Une menace silencieuse et mortelle
Qu’est-ce que c’est, exactement, un drone Molniya? « Éclair » en russe. Un nom qui fait froid dans le dos quand on comprend ce que cet engin fait sur le champ de bataille. C’est un drone fixe, bon marché, extrêmement efficace. Pas ces quadricoptères FPV qu’on voit partout sur les réseaux sociaux. Non, c’est autre chose. Plus sophistiqué. Plus dangereux. Une portée plus longue. Une charge explosive plus lourde. Capable de frapper les routes logistiques, les positions retranchées, les concentrations de troupes. Un engin que l’armée russe a déployé massivement en 2025, transformant le front en un champ de mines volant.
L’usine Atlant Aero ne produisait pas seulement les Molniya. Elle fabriquait aussi des composants pour les drones Orion, des véhicules aériens sans pilote de moyenne altitude utilisés pour la reconnaissance et les frappes. Elle développait et assemblait des systèmes de guerre électronique. Des équipements sophistiqués qui permettaient aux Russes de brouiller les communications ukrainiennes, de perturber les drones de défense, de créer un environnement électronique hostile. C’était un hub industriel critique. Un nœud dans la chaîne d’approvisionnement militaire russe. Et maintenant, ce nœud est rompu.
L’impact stratégique de la destruction
Les experts militaires le disent depuis longtemps: cette guerre ne se gagnera pas seulement sur le front. Elle se gagnera aussi dans les usines. Dans les chaînes de production. Dans la capacité à produire, à remplacer, à maintenir le rythme. La Russie a investi massivement dans sa production de drones depuis le début de l’invasion à grande échelle. Elle a créé, étendu, modernisé des installations comme Atlant Aero. Elle a mis en place des chaînes de production capables de sortir des centaines, des milliers d’engins.
Et c’est là que le coup porté par l’Ukraine fait mal. Vraiment mal. Parce que ce n’est pas juste une usine qui brûle. C’est du temps. Du temps qui ne reviendra pas. Le temps de reconstruire. Le temps de rééquiper. Le temps de reformer le personnel qualifié. Dans une guerre d’usure, le temps, c’est tout. Chaque jour sans production, c’est des centaines de drones qui ne seront jamais sur le front. Des centaines de frappes qui n’auront jamais lieu. Des vies qui, peut-être, seront épargnées. Je pense aux opérateurs russes qui allaient commander ces Molniya. Je pense aux cibles qu’ils visaient. Et je me dis: quelque part, dans ce calcul froid de la guerre, il y a aujourd’hui une équation différente. Une équation où le nombre total de drones disponibles vient de diminuer. Où la probabilité qu’une frappe atteigne sa cible vient de baisser. Où l’espoir, tout petit soit-il, vient de grandir.
Section 3: L'opération conjointe — quand Marine et SBU dansent ensemble
Une coordination impeccable
Ce qui rend cette frappe particulièrement significative, c’est qui l’a menée. Ce n’est pas juste la marine ukrainienne. Ce n’est pas seulement le SBU. C’est les deux. Ensemble. Une opération conjointe entre la marine et les forces spéciales Alpha du service de sécurité de l’Ukraine. Imaginez le niveau de coordination requis. Le renseignement qui a dû être collecté. Les cibles qui ont dû être identifiées. Les plans qui ont dû être élaborés. Les missiles qui ont dû être préparés, calibrés, lancés. Tout ça, dans le secret le plus total, pour que l’attaque soit une surprise totale.
L’État-major général des forces armées ukrainiennes a confirmé que des missiles fabriqués en Ukraine ont été utilisés. Les analystes pensent qu’il pourrait s’agir de missiles de croisière Neptune — ces armes anti-navires ukrainiennes qui ont déjà prouvé leur efficacité en coulant le croiseur russe Moskva en 2022. Adapter ces missiles pour frapper des cibles terrestres profondément en territoire russe? C’est de l’ingénierie militaire de pointe. C’est prouver que l’Ukraine ne dépend plus uniquement de l’aide étrangère. Qu’elle développe, produit, déploie ses propres armes sophistiquées.
