Un missile conçu pour contourner toutes les défenses
L’Oreshnik — « noisetier » en russe — n’a rien du buisson innocent que son nom suggère. C’est un missile balistique à portée intermédiaire, dérivé du RS-26 Rubezh, lui-même issu de la famille des missiles intercontinentaux russes. Sa particularité? Une vitesse hypersonique dépassant Mach 10, des trajectoires manœuvrantes impossibles à prédire, et une capacité à emporter des charges nucléaires. Les systèmes de défense occidentaux — THAAD, Patriot, même les plus sophistiqués — deviennent obsolètes face à lui. Le Pentagone l’a qualifié de « missile expérimental » après sa première utilisation en novembre 2024 contre Dnipro. Mais ce 9 janvier 2026, l’expérimentation est terminée. L’Oreshnik est entré en service opérationnel.
Le commandement de l’armée de l’air ukrainienne a traqué sa trajectoire en temps réel : 13 000 kilomètres par heure, lancé depuis le polygone d’essais de Kapoustine Iar, dans le sud-ouest de la Russie. Six têtes. Inertes cette fois — des charges conventionnelles qui ont causé des dégâts par leur seule énergie cinétique. Mais le message est clair : la prochaine fois, ces têtes pourraient contenir autre chose. Et personne, absolument personne, ne pourrait les arrêter. Kaja Kallas, la cheffe de la diplomatie européenne, ne s’y est pas trompée : « C’est une escalade contre l’Ukraine et un avertissement à l’Europe et aux États-Unis. »
La réponse russe à une attaque sur la résidence de Poutine
Moscou a sa propre version des faits. Selon le ministère russe de la Défense, le tir de l’Oreshnik constituait une « riposte » à une attaque ukrainienne du 28-29 décembre 2025. Cette nuit-là, 91 drones auraient visé la résidence officielle de Vladimir Poutine dans la région de Novgorod. Une affirmation que Kyiv dément catégoriquement — et que Washington qualifie d’« inexacte ». Mais peu importe la vérité. Ce qui compte, c’est le signal envoyé : Moscou possède désormais une arme contre laquelle l’Occident n’a pas de parade. Et il n’hésite plus à l’utiliser.
Vous savez ce qui me terrifie le plus dans cette histoire? Ce n’est pas le missile lui-même. C’est le calcul derrière. Poutine sait exactement ce qu’il fait. Il frappe à quelques kilomètres de la Pologne, membre de l’OTAN. Il utilise une arme nucléaire — vide, certes, mais nucléaire dans sa conception. Et il attend. Il teste les limites. Jusqu’où peut-il aller avant que quelqu’un ne réagisse vraiment? La réponse, pour l’instant, c’est : très, très loin.
La colère de Washington : des mots historiques à l'ONU
Tammy Bruce et le réquisitoire américain
Ce lundi 13 janvier 2026, la salle du Conseil de sécurité de l’ONU était électrique. Tammy Bruce, ambassadrice adjointe des États-Unis, s’est levée. Sa voix était posée, mais chaque mot pesait une tonne. « Escalade dangereuse et inexplicable », a-t-elle martelé. « À un moment de potentiel énorme — dû uniquement à l’engagement sans précédent du président Trump pour la paix dans le monde — les deux parties devraient chercher des moyens de désescalader. » Puis, plus cinglante encore : « Ces attaques font une moquerie de la cause de la paix. »
Les États-Unis ont rappelé que la Russie avait voté, il y a près d’un an, en faveur d’une résolution du Conseil de sécurité appelant à la fin du conflit. « Ce serait bien si la Russie accordait ses paroles à ses actes », a lancé Bruce. Une phrase simple. Dévastatrice. Parce qu’elle dit tout : Moscou parle de paix et tire des missiles hypersoniques. Moscou signe des résolutions et bombarde des infrastructures civiles. Moscou joue un double jeu que plus personne ne peut ignorer.
