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Groenland : quand votre meilleur ami menace de vous prendre votre maison
Crédit: Custom

Les diplomates face au mur

La réunion était censée être constructive. Un échange fructueux entre alliés. Les diplomates danois et groenlandais sont venus à Washington avec l’espoir d’expliquer, de dialoguer, de trouver un terrain d’entente. Ils ont rencontré JD Vance, le vice-président américain, et Marco Rubio, le secrétaire d’État. Des hommes de bonne volonté, a priori. Mais la réalité les a frappés de plein fouet. Lars Løkke Rasmussen et Vivian Motzfeldt, la ministre des Affaires étrangères du Groenland, ont écouté pendant des heures les exigences américaines. La sécurité nationale des États-Unis. La menace de la Chine et de la Russie en Arctique. Le Dôme d’Or, ce bouclier antimissile de 175 milliards de dollars que l’Amérique veut construire – et qui serait « beaucoup plus redoutable et efficace avec le Groenland entre les mains des États-Unis ». Les arguments rationnels, techniques, stratégiques s’accumulaient. Mais derrière chaque mot, une menace implicite planait.

Les Danois ont répondu avec des faits. Ils ont rappelé que le Groenland est déjà protégé. Qu’un traité de 1951 permet à l’armée américaine d’augmenter sa présence comme elle veut. Qu’il y a déjà une base militaire américaine avec 150 soldats. Que pendant la Guerre froide, les États-Unis avaient 17 installations sur l’île. Ils ont expliqué qu’il n’y a pas de menace imminente de la Russie ou de la Chine. Que les provocations de ces pays se concentrent ailleurs, près de l’Alaska. Rien n’y a fait. Donald Trump a une idée fixe. Le Groenland doit appartenir à l’Amérique. Point final. À la fin de la réunion, un groupe de travail a été créé. Une consolation. Un moyen de gagner du temps. Mais tout le monde savait que la direction était déjà prise.

Le refus catégorique de Copenhague

De retour à Copenhague, la Première ministre danoise, Mette Frederiksen, n’a pas mâché ses mots. « Une attaque américaine sur le Groenland serait la fin de tout », a-t-elle déclaré. « La fin de tout. » Trois mots qui résonnent comme une condamnation. La fin de l’alliance, la fin de l’OTAN, la fin du monde tel qu’on l’a connu. Pourquoi ? Parce que le Danemark est membre de l’OTAN. Parce que le Groenland est territoire danois. Et parce que l’article 5 de l’OTAN – cette clause de défense collective qui dit qu’une attaque contre un membre est une attaque contre tous – obligerait les Européens à défendre le Groenland contre les États-Unis. L’absurdité absolue. Les Européens obligés de se battre contre leur propre allié principal. C’est le scénario cauchemardesque que personne ne veut envisager, mais qui est maintenant une possibilité réelle.

Vous savez ce qui me révolte le plus dans cette histoire ? C’est l’arrogance. C’est cette conviction tranquille, chez Donald Trump et son équipe, qu’ils ont le droit de décider du sort d’un peuple qui n’a rien demandé. Le Groenland a 56 000 habitants. 56 000. La population d’une petite ville américaine. Et ces 56 000 personnes se réveillent un matin avec la perspective de voir leur pays arraché à leur histoire, à leur identité, à leur autonomie. Sans qu’on leur demande leur avis. Sans qu’on les écoute. Comme s’ils n’existaient pas. Comme s’ils n’étaient que de la géographie sur une carte, pas des êtres humains avec des vies, des espoirs, des rêves. Ça me donne envie de crier.

Sources

Sources primaires

blank »>France 24 – Groenland : Donald Trump ne renonce pas, les Européens s’activent (15 janvier 2026)

blank »>Al Jazeera – Greenland and Denmark say Trump set on ‘conquering’ territory after meeting (14 janvier 2026)

blank »>ABC News – Trump again says ‘we need Greenland’ after Danish officials outline ‘fundamental disagreement’ (14 janvier 2026)

blank »>France 24 – Groenland : Trump réitère ses menaces avant une rencontre à Washington (14 janvier 2026)

Sources secondaires

blank »>The New York Times – Greenland Would Be the Largest U.S. Land Acquisition, if Trump Got It (13 janvier 2026)

blank »>CNBC – Greenland PM’s message for Trump: ‘We choose Denmark’ (13 janvier 2026)

66622253210.html » target= »_blank »>Le Monde – EN DIRECT, Groenland : Emmanuel Macron a réuni un conseil de défense à l’Élysée (15 janvier 2026)

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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