Le message envoyé à Moscou
Taganrog n’est pas n’importe où. C’est une ville stratégique. Un port majeur sur la mer d’Azov. Un centre industriel important. À seulement 40 kilomètres de la frontière avec la portion occupée de l’oblast de Donetsk. En frappant cette cible, l’Ukraine envoie un message clair: aucun endroit en Russie n’est à l’abri. Pas même les installations militaires situées loin derrière les lignes de front. Les usines qui produisent les armes utilisées contre les Ukrainiens ne sont pas invulnérables. Elles peuvent être atteintes. Elles peuvent être détruites.
Vous savez ce qui me fascine dans cette opération? C’est l’audace. L’audace pure. Il y a quelques années à peine, qui aurait imaginé l’Ukraine frapper une usine de drones à Taganrog? Qui aurait cru que l’armée ukrainienne développerait ses propres missiles de croisière capables de pénétrer profondément en territoire russe? C’est comme si les Ukrainiens avaient dit: « Vous pensez que vous pouvez nous bombarder impunément? Vous pensez que vos usines sont intouchables? Regardez bien. » Et bam. L’usine brûle. Les halls de production s’effondrent. Les chaînes d’assemblage s’arrêtent. Et à Moscou, dans les bureaux du Kremlin, quelqu’un doit regarder ces images et se demander: « Qu’est-ce qui va suivre? Quelle sera la prochaine cible? » C’est ça, la vraie dissuasion. Pas juste avoir des armes. C’est avoir la volonté de les utiliser. De les utiliser intelligemment. De les utiliser là où ça fait mal.
Section 4: Les images satellites — la preuve irréfutable
Que montrent les photos?
Les analystes du projet Dnipro Osint ont passé au crible les images satellites prises le jour après l’attaque. Ce qu’ils montrent est sans appel. Le hall principal de l’usine — détruit. Complètement. Les bâtiments auxiliaires à proximité — touchés. Des sections de deux autres halls — brûlées. Ce n’est pas des dégâts mineurs. Ce n’est pas un toit percé. C’est une destruction systématique. Ciblée. Précise. Les missiles ont frappé exactement là où ils devaient frapper. Les zones de production. Les lignes d’assemblage. Les zones de stockage.
Les résidents locaux ont commencé à poster des vidéos et des photos presque immédiatement. On y voit un incendie sévère à l’intérieur de l’atelier. Des flammes qui montent haut dans le ciel nocturne. De la fumée qui s’échappe en panaches épais. La lumière de l’incendie qui illumine les bâtiments environnants. Ce sont des images brutes. Non filtrées. Prises par des gens qui se sont réveillés au bruit des explosions et qui, probablement sans comprendre exactement ce qui se passait, ont sorti leurs téléphones pour immortaliser le moment.
Le pouvoir de la reconnaissance moderne
Cette attaque illustre parfaitement l’évolution de la guerre moderne. Les satellites commerciaux. L’imagerie open source. Les réseaux sociaux. Les analyses collaboratives. Tout se combine pour créer une transparence sans précédent. La Russie ne peut plus cacher ce qui arrive sur son territoire. Les usines qui brûlent sont vues depuis l’espace. Les explosions sont filmées par des témoins. Les dégâts sont analysés par des experts du monde entier. Il n’y a plus de « nous ne commentons pas les incidents ». Les images parlent. Les faits sont là. Immuablement.
Je regarde ces images satellites et je pense à quelque chose de dérangeant. Il y a 30 ans, une telle attaque aurait été entourée de mystère. La Russie aurait nié. Ou dit que c’était un accident. Ou simplement refusé de commenter. Mais aujourd’hui? Dans un monde où chaque satellite commercial peut prendre des photos haute résolution, où chaque téléphone a un appareil photo, où l’information circule en quelques secondes — la vérité finit toujours par émerger. L’usine Atlant Aero brûle? Tout le monde le sait. Les dégâts sont catastrophiques? Les images le prouvent. C’est ça, la nouvelle réalité de la guerre. Plus de secrets. Plus de dénis plausibles. Juste les faits. Brutaux. Indiscutables. Et c’est peut-être ça, au fond, qui fait le plus peur à ceux qui pensaient pouvoir agir en toute impunité.
