Kharkiv sous les bombes, encore et toujours
La région de Kharkiv reste l’une des plus meurtries de cette guerre interminable. Ce dimanche, les forces russes ont de nouveau frappé avec leur arsenal habituel: des drones, des missiles, des bombes guidées. Selon le gouverneur Syniehubov, les attaques nocturnes ont ciblé des zones résidentielles, comme c’est devenu la norme depuis que Moscou a décidé que terroriser les civils était une stratégie militaire acceptable. Trois morts, dont cette jeune femme de 20 ans. Onze blessés qui porteront les cicatrices de cette nuit pour le reste de leur vie.
À Kherson, dans le sud, le gouverneur Oleksandr Prokudin a rapporté deux décès supplémentaires. Des drones, des frappes aériennes, des bombardements d’artillerie — la panoplie complète de la terreur russe. Une personne blessée s’ajoutait au bilan. Dans la région de Dnipropetrovsk, six civils ont été touchés. À Sumy, cinq autres. Les chiffres s’accumulent comme les jours de guerre, avec une régularité qui glace le sang.
Vous savez ce qui me révolte le plus? C’est cette normalisation de l’horreur. On parle de trois morts, deux morts, comme on parlerait de la météo. Mais ces gens avaient des noms. Ils avaient des projets pour demain. Ils attendaient peut-être la fin de cette guerre pour reprendre leur vie. Et maintenant, ils ne sont plus que des statistiques dans un rapport quotidien que le monde lira distraitement avant de passer à autre chose.
Des deux côtés de la ligne de front
La guerre ne tue pas que d’un côté. Dans la partie occupée de la région de Zaporizhzhia, le gouverneur installé par Moscou, Yevgeny Balitsky, a annoncé qu’une frappe de drone ukrainien avait tué une personne et blessé une autre dans le village frontalier de Nechaivka. Dans la région russe de Belgorod, une femme a été tuée et un homme blessé lors d’une attaque ukrainienne.
Le ministère russe de la Défense a affirmé avoir abattu 140 drones ukrainiens en 24 heures, selon l’agence de presse d’État TASS. Ces chiffres, invérifiables, illustrent néanmoins l’intensité des échanges de feu. L’Ukraine frappe de plus en plus profondément en territoire russe, ciblant les infrastructures énergétiques et les usines d’armement. La semaine dernière, des drones ont touché une usine chimique à Nevinnomyssk qui produisait des explosifs pour l’armée russe — pour la cinquième fois depuis juin 2025.
L'ombre nucléaire : Zaporizhzhia sous surveillance
Une centrale au bord du gouffre
Au milieu de ce chaos quotidien, une menace plane, plus terrifiante encore que les bombes conventionnelles. La centrale nucléaire de Zaporizhzhia — la plus grande d’Europe — reste au cœur d’une situation que le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, qualifie de précaire. Ce dimanche, il a annoncé que des réparations cruciales avaient commencé sur une ligne électrique de secours essentielle, reliant la centrale au réseau.
Ces travaux se déroulent sous un cessez-le-feu localisé négocié par l’agence onusienne — le quatrième du genre. Une équipe ukrainienne effectue les réparations pendant que des experts de l’AIEA surveillent les opérations sur le terrain. La ligne de 330 kilovolts, endommagée le 2 janvier par des activités militaires, laissait la centrale dépendante d’une seule ligne principale de 750 kilovolts. Une situation que Grossi qualifie de dangereuse.
Imaginez un instant. Une seule ligne électrique entre une centrale nucléaire et une catastrophe potentielle. Six réacteurs silencieux depuis 2022, mais qui ont toujours besoin d’électricité pour leurs systèmes de refroidissement et de sécurité. Et autour, les explosions, les alarmes aériennes, les drones qui passent à dix kilomètres du site. Est-ce que le monde réalise à quel point on joue avec le feu? Un accident à Zaporizhzhia ne toucherait pas que l’Ukraine. Les radiations ne respectent pas les frontières.
