Mille par jour, trente mille par mois
Le président Volodymyr Zelensky l’a confirmé dans son allocution de janvier : en décembre 2025, 35 000 soldats russes ont été « éliminés » — un euphémisme militaire pour dire qu’ils sont morts ou ont été si gravement blessés qu’ils ne combattront plus jamais. En novembre, c’était 30 000. En octobre, 26 000. La courbe monte. Elle monte sans cesse. Comme si le Kremlin avait décidé que la victoire se mesurait au nombre de cercueils qu’on était prêt à remplir.
Le commandant en chef des forces ukrainiennes, Oleksandr Syrskyi, a précisé que ces chiffres ne comptent que les pertes « confirmées par vidéo« . La réalité est probablement pire. Bien pire. Car dans le chaos des combats, combien de corps restent dans les tranchées effondrées? Combien disparaissent sous les bombardements, pulvérisés au point qu’il ne reste rien à identifier? Les 84 568 soldats russes portés disparus ne sont pas perdus dans la nature — ils sont quelque part sous la terre ukrainienne, anonymes pour l’éternité.
Vous savez ce qui me hante? C’est la banalité de tout ça. Un communiqué de presse. Des chiffres alignés. Un graphique qui monte. Et derrière, des mères qui appellent des téléphones qui ne répondent plus. Des enfants qui demandent quand papa rentre. Des femmes qui regardent la porte en espérant encore. La Russie ne publie plus ses pertes depuis septembre 2022 — à l’époque, ils annonçaient 5 937 morts. On en est à plus d’un million. Qui ment à qui?
Une génération sacrifiée sur l’autel de l’ambition
Pour mettre ces chiffres en perspective, l’Union soviétique a perdu environ 15 000 soldats en dix ans de guerre en Afghanistan. Les deux guerres de Tchétchénie combinées ont coûté moins de 25 000 vies russes. En moins de trois ans en Ukraine, Poutine a sacrifié plus d’hommes que dans tous les conflits russes depuis la chute de l’URSS — réunis. C’est un record que personne ne voulait battre. C’est un record dont personne à Moscou ne parle.
L’ancien directeur de la CIA, William Burns, a estimé en janvier 2026 que les pertes totales russes dépassent 1,1 million. Le ministère britannique de la Défense parle de 1,168 million. Peu importe la source, le constat est le même : la Russie saigne. Elle saigne abondamment. Et elle continue d’envoyer ses fils au front, jour après jour, vague après vague.
Section 3 : Le front qui ne dort jamais
Pokrovsk : l’enfer de janvier
Sur le terrain, les combats n’ont pas faibli malgré l’hiver. Le 19 janvier, 144 affrontements ont été enregistrés sur l’ensemble du front — dont un tiers dans le seul secteur de Pokrovsk. Cette ville du Donbas, autrefois paisible cité minière, est devenue le symbole de l’acharnement russe. Depuis des mois, les forces de Moscou tentent de s’en emparer, mètre par mètre, maison par maison, au prix de pertes effarantes.
Un commandant de brigade ukrainienne opérant dans ce secteur l’a décrit sans détour : les Russes attaquent par groupes de deux ou trois hommes, profitant du mauvais temps pour s’infiltrer. Ils utilisent des motos, des quads, des véhicules légers — tout sauf des blindés, car les blindés deviennent des cercueils roulants face aux drones ukrainiens. Et quand un groupe est anéanti, un autre arrive. Puis un autre. L’assaut permanent, la vague humaine, la stratégie du « hachoir à viande ».
Fermez les yeux une seconde. Imaginez-vous à -15°C, dans une tranchée boueuse, sachant que demain matin on vous enverra courir vers des positions ennemies. Imaginez savoir que vos chances de survie sont minces, que vos supérieurs vous considèrent comme de la chair à canon remplaçable. Imaginez recevoir 2 millions de roubles — environ 25 000 dollars — pour signer votre arrêt de mort. C’est ce qu’on offre aux nouvelles recrues russes. Vingt-cinq mille dollars pour une vie. Est-ce que votre vie vaut si peu?
L’hiver ne protège plus personne
Normalement, l’hiver ukrainien ralentit les opérations militaires. Le froid mord, la boue gèle, les mouvements deviennent difficiles. Mais en janvier 2026, les combats continuent avec une intensité terrifiante. Les Forces russes ont lancé 5 649 drones sur l’Ukraine rien qu’en décembre — trois fois plus qu’un an plus tôt. Les bombes planantes KAB pleuvent sur les positions ukrainiennes au rythme de 20 à 30 par jour dans le seul secteur de Pokrovsk.
Pour les soldats au front, survivre à l’hiver est un défi en soi. Un militaire ukrainien a témoigné être resté 162 jours dans sa position sans pouvoir être relevé — parce que les routes d’approvisionnement étaient trop dangereuses. Tout ce qui produit de la chaleur trahit votre position aux caméras thermiques ennemies. Une bougie peut vous tuer. Un feu de camp est une condamnation à mort. Les hommes utilisent des chaufferettes chimiques, se terrent dans le gel, et prient pour voir le soleil se lever.
Section 4 : L'équation impossible du Kremlin
Recruter plus vite qu’on ne meurt
Le chef du renseignement militaire ukrainien, Kyrylo Budanov, a révélé que la Russie a atteint son quota de 403 000 recrues en 2025 — soit environ 33 600 nouveaux soldats par mois. Pour 2026, Moscou prévoit d’augmenter légèrement ce rythme à 34 083 par mois. Mais si les pertes ukrainiennes rapportées sont exactes — 35 000 éliminés en décembre — alors le Kremlin perd des hommes plus vite qu’il n’en recrute.
C’est une équation mathématique simple, et elle ne joue pas en faveur de la Russie. Pour attirer les volontaires, les primes d’engagement ont explosé : 2 millions de roubles à la signature, jusqu’à 15 millions pour les familles des soldats tués. Les régions russes se vident de leurs hommes mais se remplissent d’argent — de l’argent du sang, de l’argent de la mort, de l’argent qui ne ramènera personne.
J’ai lu quelque part que la Russie recrute maintenant dans les prisons. Des condamnés à qui on promet la liberté en échange de six mois au front. Six mois. Savez-vous combien survivent six mois sur le front de Pokrovsk? Les statistiques sont impitoyables. Ces hommes échangent une cellule contre une tombe. Et nous, que faisons-nous? Nous lisons les chiffres. Nous passons à autre chose. Nous oublions qu’il s’agit d’êtres humains.
Les réserves s’épuisent
L’Institute for the Study of War a observé en novembre 2025 que des unités de réserve territoriale dans la région de Belgorod recevaient de l’équipement lourd — obusiers, armes thermobariques, véhicules tout-terrain. Ces unités sont normalement chargées de protéger les infrastructures à l’arrière, pas de combattre en première ligne. Leur équipement suggère que Moscou se prépare à les envoyer au combat.
Déployer des réservistes ou des conscrits comporterait des risques politiques majeurs pour Poutine. Jusqu’ici, il a évité une mobilisation générale, préférant attirer des volontaires avec de l’argent ou des prisonniers avec des promesses. Mais si les pertes continuent à ce rythme, combien de temps avant qu’il n’ait plus le choix? Combien de temps avant que la guerre ne frappe vraiment à la porte de chaque foyer russe?
Section 5 : Le cimetière de fer
Plus de chars que l’armée n’en possédait
Les 11 573 chars russes détruits en Ukraine représentent un chiffre stupéfiant. Selon l’Institut international d’études stratégiques, la Russie possédait entre 2 800 et 3 330 chars opérationnels au début de l’invasion. Faites le calcul : les Forces ukrainiennes ont détruit l’équivalent de trois à quatre fois l’ensemble du parc de chars russes d’avant-guerre. Comment est-ce possible?