Section 5: L'usine Atlant Aero — bien plus que des drones
Un hub industriel critique
Atlant Aero LLC n’est pas une petite entreprise marginale. Selon le portail War & Sanctions de la direction principale du renseignement du ministère de la défense de l’Ukraine, c’est un fabricant majeur. Pas seulement les Molniya-1 et Molniya-2, ces drones kamikaze FPV. Mais aussi la version de reconnaissance Molniya-2R. Des engins largement déployés par l’armée d’invasion russe dans cette guerre. Des drones utilisés non seulement contre des cibles militaires, mais aussi pour terroriser les populations civiles des villes de front et des zones avoisinantes.
L’usine de Taganrog était également impliquée dans la production de composants pour les drones de frappe Orion lourds. Ces véhicules aériens sans pilote de moyenne altitude sont des plateformes sophistiquées, capables de mener des missions de reconnaissance et d’attaque complexes. L’entreprise développait et assemblait des systèmes de guerre électronique — ces équipements qui permettent de brouiller, de perturber, de rendre inefficaces les systèmes de communication et de défense de l’adversaire. En d’autres termes, cette usine était au cœur de l’effort de modernisation militaire russe.
Une cible déjà visée
Cette n’est pas la première fois que l’usine Atlant Aero est attaquée. En novembre 2025, des frappes de drones ukrainiens avaient déjà visé cette installation. Mais cette fois-ci, c’est différent. L’échelle est différente. Les dégâts sont différents. Au lieu de frappes de drone ciblant des zones spécifiques, c’est une attaque de missiles massive qui a détruit des halls de production entiers. C’est comme si l’Ukraine avait dit: « La première fois, c’était un avertissement. Cette fois-ci, c’est une destruction. » Une escalade calculée. Une démonstration de capacité.
Ce qui me frappe, c’est la persistance. La détermination. L’Ukraine ne frappe pas une fois et passe à autre chose. Elle identifie une cible critique. Elle la frappe. Elle observe les dégâts. Si ce n’est pas suffisant, elle refrappe. C’est ça, la guerre moderne. Ce n’est pas une bataille unique, décisive. C’est une campagne continue. Un effort soutenu. Une pression constante. Chaque usine qui brûle, c’est un message. Chaque chaîne de production qui s’arrête, c’est une victoire tactique. Chaque jour de production perdu, c’est un jour gagné pour l’Ukraine. Et petit à petit, coup après coup, frappe après frappe, l’équilibre se déplace. Pas radicalement. Pas du jour au lendemain. mais inexorablement. C’est ça, l’usure. C’est ça, la guerre longue. C’est ça, la réalité.
Section 6: Les missiles Neptune — l'arme made in Ukraine
Une success story de l’industrie de défense ukrainienne
Parmi les armes qui ont probablement été utilisées dans cette attaque, les missiles de croisière Neptune occupent une place spéciale. Développés par le bureau de conception Luch à Kyiv, ces missiles ont d’abord été conçus comme des armes anti-navires. Leur moment de gloire est venu en avril 2022, lorsqu’ils ont coulé le croiseur russe Moskva — le navire amiral de la flotte de la mer Noire. Un coup monumental. Un coup qui a prouvé que l’Ukraine pouvait développer et déployer des armes sophistiquées capables de rivaliser avec les meilleures technologies russes.
Mais depuis lors, les Ukrainiens ont adapté. Ils ont modifié. Ils ont évolué. Adapter un missile anti-navire pour frapper des cibles terrestres? C’est de l’ingénierie de pointe. Ça demande de repenser la trajectoire, le guidage, les capteurs. C’est prouver que l’industrie de défense ukrainienne n’est pas figée. Qu’elle innove. Qu’elle répond aux besoins changeants du champ de bataille. Chaque missile Neptune lancé depuis une batterie mobile ukrainienne, c’est un doigt d’honneur à ceux qui pensaient que l’Ukraine dépendrait éternellement de l’aide étrangère.