L’énergie comme arme de guerre
La crise nucléaire s’inscrit dans une stratégie russe plus large: la destruction systématique des infrastructures énergétiques ukrainiennes. Cette semaine encore, des bombardements russes ont endommagé une installation énergétique dans la région de Tchernihiv, privant des foyers d’électricité. Dans la zone occupée de Zaporizhzhia, plus de 200 000 consommateurs se retrouvaient sans courant dimanche, après une frappe ukrainienne la veille.
Selon les estimations de The Economist en janvier 2026, la capacité de production électrique de l’Ukraine est passée de 33,7 gigawatts au début de l’invasion à environ 14 gigawatts aujourd’hui. Les coupures atteignent parfois quatre jours consécutifs dans certaines régions. À Kyiv, les habitants subissent jusqu’à 16 heures par jour sans électricité. Et l’hiver ukrainien, avec ses températures qui plongent à moins 15 degrés, transforme chaque coupure en épreuve de survie.
Miami : le théâtre des espoirs fragiles
Des négociateurs face à l’impossible
Pendant que l’Ukraine grelotte et saigne, ses représentants négociaient donc en Floride. Le négociateur en chef Rustem Umerov a déclaré que les discussions des deux derniers jours avec les Américains avaient porté en détail sur les garanties de sécurité pour l’Ukraine, avec un accent particulier sur les mécanismes pratiques de leur mise en œuvre.
Autour de la table américaine: Stephen Witkoff, envoyé spécial de Trump; Jared Kushner, gendre du président; Daniel Driscoll, secrétaire de l’Armée; et Josh Gruenbaum, membre du cabinet de la Maison-Blanche. Umerov a précisé que les pourparlers devaient se poursuivre à Davos, en Suisse, dans les jours suivants. Zelensky espère y signer des documents sur ces garanties avec les Américains.
Vous vous rendez compte de ce qu’on demande aux Ukrainiens? Négocier l’avenir de leur pays pendant que leurs villes brûlent. Discuter de garanties de sécurité alors que chaque nuit pourrait être la dernière pour des dizaines de leurs compatriotes. Mettez-vous à leur place une seconde. Comment faites-vous pour sourire aux caméras, serrer des mains, parler de paix, quand votre téléphone vous envoie des alertes sur les dernières victimes à Kharkiv?
La Russie jubile, l’Occident vacille
Et puis il y a eu ce post sur les réseaux sociaux. Kirill Dmitriev, envoyé aux investissements du Kremlin, n’a pas pu contenir sa joie quand Trump a annoncé des tarifs de 10% contre huit pays européens pour avoir envoyé des troupes au Groenland. L’unité transatlantique est terminée, a-t-il écrit. Les élites globalistes de gauche de l’UE et du Royaume-Uni ont échoué. Puis il s’en est pris personnellement à plusieurs dirigeants européens, dont la cheffe de la politique étrangère de l’UE, Kaja Kallas.
Kallas a riposté, rappelant une évidence que certains semblent avoir oubliée: la Chine et la Russie sont ceux qui profitent des divisions entre alliés. Il était important, a-t-elle souligné, de ne pas laisser le différend sur le Groenland détourner l’attention de la tâche principale: aider à mettre fin à la guerre de la Russie contre l’Ukraine.
Le Groenland : quand Trump fracture l'OTAN
Des tarifs comme arme de pression
Le week-end aura donc été marqué par une décision qui a stupéfié les capitales européennes. Le président Trump a annoncé l’imposition de tarifs douaniers de 10% sur tous les produits en provenance de huit pays: le Danemark, la Norvège, la Suède, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Finlande. Ces tarifs, effectifs dès le 1er février, grimperont à 25% le 1er juin si un accord n’est pas trouvé pour la vente totale et complète du Groenland aux États-Unis.
Le prétexte? Ces pays auraient envoyé des représentants au Groenland à des fins inconnues, créant selon Trump une situation très dangereuse pour la sécurité et la survie de notre planète. En réalité, ces déploiements militaires faisaient partie d’exercices conjoints organisés par le Danemark, propriétaire du territoire arctique semi-autonome. Un geste de solidarité face aux menaces américaines répétées d’annexer l’île.
Je dois avouer que je reste sans voix. Nous parlons du président des États-Unis qui impose des sanctions économiques à ses plus proches alliés — des membres de l’OTAN — pour les punir d’avoir défendu la souveraineté d’un territoire allié. Pendant qu’une guerre fait rage en Europe. Pendant que la Russie cherche à détruire l’Ukraine. Pendant que des gens meurent chaque jour. Et la réaction du Kremlin? Des messages triomphants sur les réseaux sociaux. Poutine doit se frotter les mains ce soir.
L’Europe refuse de plier
La riposte européenne a été immédiate et unanime. Le président français Emmanuel Macron a qualifié ces tarifs d’inacceptables: Aucune intimidation ni menace ne nous influencera — ni en Ukraine, ni au Groenland, ni nulle part ailleurs dans le monde. Le premier ministre britannique Keir Starmer a déclaré qu’appliquer des tarifs à des alliés pour avoir poursuivi la sécurité collective de l’OTAN était complètement inapproprié.
Le premier ministre espagnol Pedro Sanchez, dans une interview au journal La Vanguardia, a été plus direct encore: une invasion américaine du Groenland ferait de Vladimir Poutine l’homme le plus heureux sur Terre, parce qu’elle légitimerait sa tentative d’invasion de l’Ukraine. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a promis que l’Europe resterait unie, coordonnée et engagée à défendre sa souveraineté.
L'équation impossible : paix, territoire et garanties
Ce que veut l’Ukraine, ce qu’exige la Russie
Au cœur des négociations de Miami se trouve une question qui hante tous les pourparlers depuis des mois: comment garantir qu’une paix négociée ne sera pas simplement une pause avant la prochaine invasion russe? L’Ukraine demande des garanties de sécurité concrètes, potentiellement l’adhésion à l’OTAN ou au minimum un engagement ferme de ses alliés à intervenir en cas de nouvelle agression.
La Russie, de son côté, maintient ses exigences maximalistes: la reconnaissance de l’annexion des quatre régions ukrainiennes qu’elle revendique, en plus de la Crimée. Le Kremlin a prévenu qu’il s’emparerait par la force du reste des territoires ukrainiens qu’il réclame si la diplomatie échouait. Comme l’a dit le porte-parole Dmitry Peskov, Moscou durcira sa position négociatrice après avoir accusé l’Ukraine d’avoir lancé une attaque de drones à grande échelle sur une résidence de Poutine.
Regardez bien ce tableau. D’un côté, un pays qui demande simplement le droit de ne pas être envahi de nouveau. De l’autre, un agresseur qui exige qu’on lui cède les territoires qu’il a volés et qu’on lui promette de ne pas se défendre à l’avenir. Et certains osent parler de compromis? Comment fait-on un compromis entre l’existence et l’annihilation?
Le facteur Trump dans l’équation
L’administration Trump pousse pour une fin rapide du conflit, exprimant sa frustration envers les deux parties. Mais les termes qu’elle propose semblent pencher dangereusement vers les exigences russes. Le Royaume-Uni et la France ont signé une déclaration d’intention pour déployer des troupes en Ukraine en cas de cessez-le-feu — mais Moscou a prévenu que toute force étrangère serait une cible légitime.
L’analyste Ruth Deyermond, citée par Radio Free Europe, résume la situation avec lucidité: même si la phase active de la guerre est mise en pause, comme d’autres conflits gelés, elle ne peut pas être résolue par la négociation parce que les deux parties pensent que leurs intérêts les plus fondamentaux sont en jeu. Pour l’Ukraine, l’occupation russe et son désir impérialiste de contrôler le pays — de le forcer à retourner dans une relation coloniale qui efface l’indépendance et l’identité nationale ukrainiennes — est une menace existentielle.
Le bilan d'une guerre qui n'en finit pas
Des chiffres qui donnent le vertige
Après 1425 jours de guerre, les estimations des pertes sont vertigineuses. Selon les données compilées par Russia Matters, les deux camps réunis auraient subi plus de 1,5 million de soldats tués ou blessés. Le président Trump estimait en janvier 2026 que la Russie avait perdu près d’un million de morts, tandis que l’Ukraine comptait environ 400 000 tués ou blessés.
