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Douze mille morts et un porte-avions en route : quand le silence devient assourdissant
Crédit: Custom

Cinq jours de silence numérique pour couvrir l’horreur

Imaginez. Vous êtes en Iran. Vous manifestez pacifiquement. Vous criez « Mort au dictateur ». Vous brandissez des pancartes. Et soudain — bang. Des tirs. Partout. Des fusils militaires. Pas des balles en caoutchouc. Du vrai plomb. Des armes de guerre. Les gens tombent autour de vous. Le sang coule sur l’asphalte. Vous courez. Vous essayez d’appeler à l’aide. Mais votre téléphone ne fonctionne plus. Internet ? Coupé. Totalement. Pendant cinq jours. Le régime iranien a littéralement débranché le pays du reste du monde. Pour faire quoi ? Pour tuer tranquille. Pour massacrer sans témoins. Pour empiler les corps sans que personne ne puisse filmer, tweeter, partager.

À Téhéran, dans le quartier de Saadat Abad, six hôpitaux ont enregistré 217 morts en une seule nuit — le 8 janvier. 217 personnes tuées en quelques heures. Principalement par balles. Tirs à bout portant. À Neyshabur, dans le nord-est, un médecin raconte à CNN qu’au moins 30 personnes ont été abattues avec des « fusils militaires ». « Parmi eux, il y avait des enfants », dit-elle, la voix tremblante. « Un enfant de 5 ans a été tué dans les bras de sa mère. » Cinq ans. Trop jeune pour comprendre ce qu’est une dictature. Trop jeune pour savoir pourquoi les gens criaient dans la rue. Trop jeune pour mourir d’une balle dans le corps pendant que sa mère le serrait contre elle.

Un enfant de 5 ans. Dans les bras de sa mère. Fermez les yeux une seconde. Imaginez la scène. Le petit corps qui se raidit. Le sang qui coule. La mère qui hurle. Qui ne comprend pas. Qui refuse de croire. C’est ça, la réalité du massacre iranien. Pas des chiffres abstraits. Pas des statistiques. Des vies. Des histoires. Des drames absolus qui se répètent des milliers de fois. Et pendant ce temps-là, internet était coupé. Le monde ne pouvait pas voir. Le monde ne pouvait pas savoir. C’était exactement ça, le plan.

Les images qu’ils n’ont pas pu cacher

Mais quelques vidéos ont quand même filtré. Parce qu’il y a toujours des témoins. Toujours quelqu’un qui trouve un moyen. Et ce qu’on y voit, c’est l’innommable. À Kahrizak, en banlieue de Téhéran, à la morgue médico-légale, des images ont été filmées le 11 janvier. Des dizaines — non, des centaines de corps. Empilés. Alignés sur le sol. Des sacs mortuaires partout. Un écran électronique qui défile les photos des morts pour que les familles puissent identifier leurs proches. Le compteur monte, monte, monte. Il atteint 250. Deux cent cinquante corps. Dans une seule morgue. En une seule journée. CBS News a vérifié les images : au moins 366 corps sont visibles dans cette vidéo. Peut-être plus de 400.

Des témoins racontent que les corps étaient « empilés les uns sur les autres ». Qu’il y avait des salles tellement pleines que « la porte ne pouvait même plus s’ouvrir ». Des conteneurs frigorifiques installés en urgence pour stocker les cadavres. Des familles qui arrivent, qui cherchent, qui pleurent. Qui découvrent que leur fils, leur fille, leur frère, leur sœur fait partie des numéros sur l’écran. Le médecin de Mashhad contacté par CNN raconte : « Les hôpitaux sont dans un chaos extrême et les patients ont trop peur d’être identifiés. Pour cette raison, on essaie de les informer et de les traiter en privé dans des cliniques. » Parce que même soigner un manifestant blessé, c’est risquer sa vie. Le régime traque les blessés dans les hôpitaux. Menace le personnel médical. Exige les noms et adresses de ceux qui ont été soignés.

Vous savez ce qui me révolte le plus dans tout ça ? Ce n’est même pas la violence. C’est la préméditation. C’est le calcul. Internet coupé — pas un accident. Une stratégie. Traquer les blessés dans les hôpitaux — pas de la cruauté gratuite. Du contrôle. Ils ont tué méthodiquement. Systématiquement. Et ils ont tout fait pour que personne ne le sache. Combien de fois l’humanité doit-elle voir ces images avant de dire « plus jamais » et de le penser vraiment ?

Sources

Sources primaires

Iran International — « Live – Iran closes airspace as US moves carrier strike group to Mideast » (15 janvier 2026)

The Nightly — « Iran airspace closed, United States orders warships to leave South China Sea and move to Middle East » (15 janvier 2026)

VINnews — « USS Abraham Lincoln Carrier Strike Group Redirected from South China Sea to Middle East Amid Rising Iran Tensions » (15 janvier 2026)

The Week — « Why is US moving USS Abraham Lincoln Carrier Strike Group to Middle East amid Iran tensions? » (15 janvier 2026)

NPR — « Deaths from Iran’s crackdown on protests pass 2,500 » (14 janvier 2026)

CBS News — « Over 12,000 feared dead after Iran protests, as video shows bodies lined up at morgue » (13 janvier 2026)

CNN — « January 10, 2026 — Iran protests spread, death toll mounts amid internet blackout » (10 janvier 2026)

ABC News — « Iran protests: Trump says he’s been told the ‘killing’ has stopped, executions won’t occur » (15 janvier 2026)

Sources secondaires

Wikipedia — « 2025–2026 Iranian protests » (14 janvier 2026)

Wikipedia — « 2026 Iran massacres » (14 janvier 2026)

Amnesty International — « Iran: Deaths and injuries rise amid authorities’ renewed cycle of protest bloodshed » (12 janvier 2026)

Amnesty International — « Iran: Massacre of protesters demands global diplomatic action to signal an end to impunity » (14 janvier 2026)

Defence Security Asia — « U.S. Navy Carrier Strike Groups Absent from Middle East as Iran Crisis Deepens » (11 janvier 2026)

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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