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Trump veut annexer le Groenland : un député lance la machine, l’Europe retient son souffle
Crédit: Adobe Stock

« Le Groenland n’est pas à vendre » — le mantra danois face au bulldozer

À Copenhague, la réaction est immédiate. Mette Frederiksen, Première ministre danoise, convoque une conférence de presse d’urgence. Son visage est tendu. Sa voix, ferme. « Le Groenland n’est pas à vendre. Le Groenland ne sera jamais à vendre. Cette conversation est close. » Elle l’a déjà dit en 2019, quand Trump avait évoqué l’idée pour la première fois. Elle le répète en 2026. Mais cette fois, quelque chose a changé. Cette fois, Trump n’est plus une curiosité. Il est le président élu. Il prend ses fonctions dans six jours. Et il vient de refuser publiquement d’exclure l’usage de la force.

Le gouvernement danois mobilise. Appels téléphoniques à Bruxelles, Berlin, Paris. Demandes de soutien. Réaffirmation de la souveraineté. Mais il y a quelque chose de désespéré dans cette agitation. Parce qu’au fond, tout le monde le sait : que peut faire le Danemark face aux États-Unis ? Un pays de 6 millions d’habitants contre une superpuissance de 340 millions. Une économie de 400 milliards de dollars contre 28 000 milliards. C’est David contre Goliath. Sauf que dans la vraie vie, Goliath gagne souvent.

Les précédents qui glacent : quand l’Amérique veut, l’Amérique prend

L’histoire offre peu de réconfort. En 1867, les États-Unis achètent l’Alaska à la Russie pour 7,2 millions de dollars — sans consulter les peuples autochtones. En 1898, ils annexent Hawaï après un coup d’État orchestré par des planteurs américains — la reine Liliuokalani supplie en vain le président Cleveland d’intervenir. En 1917, ils achètent les îles Vierges au Danemark pour 25 millions de dollars — négociation sous pression, en pleine Première Guerre mondiale. Le message historique est clair : quand Washington veut un territoire, il finit généralement par l’obtenir.

Et le Groenland ? Ce n’est pas la première fois qu’on essaie. En 1946, le président Harry Truman propose 100 millions de dollars au Danemark pour acheter l’île. Le Danemark refuse poliment mais fermement. Résultat ? Les États-Unis établissent quand même la base aérienne de Thule en 1951, leur installation militaire la plus septentrionale. Pas besoin d’acheter le pays quand on peut en contrôler les points stratégiques. Le pragmatisme impérial à son meilleur.

Vous voyez le pattern ? L’Amérique ne demande pas vraiment. Elle propose. Et si on refuse, elle trouve un autre moyen. Parfois l’argent. Parfois la force. Parfois juste… la présence. Des bases militaires qui s’installent. Des « conseillers » qui arrivent. Des « partenariats » qui deviennent des dépendances. Et un jour, on se réveille et on réalise qu’on n’est plus vraiment souverain. Le Danemark le sait. Frederiksen le sait. C’est pour ça qu’elle a cette voix tendue, cet air fatigué. Parce qu’elle sait qu’elle joue une partie déjà perdue. Mais que faire d’autre ? Se taire et accepter ?

Sources

Sources primaires

Fox News (14 janvier 2026) : « Trump’s Greenland push escalates as GOP lawmaker moves to make it America’s 51st state »

Truth Social – Donald Trump (13 janvier 2026) : Déclarations sur le Groenland et la sécurité nationale

Congrès américain (13 janvier 2026) : Dépôt du « Make Greenland Great Again Act » par Andy Ogles

Gouvernement du Danemark (14 janvier 2026) : Conférence de presse de Mette Frederiksen

Gouvernement du Groenland (14 janvier 2026) : Déclaration de Múte Bourup Egede

Sources secondaires

Reuters (14 janvier 2026) : « Denmark rejects Trump’s Greenland annexation plans »

CNN (14 janvier 2026) : « Why Trump wants Greenland: A geopolitical analysis »

The Guardian (13 janvier 2026) : « Europe alarmed as Trump refuses to rule out force over Greenland »

BBC News (14 janvier 2026) : « Greenland residents divided over US statehood proposal »

Politico (13 janvier 2026) : « History of US attempts to acquire Greenland »

US Geological Survey (2024) : Rapport sur les ressources minérales et pétrolières du Groenland

Commission européenne (14 janvier 2026) : Déclaration d’Ursula von der Leyen

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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