L’importance de l’autonomie stratégique
Dans une guerre qui dure depuis des années, la dépendance à l’aide étrangère est une vulnérabilité. Les délais politiques. Les limitations imposées par les pays donateurs. L’incertitude sur la continuité des livraisons. Tout ça crée une instabilité stratégique. Développer ses propres armes, c’est reprendre le contrôle. C’est ne plus être à la merci des décisions politiques d’autres pays. C’est pouvoir dire: « Nous avons ce dont nous avons besoin. Nous pouvons frapper quand nous le devons. Nous pouvons défendre notre territoire comme nous l’entendons. »
Je pense aux ingénieurs ukrainiens qui ont travaillé sur ces missiles. Aux techniciens qui les assemblent. Aux soldats qui les déploient. Des gens ordinaires qui, en février 2022, avaient peut-être une vie normale. Des ingénieurs dans des bureaux. Des techniciens dans des usines. Et puis la guerre est arrivée. Et ils se sont retrouvés au cœur de l’effort de défense nationale. Ils ont travaillé jour et nuit. Ils ont innové sous la pression. Ils ont créé des armes qui protègent leur pays. Il y a quelque chose de profondément humain là-dedans. La résilience. La capacité à s’adapter. La volonté de se battre. Pas parce qu’ils sont des soldats de carrière. Mais parce qu’ils sont des Ukrainiens. Parce que leur pays est attaqué. Parce qu’ils savent que chaque missile qui sort de leurs lignes de production, c’est une chance de plus pour leur nation.
Section 7: L'impact sur les populations civiles
Le drame des villes de front
Les drones Molniya ne tuent pas seulement des soldats. Ils terrorisent aussi les civils. Les villes de front — Kharkiv, Avdiivka, Kupiansk, et tant d’autres — vivent sous la menace constante de ces engins volants. Des explosions imprévisibles. Des frappes qui peuvent frapper n’importe où, n’importe quand. Des résidentes qui sortent acheter du pain et ne reviennent jamais. Des enfants qui jouent dans une cour et dont la vie s’arrête en une seconde. C’est l’horreur quotidienne de cette guerre. Une horreur qui devient la « normale » pour ceux qui la vivent.
Chaque drone qui n’est pas produit grâce à la destruction de l’usine Atlant Aero, c’est potentiellement une vie épargnée. Une mère qui ne pleurera pas son enfant. Un père qui ne perdra pas sa fille. Une famille qui restera entière. Bien sûr, on ne peut pas le savoir avec certitude. On ne peut pas dire « ce drone spécifique aurait tué cette personne spécifique ». Mais la logique est là. Moins d’armes, moins de morts. Moins de frappes, moins de destruction. Dans un monde aussi brutal, c’est peut-être la seule forme d’espoir qu’on puisse s’offrir.
Le silence après l’explosion
Et puis… il y a les silences. Ces moments où, après une frappe, après l’explosion, après les cris, il y a ce silence. Ce silence qui dit tout. Ce silence qui devient plus lourd que le bruit lui-même. Dans les villes bombardées, dans les quartiers détruits, dans les vies brisées — il y a ces silences. Des silences qui durent. Des silences qui ne s’effacent jamais. Les victimes d’un drone Molniya ne disparaissent pas seulement physiquement. Elles laissent un vide. Un vide que personne ne peut combler. Un vide que les mots ne peuvent pas décrire.
Je pense à ces silences. Aux milliers de silences qui ont suivi les frappes de drones russes. À chaque maison bombardée, à chaque rue détruite, à chaque vie perdue — il y a ce silence. Ce silence qui s’installe et qui ne part plus. Et quand j’apprends qu’une usine qui produisait ces drones a été détruite, je me dis: peut-être que, quelque part, il y aura un silence de moins. Peut-être qu’une mère entendra son enfant rentrer de l’école. Peut-être qu’un père aura une nouvelle avec sa fille. Peut-être qu’une famille restera entière. Ce n’est pas grand-chose dans l’échelle d’une guerre qui a fait des centaines de milliers de morts. Mais c’est tout. C’est tout ce qui compte. Chaque vie. Chaque individu. Chaque personne qui continue de respirer, d’aimer, d’espérer. C’est ça, le vrai coût de cette guerre. Et c’est ça, la vraie valeur de chaque drone qui ne sera jamais produit.
Section 8: La stratégie ukrainienne — frapper là où ça fait mal
Une approche systématique
Cette attaque sur l’usine Atlant Aero n’est pas un incident isolé. Elle s’inscrit dans une stratégie plus large, plus systématique. Au cours de la dernière année, les installations militaires russes — y compris celles situées profondément derrière les lignes de front — sont devenues des cibles de plus en plus fréquentes. Dépôts de munitions. Usines de production. Raffineries. Bases aériennes. L’Ukraine étend progressivement ses options de frappe à longue portée, transformant ce qui était autrefois considéré comme un « sanctuaire » en territoire vulnérable.
