Jens-Frederik Nielsen, un nom que Trump devrait connaître
Jens-Frederik Nielsen n’est pas un inconnu. C’est le premier ministre du Groenland, élu démocratiquement par son peuple. Un homme qui représente 56 000 Groenlandais qui, selon les sondages, rejettent à 85% l’idée de devenir Américains. Mais pour Trump, il n’existe pas. « I don’t know who he is, don’t know anything about him. » L’ignorance assumée comme arme politique. Le mépris érigé en stratégie.
Le 13 janvier 2026, lors d’une conférence de presse à Copenhague aux côtés de la première ministre danoise Mette Frederiksen, Nielsen a choisi ses mots avec soin. Pas de provocation. Pas d’insulte. Juste la vérité, claire et nette. « Nous faisons face à une crise géopolitique, et si nous devons choisir entre les États-Unis et le Danemark ici et maintenant, nous choisissons le Danemark. Nous choisissons l’OTAN. Nous choisissons le Royaume du Danemark. Nous choisissons l’Union européenne. » Quatre phrases qui ont fait le tour du monde. Quatre phrases qui ont fait trembler Trump. Parce qu’au fond, c’est ça qui l’enrage : qu’on ose lui dire non.
La dignité face à l’intimidation
Nielsen a ajouté, pour qu’il n’y ait aucune ambiguïté : « Le Groenland ne veut pas être possédé par les États-Unis. Le Groenland ne veut pas être gouverné par les États-Unis. » Deux phrases. Simples. Définitives. Et Trump, qui a l’habitude que tout le monde se plie devant lui, n’a pas supporté. Sa réponse ? Une menace à peine voilée. Un avertissement lancé à un homme qu’il ne daigne même pas connaître.
À ses côtés, Mette Frederiksen n’a pas mâché ses mots non plus. « Il n’est pas facile de tenir tête aux États-Unis, » a-t-elle déclaré, reconnaissant la pression « complètement inacceptable » exercée par « notre allié le plus proche ». L’ironie est amère. L’allié le plus proche. Celui qui est censé protéger. Celui qui, en ce moment même, menace d’envahir un territoire allié de l’OTAN. Frederiksen a ajouté, les yeux dans ceux des caméras : « Il y a de nombreuses indications que la partie la plus difficile est devant nous. » Traduction : ça ne fait que commencer.
Moi, ça me révolte. Cette dignité face à l’intimidation. Nielsen qui reste calme, posé, clair. Qui ne tombe pas dans la provocation. Qui ne s’abaisse pas au niveau de Trump. Et en face, quoi ? Un président qui ne sait même pas qui il est. Qui le menace quand même. « That’s gonna be a big problem for him. » Quel genre d’homme dit ça ? Quel genre de leader menace quelqu’un pour avoir simplement dit : « Nous voulons rester chez nous » ?
Section 3 : la stratégie de la terreur version Trump
Les menaces qui s’accumulent depuis des semaines
Ce n’est pas la première fois que Trump menace le Groenland. Ça fait des semaines qu’il escalade. Le 9 janvier 2026, lors d’une réunion avec des dirigeants pétroliers, il avait déjà lâché : « Nous allons faire quelque chose avec le Groenland, que ça leur plaise ou non. » Puis, avec cette fausse bonhomie de mafieux : « J’aimerais conclure un accord, vous savez, de la manière facile. Mais si on ne le fait pas de la manière facile, on le fera de la manière difficile. » La manière facile. La manière difficile. Le langage des gangsters.
Quelques jours plus tôt, le 12 janvier 2026, il avait été encore plus direct : « D’une manière ou d’une autre, nous aurons le Groenland. » Comme une sentence. Un verdict. Pas de négociation possible. Juste une déclaration de conquête imminente. Et quand on lui a demandé s’il existait un accord que le Groenland ou le Danemark pourraient proposer pour éviter une action militaire, il a répondu : « J’adorerais faire un accord. C’est plus facile. » Avant d’ajouter, et c’est là que le frisson passe : « Je pourrais mettre beaucoup de soldats là-bas maintenant si je veux. Mais il faut plus que ça. Il faut la propriété. »
La justification délirante : des navires russes et chinois fantômes
Pour justifier son obsession, Trump répète en boucle le même argument : « Si nous ne prenons pas le Groenland, la Russie ou la Chine le feront. » Il prétend que l’île est « couverte » de destroyers et sous-marins russes et chinois. Le problème ? C’est faux. Les habitants de Nuuk le disent. Les experts le confirment. Lars Vintner, cet ingénieur qui navigue et chasse régulièrement dans les eaux groenlandaises, n’a jamais vu un seul navire russe ou chinois. « Les seuls Chinois que je vois, c’est au fast-food, » répète-t-il avec un sourire las.
