Trois missiles sur un centre de tri
Le terminal Nova Poshta de Korotych n’avait rien de militaire. Aucune valeur stratégique. C’était un centre logistique civil, le cœur battant du réseau postal ukrainien dans la région de Kharkiv. Des centaines de milliers de colis y transitaient chaque jour — des médicaments, des vêtements, des produits de première nécessité pour une population qui survit tant bien que mal à presque quatre ans de guerre.
À 5h15 du matin, trois missiles balistiques ont frappé le complexe. Le terminal cargo a été presque entièrement détruit. Le terminal postal a été partiellement pulvérisé. Des incendies se sont déclarés sur 500 mètres carrés. Les secouristes ont travaillé pendant des heures sous la menace de nouvelles frappes, extirpant les survivants des décombres fumants. Trente personnes ont été secourues, dont deux extraites de sous les gravats.
Vous savez ce qui me révolte le plus? Le mot qu’a utilisé le président Zelensky : « sans aucun objectif militaire ». Ces trois missiles balistiques — des engins qui coûtent des millions de dollars chacun — ont été tirés sur des gens qui triaient des paquets. Des paquets. La grand-mère de Kharkiv qui attendait ses médicaments pour le cœur ne les recevra jamais. Le soldat au front qui attendait une lettre de sa femme ne la lira jamais. Et quatre hommes ne rentreront plus jamais chez eux.
Quatre noms gravés dans le sang
Nova Poshta, la plus grande entreprise postale privée d’Ukraine, a publié les noms de ses employés tués. Viktor Parkhomenko, 37 ans. Taras Vovk, 34 ans. Yevhenii Yermakov, 39 ans. Et Dmytro Zakharov, 23 ans — le plus jeune. Deux d’entre eux étaient des employés du centre de tri. Deux autres étaient des chauffeurs d’une entreprise de transport partenaire. Tous étaient à leur poste de travail, à 5 heures du matin, par une nuit glaciale.
Quatre autres personnes ont été blessées : trois employés du centre de tri et un chauffeur. Ils sont hospitalisés, leurs vies ne sont pas en danger. Le cofondateur de Nova Poshta, Volodymyr Popershniuk, a confirmé que le site avait été frappé par trois missiles balistiques. Sur Facebook, il a écrit : « Nous reconstruirons tout ce qui peut être reconstruit, nous compenserons toutes les pertes matérielles. Mais les vies humaines, malheureusement, ne peuvent pas être ramenées. » L’entreprise a promis de contacter tous les clients dont les colis ont été détruits et de les rembourser.
Kyiv dans le noir : des centaines de milliers de familles sans électricité
La capitale ukrainienne paralysée par le froid
À Kyiv, la situation est catastrophique. Plusieurs centaines de milliers de familles se sont réveillées sans électricité le matin du 13 janvier. Le maire Vitali Klitschko a confirmé qu’il s’agissait de la pire coupure de courant que la ville ait connue depuis le début de la guerre. Plus de 500 bâtiments résidentiels étaient toujours privés de chauffage central en milieu de journée.
Et dehors, il faisait -12°C. Moins douze degrés Celsius. Les arbres nus étaient couverts de glaçons. La neige s’accumulait le long des trottoirs. Dans toute la ville, on entendait le grondement incessant des générateurs — le son de la survie ukrainienne. Des centres de résilience ont été déployés pour accueillir les habitants les plus vulnérables, ceux qui n’ont pas de chauffage d’appoint, ceux qui n’ont nulle part où aller.
Imaginez une seconde. Votre enfant de 5 ans dort dans son lit. Il fait -12°C dehors. Et soudain, plus de chauffage. Plus de lumière. Juste le froid qui s’infiltre, centimètre par centimètre, dans votre appartement. C’est exactement ce qu’a vécu Kateryna Serzhan, une Kiévienne de 36 ans, avec sa fille. « On porte des sous-vêtements thermiques, ma fille et moi », a-t-elle confié à CNN. « Je n’aurais jamais cru que de telles conditions puissent exister au 21e siècle. » Moi non plus, Kateryna. Moi non plus.
L’hiver transformé en arme
Kateryna Serzhan et sa famille n’ont eu de l’électricité que pendant une heure et demie dans la journée du 12 janvier. À 22 heures, la lumière est revenue pendant 15 minutes. Puis plus rien. Les chauffages d’appoint à batterie ne suffisent pas. « On s’était préparés à un hiver difficile », a-t-elle expliqué, « mais cette fois, en plus des coupures causées par les bombardements, il y a eu une vague de froid extrême. »
La stratégie russe est claire depuis des mois : transformer l’hiver en arme de guerre. Priver les civils de chauffage, d’eau chaude, de lumière. Espérer que le froid brisera la résistance ukrainienne là où les bombes ont échoué. C’est ce que les États-Unis ont appelé, devant le Conseil de sécurité de l’ONU, une « escalade dangereuse et inexplicable ». La vice-ambassadrice américaine Tammy Bruce a déclaré que Washington « déplore le nombre effarant de victimes » et condamne les attaques croissantes contre l’énergie et les infrastructures.
Le bilan de la défense : 247 drones abattus, mais des dégâts massifs
Une nuit de combat aérien intense
Les forces de défense aérienne ukrainiennes ont livré une bataille acharnée cette nuit-là. Selon l’armée de l’air ukrainienne, 247 drones ont été abattus sur les près de 300 lancés. Sept missiles ont également été interceptés — dont deux Iskander-M balistiques et cinq Iskander-K de croisière. Un taux d’interception qui reste élevé, mais qui ne suffit pas face à la masse de projectiles.
Car les missiles et drones qui passent à travers les défenses font des ravages. 24 sites ont été touchés à travers le pays. Des centrales électriques. Des sous-stations. Des infrastructures résidentielles. Des installations civiles. Le président Zelensky a une nouvelle fois appelé les partenaires occidentaux à accélérer les livraisons de missiles pour les systèmes de défense aérienne. « Le monde peut répondre à cette terreur russe par de nouveaux paquets d’aide pour l’Ukraine », a-t-il déclaré. « La Russie doit apprendre que le froid ne l’aidera pas à gagner cette guerre. »
247 drones abattus. Sept missiles interceptés. Les Ukrainiens font des miracles avec ce qu’ils ont. Mais ce qu’ils ont, ce n’est pas assez. Pas quand la Russie peut se permettre d’envoyer 300 drones en une seule nuit. Pas quand chaque missile qui passe détruit des vies et plonge des centaines de milliers de personnes dans le noir et le froid. Et pendant ce temps, en Occident, on « condamne » et on « déplore ». Mais est-ce que ça réchauffe les enfants de Kyiv?
Huit régions touchées simultanément
L’attaque n’a épargné personne. Huit régions ont été ciblées en même temps : Dnipro, Zhytomyr, Zaporizhzhia, Kyiv, Odesa, Sumy, Kharkiv et Donetsk. Une coordination qui démontre la capacité de la Russie à saturer les défenses ukrainiennes en frappant sur plusieurs fronts simultanément.
À Kharkiv, outre le terminal Nova Poshta, un établissement médical pour enfants a également été touché par un drone Shahed, déclenchant un incendie. À Kryvyi Rih, une attaque massive de drones a endommagé des infrastructures critiques, laissant 45 000 abonnés sans électricité et 700 bâtiments sans chauffage. Partout, le même schéma : cibler ce qui fait vivre les gens.
La riposte ukrainienne : l'usine de drones de Taganrog en flammes
Œil pour œil : l’Ukraine frappe au cœur de la production russe
Mais l’Ukraine ne se contente pas d’encaisser. Dans la même nuit, les forces de défense ukrainiennes ont frappé en retour. Le Centre d’opérations spéciales Alpha du SBU, en coordination avec des unités de la Marine ukrainienne, a ciblé l’usine Atlant Aero à Taganrog, dans la région russe de Rostov, à seulement 40 kilomètres de la frontière ukrainienne.
Les résultats ont été spectaculaires. Une série d’explosions puissantes a été entendue vers 5 heures du matin, suivie d’un incendie massif visible sur les images satellites et les vidéos partagées par les habitants. Des bâtiments de production ont été confirmés endommagés. L’usine Atlant Aero est responsable de la conception, fabrication et test des drones de frappe-reconnaissance Molniya, ainsi que des composants pour les drones Orion — des engins utilisés quotidiennement contre l’Ukraine.
Et là, je dois l’avouer : j’ai ressenti quelque chose qui ressemble à de la satisfaction. Pas de la joie — il n’y a pas de joie dans cette guerre. Mais une forme de justice poétique. Chaque ligne de production détruite à Taganrog, ce sont des centaines de drones qui ne voleront jamais vers les villes ukrainiennes. Ce sont des Dmytro qui ne mourront pas. La Russie veut terroriser? L’Ukraine répond. Et cette réponse compte.
