L’inventaire de la destruction quotidienne
Les pertes humaines ne sont que la partie visible de l’iceberg. L’État-major ukrainien a également documenté la destruction de six chars russes supplémentaires, portant le total à 11 563 blindés détruits depuis le début de l’invasion. Quatre véhicules de combat blindés ont rejoint le cimetière de ferraille, s’ajoutant aux 23 908 déjà réduits en cendres. 48 systèmes d’artillerie ont été neutralisés en une seule journée. Le total dépasse maintenant les 36 000 pièces. Et puis il y a les drones. 527 appareils abattus en 24 heures. Cinq cent vingt-sept yeux mécaniques qui ne verront plus rien.
Mais ce qui frappe le plus dans ce bilan, c’est peut-être le chiffre des véhicules et citernes : 180 unités détruites en une journée. Ce sont les artères logistiques de l’armée russe qui saignent. Sans carburant, sans ravitaillement, sans munitions, même la plus puissante des armées n’est qu’un tas de ferraille immobile. Le total cumulé atteint désormais 74 486 véhicules logistiques détruits. Les généraux russes peuvent aligner tous les chars qu’ils veulent — sans essence pour les faire rouler, ils ne sont que des cercueils d’acier en attente.
Vous savez ce qui me sidère ? C’est la constance de ce massacre. Jour après jour, semaine après semaine, mois après mois. Plus de 1 000 pertes quotidiennes depuis des mois maintenant. Le renseignement britannique confirme que décembre 2025 a vu une moyenne de 1 130 pertes par jour. Novembre était à 1 030. Octobre à 1 008. Quatre mois consécutifs de hausse. Poutine envoie ses hommes au casse-pipe et il accélère la cadence. C’est de la folie à l’état pur.
Pokrovsk : 46 assauts repoussés en une seule journée
L’enfer du front oriental
Le secteur de Pokrovsk reste l’épicentre du carnage. 46 assauts russes ont été repoussés par les défenseurs ukrainiens dans ce seul secteur au cours des dernières 24 heures. Quarante-six vagues d’hommes lancées contre des positions retranchées. Quarante-six fois, les Forces de défense ukrainiennes ont tenu bon. Imaginez la scène : des groupes d’assaut russes s’élancent dans le froid de janvier, sous le regard implacable des drones ukrainiens, face aux tirs croisés de l’artillerie et des mitrailleuses. Et quarante-six fois, ils échouent. Quarante-six fois, des corps jonchent le terrain gelé.
Au total, 180 engagements de combat ont été enregistrés sur l’ensemble du front le 15 janvier 2026. Les combats les plus intenses se concentrent dans les directions de Pokrovsk et de Hulyaipole. Les forces russes ont déployé deux missiles, lancé 97 frappes aériennes utilisant trois missiles et 234 bombes guidées. Elles ont également envoyé 6 968 drones kamikazes et effectué 3 338 tirs d’artillerie et de mortiers, dont 57 avec des lance-roquettes multiples. Une pluie de feu et d’acier qui ne s’arrête jamais.
La stratégie de la chair à canon
Ce qui se passe à Pokrovsk illustre parfaitement la doctrine militaire russe actuelle : submerger l’ennemi par le nombre, peu importe le coût humain. Les analystes de l’Institute for the Study of War notent que les forces russes ont abandonné les assauts mécanisés classiques au profit d’infiltrations par petits groupes utilisant des motos et des buggies. Pourquoi ? Parce qu’ils n’ont plus assez de blindés pour les opérations conventionnelles. Alors ils envoient des hommes à pied, par vagues successives, espérant qu’à force de pertes, les Ukrainiens finiront par craquer. C’est la stratégie de la Première Guerre mondiale appliquée au XXIe siècle.
Je me demande parfois ce qui se passe dans la tête d’un soldat russe quand il reçoit l’ordre de charger une position ukrainienne pour la quarantième fois de la journée. Est-ce qu’il pense à ses camarades tombés avant lui ? Est-ce qu’il sait que ses chances de survie sont minimes ? Est-ce qu’il a le choix de refuser ? On parle de 170 000 soldats russes massés autour de Pokrovsk, selon Zelensky. Une armée entière envoyée dans le hachoir. Et pour quoi ? Pour prendre une ville de 30 kilomètres carrés qu’ils n’ont toujours pas réussi à conquérir après 18 mois de siège.