C’est un changement fondamental de la dynamique de la guerre. Pendant longtemps, la Russie a pu bombarder l’Ukraine depuis son territoire en relative sécurité. Les missiles lancés depuis la mer Caspienne, les avions décollant de bases russes, les drones lancés de sites éloignés — tout ça semblait hors de portée. Mais cette époque est révolue. L’Ukraine développe, acquiert, déploie des capacités de frappe à longue portée. Et chaque mois, chaque semaine, ces capacités s’améliorent.
L’économie de la guerre
La guerre, c’est aussi une économie. Une économie de production, de destruction, de remplacement. La Russie a investi massivement dans son complexe militaro-industriel. Elle a créé des chaînes de production capables de sortir des milliers d’armes. Elle a mobilisé son industrie pour soutenir l’effort de guerre. Mais cette industrie a des points faibles. Des nœuds critiques. Des installations qui, si elles sont détruites, ont un impact disproportionné sur la capacité de production globale.
C’est là que la frappe sur Taganrog devient si significative. Ce n’est pas juste une usine qui brûle. C’est un coup porté au cœur de l’économie de guerre russe. Chaque drone Molniya qui ne sera pas produit, c’est un drone de moins sur le front. Chaque composant pour Orion qui ne sera pas fabriqué, c’est un drone de moins dans les airs. Chaque système de guerre électronique qui ne sera pas assemblé, c’est une capacité de moins pour brouiller les communications ukrainiennes. Dans une guerre d’usure, où chaque avantage, chaque capacité, chaque ressource compte, ces pertes s’accumulent. Pas de manière spectaculaire. Pas du jour au lendemain. Mais progressivement, inexorablement, l’équilibre se déplace. Et peut-être qu’un jour, on regardera en arrière et on dira: c’est là que ça a commencé à basculer.
Section 9: Le futur — vers quelle direction?
Une escalade contrôlée
La question que tout le monde se pose maintenant: quelle sera la prochaine étape? L’Ukraine va-t-elle continuer à étendre ses frappes en profondeur en territoire russe? La Russie va-t-elle répondre? Comment? Quand? Chaque action appelle une réaction. Chaque escalade appelle une contre-escalade. C’est la danse dangereuse de la guerre moderne. Une danse où chaque pas mal calculé peut mener à l’abîme.
Cependant, ce qui est clair, c’est que l’Ukraine ne reculera pas. Pas après avoir prouvé qu’elle peut frapper n’importe où en Russie. Pas après avoir montré qu’elle a les capacités, la volonté, la détermination de défendre son territoire par tous les moyens nécessaires. La destruction de l’usine Atlant Aero n’est pas une fin en soi. C’est un jalon. Une étape. Une démonstration de ce qui est possible.
L’espoir dans la détermination
Dans le chaos de cette guerre, dans l’horreur quotidienne, dans le flot interminable de mauvaises nouvelles — il y a ces moments. Ces moments où, malgré tout, l’espoir resurgit. Pas un espoir aveugle. Pas un espoir naïf. Mais un espoir fondé sur quelque chose de concret. Sur la capacité d’un peuple à se battre. Sur l’ingéniosité d’une nation à développer ses propres armes. Sur la volonté d’une armée à frapper là où ça fait mal.
Je pense à l’avenir. À ce qui nous attend dans les mois, les années à venir. Cette guerre ne va pas se terminer demain. Elle va continuer. Elle va faire encore des victimes. Elle va encore causer des destructions. Mais il y a quelque chose qui a changé. Quelque chose de fondamental. L’Ukraine n’est plus seulement cette nation qui se défend contre un agresseur plus puissant. Elle est devenue cette nation qui peut frapper. Qui peut porter la guerre sur le territoire de son agresseur. Qui peut dire: « Vous ne pouvez pas nous bombarder impunément. » C’est un changement de paradigme. Un changement psychologique autant que stratégique. Et dans ce changement, il y a de l’espoir. Pas l’espoir que la guerre va se terminer miraculeusement. Mais l’espoir que, petit à petit, l’équilibre des forces va changer. Que la Russie va commencer à comprendre que cette guerre a un prix. Un prix qu’elle ne peut pas se permettre de payer indéfiniment.