Réduire les capacités offensives de l’ennemi
L’état-major ukrainien a confirmé que la frappe avait été menée avec des missiles de fabrication ukrainienne. « La destruction de cette installation réduira la capacité de l’ennemi à produire des drones et affaiblira la capacité de la Russie à mener des frappes sur les cibles civiles en Ukraine », a déclaré l’armée. Le SBU a été encore plus explicite : « Chaque ligne de production arrêtée, ce sont des centaines de drones qui ne voleront pas vers les villes ukrainiennes, qui ne tueront pas de civils, qui ne détruiront pas de maisons. »
Ce n’était pas la première frappe sur Taganrog. En novembre 2025, l’Ukraine avait détruit deux avions militaires expérimentaux russes — l’A-60 et l’A-100LL — à l’usine Beriev. En juin dernier, des explosions avaient déjà été signalées près d’Atlant Aero. L’Ukraine cible méthodiquement la capacité de production de guerre russe, frappant les usines, les dépôts de pétrole, les centres logistiques. Une stratégie d’usure qui commence à porter ses fruits.
Presque quatre ans de guerre : l'escalade continue
Un conflit qui refuse de s’éteindre
Dans six semaines, le 24 février 2026, cela fera quatre ans que la Russie a lancé son invasion à grande échelle de l’Ukraine. Quatre ans de bombardements. Quatre ans de morts. Quatre ans de destructions. Quatre ans d’hiver transformé en arme. Et pourtant, malgré les pertes effarantes, malgré le froid, malgré les coupures de courant, l’Ukraine tient toujours.
Selon le général Syrskyi, malgré des pertes significatives en personnel, en armes et en équipement, l’armée russe ne renonce pas à ses opérations offensives. L’ennemi utilise les températures glaciales comme un « outil supplémentaire de pression et de terreur contre la population civile ukrainienne ». C’est la définition même de la guerre totale : frapper non seulement les soldats, mais aussi les femmes, les enfants, les vieillards. Transformer chaque hiver en bataille pour la survie.
Quatre ans. Vous réalisez ce que ça veut dire? Un enfant qui avait 10 ans au début de la guerre en a maintenant 14. Il a grandi sous les bombes. Il a appris à reconnaître le son des Shahed. Il sait ce que ça veut dire quand les lumières s’éteignent. Toute une génération d’enfants ukrainiens traumatisés, marqués à vie. Et pendant ce temps, quelque part à Moscou, des généraux planifient la prochaine attaque.
Les efforts de paix au point mort
Les États-Unis, sous l’administration Trump, tentent de relancer des négociations de paix. Mais l’intensification des attaques russes semble être une réponse directe à ces efforts. L’utilisation du missile hypersonique Oreshnik quatre jours avant l’attaque du 13 janvier était un message clair : la Russie ne cédera pas. Elle ne négociera pas en position de faiblesse. Elle continuera à frapper.
Le président Zelensky a indiqué que des documents pour un accord avec l’équipe Trump sont « pratiquement prêts » et que les calendriers de rencontre sont « en cours de coordination ». Mais sur le terrain, rien ne change. Les drones continuent de voler. Les missiles continuent de tomber. Les Ukrainiens continuent de mourir. Et le monde continue de regarder, impuissant ou indifférent, selon les jours.
Les voix de la souffrance : témoignages de l'enfer quotidien
Survivre au froid sans électricité
Olena Davydova, 30 ans, a passé la matinée du 13 janvier dans un Point d’Invincibilité du district de Dniprovskyi, à Kyiv. Ces refuges, mis en place par les autorités, offrent un endroit chauffé, de l’électricité pour charger les téléphones, et parfois de la nourriture chaude. C’est devenu la routine de millions d’Ukrainiens : survivre entre deux coupures, trouver de la chaleur où on peut.
Dans les rues de la capitale, les gens marchent vite, la tête baissée contre le vent glacial. Les magasins ferment plus tôt faute d’électricité. Certains supermarchés ont carrément fermé leurs portes, incapables de fonctionner avec des coupures prolongées. La vie normale — si tant est qu’elle existe encore en Ukraine — est devenue un luxe que beaucoup ne peuvent plus se permettre.
