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Pokrovsk : 130 affrontements en 24 heures et la ville fantôme qui ne veut pas mourir
Crédit: Custom

Les chiffres de l’horreur

Les chiffres que l’état-major ukrainien a publiés pour cette seule journée du 13 janvier défient l’imagination. Une frappe de missile. Vingt-trois frappes aériennes. Vingt-trois roquettes. Quarante-sept bombes planantes qui tombent du ciel sans bruit, jusqu’à ce que le monde explose. Cinq mille six cent vingt-sept drones kamikaze lancés pour tuer. Trois mille soixante-treize bombardements de positions ukrainiennes et de villages. Et ce n’est qu’une journée. Une seule journée parmi des centaines, depuis que l’Ukraine se défend contre l’invasion russe.

La source Mezha, qui compile les informations de l’état-major ukrainien, rapporte des chiffres encore plus terrifiants pour la même période : quatre frappes de missiles au lieu d’une, quarante-deux frappes aériennes au lieu de vingt-trois, vingt-cinq missiles, soixante-dix-huit bombes guidées, sept mille neuf cent soixante-sept drones kamikaze, trois mille sept cent soixante-huit bombardements. Les différences s’expliquent par les heures de rapport différentes et les multiples sources d’information, mais le message reste le même : la Russie ne recule devant rien pour briser la résistance ukrainienne. Elle balance des munitions comme si la vie humaine n’avait aucune valeur. Comme si chaque soldat, chaque civil, chaque enfant n’était qu’un chiffre dans un tableau Excel.

Les pertes russes à Pokrovsk

Dans le secteur de Pokrovsk, où les combats ont été les plus intenses, les défenseurs ukrainiens ont infligé des pertes sévères à l’envahisseur. Trente-huit soldats russes tués. Huit blessés. Dix-sept véhicules détruits. Soixante-douze drones abattus. Deux systèmes d’artillerie neutralisés. Huit antennes de communication détruites. Un drone au sol éliminé. Et ce ne sont que les pertes confirmées, les chiffres que l’état-major ukrainien a pu vérifier. Dans la réalité, sur le terrain, le nombre de morts est probablement bien plus élevé.

En plus de ces destructions, les Ukrainiens ont endommagé huit autres véhicules, deux postes de contrôle de drones, et dix-sept abris de personnel ennemi. Dix-sept abris. Dix-sept endroits où des soldats russes se cachaient, où ils dormaient, où ils mangeaient peut-être, où ils pensaient à leur famille à mille kilomètres de là. Dix-sept abris qui ont été atteints, peut-être détruits, peut-être juste endommagés. Et quelque part en Russie, des mères attendent un appel qui ne viendra jamais. Des épouses regardent la porte, espérant voir leur mari rentrer. Des enfants demandent « quand est-ce que papa rentre ? » et personne n’a le courage de répondre.

Je pourrais être cynique. Je pourrais dire « bonne leçon » pour ces soldats russes qui envahissent un pays qui ne leur a rien fait. Mais je ne peux pas. Je ne peux pas parce que ce sont des êtres humains. Des pères. Des fils. Des frères. Envoyés mourir par des généraux qui ne sont jamais allés au front, par des politiciens qui envoient d’autres gens mourir à leur place. Et ça me rend fou. Cette guerre, c’est des hommes ordinaires envoyés tuer d’autres hommes ordinaires pour des raisons qu’ils ne comprennent même pas. Des hommes qui, dans une autre vie, auraient pu être amis. Qui auraient pu boire une bière ensemble, rire ensemble, vivre ensemble. Mais là, ils sont ennemis. Ils se tuent. Ils meurent. Et pour quoi ? Pour quel prix ?

Sources

Sources primaires

Ukrinform – « War update: 130 clashes on front line, most intense fighting in Pokrovsk sector », publié le 13 janvier 2026 à 23:59

État-major des forces armées d’Ukraine – Rapport opérationnel du 13 janvier 2026 à 22:00, publié sur Facebook

Sources secondaires

Mezha.net – « Ukraine Frontline Update January 13 Intense Fighting and Defense », publié le 14 janvier 2026 à 09:03

Yahoo News/Ukrainska Pravda – « Around 130 combat clashes recorded on battlefield over past day », publié le 1er janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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