1,2 million de pertes : le contexte d'un désastre historique
Plus de morts que toutes les guerres soviétiques réunies
Pour mesurer l’ampleur du désastre, il faut prendre du recul. Selon les estimations du CSIS (Center for Strategic and International Studies), la Russie a subi environ 950 000 pertes au milieu de 2025, dont quelque 250 000 morts. Six mois plus tard, ce chiffre a explosé. L’ancien directeur de la CIA, William Burns, a déclaré au Financial Times en janvier 2026 que les pertes russes atteignaient environ 1,1 million. Le ministère britannique de la Défense estime le total à 1,168 million en décembre 2025. Et l’État-major ukrainien compte maintenant 1 224 460.
Ces chiffres sont vertigineux. La Russie a perdu cinq fois plus d’hommes en Ukraine que dans toutes les guerres russes et soviétiques combinées entre la fin de la Seconde Guerre mondiale et le début de l’invasion en 2022. Les pertes en Ukraine sont 15 fois supérieures à celles de la guerre d’Afghanistan qui a duré dix ans. Elles sont 10 fois supérieures aux 13 années de guerre en Tchétchénie. En moins de trois ans, Poutine a sacrifié plus d’hommes que l’URSS n’en a perdu en sept décennies de conflits.
Une guerre plus longue que la Grande Guerre patriotique
Cette semaine, la guerre a franchi un seuil symbolique majeur : 1 423 jours de combat. C’est désormais plus long que la Grande Guerre patriotique, cette période de la Seconde Guerre mondiale que la Russie commémore avec tant de ferveur. L’ironie est cruelle. Poutine a justifié son invasion par la nécessité de « dénazifier » l’Ukraine. Il a convoqué les fantômes de 1945 pour légitimer son agression. Et voilà que sa guerre dure maintenant plus longtemps que le conflit qu’il prétendait venger. La propagande se mord la queue.
Fermez les yeux une seconde. Imaginez 1,2 million de personnes. C’est l’équivalent de toute la population de Montréal-Nord, Laval et Longueuil réunies. Disparue. Tuée ou mutilée. Pour quoi ? Pour quelques milliers de kilomètres carrés de terre ukrainienne transformée en désert ? En 2025, la Russie a gagné 4 336 kilomètres carrés. Soit 0,72 % du territoire ukrainien. Au prix de 400 000 pertes. Faites le calcul : c’est 78 soldats sacrifiés pour chaque kilomètre carré gagné. Une équipe de hockey complète, tuée ou blessée, pour un terrain de la taille d’un parc municipal.
Mediazona confirme : 163 600 morts identifiés par leur nom
Les visages derrière les statistiques
Pendant que le Kremlin maintient un silence de mort sur ses pertes, le média indépendant Mediazona, en collaboration avec la BBC, continue son travail minutieux de documentation. Au 16 janvier 2026, ils ont confirmé les décès de 163 600 soldats russes — par leur nom, leur visage, leur histoire. Ce sont des morts vérifiés, irréfutables, documentés à partir de sources ouvertes : avis nécrologiques, publications sur les réseaux sociaux, registres de cimetières, témoignages de proches.
La composition de ces pertes est révélatrice. Les volontaires représentent la part la plus importante : environ 54 000 hommes. Viennent ensuite les prisonniers recrutés par l’ex-groupe Wagner : près de 20 000 morts. Les mobilisés, ces hommes arrachés à leur vie civile lors des vagues de conscription, comptent 16 600 morts confirmés. Et puis il y a les 6 302 officiers tombés au combat, dont 12 généraux. Douze généraux. Dans une armée moderne, perdre un seul général est une catastrophe. En perdre douze, c’est le signe d’un effondrement du commandement.
Le silence des officiels
Face à ce bilan, le Kremlin reste muet. La dernière fois que la Russie a publié des chiffres officiels de pertes remonte à septembre 2022, quand Sergueï Choïgou, alors ministre de la Défense, avait admis 5 937 morts. Depuis, plus rien. Le gouvernement russe traite ses soldats comme des secrets d’État. Même dans la mort, ils n’ont pas droit à la reconnaissance. Les familles qui osent parler sont menacées. Les journalistes qui enquêtent sont emprisonnés ou assassinés. La vérité est devenue l’ennemie du régime.
Vous voulez savoir ce qui me révolte le plus ? C’est le mépris. Le mépris total de Poutine pour ses propres soldats. Il les envoie mourir par milliers et il ne daigne même pas reconnaître leur sacrifice. Pas de liste officielle. Pas de mémorial. Pas de minute de silence. Juste le néant. Ces hommes meurent pour lui, et il fait comme s’ils n’avaient jamais existé. Comment peut-on traiter des êtres humains comme du bétail destiné à l’abattoir ? Comment peut-on dormir la nuit quand on a envoyé 1,2 million de ses compatriotes à la boucherie ?
L'économie de guerre : le prix caché du carnage
Un million de bras en moins
Au-delà du coût humain, les pertes massives ont des conséquences économiques dévastatrices pour la Russie. Plus d’un million d’hommes en âge de travailler retirés du marché du travail. Ce sont des ouvriers, des techniciens, des ingénieurs, des agriculteurs qui ne produiront plus rien. Le Kremlin peine déjà à maintenir sa production industrielle. Les usines manquent de main-d’œuvre. Le secteur agricole crie famine. Et Poutine continue d’envoyer ses travailleurs les plus jeunes et les plus productifs se faire tuer dans les tranchées ukrainiennes.
Les économistes estiment que la Russie recrute entre 25 000 et 30 000 nouveaux soldats par mois pour compenser ses pertes. Mais ces recrues doivent bien venir de quelque part. Ce sont des hommes qui quittent leurs emplois, leurs familles, leurs communautés. Chaque mois, l’équivalent d’une petite ville est aspiré par la machine de guerre. Et pour les attirer, le Kremlin a dû multiplier les bonus d’engagement : jusqu’à 400 000 roubles pour les nouvelles recrues, soit plusieurs années de salaire moyen. L’argent coule à flots pendant que les cercueils s’accumulent.
Le recrutement des désespérés
Face à la pénurie de volontaires, la Russie a dû élargir son bassin de recrutement. Les prisonniers ont été les premiers ciblés — une pratique qui a coûté la vie à près de 20 000 d’entre eux. Puis sont venus les migrants, les chômeurs des régions défavorisées, les minorités ethniques des confins de l’empire. Les régions les plus pauvres, comme le Daghestan, la Bouriatie ou la Touva, paient un tribut disproportionné. Leurs fils sont envoyés mourir pendant que les enfants de la bourgeoisie moscovite continuent de siroter leurs lattes sur l’Arbat.
Je pense souvent à ces mères russes. Celles qui viennent des villages reculés de Sibérie ou du Caucase. Celles dont les fils ont été recrutés avec la promesse d’un salaire décent, d’une vie meilleure. Celles qui attendent des nouvelles qui ne viennent pas. Celles qui finissent par comprendre, dans le silence du Kremlin, que leur enfant ne reviendra jamais. Elles n’auront pas de corps à enterrer. Pas de tombe à fleurir. Juste un vide immense et une douleur qui ne s’éteindra jamais. Et personne, dans les palais de Moscou, ne leur présentera d’excuses.
Sur le terrain : l'Ukraine tient bon malgré la pression
La défense de Pokrovsk continue
Malgré les pertes et la pression constante, les Forces de défense ukrainiennes maintiennent leurs positions sur les axes critiques. À Pokrovsk, la situation s’est stabilisée après le retrait de Myrnohrad. Les combats continuent sur les flancs — le village de Rodynske a changé de mains plusieurs fois ces dernières semaines — mais le front tient. Les unités d’assaut ukrainiennes mènent même des raids dans les parties nord de Pokrovsk pour empêcher les forces russes de consolider leurs positions et d’utiliser la ville comme base pour de futures offensives.
Dans le secteur de Kupiansk, les défenseurs ukrainiens ont repoussé six attaques russes vers Pishchane, Kurylivka, Petropavlivka et Bohuslavka. Dans la direction de Lyman, 19 assauts ont été stoppés. Les forces ukrainiennes ont détruit 121 occupants russes dans le seul secteur de Pokrovsk au cours de la journée, dont 95 de manière définitive. 29 drones ennemis ont été neutralisés, ainsi que dix véhicules, un terminal satellite et trois complexes robotiques terrestres.
La guerre des drones fait rage
Le 16 janvier 2026, les forces russes ont lancé 6 968 drones kamikazes contre les positions ukrainiennes. C’est un chiffre qui donne le tournis. Près de 7 000 engins volants envoyés en une seule journée pour semer la mort et la destruction. Face à cette marée, les défenses ukrainiennes ont réussi à en abattre 527. Les autres ont frappé des positions militaires, des infrastructures, des zones civiles. La guerre des drones est devenue l’un des aspects les plus mortels de ce conflit.
Imaginez le ciel ukrainien en ce moment. Des milliers de points lumineux sur les écrans radar. Des essaims de drones Shahed iraniens bourdonnant dans la nuit. Des opérateurs épuisés qui tentent de tous les suivre, de tous les abattre. Et malgré tout, des frappes qui passent. Des explosions. Des cris. Des sirènes. Et ça recommence. Chaque nuit. Chaque jour. Depuis bientôt quatre ans. Comment fait-on pour vivre comme ça ? Comment fait-on pour continuer à espérer quand le ciel lui-même est devenu l’ennemi ?
Les perspectives : aucun signe d'arrêt
La Russie incapable de remplacer ses pertes
Selon l’Institute for the Study of War, les forces russes sont « probablement incapables de remplacer simultanément les pertes subies en Ukraine et de reconstituer leurs réserves stratégiques ». C’est une phrase technique qui cache une réalité brutale : la Russie saigne plus vite qu’elle ne peut se régénérer. Le rythme actuel des pertes — plus de 1 000 par jour — est insoutenable à long terme. Même avec les bonus d’engagement les plus généreux, même avec le recrutement forcé des prisonniers et des migrants, l’armée russe s’épuise.
Le renseignement britannique confirme que la Russie « continuera probablement à subir des pertes élevées tout au long de janvier 2026 en raison des attaques d’infanterie en cours depuis plusieurs directions ». La stratégie de submersion par le nombre a ses limites. Et ces limites approchent. Les analystes du CSIS estiment que si le rythme actuel se maintient, la Russie aura épuisé son bassin de recrutement volontaire d’ici la fin de 2026. Après ça, Poutine devra soit ordonner une nouvelle mobilisation massive — politiquement risquée — soit accepter de négocier.
Un conflit sans fin en vue
Pourtant, les experts s’accordent sur un point : aucun des deux camps n’est en position de remporter une victoire décisive. Ruth Deyermond, du King’s College London, estime que « ni l’Ukraine ni la Russie ne sont en position d’obtenir une victoire concluante sur le champ de bataille ou de s’effondrer sous la pression ». L’ancienne directrice de Crisis Group, Olga Oliker, prévient que la guerre « pourrait se poursuivre dans sa cinquième année, avec des gains territoriaux limités, des pertes élevées et des frappes continues de missiles et de drones ».
Et pendant ce temps, 1 370 hommes de plus sont tombés. Aujourd’hui. Un homme toutes les 64 secondes. Demain, il y en aura autant. Et après-demain. Et le jour d’après. La machine à tuer continue de tourner. Les généraux russes alignent leurs rapports quotidiens. Les mères russes attendent des nouvelles. Les tombes se multiplient dans les cimetières de Sibérie. Et Poutine regarde la télévision d’État qui lui dit que tout va bien, que la victoire est proche, que les « opérations spéciales » avancent selon le plan. Quel plan ? Celui d’envoyer un million d’hommes à la mort ?
Ce que les chiffres ne disent pas
Les blessés, les mutilés, les traumatisés
Le chiffre de 1 224 460 pertes inclut les tués et les blessés. Mais que devient un soldat blessé dans l’armée russe ? Les témoignages qui filtrent parlent d’hôpitaux de campagne débordés, de soins médicaux insuffisants, de blessés abandonnés sur le champ de bataille. Selon certaines sources, le ratio tués/blessés s’est inversé depuis 2024 : il y aurait maintenant plus de morts que de blessés parmi les pertes russes. Cela suggère que les blessés ne survivent pas à leurs blessures, faute de soins adéquats.
Et puis il y a ceux qui reviennent. Les amputés, les défigurés, les traumatisés. Des centaines de milliers d’hommes qui porteront les séquelles de cette guerre pour le reste de leur vie. Ils rentreront dans des communautés qui ne sont pas préparées à les accueillir. Dans un pays où le handicap est encore stigmatisé. Dans un système de santé qui croule déjà sous le poids des déficits. Ils seront les fantômes de cette guerre, oubliés par le régime qui les a envoyés au front.
Les familles brisées, les villages vidés
Dans les régions les plus touchées par le recrutement, des villages entiers se vident de leurs hommes. Les femmes restent seules pour élever les enfants, cultiver les champs, maintenir ce qui reste de vie communautaire. Les économies locales s’effondrent. Les écoles ferment faute d’élèves. Les magasins ferment faute de clients. C’est tout le tissu social de la Russie profonde qui se délite, pendant que Moscou parade sur la Place Rouge et célèbre ses « victoires ».