Conclusion: Les cendres de Taganrog
Ce qui reste après l’explosion
À Taganrog, les fumées se dissipent maintenant. Les flammes se sont éteintes. Les sauveteurs ont terminé leur travail. L’usine Atlant Aero est toujours là, mais elle n’est plus la même. Les halls de production sont détruits. Les chaînes d’assemblage sont brisées. Les équipements sont calcinés. Ce qui était autrefois un hub industriel vibrant, une pièce maîtresse de l’effort de guerre russe, est maintenant un ensemble de ruines fumantes.
À des centaines de kilomètres de là, en Ukraine, quelqu’un regarde peut-être les images satellites de cette destruction. Un ingénieur qui a participé au développement des missiles Neptune. Un opérateur qui a lancé l’attaque. Un soldat qui se bat sur le front et qui sait que les drones qui terrorisaient sa position seront moins nombreux. Ils regardent ces images et ils savent: ils ont fait ça. Ils ont contribué à ça. Ils ont protégé leur pays.
Le message qui résonne
Ce que la destruction de l’usine Atlant Aero nous dit, c’est que cette guerre n’est pas terminée. Loin de là. Mais elle n’est pas non plus perdue. Chaque usine qui brûle est un signe. Chaque missile qui frappe est un message. Chaque opération réussie est une victoire. Pas la victoire finale. Mais une victoire quand même. Une victoire qui compte. Une victoire qui donne de l’espoir.
Et je reviens à cette image. Les fumées qui s’élèvent de l’usine Atlant Aero à l’aube du 13 janvier 2026. Les résidents de Taganrog qui se réveillent en sursaut. Les explosions qui illuminent le ciel nocturne. Dans cette image, il y a quelque chose de profondément humain. La peur. L’incertitude. La réalité brutale de la guerre. Mais il y a aussi autre chose. Il y a la résistance. La détermination. La volonté de se battre jusqu’au bout. Les Ukrainiens ne sont pas seulement en train de se défendre. Ils sont en train de prouver qu’ils peuvent frapper. Qu’ils peuvent porter la guerre sur le territoire de leur agresseur. Qu’ils peuvent dire: « Assez. » Et moi, je me demande: combien d’usines comme Atlant Aero faudra-t-il détruire? Combien de frappes comme celle-ci faudra-t-il mener? Combien de vies faudra-t-il encore perdre avant que cette folie s’arrête? Je n’ai pas les réponses. Personne ne les a. Mais ce que je sais, c’est que tant que des usines comme celle-ci produiront des armes destinées à tuer des Ukrainiens, l’Ukraine continuera de les détruire. Parce que c’est ça, la guerre. C’est ça, la survie. C’est ça, le prix de la liberté. Et ce prix, les Ukrainiens sont prêts à le payer. Jour après jour. Frappe après frappe. Jusqu’au bout.
Encadré de transparence du chroniqueur
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur. Je suis analyste, observateur des dynamiques géopolitiques et militaires qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies de guerre, à comprendre les mouvements industriels, à anticiper les virages que prennent les conflits qui nous concernent tous. Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel. Je prétends à la lucidité, à l’analyse sincère, à la compréhension profonde des enjeux qui nous touchent.
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et commentaires interprétatifs. Les informations factuelles présentées dans cet article proviennent de sources officielles et vérifiables, notamment les communiqués de la marine ukrainienne, les déclarations du SBU, les rapports de l’État-major général des forces armées ukrainiennes, les analyses d’agences de presse internationales reconnues telles que Kyiv Independent, Ukrainska Pravda, Defence Blog, ainsi que les données d’analystes indépendants comme Dnipro Osint et Militarnyi.
Les analyses et interprétations présentées représentent une synthèse critique basée sur les informations disponibles. Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser, de leur donner un sens. Toute évolution ultérieure pourrait modifier les perspectives présentées ici.
Sources
Sources primaires
blank »>Kyiv Independent – Navy confirms major damage to Russian drone factory after joint operation with SBU (16 janvier 2026)
blank »>Ukrainska Pravda – Ukraine confirms destruction of workshops assembling Russian Molniya drones in Russia’s Taganrog (16 janvier 2026)
Sources secondaires
blank »>Militarnyi – Ukrainian Missile Strike Destroys Main Workshop of UAV Plant in Taganrog – Satellite Images (15 janvier 2026)
blank »>Defence Blog – Ukraine hits Russian drone-production plant in Taganrog (13 janvier 2026)
Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.