Skip to content
Chine : 34 barges d’invasion pour Taïwan et le spectre d’un D-Day à l’envers
Crédit: Adobe Stock

Une ingénierie au service de la conquête

Chaque ensemble de barges comprend 17 vaisseaux de tailles différentes, calculés avec une précision chirurgicale pour former un système complet de débarquement mobile. Quatre barges de 108 mètres, six de 128 mètres, huit de 185 mètres. Et ces chiffres ne comptent même PAS les ponts extensibles qui ajoutent plus de 100 mètres à chaque vaisseau. Le résultat est une structure colossale, un gigantesque pont flottant capable de s’assembler bout à bout pour créer un quai artificiel massif n’importe où, même dans des zones totalement non préparées. C’est de l’ingénierie de pointe. C’est brillant. C’est terrifiant. Les ingénieurs chinois ont repensé le concept des Mulberry Harbours de 1944 et l’ont perfectionné avec la technologie moderne. Les barges sont équipées de systèmes de « jack-up » — des piliers hydrauliques qui peuvent être abaissés pour stabiliser la plateforme même par mauvais temps. Elles peuvent être déployées en quelques heures. Elles sont conçues pour fonctionner 24/7. Et surtout, elles sont conçues pour être indétectables jusqu’au dernier moment.

La logique est implacable. La Chine possède une flotte commerciale colossale de navires roll-on/roll-off (Ro-Ro) — ces ferries géants qui transportent des camions et des voitures entre les ports. En temps de paix, ils servent l’économie. En temps de guerre, ils deviennent des transports de troupes et d’équipements militaires instantanés. Mais il y a un problème. Tous les équipements ne peuvent pas être débarqués directement dans l’eau. Et les navires ne peuvent pas s’approcher suffisamment près du rivage sans installations portuaires. C’est là que les barges entrent en jeu. Elles créent des quais mobiles, des ports instantanés qui permettent aux navires civils de décharger directement des tanks, des camions, des véhicules blindés, des munitions, des vivres — tout ce qu’une armée d’invasion a besoin pour conquérir un territoire. Sans avoir besoin des ports de Taïwan. Sans avoir à capturer les infrastructures existantes. Juste ces barges, ces navires, et la volonté de tuer.

L’avantage tactique dévastateur

Ce qui me rend malade, c’est la banalité de cette préparation. Des ingénieurs brillants, des ouvriers qualifiés, des techniciens experts — tous ces talents humains mobilisés pour une seule chose : tuer plus efficacement. On pourrait construire des ponts pour relier des communautés. Des hôpitaux pour soigner les malades. Des écoles pour éduquer les enfants. Mais non. On construit des barges pour envahir une démocratie de 23 millions de personnes. Et le pire ? C’est que ça marche. C’est rationnel. C’est logique. C’est brillant. Et c’est absolument monstreux.

Les analystes militaires occidentaux sont unanimes : ces barges changent radicalement l’équation stratégique du détroit de Taïwan. Jusqu’à présent, la doctrine taïwanaise reposait sur l’idée qu’il n’y a que quelques plages sur l’île principale convenables pour un débarquement amphibie. Ces sites sont bien connus. Ils sont fortifiés. Ils sont minés. Ils sont surveillés 24/7 par des radars, des drones, des satellites. Une armée d’invasion y serait écrasée avant même de toucher le sol. Mais les barges flottantes chinoises cassent ce calcul. Avec leurs ponts extensibles de 120 mètres ou plus, elles peuvent atteindre des zones rocheuses, des plages de sable mou, des côtes irrégulières qui étaient considérées comme inadaptées au débarquement. Elles peuvent déposer des chars directement sur une route côtière. Elles peuvent créer des sites de débarquement entièrement nouveaux, imprévisibles, impossibles à défendre partout à la fois.

Le Dr Emma Salisbury, chercheuse au Council on Geostructure, l’explique crûment : « Toute invasion de Taïwan depuis le continent nécessiterait un grand nombre de navires pour transporter rapidement le personnel et l’équipement à travers le détroit, en particulier les actifs terrestres comme les véhicules blindés. » Ces quais mobiles apparaissent particulièrement adaptés à une invasion. Mais l’impact va au-delà de la simple capacité logistique. Ces barges offrent à la Chine la flexibilité tactique de choisir quand et où frapper. Elles peuvent être déployées la nuit, sous couvert de mauvais temps, loin des zones de surveillance traditionnelles. Elles permettent des débarquements simultanés sur plusieurs sites — une stratégie de « points multiples » qui saturerait les défenses taïwanaises. Au lieu de défendre quelques plages bien connues, Taïwan devrait défendre DES CENTAINES de kilomètres de côtes. C’est mathématiquement impossible. C’est tactiquement suicidaire. Et la Chine le sait.

Sources

Sources primaires

increaseslandingbargesamidtaiwaninvasionpreparationshowmanyareneeded-17197.html » target= »blank »>Defense Express – China Increases Landing Barges Amid Taiwan Invasion Preparations: How Many Are Needed? (18 janvier 2026)

blank »>Naval News – China Suddenly Building Fleet Of Special Barges Suitable For Taiwan Landings (10 janvier 2025)

blank »>Reuters – Shadow navy: How China’s civilian fleet could be a potent weapon in a Taiwan invasion (20 novembre 2025)

Sources secondaires

blank »>Imperial War Museum – How the Mulberry Harbours kept D-Day afloat (consulté en 2026)

harbours » target= »_blank »>Wikipedia – Mulberry harbours (consulté en 2026)

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu