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Trump accuse Zelensky de bloquer la paix : quand la victime devient coupable
Crédit: Adobe Stock

Quatre-vingt-dix pour cent d’accord, cent pour cent d’illusion

Revenons en arrière. 28 décembre 2025. Mar-a-Lago, la résidence floridienne de Trump. Zelensky arrive pour ce qui devait être une rencontre décisive. Sur la table : un plan de paix en 20 points. Un document complexe, négocié pendant des semaines entre équipes américaines et ukrainiennes. Trump a parlé à Poutine pendant plus de deux heures avant la réunion. Il est confiant. Il est optimiste. Il croit tenir LA solution. « Nous avons les éléments d’un accord« , déclare-t-il aux journalistes en accueillant Zelensky. « Un accord bon pour l’Ukraine, bon pour tout le monde. » Les deux hommes passent des heures ensemble. Marco Rubio, Pete Hegseth, Steve Witkoff — l’envoyé spécial de Trump — sont dans la pièce. Côté ukrainien : Rustem Umerov, conseiller à la sécurité nationale, et l’ambassadrice Olha Stefanishyna. Ils négocient. Ils discutent. Ils avancent.

Quand ils ressortent pour la conférence de presse, l’atmosphère semble positive. « 90 pour cent du plan de paix en 20 points est convenu« , annonce Zelensky. « Les garanties de sécurité États-Unis-Ukraine : 100 pour cent convenues. Les garanties États-Unis-Europe-Ukraine : presque convenues. La dimension militaire : 100 pour cent convenue. » Ça sonne bien. Ça sonne presque… fini. Trump parle de « 95 pour cent » réglé. Il mentionne « une ou deux questions épineuses« , mais assure qu’ils « font très bien« . Quelles sont ces questions épineuses? Le territoire. Toujours le territoire. La Russie veut que l’Ukraine abandonne le Donbas — les oblasts de Donetsk et Louhansk que Poutine prétend avoir annexés mais qu’il ne contrôle pas entièrement. Zelensky a proposé un compromis audacieux : retirer les troupes ukrainiennes si la Russie fait de même, créant une zone démilitarisée surveillée par des forces internationales. Mais Moscou exige que l’Ukraine cède TOUT le territoire. Même les parties qu’elle contrôle encore. C’est inacceptable. Constitutionnellement interdit pour Kyiv. Politiquement suicidaire pour Zelensky.

Les garanties qui ne garantissent rien

Au cœur du plan : les garanties de sécurité. C’est LA clé pour Zelensky. Sans ça, pas d’accord. Parce qu’il sait — tout le monde sait — que Poutine ne cherche pas la paix. Il cherche une pause. Un moment pour se regrouper. Reconstituer ses forces. Et revenir frapper plus fort. Alors Zelensky veut des garanties béton. Solides. Contraignantes. Il demande 50 ans. Une garantie qui durerait deux générations. Qui dirait au monde : si la Russie attaque encore, nous intervenons. Pas de débats. Pas d’hésitations. Intervention. Trump offre… 15 ans. Cinq fois moins. Et encore, ces garanties doivent passer par le Congrès américain. Elles ne sont ni automatiques ni contraignantes comme l’Article 5 de l’OTAN que Zelensky voulait initialement. À Paris, début janvier, la France et le Royaume-Uni ont promis d’établir des « centres militaires » en Ukraine après un cessez-le-feu. Emmanuel Macron et Keir Starmer ont signé une déclaration d’intention. Ça sonne bien sur le papier. Dans la réalité? La Russie a déjà dit NON. Moscou refuse toute présence de troupes de l’OTAN ou de pays membres sur le sol ukrainien. Et qu’est-ce que Trump fait? Il s’aligne sur Poutine.

Vous voyez le piège? Zelensky doit accepter des garanties faibles — tellement faibles qu’elles ne garantissent rien — tout en cédant du territoire et en se démilitarisant. Et si Poutine revient dans deux ans, dans cinq ans? Qui viendra aider l’Ukraine? Les mêmes qui l’accusent aujourd’hui de bloquer la paix? Ceux qui la poussent à abandonner son territoire, son armée, sa dignité? C’est ça le deal de Trump. Accepte l’inacceptable. Renonce à tout. Et fais confiance à des garanties qui ne valent que le papier sur lequel elles sont écrites. Parce qu’au fond, qu’est-ce qu’un engagement de 15 ans face à un dictateur qui attend patiemment depuis toujours?

Sources

Sources primaires

blank »>Newsweek – Donald Trump Blames Ukraine For Holding Up Peace (15 janvier 2026)

blank »>Reuters – Trump says Zelenskiy, not Putin, is holding up Ukraine peace deal (15 janvier 2026)

blank »>The Hill – Donald Trump says Zelensky is holding up Ukraine-Russia peace deal (15 janvier 2026)

blank »>CBS News – Trump and Zelenskyy say they’re nearly in agreement on Ukraine peace plan (29 décembre 2025)

Sources secondaires

blank »>NBC News – Trump and Zelenskyy project optimism about prospects for a Ukraine-Russia peace deal (28 décembre 2025)

blank »>ABC News – Trump says Russia and Ukraine are ‘maybe very close’ to peace deal (28 décembre 2025)

blank »>The Hill – Volodymyr Zelensky pushes US for 50-year security guarantee (30 décembre 2025)

blank »>Al Jazeera – Zelenskyy says US security guarantee text ready to be finalised with Trump (8 janvier 2026)

blank »>Jamestown Foundation – Putin Stalling Ninety Percent Complete Peace Deal (12 janvier 2026)

blank »>Atlantic Council – Putin cannot accept any peace deal that secures Ukrainian statehood (13 janvier 2026)

blank »>Institute for the Study of War – Russian Offensive Campaign Assessment (14 janvier 2026)

blank »>NPR – The U.K. and France would install ‘military hubs’ in Ukraine as part of a peace plan (6 janvier 2026)

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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