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L’Ukraine plonge dans le noir, Zelensky décrète l’état d’urgence énergétique après une nuit d’enfer
Crédit: Adobe Stock

Pourquoi frapper les civils plutôt que l’armée?

Ce n’est pas la première fois que Moscou cible les infrastructures énergétiques ukrainiennes. C’est une tactique qui remonte à l’hiver 2022-2023. Déjà à l’époque, la Russie avait lancé des vagues massives de missiles sur les centrales électriques. L’objectif était clair : briser le moral de la population. Forcer Kiev à négocier en rendant la vie quotidienne insupportable. Ça n’avait pas marché. Les Ukrainiens avaient tenu. Réparé. Reconstruit. Survécu. Mais cette fois, l’attaque est différente. Plus massive. Plus coordonnée. Plus dévastatrice. Parce que la Russie sait qu’elle est en train de perdre sur le terrain. Alors elle frappe là où ça fait mal. Là où il n’y a pas de soldats pour riposter. Juste des familles qui essayent de survivre.

La logique est glaçante. Si vous ne pouvez pas vaincre l’armée ukrainienne au combat, vous vous attaquez à ce qui la soutient : la population civile. Vous rendez la vie si difficile, si insupportable, que les gens supplient leur gouvernement d’arrêter la guerre. N’importe quel prix. N’importe quelles concessions. Juste pour que ça s’arrête. Pour que les lumières se rallument. Pour que le chauffage revienne. C’est du terrorisme d’État. Pur et simple. Et c’est parfaitement illégal selon le droit international humanitaire. L’article 52 du Protocole additionnel I aux Conventions de Genève est on ne peut plus clair : les attaques contre les biens indispensables à la survie de la population civile sont interdites. Mais quand est-ce que Vladimir Poutine s’est soucié du droit international?

Les chiffres qui font froid dans le dos

L’état d’urgence énergétique décrété par Zelensky n’est pas une mesure symbolique. C’est une réponse à une situation catastrophique. Selon les autorités ukrainiennes, 60% de la capacité de production électrique du pays a été détruite ou gravement endommagée depuis le début de la guerre. Soixante pour cent. Réfléchissez à ça une seconde. Plus de la moitié de ce qui permettait à l’Ukraine de fonctionner comme pays moderne a été réduit en cendres. Cette nuit, c’est 15% supplémentaires qui sont partis en fumée. Les régions les plus touchées? Kiev, Kharkiv, Odessa, Dnipro. Les grandes villes. Les centres urbains où vivent des millions de personnes.

Les délestages tournants sont maintenant la norme. Chaque quartier a droit à quelques heures d’électricité par jour. Si vous avez de la chance. Sinon, c’est le noir complet pendant 12 à 18 heures d’affilée. Les hôpitaux fonctionnent sur générateurs. Quand ils ont du carburant. Les écoles ferment parce qu’on ne peut pas enseigner dans le noir et le froid. Les usines arrêtent leur production. L’économie se paralyse. Et pendant ce temps, l’hiver ukrainien continue. Impitoyable. Les températures descendent jusqu’à -15 degrés dans certaines régions. Sans chauffage, les appartements deviennent des glacières. Les gens se réfugient dans les centres de réchauffement mis en place par les autorités. Quand ils peuvent y accéder. Quand ces centres ont de l’électricité.

Je me demande ce que ressentent les dirigeants russes qui donnent l’ordre de ces frappes. Est-ce qu’ils pensent aux familles? Aux enfants qui vont dormir sous trois couvertures en grelottant? Aux personnes âgées qui n’arrivent plus à se réchauffer? Aux malades dans les hôpitaux dont les équipements médicaux dépendent de l’électricité? Ou est-ce que tout ça n’est que des statistiques pour eux? Des « dommages collatéraux » dans leur grande stratégie militaire? J’aimerais croire qu’il reste un peu d’humanité quelque part dans ces bureaux à Moscou. Mais après presque quatre ans de cette guerre, j’ai du mal à y croire encore.

Sources

Sources primaires

France 24 – « Ukraine: Zelensky declares energy emergency after Russian strikes » (15 janvier 2026)

Sources secondaires

Déclarations officielles du président ukrainien Volodymyr Zelensky concernant l’état d’urgence énergétique, rapports des autorités énergétiques ukrainiennes sur l’étendue des dommages aux infrastructures, données de l’UNICEF sur l’impact humanitaire des coupures d’électricité sur les enfants ukrainiens, estimations de la Banque mondiale sur les coûts de reconstruction des infrastructures énergétiques, analyses contextuelles basées sur les développements du conflit russo-ukrainien depuis 2022

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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