La réponse glaçante de l’ambassadeur russe
Vassily Nebenzia, l’ambassadeur russe à l’ONU, n’a pas cillé. Sa réponse, d’un cynisme assumé, a glacé l’assistance : « Tant que Zelensky ne reviendra pas à la raison et n’acceptera pas des conditions réalistes pour des négociations, nous continuerons à résoudre le problème par des moyens militaires. » Puis, menaçant : « Il a été prévenu depuis longtemps. Chaque jour qu’il gaspille, les conditions de négociation ne feront qu’empirer pour lui. De même, chaque attaque ignoble contre des civils russes suscitera une réponse ferme. »
« Des conditions réalistes. » Vous avez entendu? Des conditions réalistes. Dans la bouche de Nebenzia, ça veut dire : capitulation totale. Reddition de territoires. Démilitarisation. Neutralité forcée. Ce sont les « conditions réalistes » de Moscou. Et tant que l’Ukraine ne les acceptera pas, les missiles continueront de pleuvoir. Les civils continueront de mourir. Les infrastructures continueront de brûler. C’est ça, la « paix » version Poutine. Une paix de cimetière.
La mer Noire : le nouveau front invisible
Comment l’Ukraine humilie la flotte russe
Pendant que les diplomates s’affrontent à New York, une autre guerre se déroule dans les eaux sombres de la mer Noire. Une guerre que Kyiv est en train de gagner. Contre toute attente. Contre toute logique militaire. L’Ukraine n’a pas de marine. Pas de destroyers. Pas de sous-marins. Rien qu’une poignée de vedettes et des ingénieurs brillants dans des garages de la banlieue de Kyiv. Et pourtant, depuis 2022, elle a détruit ou endommagé plus d’un tiers de la flotte russe de la mer Noire. Trente navires. Des frégates lance-missiles. Des navires de débarquement. Le croiseur Moskva, fierté de la marine russe, repose par 50 mètres de fond.
L’arme secrète? Des drones navals. Des embarcations télécommandées, bardées d’explosifs, qui coûtent environ 200 000 dollars pièce. Face à elles : des navires de guerre valant des centaines de millions. Le calcul est simple, implacable, révolutionnaire. « L’Ukraine est en première ligne d’une guerre qui évolue rapidement », explique la députée ukrainienne Oleksandra Ustinova. « Le champ de bataille de 2022 — ou même de 2024 — n’est pas le même qu’aujourd’hui. »
Les Magura V5 : ces drones qui abattent des hélicoptères
Les Magura V5, développés par le renseignement militaire ukrainien, sont devenus la terreur de la flotte russe. Mais leur dernière évolution a stupéfié les analystes militaires du monde entier : ils sont désormais équipés de missiles. Le 31 décembre 2024, au large du cap Tarkhankut en Crimée occupée, un Magura V5 a abattu un hélicoptère Mi-8 russe avec un missile lancé depuis la mer. Deux jours plus tard, un autre hélicoptère détruit, un troisième endommagé. Les hélicoptères russes, qui chassaient autrefois les drones ukrainiens avec impunité, sont devenus des « cibles faciles », selon le commandant de l’unité Group 13.
Imaginez la scène. Vous êtes pilote d’hélicoptère russe. Votre mission : traquer des petits bateaux téléguidés en mer Noire. Routine. Facile. Et puis un jour, le petit bateau vous tire dessus. Avec un missile. Depuis la surface de l’eau. Votre hélicoptère de combat, avec toute sa technologie, toute sa puissance de feu, se fait descendre par un truc qui ressemble à un jet-ski télécommandé. C’est ça, la révolution ukrainienne. David contre Goliath. Sauf que David a appris à fabriquer des frondes nucléaires.
Les civils pris en étau : cargos coulés, marin tué
Un Syrien mort sur un navire céréalier
La guerre en mer Noire ne tue pas que des militaires. Le 9 janvier 2026, la Russie a frappé deux cargos civils au large des côtes ukrainiennes. L’un se dirigeait vers Tchornomorsk pour charger des céréales. L’autre, près d’Odessa, transportait du soja. À bord de ce dernier, un homme. Un marin. Un Syrien. Son nom n’a pas été rendu public. On sait juste qu’il est mort. Tué par une frappe russe sur un navire commercial, dans des eaux internationales, pendant qu’il faisait son travail : acheminer de la nourriture vers ceux qui en ont besoin.