Les pertes matérielles sont tout aussi astronomiques: près de 24 000 équipements lourds perdus côté russe, dont plus de 13 800 chars et véhicules blindés. L’Ukraine a perdu environ 11 000 équipements, dont 5 500 blindés. Quant aux civils ukrainiens, les attaques aériennes russes incessantes ont fait des dizaines de milliers de morts et de blessés.
Un million et demi de vies brisées. Vous arrivez à concevoir ce nombre? C’est la population entière de Montréal qui aurait été tuée ou mutilée. Des fils, des mères, des pères, des filles. Des gens qui avaient des rêves, des projets, des amours. Et pour quoi? Pour qu’un homme au Kremlin puisse redessiner les frontières de l’Europe selon ses fantasmes impériaux?
Un pays vidé de sa substance
Au-delà des morts, c’est toute une nation qui se vide. Plus de 10,6 millions d’Ukrainiens ont été déplacés — 24% de la population d’avant l’invasion. Près de 7 millions sont réfugiés à l’intérieur du pays, les autres ont fui à l’étranger. Des régions entières ont été évacuées: cette semaine encore, 44 localités des régions de Dnipropetrovsk et Zaporizhzhia faisaient l’objet d’évacuations obligatoires en raison de la détérioration de la situation sécuritaire, affectant quelque 3 000 enfants et familles.
Selon les cartes du groupe DeepState, au 13 janvier 2026, les forces russes occupaient 116 250 kilomètres carrés de territoire ukrainien — soit 19,26% du pays, l’équivalent approximatif de l’État de l’Ohio. La Russie a continué d’avancer cet automne et cet hiver, s’emparant de plus de 4 000 kilomètres carrés supplémentaires dans l’est et le sud-est du pays, particulièrement dans le Donbass.
Les lueurs dans l'obscurité : résistance et solidarité
L’Ukraine frappe en retour
Malgré la pression constante, l’Ukraine n’a pas renoncé à riposter. Ses drones frappent de plus en plus loin en territoire russe, ciblant les raffineries de pétrole, les usines d’armement, les infrastructures énergétiques. Cette semaine, des frappes ont touché une centrale thermique à Novotcherkassk, dans la région de Rostov, provoquant des pannes de courant. Une usine chimique produisant du TNT et du RDX pour l’armée russe a été incendiée à Nevinnomyssk.
L’Ukraine cible également la flotte fantôme russe — ces navires qui contournent les sanctions occidentales sur le pétrole. Trois pétroliers grecs, le Delta Harmony, le Matilda et le Delta Supreme, ont été attaqués et endommagés par des drones maritimes non identifiés alors qu’ils se dirigeaient vers le terminal pétrolier de Novorossiysk. Une guerre asymétrique qui fait mal à l’économie de guerre russe.
C’est peut-être ça, la vraie histoire de cette guerre. Pas les grandes négociations dans les salons de Miami. Pas les tweets rageurs de Trump. Mais cette résistance quotidienne, obstinée, d’un peuple qui refuse de mourir. Chaque drone ukrainien qui frappe une raffinerie russe dit la même chose: nous sommes toujours là. Nous nous battrons jusqu’au bout.
L’Europe tient bon — pour l’instant
Malgré les pressions américaines et les divisions internes, l’Europe maintient son soutien à l’Ukraine. L’Union européenne a annoncé un accord pour mettre fin définitivement aux importations de gaz naturel liquéfié russe d’ici fin 2026 et de gaz par pipeline d’ici septembre 2027. Les actifs russes gelés servent à financer l’aide à Kyiv, malgré les complexités juridiques.
Et puis il y a ces gestes symboliques mais puissants: les troupes danoises, allemandes, suédoises au Groenland, défiant les menaces de Trump. Les milliers de manifestants à Copenhague et à Nuuk agitant des drapeaux groenlandais. La solidarité européenne, mise à rude épreuve, qui refuse de céder. Pas pour le Groenland lui-même, mais pour le principe: on ne cède pas au chantage. Ni celui de Poutine, ni celui de Trump.
Conclusion : 1425 jours, et demain?
Une guerre sans fin en vue
Alors que ce 1425e jour de guerre s’achève, la question reste la même qu’au premier: comment cela finira-t-il? Les analystes sont pessimistes. La Russie ne semble pas vouloir faire de concessions substantielles. L’Ukraine refuse de capituler. L’Occident est divisé entre ceux qui veulent tenir bon et ceux qui voudraient tourner la page.
Le 24 février 2026 marquera quatre ans depuis le début de l’invasion à grande échelle. Quatre ans de mort, de destruction, de résistance. Comme l’a dit un soldat ukrainien prénommé Petro à Radio Free Europe: Bien sûr, je veux que tout ça finisse plus tôt, mais… il me semble que ça va continuer encore un moment. Il n’y aura pas de cessez-le-feu… Tout indique que la guerre va se poursuivre.
Je reviens à cette jeune femme de 20 ans, à Kharkiv. Elle n’avait pas demandé cette guerre. Elle n’avait pas choisi de vivre sous les bombes. Elle voulait probablement juste vivre — aimer, travailler, rêver, vieillir peut-être. Et maintenant elle n’est plus qu’un chiffre dans un bilan quotidien que le monde oubliera demain. Jour 1425. Combien de jours encore? Combien de morts encore avant que quelqu’un, quelque part, trouve le courage de dire: assez? Je n’ai pas de réponse. Personne n’en a. Mais cette question, elle me hante. Elle devrait tous nous hanter.
Encadré de transparence du chroniqueur
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur. Je suis analyste, observateur des dynamiques géopolitiques et des drames humains qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements de cette guerre, à donner un sens aux chiffres et aux communiqués officiels. Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel. Je prétends à la lucidité, à l’analyse sincère, à la connexion humaine avec ces événements qui nous concernent tous.
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et commentaires interprétatifs. Les informations factuelles présentées dans cet article proviennent de sources officielles et vérifiables, notamment les communiqués des gouverneurs ukrainiens, les déclarations officielles des dirigeants politiques, les rapports d’agences de presse internationales reconnues telles que Reuters, AFP, Al Jazeera, ainsi que les données de l’Agence internationale de l’énergie atomique.
Les analyses et interprétations présentées représentent une synthèse critique basée sur les informations disponibles. Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser, de leur donner un sens humain. Toute évolution ultérieure pourrait modifier les perspectives présentées ici.
Sources
Sources primaires
blank »>Al Jazeera – Russia-Ukraine war: List of key events, day 1,425 (18 janvier 2026)
blank »>Kyiv Independent – Ukrainian crew begins crucial repairs on Zaporizhzhia nuclear plant backup line (18 janvier 2026)
blank »>Anadolu Agency – IAEA announces start of repairs near Zaporizhzhia power plant amid local ceasefire (18 janvier 2026)
blank »>France 24 / AFP – Ukraine team arrives in US for Miami talks with Witkoff, Kushner (17 janvier 2026)
blank »>RTÉ News – Ukraine team arrives in US for Miami talks with Witkoff, Kushner (17 janvier 2026)
Sources secondaires
blank »>CNBC – Trump says 8 European nations face tariffs rising to 25% if Greenland isn’t sold to the U.S. (17 janvier 2026)
blank »>CNN – Trump threatens new tariffs on European allies over Greenland (17 janvier 2026)
blank »>Time – Trump Announces Tariffs on European Allies for Sending Troops to Greenland (17 janvier 2026)
blank »>Al Jazeera – Trump pledges to slap tariffs on European allies over Greenland (17 janvier 2026)
blank »>Radio Free Europe – Will Russia’s War Against Ukraine End In 2026? (janvier 2026)
blank »>Russia Matters – The Russia-Ukraine War Report Card, Jan. 14, 2026 (14 janvier 2026)
blank »>Ukrinform – War updates (18 janvier 2026)
Euromaidan Press – Zaporizhzhia nuclear plant’s backup power line under repair after IAEA-brokered ceasefire (18 janvier 2026)
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