Skip to content
La Russie rejette l’hystérie de l’OTAN sur le Groenland
Crédit: Custom

L’Europe s’organise pour protéger le Grand Nord

La réaction européenne a été immédiate et remarquable. L’Allemagne envoie treize soldats. Une équipe de reconnaissance. La Suède déploie des troupes, non spécifiées en nombre, à la demande danoise. La France participera à l’Opération Arctic Endurance. Des unités militaires sont déjà en route. La Norvège envoie deux personnes de défense. Ce n’est pas grand-chose en termes de chiffres. Mais le symbolisme est puissant. Déterminé. Les pays européens se rallient autour du Danemark et du Groenland. Une manifestation de solidarité sans équivoque. Comme un rempart contre une pression qui ne cesse de croître.

Les détails du déploiement allemand sont significatifs. Une équipe de reconnaissance de treize militaires pour une mission d’exploration. Ils ne sont pas seuls. Ils rejoindront d’autres nations partenaires dans cette opération coordonnée. Ulf Kristersson, le premier ministre suédois, a annoncé l’envoi de troupes suédoises au Groenland mercredi, toujours à la demande danoise. Les officiers suédois feront partie d’un groupe de troupes d’autres pays alliés qui prépareront ensemble un exercice à venir appelé Opération Arctic Endurance. Le nom de l’opération en dit long. Endurance. Résistance. Ténacité. Des mots qui définissent l’esprit de cette mobilisation européenne.

Emmanuel Macron a été tout aussi clair. La France participera également à l’Opération Arctic Endurance. Les premières unités militaires françaises sont déjà en route. D’autres suivront. Les mots du président français résonnent comme un engagement sans réserve. Comme une promesse que le Groenland ne sera pas laissé seul face à la pression américaine. Ce n’est pas seulement une question de géopolitique. C’est une question de principes. De droit. De respect de la souveraineté. Et l’Europe, pour une fois, semble unie dans cette défense.

La diplomatie se mobilise aussi

Le Canada et la France annoncent également l’ouverture de consulats à Nuuk, la capitale du Groenland, dans les semaines à venir. Des gestes diplomatiques mais aussi stratégiques. Préparer l’avenir. Rester proches. Ne pas laisser le Groenland isolé face aux ambitions américaines. Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a été clair. Attaquer un autre membre de l’OTAN n’a aucun sens. C’est contraire aux intérêts des États-Unis eux-mêmes. Et ce chantage doit cesser. Les mots sont forts. Ils résonnent comme un avertissement.

La ministre canadienne des Affaires étrangères Anita Anand a également exprimé son soutien sans réserve. Elle a contacté ses homologues groenlandais et danois pour réitérer le soutien ferme du Canada au Royaume du Danemark et à la souveraineté et à l’intégrité territoriale du Groenland. Elle se rendra au Groenland dans les semaines à venir pour ouvrir le consulat officiel du Canada à Nuuk et transmettre l’engagement profond du Canada en matière de sécurité régionale et de protection dans l’Arctique. Le Canada, qui partage l’Arctique avec les États-Unis, comprend l’importance stratégique de la région. Mais il comprend aussi l’importance du droit international. Du respect des frontières. Des principes qui ont gouverné les relations internationales depuis 1945.

La France ouvrira son consulat au Groenland le 6 février, une décision qui était en préparation depuis l’année dernière, a indiqué le ministre français des Affaires étrangères à la radio RTL, selon l’agence Reuters. Barrot a exhorté les États-Unis à cesser de menacer le Groenland, a rapporté Reuters. Attaquer un autre membre de l’OTAN n’aurait aucun sens, ce serait même contraire aux intérêts des États-Unis, et ce chantage doit évidemment cesser, a-t-il déclaré sur RTL. Les mots sont graves. Ils témoignent d’une inquiétude profonde. D’une détermination résolue. L’Europe ne cédera pas.

Ce qui me frappe dans cette mobilisation européenne, c’est cette unité. Cette capacité à dire collectivement : non. Non, le Groenland n’est pas à vendre. Non, la puissance ne donne pas le droit de prendre. C’est beau de voir ces pays se lever ensemble. Même si leurs forces sont modestes en nombre. Le message compte. Le geste compte. Dans un monde où l’impérialisme semble renaître, il y a encore des lignes rouges. Des limites que personne ne peut franchir sans conséquences. Et ça, ça me donne de l’espoir. Un petit espoir, fragile, mais réel.

Sources

Sources primaires

blank »>Straits Times – Russia says NATO talk of Moscow and Beijing being a threat to Greenland is a myth to create hysteria (15 janvier 2026)

blank »>CNN – European nations to send additional troops to Greenland as US annexation threats escalate (15 janvier 2026)

blank »>Reuters – Denmark and Greenland face Vance in high-stakes White House meeting (14 janvier 2026)

Sources secondaires

blank »>Reuters – Dark Arctic: NATO allies wake up to Russian supremacy in the region (16 novembre 2022)

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu