Le bilan complet des pertes depuis l’invasion
Le rapport quotidien de l’État-major ukrainien dresse un portrait apocalyptique de la situation militaire russe. Depuis le début de l’invasion à grande échelle le 24 février 2022, les Forces armées russes auraient perdu environ 1 224 460 militaires — tués et blessés confondus. Rien que depuis le début de l’année 2025, les pertes quotidiennes moyennes ont dépassé les 1 000 soldats par jour, selon les analyses du renseignement britannique. En novembre 2025, la moyenne quotidienne atteignait 1 033 pertes, marquant le troisième mois consécutif d’augmentation. Le Kremlin, lui, maintient un silence obstiné. La dernière fois que Moscou a officiellement communiqué sur ses pertes remonte à septembre 2022 — avec un chiffre ridicule de 5 937 morts. Depuis, plus rien. Comme si ces hommes n’avaient jamais existé.
Côté équipement, les pertes cumulatives sont tout aussi stupéfiantes : 11 563 chars détruits, 23 908 véhicules blindés de combat, 36 230 systèmes d’artillerie, 1 614 lance-roquettes multiples, 1 277 systèmes de défense antiaérienne, 434 avions, 347 hélicoptères, 107 884 drones tactiques, 4 163 missiles de croisière, 28 navires et bateaux, 2 sous-marins, et 74 486 véhicules dont des camions-citernes. C’est l’équivalent de plusieurs armées entières réduites en cendres. Des milliards de dollars de matériel transformés en ferraille rouillée dans les champs ukrainiens. Et pourtant, la machine continue de tourner, alimentée par une économie de guerre qui dévore désormais plus de 40 % du budget fédéral russe.
Vous voulez savoir ce qui me sidère le plus? C’est cette indifférence apparente. Ces généraux qui envoient leurs hommes dans un hachoir à viande, jour après jour, semaine après semaine, sans jamais changer de tactique. Ces politiciens qui signent des décrets de mobilisation sans jamais avoir à regarder une mère dans les yeux. Cette société russe qui préfère détourner le regard plutôt que d’affronter l’horreur que son gouvernement commet en son nom. Comment fait-on pour vivre avec ça? Comment fait-on pour dormir la nuit quand on sait que chaque lever de soleil apporte son lot de nouveaux morts?
Le prix humain : des familles brisées par milliers
Les mères russes face au silence de l’État
Les familles des soldats russes vivent dans un cauchemar sans fin. Lorsqu’elles cherchent des nouvelles de leurs proches déployés en Ukraine, elles se heurtent à un mur de silence administratif et de mensonges institutionnalisés. Le ministère russe de la Défense refuse systématiquement de communiquer des informations sur les morts et les disparus. Des milliers de familles passent des mois, parfois des années, sans savoir si leur fils, leur mari, leur frère est vivant, mort, ou prisonnier. Cette torture psychologique est devenue la norme dans la Russie de Poutine. Les femmes qui osent poser des questions publiquement sont intimidées par les services de sécurité. Celles qui organisent des manifestations sont arrêtées. Le deuil lui-même est devenu un acte de résistance.
Et quand les compensations promises finissent par arriver — si elles arrivent —, c’est souvent sous forme de cadeaux grotesques qui illustrent le mépris total de l’État pour ces familles. À Mourmansk, les autorités ont remis aux proches de soldats tués… un hachoir à viande accompagné de fleurs. L’ironie cruelle n’a échappé à personne, le terme « hachoir à viande » étant utilisé pour décrire la façon dont les troupes russes sont envoyées au massacre avec peu d’entraînement et souvent sans équipement adéquat. Dans la région de Koursk, pour la Fête des Mères de novembre 2022, des mères de soldats morts ont reçu des ensembles de serviettes de bain. À Iakoutsk, on a offert aux familles endeuillées des paniers de légumes — carottes et oignons. Une famille a reçu une bicyclette pour remplacer leur mari et père tué au combat. Une autre, dont le soldat était gravement blessé, a obtenu deux seaux de carottes et un sac d’oignons au lieu de la compensation monétaire promise.
Les primes de recrutement en chute libre
Face aux pertes colossales et aux budgets régionaux qui s’effondrent, plus de dix régions russes ont drastiquement réduit les primes versées aux nouveaux recrues. Dans la région de Samara, les paiements à la signature ont chuté de 3,6 millions de roubles (environ 33 000 euros) à seulement 400 000 roubles (3 670 euros) — la baisse la plus brutale enregistrée depuis début 2025. La république de Mari El a réduit ses paiements de 3 millions à 800 000 roubles. Le Tatarstan, le Bachkortostan, la Tchouvachie, l’Oülanovsk, l’Orenbourg… la liste s’allonge chaque semaine. Plus de la moitié des régions russes fonctionnent désormais en déficit budgétaire, incapables de financer à la fois les besoins sociaux de base et l’appétit insatiable de la machine de guerre.
Un hachoir à viande. Ils ont osé donner un hachoir à viande à une mère dont le fils venait d’être broyé par la guerre. Je n’arrive pas à dépasser ça. C’est tellement obscène, tellement cruel dans sa bêtise, que ça en dit plus sur ce régime que tous les discours de propagande réunis. Ces femmes ont perdu ce qu’elles avaient de plus précieux, et en guise de reconnaissance, l’État leur crache au visage avec un symbole de ce qu’il a fait de leurs enfants. Comment peut-on être aussi déshumanisé? Comment peut-on en arriver là?
L'économie de guerre russe : le tigre qui dévore sa queue
Un budget militaire qui étouffe tout le reste
La Russie a fait le pari de transformer toute son économie en machine de guerre. Selon les analyses de l’Institut allemand pour les affaires internationales et de sécurité, les dépenses militaires russes ont atteint 8,48 trillions de roubles (environ 106 milliards de dollars) rien que pour le premier semestre 2025. Les dépenses classifiées représentent près de la moitié de ce montant. Le secteur de la défense engloutit désormais plus de 40 % du budget fédéral — un niveau historique jamais atteint depuis l’ère soviétique. Comparé à 2023, les dépenses militaires ont augmenté de 31 %. Par rapport à 2022, elles ont presque triplé. En pratique, cela signifie qu’un rouble sur deux prélevé en impôts sert à financer la guerre.
Officiellement, le budget de la défense est fixé à 13,5 trillions de roubles (168,8 milliards de dollars) pour 2025 et 12,93 trillions (161,6 milliards) pour 2026. Mais les dépenses réelles, incluant les postes classifiés, sont probablement bien plus élevées. Le ministre de la Défense Andreï Belooussov a déclaré en décembre 2025 que les dépenses de défense représentaient 7,3 % du PIB — ce qui impliquerait des dépenses totales d’environ 15,86 trillions de roubles (198 milliards de dollars), bien au-dessus des chiffres officiels. Cette frénésie de dépenses militaires a un coût : l’économie russe s’essouffle. Après deux années de croissance supérieure à 4 %, alimentée par les stimulants artificiels de la guerre, la croissance du PIB devrait tomber autour de 1 % en 2025 et 2026.
Le coût économique total de l’agression
Selon les estimations de la RAND Corporation, chaque jour de guerre coûte à la Russie entre 500 millions et 1 milliard de dollars. Les coûts militaires directs auraient atteint 40 milliards de dollars dès septembre 2022, avec des projections de 132 milliards pour la période allant jusqu’à fin 2024. Les pertes de PIB pour la seule année 2022 ont été estimées entre 81 et 104 milliards de dollars. La destruction de capital financier, mesurée par la chute de la valeur des entreprises cotées à la Bourse de Moscou, a atteint 322 milliards de dollars cette même année. Au total, le coût de la guerre pour la Russie a été estimé à environ 1,69 trillion de dollars sur six ans — soit une perte équivalente à 92,4 % du PIB russe de 2021.
Imaginez une seconde. Imaginez tout ce que la Russie aurait pu construire avec ces milliards. Des hôpitaux. Des écoles. Des routes. Une économie diversifiée qui ne dépendrait plus du pétrole et du gaz. Un avenir pour ses citoyens. Au lieu de ça, Vladimir Poutine a choisi de tout brûler sur l’autel de ses fantasmes néo-impériaux. Et ce sont les Russes ordinaires qui paieront la facture pendant des générations. Pas lui. Jamais lui. Il restera dans son palais pendant que son peuple s’appauvrit, pendant que ses jeunes hommes pourrissent dans des fosses communes non marquées. C’est ça, le « monde russe » qu’il veut construire?
Sur le front : la réalité du terrain en janvier 2026
Des combats intenses dans le secteur de Pokrovsk
Les données du 16 janvier révèlent l’intensité des affrontements en cours sur le front ukrainien. Au cours des dernières vingt-quatre heures, 161 engagements de combat ont été enregistrés le long de la ligne de front, avec le plus grand nombre d’assauts russes — 41 — concentrés dans le secteur de Pokrovsk. Les forces russes ont lancé deux missiles et 63 frappes aériennes utilisant trois missiles et 160 bombes guidées, ainsi que 4 876 attaques de drones kamikazes et 2 464 bombardements contre les positions des forces de défense ukrainiennes et les zones civiles peuplées. L’armée russe continue d’utiliser des tactiques de vagues humaines, envoyant des groupes de fantassins mal équipés dans des assauts frontaux qui se soldent invariablement par des pertes massives.
Dans la région nord de Kharkiv, les forces ukrainiennes ont repoussé des tentatives russes de franchir la frontière d’État au cours des derniers jours. Le bilan : 21 occupants tués et 11 blessés. Selon les rapports du terrain, les soldats russes ont tenté de traverser sans camouflage, comme des cibles ambulantes. Cette négligence tactique stupéfiante illustre soit le désespoir du commandement russe, soit son mépris total pour la vie de ses propres hommes — ou peut-être les deux. Pendant ce temps, les unités des Forces de systèmes sans pilote ukrainiennes ont frappé et détruit 988 cibles ennemies en une seule journée, démontrant l’efficacité croissante de la guerre des drones dans ce conflit.
Les attaques nocturnes de drones
Dans la nuit du 15 au 16 janvier, la Russie a lancé une attaque massive avec 76 drones de frappe, dont environ 50 Shahed iraniens, ainsi que des drones de type Gerbera, Italmass et d’autres modèles. Ces attaques nocturnes sont devenues une routine terrifiante pour les civils ukrainiens, qui passent leurs nuits dans des abris ou réveillés par les sirènes d’alerte aérienne. Les systèmes de défense antiaérienne ukrainiens travaillent sans relâche, mais chaque drone qui passe les défenses peut signifier des vies perdues, des maisons détruites, des infrastructures critiques endommagées. C’est une guerre d’usure qui vise autant le moral de la population que ses capacités militaires.
Je pense à ces soldats russes qui traversent la frontière sans camouflage. À quoi pensaient-ils? Savaient-ils qu’ils allaient mourir? Leur avait-on dit que ce serait facile, que les Ukrainiens se rendraient à la première occasion? Ou avaient-ils simplement abandonné tout espoir, marchant vers leur fin comme des somnambules? Il y a quelque chose de profondément tragique dans cette image — pas parce que je plains l’agresseur, mais parce que ces hommes sont aussi des victimes. Des victimes d’un système qui les considère comme des ressources jetables, de la chair à canon dans une guerre qu’ils n’ont pas choisie.
Le silence international face à l'inimaginable
Des estimations qui donnent le vertige
Les estimations de pertes varient considérablement selon les sources, mais toutes convergent vers un même constat : l’ampleur des pertes russes est sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale. Selon les données du renseignement britannique de décembre 2025, la Russie aurait subi environ 1 168 000 pertes totales depuis le début de l’invasion à grande échelle. Le chef des services de renseignement britanniques Richard Moore a évoqué environ 1 million de pertes, dont 240 000 tués. Les enquêtes open source de Meduza et Mediazona, basées sur les nécrologies et les registres d’état civil russes, avaient confirmé au moins 153 171 soldats russes tués au 5 décembre 2025. Le président Trump a parlé de « près d’un million de morts » russes en janvier 2025.
Côté ukrainien, les pertes sont également lourdes, mais les ratios restent défavorables à l’agresseur. Le président Zelensky a déclaré en décembre 2024 que l’Ukraine avait perdu plus de 43 000 soldats tués et 370 000 blessés depuis février 2022. En avril 2025, il a mentionné 100 000 morts. Selon une analyse du New York Times de fin janvier 2025, la Russie perdrait légèrement moins de deux soldats pour chaque soldat ukrainien tué ou gravement blessé. Mais au-delà des chiffres, ce sont des vies humaines qui disparaissent chaque jour — des deux côtés de la ligne de front. La différence fondamentale, c’est que l’Ukraine défend son existence même, tandis que la Russie poursuit une guerre d’agression impérialiste.
L’indifférence du Kremlin
Le Kremlin ne communique jamais sur ses pertes. La dernière estimation officielle — 5 937 morts en septembre 2022 — était déjà risible à l’époque. Depuis, silence radio complet. Cette omerta totale n’est pas un hasard : elle fait partie intégrante de la stratégie de contrôle de l’information du régime Poutine. Si les familles russes savaient vraiment ce qui se passe sur le front, si elles comprenaient l’ampleur du carnage, le soutien à la guerre s’effondrerait. Alors on ment. On cache. On intimide ceux qui posent des questions. Et on continue d’envoyer des hommes à la boucherie.
Le silence du Kremlin m’enrage autant qu’il me terrifie. Plus d’un million de pertes, et pas un mot officiel. Comme si ces hommes n’avaient jamais existé. Comme si leurs vies n’avaient aucune valeur, même aux yeux de leur propre gouvernement. Ce n’est pas de l’incompétence — c’est de la cruauté calculée. Poutine sait que s’il reconnaissait l’ampleur des pertes, son château de cartes s’effondrerait. Alors il préfère que les mères continuent d’attendre, que les familles continuent de chercher, que l’incertitude les ronge de l’intérieur. C’est une forme de torture psychologique à l’échelle d’un pays entier.
Les femmes russes : entre deuil et résistance silencieuse
L’héritage brisé des Mères de soldats
Dans les années 1980 et 1990, le Comité des Mères de Soldats de Russie était une force avec laquelle il fallait compter. Ces femmes avaient défié l’armée soviétique, puis russe, exigeant des comptes sur les abus dans les casernes, le bizutage mortel, les guerres en Afghanistan et en Tchétchénie. Elles avaient même pénétré dans des zones de guerre actives pour ramener leurs fils — vivants ou morts — à la maison. Aujourd’hui, ce mouvement a été systématiquement démantelé par le régime. Dès 2014, après que des révélations aient filtré sur des soldats russes blessés arrivant dans des hôpitaux de Saint-Pétersbourg depuis les champs de bataille ukrainiens, la branche locale a été étiquetée « agent étranger ». Le message était clair : quiconque pose des questions inconfortables sera traité comme un ennemi de l’État.
Pourtant, la résistance n’a pas totalement disparu. De nouvelles voix s’élèvent, souvent portées par les épouses plutôt que les mères. En 2022, le Conseil des Mères et Épouses, une organisation de base née à Samara, a interpellé Poutine sur le sort des hommes disparus après avoir été envoyés en Ukraine. Des manifestations ont eu lieu dans plusieurs régions minoritaires, notamment au Bachkortostan et au Daghestan, où les familles ont scandé : « Nos enfants ne sont pas de l’engrais! » Le canal Telegram « Le Chemin du Retour » a organisé des protestations pour marquer les 500 jours de guerre à grande échelle. Ces femmes pratiquent ce que les chercheurs appellent une « dissidence patriotique » — elles ne critiquent pas directement Poutine ni la guerre, mais exigent des comptes sur le traitement de leurs proches par l’armée.
La propagande contre la maternité
Le régime a répondu en cooptant l’image de la mère et de l’épouse de soldat dans sa propagande. Les médias d’État glorifient ces femmes comme des héroïnes silencieuses, attendant patiemment le retour de leurs hommes. Pour la Journée internationale des femmes de mars 2025, le parti Russie Unie a organisé des cérémonies où des fleurs étaient remises aux mères de soldats — vivants et morts confondus. « Les héros naissent dans les familles », a déclaré un soldat dans un message vidéo. « Les femmes nous donnent naissance. Les femmes nous élèvent. » Ce qui n’est pas dit, c’est que ces mêmes femmes n’ont aucun droit de demander pourquoi leurs fils ont été envoyés à la mort, ni de contester les décisions qui les y ont conduits.
Ces femmes me hantent. Ces mères russes qui doivent ravaler leur douleur, leur colère, leur désespoir, sous peine de rejoindre leurs fils dans la tombe — métaphoriquement ou littéralement. Elles portent un double fardeau : le deuil et le silence forcé. Et pourtant, certaines continuent de résister, à leur manière. Elles posent des questions. Elles s’organisent. Elles refusent de disparaître. Dans un régime qui exige la soumission totale, c’est un acte de courage extraordinaire. Je me demande : combien d’entre elles, au fond d’elles-mêmes, maudissent l’homme qui leur a volé leurs enfants?
Les implications stratégiques : vers un épuisement mutuel
La Russie peut-elle tenir ce rythme?
La question qui obsède les analystes militaires du monde entier est simple : pendant combien de temps la Russie peut-elle maintenir ce niveau de pertes? Selon les calculs du chef d’État-major de l’armée britannique, le général Sir Roland Walker, au rythme actuel des combats, il faudrait à la Russie cinq ans pour contrôler les quatre régions ukrainiennes qu’elle prétend avoir annexées — Donetsk, Louhansk, Kherson et Zaporizhzhia. Et ce contrôle coûterait entre 1,5 et 1,8 million de pertes supplémentaires. « Il n’y a pas de gagnants », a-t-il déclaré. « C’est une dévastation totale pour les deux camps et des générations perdues. »
Les réserves de main-d’œuvre russes ne sont pas infinies. Le pays fait face à une pénurie record de travailleurs d’usine — plus de 43 % des entreprises industrielles signalaient un manque de personnel en juillet 2023. Les régions minoritaires et les zones rurales pauvres, qui fournissent une proportion disproportionnée des recrues, sont déjà saignées à blanc. Les primes de recrutement en chute libre indiquent que les budgets régionaux craquent. Et les sanctions occidentales, bien qu’imparfaites, continuent d’éroder lentement la capacité industrielle russe. Tout cela suggère que le modèle actuel — jeter des hommes dans le feu jusqu’à ce que l’adversaire craque — a une date d’expiration. La question est de savoir si cette date arrivera avant ou après que des dommages irréparables aient été infligés à l’Ukraine.
L’enjeu des territoires et des ressources
L’Ukraine possède des gisements souterrains de minéraux critiques — lithium, graphite, cobalt, titane, terres rares — évalués à plusieurs milliers de milliards de dollars. Ces ressources sont essentielles pour les industries du futur, des véhicules électriques à la défense. Certains analystes estiment que c’est l’une des motivations réelles de l’agression russe — s’emparer de ces richesses pour alimenter une économie en déclin. D’autres, comme l’ancien président Trump, ont évoqué la possibilité que l’Ukraine « rembourse » l’aide occidentale en donnant accès à ces ressources. Quoi qu’il en soit, l’enjeu dépasse largement la géopolitique : c’est l’avenir économique de régions entières qui se joue dans ces champs de bataille boueux.
Cinq ans. Jusqu’à 1,8 million de pertes supplémentaires. Ces chiffres sont tellement énormes qu’ils en deviennent irréels. Et pourtant, ils représentent des projections basées sur des données concrètes, calculées par des professionnels du renseignement. Si la Russie continue sur cette trajectoire, elle se condamne à une saignée générationnelle qui affectera le pays pendant des décennies. Et pour quoi? Pour quelques régions dévastées? Pour le droit de planter un drapeau russe sur des ruines? La folie de cette guerre me dépasse. Elle défie toute logique, toute raison, toute humanité.