Oleksiy Kuleba, ministre ukrainien de la Restauration, a publié les images du cargo Wael K, un navire de 115 mètres battant pavillon de Saint-Kitts-et-Nevis. « C’est un autre exemple de la Russie ciblant délibérément des objets civils, le transport maritime international et la logistique alimentaire », a-t-il écrit. La Turquie avait déjà averti d’une « escalade inquiétante » en mer Noire après les attaques ukrainiennes sur des pétroliers de la flotte fantôme russe. Mais quand c’est Moscou qui tire sur des cargos céréaliers, le silence est assourdissant.
La guerre qui affame le monde
Ces cargos ne transportent pas n’importe quoi. Ils transportent du blé, du maïs, du tournesol. L’Ukraine est l’un des greniers du monde. Ses exportations nourrissent l’Afrique, le Moyen-Orient, l’Asie. Chaque navire coulé, chaque route maritime bloquée, chaque marin tué, c’est de la nourriture qui n’arrivera jamais à destination. Des familles qui auront faim. Des enfants qui ne grandiront pas comme ils le devraient. La Russie ne fait pas que bombarder l’Ukraine. Elle affame la planète.
Un marin syrien. Anonyme. Mort sur un cargo en mer Noire. Il était là pour transporter des céréales. Pas des armes. Des céréales. De la nourriture. Et quelqu’un, quelque part dans un bunker russe, a décidé que ce navire devait être frappé. Que cet homme devait mourir. Pour quoi? Pour « punir » l’Ukraine? Pour « envoyer un message »? Quel message, exactement? Que la Russie est prête à affamer le monde pour satisfaire les délires impériaux d’un seul homme? Ce marin avait une famille. Des rêves peut-être. Une vie. Et tout ça s’est arrêté dans les eaux glacées de la mer Noire, parce que Vladimir Poutine refuse de perdre.
Le paradoxe Trump : paix promise, guerre intensifiée
Des négociations qui patinent
L’administration Trump avait promis de mettre fin à cette guerre « en 24 heures ». On en est loin. Très loin. Les négociations entre Washington et Moscou durent depuis des mois, sans résultat tangible. La Russie n’a donné « aucun signal public » indiquant qu’elle est prête à renoncer à ses exigences maximalistes : reconnaissance de l’annexion des territoires occupés, démilitarisation de l’Ukraine, neutralité permanente. Des conditions qu’aucun gouvernement ukrainien — quel qu’il soit — ne peut accepter sans se suicider politiquement.
Pourtant, les États-Unis continuent de pousser. Tammy Bruce a rappelé « l’engagement sans précédent du président Trump pour la paix ». Mais quel engagement, exactement? Les frappes russes s’intensifient. Les missiles hypersoniques tombent. Les civils meurent. Et la réponse américaine se limite à des « condamnations » et des « préoccupations ». L’ambassadeur ukrainien Andriy Melnyk a tenté de renverser le narratif : « La Russie veut vendre à ce conseil l’impression qu’elle est invincible, mais c’est une illusion. L’économie russe ralentit. Les revenus pétroliers sont en baisse. L’image de force soigneusement mise en scène n’est que fumée et miroirs. »
La saisie du pétrolier qui a envenimé les relations
Entre Washington et Moscou, les tensions ne se limitent pas à l’Ukraine. Le 8 janvier, les États-Unis ont saisi un pétrolier battant pavillon russe dans l’Atlantique Nord. Une action militaire directe contre un navire russe. Le ministère des Affaires étrangères russe a hurlé à la violation du droit international : « Cela ne peut que conduire à une nouvelle escalade des tensions militaro-politiques dans la région euro-atlantique. » L’ironie aurait pu être savoureuse — la Russie invoquant le droit international — si les conséquences n’étaient pas aussi graves.