Même la Chine a réagi avec mépris. Le 12 janvier 2026, la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Mao Ning, a balayé les accusations de Trump d’un revers de main : « L’Arctique concerne les intérêts collectifs de la communauté internationale. » Traduction diplomatique : arrêtez vos délires paranoïaques. Mais Trump s’en fiche. Les faits ne l’ont jamais intéressé. Ce qui l’intéresse, c’est le Groenland. Ses ressources. Ses minéraux. Son emplacement stratégique. Et il l’aura, « d’une manière ou d’une autre ».
Et là, je me pose la question qui hante : est-ce qu’on peut vraiment gouverner un peuple par la terreur pure ? Est-ce qu’on peut vraiment prétendre vouloir « protéger » des gens en les menaçant d’invasion ? Trump dit qu’il veut le Groenland pour des raisons de « sécurité nationale ». Mais quelle sécurité nationale ? Celle des États-Unis ? Ou celle de son ego démesuré ?
Section 4 : dans les rues de Nuuk, la stupeur et la colère
Un peuple qui refuse d’être une marchandise
Imaginez. Vous vivez sur une île depuis des siècles. Votre peuple y a développé une culture, une langue, une identité. Et un jour, un président étranger déclare qu’il va vous « acheter ». Ou vous « prendre ». Au choix. C’est ce que vivent les 56 000 Groenlandais en ce moment. Dans les rues de Nuuk, on ne parle que de ça. Les caméras du monde entier ont débarqué dans cette petite capitale arctique. Les journalistes internationaux interrogent les habitants, cherchant à comprendre ce que ça fait d’être soudainement convoité par la plus grande puissance militaire de la planète.
Les réponses sont unanimes. Les sondages le confirment : 85% des Groenlandais rejettent l’idée de devenir Américains. Une majorité écrasante préfère l’indépendance totale à la soumission aux États-Unis. Les cinq partis politiques du parlement groenlandais ont même publié une déclaration commune, rare moment d’unité absolue : « Nous ne voulons pas être Américains. Nous ne voulons pas être Danois. Nous voulons être Groenlandais. » Trois phrases qui résument tout. La fierté. La dignité. Le refus.
Les sons du mépris qui résonnent jusqu’à l’Arctique
Fermez les yeux une seconde. Représentez-vous Nuuk. Les maisons colorées accrochées aux pentes enneigées. Le vent glacial qui souffle de l’océan. Le silence de l’hiver arctique. Et soudain, une voix lointaine qui résonne à la télévision, celle de Trump, disant : « Leur défense, c’est deux traîneaux à chiens. » C’est ce qu’il a dit. Littéralement. Le 12 janvier 2026, avec tout le mépris dont il est capable : « Leur défense, c’est deux traîneaux à chiens. Pendant ce temps, vous avez des destroyers et des sous-marins russes et chinois partout. »
Ce mépris. Cette condescendance. Cette réduction d’un peuple entier à une caricature. Les Groenlandais ont entendu. Ils ont vu. Et ça les a révoltés. Parce que oui, le Danemark n’a pas une armée massive au Groenland. Mais le Groenland fait partie de l’OTAN. Ce qui signifie que toute attaque contre lui est une attaque contre l’alliance entière. Ce qui signifie que les États-Unis sont censés le défendre, pas l’envahir. L’ironie est tellement grotesque qu’elle en devient presque comique. Presque.
Vous savez ce que ça fait d’entendre quelqu’un te réduire à rien ? Te mépriser publiquement ? Te traiter comme si tu n’existais pas ? Les Groenlandais le savent maintenant. Et moi, en regardant ça de loin, j’ai mal pour eux. Parce qu’au fond, c’est ça le plus révoltant. Pas que Trump veuille le Groenland. C’est qu’il ne voit même pas les Groenlandais comme des êtres humains dignes de respect.
Section 5 : quand l'OTAN tremble face à son propre membre
La crise qui secoue l’alliance atlantique
L’OTAN est au bord de l’implosion. Pas à cause d’une menace extérieure. À cause de Trump. Le secrétaire général de l’OTAN Mark Rutte essaie tant bien que mal de garder ses distances, de ne pas prendre parti dans cette dispute entre son membre le plus puissant et un autre membre de l’alliance. Mais c’est mission impossible. Comment rester neutre quand un allié menace d’en envahir un autre ?
Les leaders européens ont commencé à réagir. Avec prudence d’abord, puis avec une fermeté croissante. Plusieurs d’entre eux ont publié une déclaration conjointe : « Le Groenland appartient à son peuple. C’est au Danemark et au Groenland, et à eux seulement, de décider des questions concernant le Danemark et le Groenland. » Une évidence qu’il faut apparemment rappeler au président américain. Carl Bildt, ancien premier ministre de Suède, a été plus direct : « C’est une crise profonde. » Il a ajouté qu’il ne s’attendait pas à une résolution lors de la réunion du 14 janvier, qualifiant la rencontre de « assez difficile ».
Le spectre d’une rupture transatlantique historique
Si Trump passe à l’acte — si les États-Unis utilisent vraiment la force militaire contre le Groenland — ce serait la fin de l’OTAN. Point final. Le sénateur démocrate Chris Murphy l’a dit sans détour : « La prise de contrôle du Groenland serait la fin de l’OTAN. » Même les Républicains commencent à s’inquiéter. La sénatrice républicaine Lisa Murkowski de l’Alaska et la sénatrice démocrate Jeanne Shaheen du New Hampshire ont déposé le « NATO Unity Protection Act », une loi qui interdirait à Trump de tenter de prendre le Groenland.
Pendant ce temps, à la Chambre des représentants, un autre spectacle grotesque se joue. Le représentant républicain Randy Fine de Floride, l’un des plus serviles alliés de Trump, a déposé le « Greenland Annexation and Statehood Act », une loi qui ferait du Groenland le 51e État américain. Deux projets de loi diamétralement opposés. Un Congrès déchiré. Une alliance en lambeaux. Et au centre de tout ça : un président qui s’en fiche éperdument.
On est en train d’assister à quelque chose d’historique. Pas dans le bon sens. Dans le sens où, dans 50 ans, les livres d’histoire parleront de ce moment comme du début de la fin de l’ordre international d’après-guerre. Trump est en train de démolir l’OTAN. Pas de l’extérieur. De l’intérieur. Et le plus terrifiant ? Il semble convaincu que c’est une bonne idée.
Section 6 : la réunion de la dernière chance à Washington
Quand les diplomates tentent l’impossible
Le 14 janvier 2026, à Washington, une réunion cruciale a eu lieu. D’un côté : le vice-président JD Vance et le secrétaire d’État Marco Rubio. De l’autre : le ministre danois des Affaires étrangères Lars Løkke Rasmussen et la ministre groenlandaise des Affaires étrangères Vivian Motzfeldt. L’atmosphère était glaciale. Bien plus froide que l’hiver groenlandais. Parce que tout le monde savait que cette réunion était un exercice de pure forme. Trump veut le Groenland. Point. Le reste n’est que du théâtre.
Après la rencontre, Rasmussen a choisi ses mots avec soin : « Il existe un désaccord fondamental. » Un euphémisme magistral. Il a ajouté que les discussions devraient se concentrer sur « comment aborder les préoccupations sécuritaires américaines tout en respectant les lignes rouges du Royaume du Danemark ». Traduction : on est prêts à discuter de coopération renforcée, de bases militaires, d’accès aux ressources. Mais le Groenland reste danois. C’est la ligne rouge. Non négociable.
Les propositions désespérées face à l’obstination
Rasmussen a aussi mentionné que Trump avait ce « souhait de conquérir le Groenland ». Conquérir. Le mot est là. Pas acheter. Pas négocier. Conquérir. Comme au temps des empires coloniaux. Motzfeldt, la ministre groenlandaise, a elle aussi pris la parole avec une dignité remarquable : « Nous avons montré où sont nos limites et à partir de là, je pense qu’il sera très bien de regarder vers l’avant. » Une main tendue. Un appel au dialogue. Une dernière tentative de ramener Trump à la raison.
Mais pendant qu’ils parlaient à Washington, Trump publiait sur les réseaux sociaux. Encore et toujours. « Le Groenland est vital pour le programme de défense antimissile Golden Dome. » Sans expliquer pourquoi. Sans preuves. Juste une affirmation. Puis cette phrase, en majuscules : « L’OTAN devient beaucoup plus formidable et efficace avec le Groenland entre les mains des ÉTATS-UNIS. TOUT CE QUI EST MOINS QUE ÇA EST INACCEPTABLE. » Pendant que ses diplomates tentaient de calmer le jeu, lui jetait de l’huile sur le feu.
Je regarde ces diplomates qui tentent désespérément de sauver une alliance de 70 ans. Qui cherchent un terrain d’entente. Qui offrent des compromis. Et en face, un président qui tweete des menaces en majuscules. Quel espoir peut-on avoir ? Quelle issue est possible quand un homme seul décide que ce que veut un peuple entier est « inacceptable » ?
Section 7 : le Danemark se prépare au pire
L’annonce qui glace le sang
Le même jour que la réunion de Washington, le Danemark a annoncé quelque chose de terrifiant. Le ministre danois de la Défense Troels Lund Poulsen a déclaré que son pays allait augmenter sa « présence militaire et ses activités d’exercice » dans l’Arctique et l’Atlantique Nord, « en étroite coopération avec nos alliés ». Nos alliés. Pas les États-Unis. Les autres. L’Europe. Parce que le Danemark se prépare maintenant à l’impensable : devoir se défendre contre son allié le plus proche.
Silence. Laissez cette idée vous pénétrer. Le Danemark, membre fondateur de l’OTAN, qui a combattu aux côtés des Américains en Afghanistan et en Irak, se prépare militairement contre les États-Unis. Parce que Trump a rendu ça nécessaire. Parce que les menaces ne sont plus vides. Parce qu’après le Venezuela, tout le monde sait que Trump peut passer à l’acte.
Le précédent vénézuélien qui hante l’Europe
Le contexte est crucial. Quelques jours avant toute cette escalade, le 3 janvier 2026, les États-Unis ont envahi le Venezuela. Opération militaire. Capture du président Nicolás Maduro. Prise de contrôle du pays. Trump a déclaré que les États-Unis allaient « diriger » le Venezuela jusqu’à ce qu’il y ait une « transition de leadership ». Et quelques heures après cette invasion, Katie Miller, l’épouse du conseiller principal de Trump, Stephen Miller, a posté sur les réseaux sociaux une image du drapeau américain recouvrant le Groenland. Avec un mot : « BIENTÔT. »
Le message était clair. Le Venezuela d’abord. Le Groenland ensuite. Une stratégie de conquête assumée. Et tout le monde l’a compris. Frederiksen, la première ministre danoise, a immédiatement réagi : « Je demande instamment aux États-Unis de cesser les menaces contre un allié historiquement proche et contre un autre pays et un autre peuple qui ont dit très clairement qu’ils ne sont pas à vendre. » Pas à vendre. Trois mots qu’il faut apparemment répéter encore et encore à Trump.
Le Venezuela. Puis le Groenland. Et ensuite quoi ? Trump parle aussi de faire du Canada le 51e État. Il dessine une nouvelle carte du monde selon ses fantaisies impériales. Et nous, on regarde. On commente. On s’indigne. Mais qu’est-ce qu’on fait vraiment ? À quel moment dit-on : stop. Assez. Pas un pas de plus.
Section 8 : l'Europe se réveille, enfin
Les voix qui s’élèvent contre l’empire
L’Europe commence à réagir. Pas uniformément. Pas avec la force nécessaire. Mais elle réagit. Frederiksen l’a dit avec une franchise rare : « Nous sommes à la croisée des chemins. » Elle a ajouté que les « désaccords et conflits entre les États-Unis et l’Europe ne profitent qu’à nos adversaires. Ils nous affaiblissent et les renforcent. » Une évidence. Mais une évidence qu’il faut marteler parce que Trump ne semble pas la comprendre. Ou alors il s’en fiche.
Frederiksen a aussi rappelé quelque chose de fondamental : « Le Danemark est un allié loyal et fort. Nous sommes au milieu d’un important réarmement et nous sommes prêts à défendre nos valeurs — partout où c’est nécessaire — y compris dans l’Arctique. » Y compris dans l’Arctique. Contre les Russes ? Contre les Chinois ? Non. Potentiellement contre les Américains. L’absurdité de la situation atteint des sommets vertigineux.
Le traité européen qui pourrait tout changer
Andrius Kubilius, commissaire européen à la défense, a rappelé un détail juridique crucial : le traité de l’Union européenne oblige les États membres à venir en aide au Danemark s’il fait face à une agression militaire. Traduction : si Trump attaque le Groenland, l’Europe entière devrait techniquement entrer en guerre contre les États-Unis. Une perspective tellement cauchemardesque qu’on peine à y croire. Mais juridiquement, c’est la réalité.
Kubilius a cependant ajouté une nuance importante : « Cela dépendra beaucoup du Danemark. » Autrement dit, si le Danemark invoque l’article de défense collective, l’Europe devra répondre. Mais ça nécessite que le Danemark franchisse ce pas. Un pas énorme. Un pas qui pourrait déclencher la plus grande crise transatlantique de l’histoire. Et tout ça parce qu’un président américain a décidé qu’une île lui revenait de droit.
On est au bord du gouffre. Littéralement. Une mauvaise décision. Un tweet de trop. Une menace qui devient réalité. Et tout explose. L’OTAN se disloque. Les États-Unis et l’Europe se retrouvent opposés. La Russie et la Chine jubilent. Poutine doit se frotter les mains en ce moment même. Trump est en train de faire le travail du Kremlin mieux que Poutine n’aurait jamais pu l’espérer.
Section 9 : les voix groenlandaises qu'on doit entendre
Un peuple qui veut juste exister
Au milieu de tout ce chaos géopolitique, il y a des êtres humains. 56 000 Groenlandais qui regardent le monde se déchirer à cause d’eux. Sans qu’on leur ait demandé leur avis. Sans qu’on les écoute vraiment. Les cinq partis politiques du parlement groenlandais ont publié une déclaration qui devrait être gravée dans le marbre : « Nous ne voulons pas être Américains. Nous ne voulons pas être Danois. Nous voulons être Groenlandais. »
C’est tout. C’est simple. C’est clair. Ils veulent exister en tant que peuple. Ils rêvent d’indépendance un jour, quand ils seront économiquement prêts. 56% des Groenlandais voteraient pour l’indépendance si un référendum avait lieu demain. Mais pas pour devenir le 51e État américain. Jamais ça. Les sondages sont sans équivoque : 85% rejettent cette idée. Pourtant, Trump s’en fiche. Les chiffres ne l’intéressent pas. L’opinion des Groenlandais ne l’intéresse pas. Seul compte son obsession.
Les stratégies délirantes évoquées à Washington
Selon Reuters, l’administration Trump envisage plusieurs stratégies pour « convaincre » les Groenlandais. Parmi elles : envoyer des sommes d’argent forfaitaires aux habitants pour les « persuader » de rejoindre les États-Unis. Littéralement acheter les gens. Un par un. Quand on a demandé à Trump combien ces paiements pourraient s’élever, il a répondu : « Je ne parle pas d’argent pour le Groenland, pour l’instant. Je pourrais en parler, mais en ce moment, nous allons faire quelque chose avec le Groenland, qu’ils le veuillent ou non. »
Qu’ils le veuillent ou non. Cinq mots qui résument toute la philosophie trumpienne. Le consentement n’a pas d’importance. La volonté populaire n’a pas d’importance. Seul compte le résultat. Et Trump obtiendra le Groenland. « D’une manière ou d’une autre. » Même si ça signifie acheter les habitants. Même si ça signifie les envahir. Peu importe. Le but justifie tous les moyens.
Vous imaginez ? On vous offre de l’argent pour renoncer à votre identité. Pour devenir quelqu’un d’autre. Pour abandonner votre culture, votre langue, votre histoire. Et si vous refusez, on vous menace. C’est ça que vivent les Groenlandais en ce moment. Et le monde regarde. Certains s’indignent. D’autres applaudissent. Mais au fond, qu’est-ce qui va vraiment changer ?
Conclusion : le moment où tout a basculé
Quand un empire montre son vrai visage
On se souviendra du 13 janvier 2026. Le jour où Jens-Frederik Nielsen s’est tenu droit devant les caméras du monde entier et a dit : « Nous choisissons le Danemark. » Le jour où un petit peuple de 56 000 âmes a refusé de se soumettre à la plus grande puissance militaire de la planète. Le jour où la dignité a rencontré l’arrogance. Et le jour où le président des États-Unis a répondu par une menace à un homme qu’il ne connaît même pas.
« Well, that’s their problem. I don’t know who he is. That’s gonna be a big problem for him. » Ces mots resteront. Ils marqueront ce moment où l’empire américain a montré son vrai visage. Pas celui du défenseur de la liberté. Pas celui du champion de la démocratie. Mais celui du conquérant qui n’accepte pas qu’on lui dise non. Celui qui menace. Qui intimide. Qui se fiche éperdument de ce que pensent ou ressentent les peuples qu’il convoite.
L’avenir qui se dessine dans la glace arctique
Que va-t-il se passer maintenant ? Personne ne le sait vraiment. Les diplomates continuent de parler. Les groupes de travail sont créés. Les déclarations se succèdent. Mais au fond, tout le monde sait que tant que Trump sera obsédé par le Groenland, la menace persistera. Les États-Unis ont déjà une base militaire au Groenland. Ils pourraient l’agrandir s’ils le voulaient. Mais ce n’est pas assez pour Trump. « Quand on le possède, on le défend, » a-t-il dit. La possession. La propriété. C’est tout ce qui compte pour lui.
Jens-Frederik Nielsen ne connaîtra probablement jamais la paix maintenant. Il a osé dire non à Trump. Il a osé affirmer que son peuple avait le droit de choisir son propre destin. Et pour ça, il a été menacé. Publiquement. Par le président de la nation la plus puissante du monde. Un président qui ne sait même pas qui il est. Un président qui s’en fiche. Quelque part au Groenland, dans le froid de l’hiver arctique, Nielsen sait maintenant ce que ça fait d’être la cible d’un empire. Et nous, on regarde. On commente. On s’indigne. Mais la vraie question reste : qu’est-ce qu’on va faire quand Trump passera de la menace à l’action ? Parce qu’il le fera. « D’une manière ou d’une autre, » comme il dit. La seule question est : quand ?
Encadré de transparence du chroniqueur
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur. Je suis analyste, observateur des dynamiques géopolitiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements de pouvoir, à anticiper les virages que prennent nos dirigeants. Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel. Je prétends à la lucidité, à l’analyse sincère, à la compréhension profonde des enjeux qui nous concernent tous.
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et commentaires interprétatifs. Les informations factuelles présentées dans cet article proviennent de sources officielles et vérifiables, notamment les déclarations du premier ministre du Groenland Jens-Frederik Nielsen, de la première ministre danoise Mette Frederiksen, du président américain Donald Trump, ainsi que les rapports d’agences de presse internationales reconnues telles que NPR, CNBC, ABC News, TIME, Al Jazeera, NBC News et Reuters.
Les analyses et interprétations présentées représentent une synthèse critique basée sur les informations disponibles. Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser, de leur donner un sens. Cette situation entre les États-Unis, le Danemark et le Groenland est en évolution constante, et toute évolution ultérieure pourrait modifier les perspectives présentées ici.
Sources
Sources primaires
blank »>NPR – Denmark says there’s a ‘fundamental disagreement’ with Trump over Greenland (14 janvier 2026)
blank »>CNBC – U.S., Greenland and Denmark set for talks amid Trump takeover threats (14 janvier 2026)
blank »>ABC News – Denmark’s PM urges Trump to ‘stop the threats’ of annexing Greenland (4 janvier 2026)
blank »>TIME – In Rebuke of Trump, Greenland Declares: ‘We Choose Denmark’ (13 janvier 2026)
blank »>Al Jazeera – ‘We choose Denmark’ over joining US, says Greenland PM Nielsen (13 janvier 2026)
Sources secondaires
blank »>CNBC – Trump: ‘We are going to do something on Greenland whether they like it or not’ (9 janvier 2026)
blank »>NBC News – Trump says U.S. will take Greenland ‘one way or the other,’ China hits back over Arctic threats (12 janvier 2026)
blank »>CNBC – Greenland: What to watch as Trump’s team prepares for Denmark meeting (8 janvier 2026)
blank »>Mediaite – Trump Reacts To Greenland’s Premier Saying They Want to Stay With Denmark: ‘That’s Their Problem’ (13 janvier 2026)
blank »>Axios – Prime ministers of Greenland, Denmark tell Trump to stop U.S. takeover threats (4 janvier 2026)
Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.