Je pense à ces villages de Bouriatie ou du Daghestan où il n’y a plus de jeunes hommes. Où les grand-mères élèvent seules leurs petits-enfants orphelins. Où les photos encadrées des disparus s’accumulent sur les murs. Ces communautés paient le prix de la folie impériale de Poutine. Elles sont loin de Moscou, loin des caméras, loin des préoccupations du pouvoir. Mais ce sont elles qui saignent. Ce sont leurs fils qui meurent. Et quand cette guerre finira — si elle finit un jour — ce sont elles qui devront reconstruire sur les ruines d’une génération entière sacrifiée pour rien.
Conclusion : le compteur macabre continue de tourner
Un homme toutes les 64 secondes
Au moment où vous terminez la lecture de cet article, le compteur a déjà bougé. D’autres soldats russes sont tombés. D’autres familles vont apprendre la nouvelle. D’autres mères vont hurler de douleur dans des cuisines glacées de Sibérie. Le cycle infernal continue. 1 370 hier. Combien demain ? Combien la semaine prochaine ? Combien avant que quelqu’un, quelque part, décide que ça suffit ?
1 224 460 hommes hors de combat. Plus d’un million deux cent mille. Et ce n’est pas fini. Les généraux russes préparent déjà les prochaines offensives. Poutine exige toujours la « victoire ». Les recruteurs continuent de ratisser les villages pauvres. Les prisonniers continuent de signer des contrats qui les enverront à la mort. La machine tourne. Le compteur grimpe. Un homme toutes les 64 secondes.
Et moi, je reste là, devant ces chiffres, et je me demande : combien encore ? Combien de 1 370 avant que cette folie s’arrête ? Combien de mères endeuillées ? Combien de villages vidés ? Combien de tombes anonymes dans la terre gelée du Donbass ? Poutine parle de « victoire ». Mais quelle victoire peut justifier 1,2 million de vies brisées ? Quelle gloire peut être construite sur un tel charnier ? Quelque part en Russie, une mère attend des nouvelles de son fils. Elle ne sait pas encore. Elle espère encore. Mais le compteur, lui, ne s’arrête jamais. Un homme toutes les 64 secondes. Toutes les 64 secondes. Et personne, au Kremlin, ne perd le sommeil.
Encadré de transparence du chroniqueur
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur. Je suis analyste, observateur des dynamiques géopolitiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies militaires, à comprendre les mouvements des armées, à anticiper les virages que prennent nos dirigeants. Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel. Je prétends à la lucidité, à l’analyse sincère, à la compréhension profonde des enjeux qui nous concernent tous.
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et commentaires interprétatifs. Les informations factuelles présentées dans cet article proviennent de sources officielles et vérifiables, notamment les communiqués de l’État-major des Forces armées d’Ukraine, les rapports du ministère britannique de la Défense, les analyses de l’Institute for the Study of War, les données de Mediazona et de la BBC, ainsi que les déclarations d’officiels comme l’ancien directeur de la CIA William Burns.
Les analyses et interprétations présentées représentent une synthèse critique basée sur les informations disponibles. Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser, de leur donner un sens. Toute évolution ultérieure pourrait modifier les perspectives présentées ici.
Sources
Sources primaires
blank »>ArmyInform – Over the past day, Russia lost 1,370 troops, six tanks, and four armored fighting vehicles (16 janvier 2026)
blank »>Ukrinform – Russia’s war casualty toll in Ukraine up by 1,370 over past day (16 janvier 2026)
blank »>Ukrinform – War update: 180 combat engagements along frontline over past day (16 janvier 2026)
Sources secondaires
blank »>RBC-Ukraine – Russia’s losses in Ukraine as of January 16 (16 janvier 2026)
blank »>UNN – Over the day, 1370 occupiers eliminated: General Staff updated data (16 janvier 2026)
eng-trl » target= »blank »>Mediazona – Russian losses in the war with Ukraine: 163,600 confirmed deaths (16 janvier 2026)
blank »>MinFin Index – Casualties of Russia in Ukraine – official data (16 janvier 2026)
blank »>Russia Matters – The Russia-Ukraine War Report Card (14 janvier 2026)
blank »>ISW/Critical Threats – Russian Offensive Campaign Assessment (7 janvier 2026)
Meduza – Analysis: The latest from the front (16 janvier 2026)
Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.