Je pense souvent à ces femmes. Ces mères qui font la queue dans le froid pour charger leur téléphone. Ces grand-mères qui attendent des médicaments qui n’arriveront jamais. Ces enfants qui font leurs devoirs à la lueur d’une bougie. On leur demande d’être héroïques au quotidien. On leur demande de tenir. Et ils tiennent. Mais à quel prix? Combien d’années de vie ces hivers leur coûtent-ils?
Une résilience à toute épreuve
Malgré tout, les Ukrainiens refusent de céder. La première ministre Yulia Svyrydenko a annoncé que le chauffage serait entièrement rétabli à Kyiv d’ici la fin de la journée du 13 janvier. Sur la rive droite du Dniepr, les coupures d’urgence seraient progressivement remplacées par des coupures programmées. Mais sur la rive gauche, là où les attaques russes se sont concentrées, la situation reste critique en raison des dommages importants au réseau.
Les équipes d’urgence travaillent jour et nuit, souvent sous la menace de nouvelles frappes. Les techniciens d’Ukrenergo, l’opérateur national du réseau électrique, sont devenus des héros méconnus de cette guerre. Ils réparent ce que la Russie détruit. Ils reconstruisent ce qui a été pulvérisé. Et ils recommencent, encore et encore, sachant que la prochaine attaque n’est jamais loin.
La communauté internationale réagit
Des condamnations, mais des actes?
La vice-ambassadrice américaine à l’ONU, Tammy Bruce, a qualifié l’attaque d' »escalade dangereuse et inexplicable » lors d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité. Washington a déclaré « déplorer le nombre effarant de victimes » et condamné les attaques croissantes contre les infrastructures énergétiques et civiles. Des mots forts. Des condamnations fermes.
Mais au-delà des discours, qu’est-ce qui change vraiment? L’Ukraine a besoin de missiles pour ses systèmes de défense aérienne. Elle a besoin de Patriots, de NASAMS, de munitions. Le président Zelensky a appelé à « l’accélération des livraisons déjà convenues avec l’Amérique et l’Europe ». La question est : ces livraisons arriveront-elles à temps? Avant la prochaine attaque? Avant le prochain Dmytro?
Les mots, c’est facile. « Condamner », « déplorer », « s’indigner » — ça ne coûte rien. Ça ne réchauffe personne. Ça ne sauve aucune vie. Ce dont l’Ukraine a besoin, ce ne sont pas des communiqués de presse. Ce sont des missiles. Des systèmes de défense. Des actions concrètes. Chaque jour de retard, c’est une famille de plus dans le noir. Chaque semaine d’hésitation, c’est un terminal de plus détruit. Quand est-ce qu’on passera des paroles aux actes?
Le Kremlin justifie l’injustifiable
Du côté russe, le ministère de la Défense a revendiqué la frappe comme une attaque contre « les infrastructures énergétiques utilisées par les forces armées ukrainiennes ». Une justification grotesque pour des missiles tirés sur un centre de tri postal et des quartiers résidentiels. Moscou affirme également que ses défenses aériennes ont abattu 11 drones ukrainiens dans la nuit, dont sept dans la région de Rostov.
Le gouverneur de la région de Belgorod, Vyacheslav Gladkov, a quant à lui prévenu que les habitants pourraient devoir être évacués si la situation énergétique se détériore, après une frappe ukrainienne sur une sous-station électrique vendredi dernier qui a privé environ 600 000 personnes de courant. La guerre se joue désormais des deux côtés de la frontière. Mais c’est toujours l’Ukraine qui paie le prix le plus lourd.
L'avenir incertain d'une nation assiégée
Entre espoir et épuisement
Les Ukrainiens sont fatigués. Quatre ans de guerre, ça use les corps et les âmes. Mais ils continuent. Ils continuent à travailler, à aimer, à élever leurs enfants, à rêver d’un avenir meilleur. Chaque matin où ils se réveillent et décident de continuer est une victoire contre ceux qui voudraient les voir capituler.
Le CEO d’Ukrenergo, Vitaliy Zaichenko, a averti que la Russie prépare une nouvelle vague d’attaques avec des missiles de croisière. Les informations de renseignement sont claires : ce n’est pas fini. Ce ne sera pas fini de sitôt. L’hiver 2025-2026 restera dans les mémoires comme l’un des plus difficiles de cette guerre. Mais il y en aura d’autres. Tant que la Russie ne sera pas arrêtée.
Vous voulez savoir ce qui me frappe le plus dans cette guerre? Ce n’est pas la violence — on s’y habitue, tristement. Ce n’est pas le froid — les Ukrainiens ont connu pire. C’est la normalisation de l’horreur. Le fait qu’on puisse lire « 300 drones, 25 missiles, 4 morts » comme une nouvelle ordinaire. Le fait qu’on puisse passer à autre chose après avoir appris que Dmytro, 23 ans, ne rentrera plus jamais chez lui. Cette normalisation, c’est peut-être la vraie victoire de Poutine.
Ce que le monde doit retenir
Cette nuit du 12 au 13 janvier 2026 n’était pas extraordinaire. Elle était typique. Typique de ce que vivent les Ukrainiens depuis presque quatre ans. Typique de la cruauté méthodique de la machine de guerre russe. Typique de l’indifférence croissante du reste du monde. Et c’est peut-être ça le plus effrayant : que l’horreur soit devenue routine.
Mais pour les familles de Viktor, Taras, Yevhenii et Dmytro, rien n’est routine. Pour eux, le 13 janvier 2026 est le jour où le monde s’est arrêté. Le jour où un fils, un frère, un mari, un père n’est pas rentré. Le jour où trois missiles balistiques ont transformé un lieu de travail en tombeau. Ce jour-là, ils ne l’oublieront jamais.
Conclusion : L'Ukraine saigne, mais refuse de mourir
Une nation debout face à la tempête
Au moment où j’écris ces lignes, les équipes de secours continuent de fouiller les décombres du terminal Nova Poshta de Korotych. Les techniciens d’Ukrenergo travaillent à rétablir le courant dans les quartiers encore plongés dans le noir. Les familles de Kyiv se serrent les unes contre les autres pour se réchauffer. Et quelque part, dans une ville que je ne connais pas, une mère pleure un fils de 23 ans qui ne reviendra plus.
L’Ukraine saigne. Chaque nuit, chaque jour, elle perd un peu plus de son sang. Mais elle refuse de mourir. Chaque coupure de courant réparée est une petite victoire. Chaque drone abattu est un acte de résistance. Chaque matin où un enfant va à l’école malgré les bombes est une gifle au visage de ceux qui voudraient voir ce pays disparaître. L’Ukraine tient. Elle tiendra encore. Mais pour combien de temps? Et à quel prix?
Dmytro Zakharov avait 23 ans. Il triait des colis à 5 heures du matin. Des paquets ordinaires pour des gens ordinaires. Et maintenant, il n’est plus là. Quelque part en Ukraine, sa mère regarde son téléphone. Elle attend un appel qui ne viendra jamais. Elle espère, peut-être encore, que c’est une erreur. Que ce n’est pas son fils. Que les nouvelles se trompent parfois. Mais les nouvelles ne se trompent pas. Pas cette fois. Et je me demande : combien de Dmytro faudra-t-il encore avant que le monde se réveille? Combien de terminaux postaux détruits, combien de familles plongées dans le noir, combien d’hivers transformés en enfer? Combien?
Sources
Sources primaires
Ukrinform (13 janvier 2026) — Déclaration du président Zelensky sur Telegram concernant l’attaque. Nova Poshta (13 janvier 2026) — Communiqué officiel sur les victimes et dommages au terminal de Korotych. État-major des forces armées ukrainiennes (13 janvier 2026) — Confirmation de la frappe sur l’usine Atlant Aero à Taganrog. Service de sécurité ukrainien (SBU) (13 janvier 2026) — Détails de l’opération contre la production de drones russe. UNN (13 janvier 2026) — Publication des noms des quatre victimes par Nova Poshta.
Sources secondaires
Associated Press (13 janvier 2026) — Couverture de l’attaque massive et des conditions météorologiques à Kyiv. CNN (13 janvier 2026) — Témoignage de Kateryna Serzhan et situation des coupures de courant. PBS NewsHour (13 janvier 2026) — Contexte géopolitique et réactions internationales. Kyiv Independent (13 janvier 2026) — Détails sur l’attaque de Nova Poshta et frappe sur Taganrog. Kyiv Post (13 janvier 2026) — Informations sur les blessés et dommages au terminal. Euronews (13 janvier 2026) — Contexte des attaques répétées sur le secteur énergétique. Censor.net (13 janvier 2026) — Profils des victimes du terminal Nova Poshta.
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