Conclusion : le silence qui hurle
Un bilan qui défie l’imagination
1 370 soldats en vingt-quatre heures. Plus de 1,2 million depuis le début. Ces chiffres sont si colossaux qu’ils en perdent leur sens. On ne peut pas imaginer 1,2 million de visages, 1,2 million de vies, 1,2 million de destins brisés. Alors on se raccroche aux détails. Un hachoir à viande offert à une mère endeuillée. Un soldat qui traverse la frontière sans camouflage, comme un fantôme marchant vers sa propre mort. Une femme qui regarde son téléphone, encore et encore, attendant un appel qui ne viendra plus. C’est dans ces détails que l’horreur devient réelle, tangible, insupportable.
La guerre en Ukraine continue, jour après jour, avec sa moisson quotidienne de morts et de destruction. L’État-major ukrainien publie ses chiffres chaque matin, comme un bulletin météo de l’apocalypse. Le Kremlin maintient son silence, protégeant le mensonge qui permet à cette boucherie de continuer. Et quelque part, dans une ville russe dont on ne saura jamais le nom, une mère apprend aujourd’hui que son fils ne reviendra pas. Elle n’aura peut-être même pas de corps à enterrer. Juste le silence. Ce silence assourdissant qui est devenu la signature de cette guerre — et de ceux qui la mènent.
Chaque soir, je me demande combien d’entre eux savaient. Combien de ces 1 370 hommes ont compris, dans leurs derniers instants, qu’ils mouraient pour rien? Qu’ils étaient envoyés au massacre par des généraux incompétents et des politiciens cyniques qui ne mettraient jamais les pieds sur un champ de bataille? Et je me demande aussi : combien de temps encore? Combien de millions faudra-t-il avant que cette folie s’arrête? Quelque part en Russie, une mère pleure ce soir. Demain, il y en aura d’autres. Et après-demain encore. Et ainsi de suite, jusqu’à ce que… jusqu’à ce que quoi, au juste? Personne ne le sait. C’est peut-être ça le plus terrifiant de tout.
Encadré de transparence du chroniqueur
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur. Je suis analyste, observateur des dynamiques géopolitiques et militaires qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies militaires, à comprendre les mouvements de troupes, à anticiper les conséquences humaines et économiques des conflits qui déchirent notre planète. Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel. Je prétends à la lucidité, à l’analyse sincère, à la compréhension profonde des enjeux qui nous concernent tous.
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et commentaires interprétatifs. Les informations factuelles présentées dans cet article proviennent de sources officielles et vérifiables, notamment les communiqués de l’État-major général des Forces armées ukrainiennes, les rapports du renseignement britannique, les analyses de la RAND Corporation, les données de l’Atlantic Council, les enquêtes de Mediazona et Meduza, ainsi que les reportages du Moscow Times et d’Euronews.
Les analyses et interprétations présentées représentent une synthèse critique basée sur les informations disponibles. Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser, de leur donner un sens et une dimension humaine. Toute évolution ultérieure pourrait modifier les perspectives présentées ici.
Sources
Sources primaires
blank »>ArmyInform – Over the past day, Russia lost 1,370 troops, six tanks, and four Armored fighting vehicles (16 janvier 2026)
blank »>Index Minfin – Casualties of Russia in Ukraine – official data (16 janvier 2026)
blank »>Mezha – Russia’s Military Losses in Ukraine Reach Over 1.2 Million as of January 2026 (16 janvier 2026)
blank »>UNN – Over the day, 1370 occupiers eliminated: General Staff updated data (16 janvier 2026)
Sources secondaires
blank »>The Moscow Times – Russia’s Economy in 2026: More War, Slower Growth and Higher Taxes (15 janvier 2026)
blank »>Euronews – Russia cuts bonuses and delays death benefits for troops in Ukraine (2 décembre 2025)
blank »>Atlantic Council – The Russian economy in 2025: Between stagnation and militarization (12 décembre 2025)
reports/RRA2421-1.html » target= »blank »>RAND Corporation – The Cost of the Ukraine War for Russia (18 décembre 2023)
blank »>The Moscow Times – Soldiers’ Mothers Have Long Been a Thorn in the Kremlin’s Side (8 mars 2024)
blank »>Russia Matters – The Russia-Ukraine War Report Card, Jan. 7, 2026 (7 janvier 2026)
oftheRusso-Ukrainianwar » target= »blank »>Wikipedia – Casualties of the Russo-Ukrainian war (consulté le 16 janvier 2026)
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