Trump voulait la paix. Il l’a dit, redit, promis. Et regardez où on en est. Des missiles hypersoniques à la frontière de l’OTAN. Des pétroliers saisis en haute mer. Des cargos coulés. Des négociations dans l’impasse. La « paix de Trump », pour l’instant, ressemble furieusement à une guerre qui s’intensifie. Peut-être que le problème n’est pas la méthode. Peut-être que le problème, c’est qu’on ne peut pas négocier avec quelqu’un qui refuse de négocier. Poutine ne veut pas un accord. Il veut une victoire. Et tant qu’on n’aura pas compris ça, tous les sommets du monde ne serviront à rien.
L'Europe face à ses responsabilités
Des condamnations, mais quelles actions?
Les dirigeants européens ont condamné l’attaque à l’Oreshnik. Le Royaume-Uni, l’Allemagne et la France l’ont qualifiée d’« escalatoire et inacceptable ». Kaja Kallas, haute représentante de l’UE, a déclaré que le tir montrait que « Poutine ne veut pas la paix ». Des mots forts. Mais des mots seulement. Car pendant que l’Europe condamne, elle continue d’acheter du gaz liquéfié russe via des voies détournées. Pendant qu’elle s’indigne, ses entreprises trouvent des moyens de contourner les sanctions. Pendant qu’elle promet de l’aide à l’Ukraine, les livraisons d’armes sont en retard, insuffisantes, conditionnées.
Le missile Oreshnik a frappé à quelques dizaines de kilomètres de la Pologne. C’est-à-dire à quelques dizaines de kilomètres de l’article 5 du traité de l’Atlantique Nord. La clause de défense collective. Celle qui est censée protéger tous les membres de l’Alliance. Que se passerait-il si le prochain missile frappait quelques kilomètres plus à l’ouest? Est-ce que l’OTAN réagirait? Est-ce que l’Europe se battrait? Ou est-ce qu’on trouverait encore des excuses, des nuances, des « circonstances atténuantes »?
L’Ukraine seule face à l’ogre
Malgré tout, l’Ukraine tient. Elle tient depuis bientôt quatre ans. Elle tient contre une armée qui la surpasse en nombre, en équipement, en ressources. Elle tient avec des drones fabriqués dans des garages, des missiles récupérés sur des épaves soviétiques, des soldats qui n’ont pas dormi depuis des semaines. Elle tient parce qu’elle n’a pas le choix. Parce que perdre, pour elle, ce n’est pas signer un traité défavorable. C’est disparaître. En tant que nation. En tant que peuple. En tant qu’idée.
On parle beaucoup de fatigue. La « fatigue ukrainienne » de l’Occident. La lassitude face à cette guerre qui n’en finit pas. Les sondages qui montrent que les gens veulent passer à autre chose. Mais vous savez qui est vraiment fatigué? Les Ukrainiens. Ceux qui dorment dans des abris depuis des mois. Ceux qui enterrent leurs enfants. Ceux qui reconstruisent leurs maisons pour les voir détruites à nouveau. Eux sont fatigués. Et pourtant ils continuent. Alors qui sommes-nous pour dire qu’on en a assez?
La révolution des drones navals : le futur de la guerre
Une victoire stratégique sans précédent
Ce qui se passe en mer Noire dépasse le cadre du conflit ukrainien. C’est une révolution militaire. Pour la première fois dans l’histoire moderne, une nation sans marine a repoussé une superpuissance navale. La Russie de Pierre le Grand, celle qui a bâti sa puissance sur les mers depuis trois siècles, se fait humilier par des bateaux télécommandés. Le général américain David Petraeus l’a dit sans détour : « L’utilisation ukrainienne de la technologie — en particulier les drones aériens et maritimes — est du pur génie. »
Un tiers de la flotte russe de la mer Noire détruit ou endommagé. Le Moskva, le César Kunikov, le Sergueï Kotov, l’Ivanovets. Des noms qui rejoignent la liste des navires coulés par une puissance qu’ils devaient écraser. La Russie a été forcée de relocaliser ce qui reste de sa flotte vers Novorossisk, loin de la Crimée occupée. Elle envisage même une base permanente en Abkhazie, territoire géorgien séparatiste. C’est une retraite. Une déroute. Une humiliation historique.
Les leçons pour le monde
Les analystes militaires du monde entier prennent des notes. Si l’Ukraine peut faire ça à la Russie, que pourrait faire Taïwan à la Chine? Que pourraient faire de petites nations face à des géants? Les porte-avions, ces monstres d’acier coûtant des milliards, sont-ils encore pertinents dans un monde de drones à 200 000 dollars? « La guerre en mer Noire démontre qu’une approche asymétrique peut renverser l’équilibre des forces », analyse Serhii Kuzan, du Centre ukrainien pour la sécurité et la coopération. « L’Ukraine, pratiquement sans flotte, détruit la marine russe avec des ressources limitées. »
Il y a quelque chose de profondément satisfaisant dans ce renversement. La marine russe, héritière des flottes impériales, fierté de générations de tsars et de secrétaires généraux, se fait couler par des ingénieurs ukrainiens qui ont commencé dans un garage. C’est David contre Goliath, version XXIe siècle. C’est la preuve que la puissance militaire ne suffit plus. Que l’innovation, l’ingéniosité, la volonté peuvent compenser des décennies de retard. C’est aussi, quelque part, un avertissement pour tous ceux qui pensent que les gros bataillons gagnent toujours.
Presque quatre ans de guerre : et maintenant?
Un conflit sans fin en vue
Février 2026 marquera le quatrième anniversaire de l’invasion russe. Quatre ans de bombardements. Quatre ans de morts. Quatre ans de destructions. Des milliers de civils tués, dont personne ne connaîtra jamais le nombre exact. Des millions de réfugiés éparpillés à travers l’Europe. Des villes entières — Marioupol, Bakhmout, Avdiïvka — réduites en cendres. Et aucune fin en vue. Aucune.
L’ambassadeur ukrainien Andriy Melnyk a tenté de renverser la perception : « La Russie est plus vulnérable maintenant qu’à n’importe quel moment depuis le début de l’invasion. » C’est peut-être vrai. L’économie russe s’essouffle. Les sanctions mordent. Les pertes militaires s’accumulent. Mais Poutine ne montre aucun signe de faiblesse. Au contraire : il intensifie. Il escalade. Il teste. Jusqu’où ira-t-il? Personne ne le sait. Et c’est peut-être ça, le plus terrifiant.
L’Ukraine entre espoir et épuisement
Du côté ukrainien, la résistance continue. Mais à quel prix? Les infrastructures énergétiques sont systématiquement ciblées. Cet hiver, des centaines de milliers de familles vivent sans chauffage, sans électricité, dans un froid qui descend régulièrement sous les -10°C. Les hôpitaux fonctionnent aux générateurs. Les écoles donnent des cours dans des abris. La vie quotidienne est devenue une épreuve de survie. Et pourtant, selon tous les sondages, la majorité des Ukrainiens refuse de capituler. Refuse de céder un pouce de territoire. Refuse de se soumettre.
Quatre ans. On a du mal à se représenter ce que ça signifie. Quatre ans à se réveiller avec les sirènes. Quatre ans à courir vers les abris. Quatre ans à enterrer ses proches. Quatre ans à reconstruire pour voir tout détruit à nouveau. Les enfants qui avaient 10 ans au début de la guerre en ont 14 aujourd’hui. Ils n’ont connu que ça. La guerre, c’est leur normalité. Comment on reconstruit un pays après ça? Comment on reconstruit des psychés? Même si la paix arrivait demain, les cicatrices resteraient pour des générations.
Conclusion : L'Ukraine saigne, mais le monde regarde-t-il encore?
