Skip to content
180 combats en 24 heures : l’Ukraine résiste sous un déluge d’acier
Crédit: Custom

Le maelstrom de l’est

Pokrovsk est devenu le symbole de cette bataille d’usure sans fin. Dans ce seul secteur, près de la moitié de tous les combats de la journée ont eu lieu. 46 assauts russes ont été lancés contre les positions ukrainiennes. Quarante-six. Imaginez la cadence. Presque deux assauts par heure, jour et nuit, sans interruption. Les soldats ukrainiens n’ont même pas le temps de respirer, de manger, de dormir. Ils sont en permanence sur le qui-vive, les doigts sur la gâchette, les yeux fixés sur l’horizon où surgissent les silhouettes ennemies. Le moindre relâchement peut être fatal. La moindre erreur peut coûter la vie non seulement à soi-même, mais à ses camarades.

Les assauts russes se concentrent autour de localités dont les noms ne disent rien à la plupart d’entre nous : Nikanorivka, Myrnohrad, Kotlyne, Udachne, Novoserhiivka, Molodetske, Filiia. Pour les habitants de ces villages, ces noms représentent tout ce qu’ils ont. Leur maison. Leur jardin. Leur mémoire. Et maintenant, ils doivent tout quitter, tout laisser derrière eux, parce que la guerre est arrivée jusqu’à leur porte. Je pense à cette vieille dame qui a vécu toute sa vie à Pokrovsk, qui a élevé ses enfants dans cette maison, qui a enterré son mari dans le cimetière voisin. Elle doit partir maintenant, abandonner tout ce qu’elle a construit, toute son histoire, parce que des hommes à des milliers de kilomètres de là ont décidé de détruire son chez-soi.

C’est ça qui me révolte le plus. La banalité du mal. Ces villages, ces villes, ces vies que la guerre efface comme si elles n’avaient jamais existé. Les soldats russes qui attaquent Pokrovsk ne connaissent probablement même pas ce qu’ils attaquent. Ils suivent des ordres. Ils avancent. Ils tirent. Ils meurent. Pourquoi ? Pour quelques kilomètres de terre que personne ne voudra jamais après la guerre ? Pour satisfaire l’ego d’un homme au Kremlin qui ne s’est jamais trouvé sur un champ de bataille ? C’est insupportable. Absolument insupportable. Et ce qui me fait le plus mal, c’est de penser que cette histoire se répète depuis presque quatre ans maintenant. Quatre ans. Combien de Pokrovsk encore ? Combien de villages encore ?

La guerre des drones

La nature de la guerre a changé, mais l’horreur reste la même. Les 6 968 drones kamikazes lancés le 15 janvier représentent une nouvelle ère de combat à distance, où la mort arrive du ciel sans avertissement, sans visage, sans humanité. Ces petits engins bourrés d’explosifs, pilotés à distance par des hommes confortablement assis derrière des écrans, symbolisent tout ce qui est déshumanisant dans cette guerre. Le pilote du drone appuie sur un bouton, et cent kilomètres plus loin, des gens meurent. Il ne voit pas les visages de ses victimes. Il n’entend pas leurs cris. Il ne sent pas l’odeur de la chair brûlée. Il voit juste un point sur un écran qui disparaît.

Pourtant, pour les Ukrainiens sur le terrain, ces drones sont une menace constante, terrifiante. Ils entendent le bourdonnement caractéristique avant l’impact. Ils savent qu’ils n’ont que quelques secondes pour se mettre à couvert. Ils savent que le moindre mouvement peut les trahir. C’est une forme de torture psychologique permanente. Vivre avec la certitude que la mort peut arriver à tout moment, du ciel, sans la moindre possibilité de se défendre. Je pense à ces soldats qui doivent dormir un œil ouvert, toujours à l’écoute du moindre bruit suspect, toujours prêts à courir vers un abri. Comment peut-on garder sa raison dans de telles conditions ? Comment peut-on continuer à se battre quand l’ennemi est partout et nulle part à la fois ?

Sources

Sources primaires

blank »>Ukrinform – War update: 180 combat engagements along frontline over past day, fiercest battles in Pokrovsk, Huliaipole sectors (16 janvier 2026)

blank »>RBC-Ukraine – Russia-Ukraine war: Frontline update as of January 15 (16 janvier 2026)

Sources secondaires

Institute for the Study of War – Russian Offensive Campaign Assessment, January 15, 2026 (15 janvier 2026)

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu