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Moscou serre l’étau : le Kremlin annonce que la fenêtre de négociation se referme sur Kiev
Crédit: Adobe Stock

Pourquoi Moscou mise tout sur l’usure

Le Kremlin a compris une chose fondamentale : cette guerre ne se gagnera pas en quelques mois. Peut-être même pas en quelques années. Alors autant jouer la carte de l’usure. Épuiser l’Ukraine. Épuiser les Occidentaux. Épuiser l’attention médiatique. Épuiser la patience des opinions publiques. Et surtout, épuiser l’espoir. Parce que c’est ça, le vrai objectif : faire en sorte que Kiev et ses alliés se disent un jour — « Ça suffit. On ne peut plus continuer comme ça. Acceptons ce que Moscou propose et qu’on en finisse. » C’est exactement ce que Poutine attend. Pas une victoire militaire éclatante. Pas une capitulation spectaculaire. Juste une lente érosion de la volonté de résister. Un effondrement par épuisement.

Et il faut bien admettre que la stratégie n’est pas bête. Parce que sur le terrain, l’Ukraine tient. Ses soldats se battent avec un courage inouï. Ses civils résistent malgré les bombardements, les coupures d’électricité, le froid, la faim. Mais combien de temps peut-on tenir comme ça ? Combien de temps avant que la société ukrainienne ne commence à craquer sous la pression ? Combien de temps avant que les Occidentaux ne se lassent de financer une guerre qui semble sans fin ? Moscou parie là-dessus. Sur la fatigue. Sur l’usure. Sur le fait qu’un jour, quelqu’un à Washington, à Paris, à Berlin — quelqu’un finira par dire : « Il faut arrêter les frais. On ne peut pas soutenir Kiev indéfiniment. »

Le pari risqué de Poutine

Mais attention. Ce pari comporte aussi des risques pour Moscou. Parce que si l’Ukraine ne s’effondre pas — si elle continue de tenir, mois après mois, année après année — alors c’est la Russie qui pourrait se retrouver coincée dans un bourbier sans fin. Un conflit qui dévore son économie. Qui épuise ses réserves militaires. Qui use le moral de ses propres soldats. Et qui finit par faire vaciller le régime lui-même. Poutine le sait. C’est pour ça qu’il essaie d’accélérer les choses par la rhétorique. Par ces déclarations de Peskov qui visent à créer une perception de faiblesse ukrainienne. À faire croire que Kiev est à bout. Que la fin est proche. Que négocier maintenant serait encore possible.

Sauf que. Sauf que Zelensky ne semble pas prêt à mordre à l’hameçon. Il continue de répéter que l’Ukraine ne négociera que sur ses propres termes. Qu’elle ne cédera pas un centimètre de territoire. Qu’elle ne sacrifiera pas sa souveraineté sur l’autel de la paix à tout prix. Et ça, c’est un énorme problème pour Moscou. Parce que si Kiev refuse de négocier — ou refuse d’accepter les conditions russes — alors le Kremlin se retrouve face à un dilemme : continuer une guerre d’usure qui pourrait durer des années, ou escalader encore pour forcer une capitulation. Et l’escalade, c’est risqué. Très risqué. Parce que ça pourrait entraîner une réaction occidentale beaucoup plus forte. Voire une intervention directe.

Vous savez ce qui est fascinant dans cette guerre ? C’est que les deux camps jouent exactement la même partition, mais en sens inverse. Moscou mise sur l’usure ukrainienne. Kiev mise sur l’usure russe. Les deux espèrent que l’autre va craquer en premier. Que l’autre va se lasser. Que l’autre va dire stop. Et pendant ce temps, des gens meurent. Des villes sont détruites. Des vies sont brisées. Et tout ça pour quoi ? Pour savoir qui tiendra le plus longtemps. C’est absurde. C’est tragique. C’est la logique même de la guerre d’usure : ne pas chercher à vaincre, juste à ne pas perdre. À survivre un jour de plus que l’adversaire. C’est monstrueux, mais c’est exactement ce qui se passe.

Sources

Sources primaires

blank »>Le Figaro – Le Kremlin estime que les possibilités de Kiev se réduisent pour négocier avec Moscou (15 janvier 2026)

blank »>Reuters – Couverture continue du conflit russo-ukrainien (15 janvier 2026)

Sources secondaires

blank »>Le Monde – Analyses sur la guerre en Ukraine (janvier 2026)

blank »>BBC News – Suivi du conflit russo-ukrainien (janvier 2026)

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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