Le test de notre humanité collective
Nous sommes à un tournant. Pas seulement pour l’Ukraine. Pour nous tous. Un missile capable de porter des ogives nucléaires vient de frapper à quelques kilomètres de l’OTAN. La Russie détruit des cargos céréaliers et tue des marins civils. Elle menace ouvertement de continuer « par des moyens militaires » jusqu’à ce que l’Ukraine se soumette. Et nous, que faisons-nous? Nous condamnons. Nous exprimons notre préoccupation. Nous organisons des réunions d’urgence. Mais est-ce que ça suffit? Est-ce que ça a jamais suffi?
L’Ukraine nous montre ce que signifie se battre pour sa survie. Avec des drones de garage contre des flottes impériales. Avec des volontaires contre des armées professionnelles. Avec l’espoir contre la terreur. Elle nous montre aussi notre propre reflet : celui d’un Occident fatigué, divisé, hésitant. Un Occident qui parle de valeurs mais qui négocie avec ceux qui les piétinent. Un Occident qui promet mais qui tarde à livrer.
Une question pour chacun d’entre nous
Ce marin syrien, mort sur son cargo en mer Noire, ne saura jamais que son histoire a été racontée. Il ne saura jamais que quelque part, quelqu’un a pensé à lui. Il était juste un homme, faisant un travail ordinaire, dans un monde devenu fou. Et c’est peut-être ça, la vraie leçon de cette guerre. Elle ne concerne pas seulement des frontières ou des sphères d’influence. Elle concerne des vies. Des millions de vies ordinaires, broyées par l’ambition d’un seul homme. Alors la question, ce matin, n’est pas de savoir ce que les diplomates vont dire. La question, c’est : qu’est-ce que NOUS allons faire? Allons-nous continuer à regarder? À « exprimer notre préoccupation »? Ou allons-nous enfin comprendre que ce qui se passe là-bas nous concerne tous? Que les missiles de Poutine ne s’arrêteront pas aux frontières de l’Ukraine? Que le monde qu’il veut construire n’a pas de place pour nos libertés, nos droits, notre façon de vivre? Le marin syrien est mort. Les quatre victimes de Lviv sont mortes. Des milliers d’autres sont morts. Et chaque jour qui passe sans action réelle est un jour où nous devenons complices. Pas par ce que nous faisons. Par ce que nous ne faisons pas.
Sources
Sources primaires
Euronews — US accuses Russia of ‘dangerous and inexplicable escalation’ of war in Ukraine — 13 janvier 2026
Al Jazeera — US slams Russia’s ‘dangerous escalation’ in Ukraine amid new deadly strikes — 13 janvier 2026
Associated Press — US accuses Russia of ‘dangerous and inexplicable escalation’ of war in Ukraine — 13 janvier 2026
Ukrainska Pravda — US says Russia’s Oreshnik strike on Ukraine is unjustified escalation — 13 janvier 2026
RBC-Ukraine — US condemns Russia’s Oreshnik missile attack on Ukraine in heated UN remarks — 13 janvier 2026
The Moscow Times — Kyiv Says Russia Hit 2 Cargo Vessels in Black Sea, Syrian Crew Member Killed — 9 janvier 2026
Sources secondaires
Raids.fr — La Russie utilise pour la seconde fois un missile Orechnik sur l’Ukraine — 12 janvier 2026
TIME Magazine — How Ukraine Beat Russia in the Black Sea — août 2024
CEPA — Ukraine’s Marauding Sea Drones Bewilder Russia — 30 janvier 2025
Navy Lookout — Black Sea battle: how Ukraine’s drones overpowered the Russian Navy — 22 juillet 2025
The National Interest — Ukraine’s Drone War Over the Black Sea Is Heating Up — 15 octobre 2025
Newsweek — Russia Loses 26 Black Sea Fleet Vessels Since Start of War — 29 juillet 2024
CNN — Ukraine’s drones sink Russian warship Sergei Kotov in the Black Sea — 5 mars 2024
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