mais derrière chaque ligne, derrière chaque chiffre, il y a des êtres humains. Des gens qui aiment. Des gens qui sont aimés. Des gens qui ont des rêves, des espoirs, des projets. Des gens qui ne veulent pas mourir. Des gens qui ne veulent pas tuer. Mais qui sont obligés de le faire parce que d’autres ont décidé que la guerre était nécessaire.
Section 9 : Vers un avenir incertain
L’hiver qui vient
L’hiver est toujours la saison la plus difficile en temps de guerre. Les nuits sont plus longues, ce qui donne plus de temps pour les bombardements. Le froid rend tout plus pénible. Les coupures d’électricité sont plus dures à supporter. Et cet hiver 2026-2027 s’annonce particulièrement cruel. Les attaques russes contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes se sont intensifiées en décembre et janvier, et il semble que cette stratégie va continuer.
Les experts prédisent que des millions d’Ukrainiens pourraient passer cet hiver sans chauffage régulier, sans électricité fiable, sans eau courante. C’est l’image d’une société moderne renvoyée à l’âge sombre par la guerre. C’est l’image d’un pays qui se bat non seulement contre une armée ennemie, mais aussi contre le froid, contre l’obscurité, contre l’épuisement.
Les espoirs pour 2026
Pourtant, malgré tout, il y a de l’espoir. L’Ukraine a survécu à trois hivers de guerre déjà. Elle a survécu à des moments où personne ne pensait qu’elle pourrait tenir. Elle a survécu grâce à la courage de son peuple, grâce au soutien de ses alliés, grâce à cette force inexplicable qui pousse les humains à continuer même quand tout semble perdu.
Il y a des signes que l’équilibre militaire pourrait évoluer en 2026. L’Ukraine développe ses propres capacités de production d’armes, y compris des drones à longue portée qui ont déjà prouvé leur efficacité en atteignant des cibles profondément à l’intérieur du territoire russe. Les pays occidentaux continuent, malgré la fatigue, de fournir un soutien militaire et financier. Et le peuple ukrainien, malgré l’épuisement visible, continue de se battre.
Et moi je me demande : qu’est-ce que 2026 va nous révéler ? Est-ce que cette guerre va finir ? Est-ce qu’elle va continuer encore des années ? Est-ce qu’elle va s’étendre, toucher d’autres pays, devenir un conflit mondial ? Je ne sais pas. Personne ne sait. Ce que je sais, c’est que chaque jour qui passe est un jour de trop. Chaque jour où des gens meurent est un jour de trop. Chaque jour où des enfants vivent dans la peur est un jour de trop. Et j’ai envie de croire, malgré tout, malgré l’évidence, que l’humanité finira par trouver une solution. Que la raison finira par l’emporter sur la folie. Que la lumière finira par chasser les ténèbres.
Conclusion : Les visages de la guerre
Revenir à l’essentiel
Quatre employés postaliers. C’est par eux que j’ai commencé cet article. C’est par eux que je veux finir. Quatre personnes qui avaient des noms, des visages, des vies. Quatre personnes qui aimaient et étaient aimées. Quatre personnes qui ne voulaient pas mourir ce jour-là. Quatre personnes dont le monde ne saura jamais les noms, dont les histoires ne seront jamais racontées, dont les visages ne seront jamais vus par la plupart d’entre nous.
Ils représentent quelque chose de plus grand qu’eux-mêmes. Ils représentent cette humanité qui souffre dans l’ombre des grandes stratégies militaires, des discours politiques, des considérations géopolitiques. Ils représentent les victimes anonymes de cette guerre comme de toutes les guerres, ceux dont la mort ne fait même pas les gros titres, dont les noms ne sont jamais mentionnés dans les communiqués officiels.
La leçon ultime
La guerre en Ukraine a duré 1,420 jours au moment où j’écris ces lignes. 1,420 jours de mort, de destruction, de souffrance. 1,420 jours où des êtres humains ont tué d’autres êtres humains au nom d’idéologies, de frontières, de pouvoirs. 1,420 jours où le monde a regardé, parfois avec horreur, parfois avec indifférence, parfois avec impuissance.
Et pendant ces 1,420 jours, des millions de vies ont été brisées. Des millions de rêves ont été écrasés. Des millions d’histoires ont pris fin prématurément. La guerre ne finit pas quand les armes se taisent. Elle continue dans les mémoires de ceux qui ont perdu. Elle continue dans les traumatismes de ceux qui ont vu l’horreur. Elle continue dans les vies de ceux qui ont tout perdu.
Quatre employés postaliers. Quatre vies fauchées. Quatre familles détruites. Et moi je me demande : combien encore ? Combien de vies sacrifiées avant que quelqu’un dise stop ? Combien de centres postal transformés en tombeaux avant que cette folie s’arrête ? Quelque part, aujourd’hui, une mère ukrainienne regarde son téléphone. Elle attend un appel qui ne viendra jamais. Quelque part, aujourd’hui, un enfant russe demande quand son papa va rentrer. On ne lui dira jamais. La guerre ne fait pas de distinction. Elle prend tout. Elle emporte tout. Et nous, qu’avons-nous appris en 1,420 jours ? Avons-nous appris quelque chose ? Ou allons-nous continuer à laisser les êtres humains mourir inutilement, encore et encore, jusqu’à ce que l’histoire se répète éternellement ?
Sources
Sources primaires
Al Jazeera, « Russia-Ukraine war: List of key events, day 1,420 », 14 janvier 2026
Sources secondaires
Novaya Gazeta Europe, « Four killed in strike on Kharkiv postal facility as Russia bombards Ukraine’s energy infrastructure », 13 janvier 2026
Kyiv Independent, « ‘A series of loud explosions’ — Ukraine ‘destroys’ key Russian drone factory in Taganrog, SBU says », 13 janvier 2026
Ukrinform, « Near Kharkiv, Russian missile strike almost destroys Nova Poshta terminal killing four employees », 13 janvier 2026
Reuters, « Drones hit two tankers in Black Sea as Kazakh oil… », 13 janvier 2026
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