La réponse se trouve dans les réserves soviétiques — ces milliers de blindés entreposés depuis des décennies dans des dépôts à travers la Russie. Moscou les a sortis, remis en état tant bien que mal, et envoyés au front. Mais même ces réserves « infinies » touchent à leur fin. Le tracker Oryx, qui documente visuellement chaque perte, estime que la Russie a perdu entre 121% et 143% de son inventaire de chars d’avant-guerre. Les blindés qui arrivent maintenant sur le champ de bataille sont des reliques des années 1960 et 1970, des T-62 ressuscités de leur sommeil métallique.
Il y a quelque chose de profondément absurde dans tout ça. La Russie peut produire environ 200 chars par an. Elle en perd plusieurs centaines par mois. C’est comme essayer de vider l’océan avec une cuillère — sauf qu’ici, chaque goutte est un homme qui meurt, et l’océan ne cesse de se remplir du sang des nouvelles recrues. À quel moment la folie devient-elle trop évidente pour être ignorée?
Le coût en milliards
Des analystes ont tenté d’estimer la valeur de tout cet équipement détruit. Le total dépasse les 93 milliards de dollars. Quatre-vingt-treize milliards. C’est plus que le budget annuel de défense de la plupart des pays européens. C’est l’équivalent de plusieurs années d’exportations russes de gaz. C’est une fortune littéralement réduite en cendres dans les champs ukrainiens.
Décomposé, ce chiffre donne le vertige : 16,7 milliards en chars détruits. 22,3 milliards en artillerie. 13,4 milliards en véhicules blindés. 7 milliards en avions. Sans parler des navires — y compris le croiseur Moskva, fierté de la flotte de la mer Noire, coulé en avril 2022. La Russie brûle sa puissance militaire aussi vite que ses réserves de devises étrangères.
Section 6 : Les visages derrière les chiffres
Ceux qui comptent les morts
Le projet Mediazona, en collaboration avec la BBC russe, tente de documenter chaque décès nominativement. Au 16 janvier 2026, ils avaient confirmé la mort de 163 000 soldats russes — par leurs noms, leurs photos, leurs avis de décès. C’est un travail de fourmi, de vérification, de recoupement. Et ce n’est qu’une fraction de la réalité, car beaucoup de morts ne laissent aucune trace officielle.
Parmi ces morts vérifiés, on compte 6 302 officiers — dont plusieurs généraux. Le général de division Sergei Goryachev, chef d’état-major de la 35e armée interarmes, tué en juin 2023. Le général de division Vladimir Zavadsky, commandant adjoint du 14e corps d’armée, tué près de Krynky en novembre 2023. La liste s’allonge chaque mois. Les généraux russes meurent au front — signe que les lignes de communication sont si dangereuses qu’ils doivent s’avancer pour commander leurs troupes.
Chaque nom sur cette liste est une histoire. Un homme qui a fait des choix, qui avait peut-être des doutes, qui s’est retrouvé pris dans une machine plus grande que lui. Je ne pleure pas les généraux qui ont ordonné des atrocités. Mais les conscrits de 19 ans envoyés mourir pour une cause qu’ils ne comprennent pas? Les prisonniers à qui on a promis la liberté et qui ont trouvé la mort? Il y a quelque chose de brisé dans tout ça. Quelque chose d’irréparable.
Les familles qui attendent
En Russie, le deuil est interdit. Les familles reçoivent parfois un cercueil scellé avec l’ordre de ne pas l’ouvrir. Parfois, elles ne reçoivent rien — juste un coup de fil leur annonçant que leur proche est « porté disparu ». Les 84 568 disparus officiellement listés sont autant de familles dans les limbes, incapables de faire leur deuil, condamnées à l’espoir ou au désespoir éternel.
Les mères russes qui osent poser des questions sont harcelées, menacées, parfois arrêtées. Le Comité des mères de soldats, autrefois une voix courageuse contre les abus militaires, a été largement réduit au silence. Questionner la guerre, c’est questionner Poutine. Et questionner Poutine, c’est risquer la prison. Alors les mères pleurent en silence, et les cercueils continuent d’arriver.
Section 7 : La guerre qui a dépassé la Grande Guerre patriotique
Plus longue que contre Hitler
Cette semaine, la guerre en Ukraine a franchi un seuil symbolique : 1 418 jours de conflit. C’est exactement la durée de ce que la Russie appelle la « Grande Guerre patriotique » — la participation soviétique à la Seconde Guerre mondiale. L’ironie est cruelle : une guerre présentée comme un combat « contre le nazisme » dure maintenant plus longtemps que le combat réel contre les nazis.
La propagande russe invoque constamment l’héritage de 1945 pour justifier l’invasion. Les soldats sont envoyés « dénazifier » l’Ukraine, un pays dont le président est juif et dont le grand-père a combattu dans l’Armée rouge. Mais ce parallèle historique se retourne maintenant contre le Kremlin. Les Russes ont mis 1 418 jours pour vaincre Hitler. Et après 1 418 jours en Ukraine, ils n’ont même pas réussi à capturer le Donbas.
Il y a dans cette coïncidence quelque chose qui ressemble à une malédiction poétique. Poutine voulait rejouer les gloires de ses ancêtres, ressusciter l’empire soviétique, se draper dans la victoire de 1945. Il a obtenu les sacrifices sans la victoire. Les morts sans la gloire. Le traumatisme sans la catharsis. L’histoire ne se répète pas — elle bégaie, et parfois elle devient une farce tragique.
Une génération perdue
Les analystes occidentaux estiment que si les combats continuent au rythme actuel, la Russie pourrait subir entre 1,5 et 1,8 million de pertes avant de contrôler les quatre oblasts qu’elle revendique — Donetsk, Louhansk, Kherson et Zaporizhzhia. Et encore, cela prendrait cinq ans supplémentaires selon le chef d’état-major britannique. Cinq ans. Près de deux millions de morts et de blessés. Pour quoi?
Les démographes s’alarment. La Russie faisait déjà face à une crise de natalité avant la guerre. Maintenant, elle perd ses hommes jeunes par milliers chaque mois. Les régions rurales se vident. Les usines manquent de bras. Et cette génération sacrifiée ne reviendra jamais. Même si la guerre s’arrêtait demain, les conséquences démographiques se feront sentir pendant des décennies.
Section 8 : L'Ukraine tient, mais à quel prix?
Les pertes du défenseur
Il serait malhonnête de parler uniquement des pertes russes. L’Ukraine aussi paie un prix terrible. Les estimations occidentales parlent d’environ 400 000 soldats ukrainiens tués ou blessés — peut-être davantage. Le projet UALosses a documenté 167 674 combattants ukrainiens morts ou disparus. Des dizaines de milliers d’autres portent des blessures qui les marqueront à vie.
Mais les ratios restent en faveur de l’Ukraine. Selon le New York Times, la Russie perd environ deux soldats pour chaque Ukrainien tué ou grièvement blessé. D’autres estimations parlent d’un ratio de 3:1 voire 5:1 dans certains secteurs. La défense coûte moins cher que l’attaque — c’est une vérité militaire aussi vieille que la guerre elle-même.
Et pourtant, chaque vie ukrainienne perdue est une tragédie. Ces hommes et ces femmes ne défendent pas une ambition impériale — ils défendent leur maison, leur famille, leur droit d’exister. La différence morale entre l’agresseur et le défenseur est abyssale. Mais la douleur des familles endeuillées, elle, est la même des deux côtés de la frontière. La guerre ne connaît pas de vainqueurs — seulement des survivants et des morts.
Tenir jusqu’à quand?
L’infrastructure énergétique ukrainienne a été dévastée. Selon The Economist, la capacité de production électrique du pays est passée de 33,7 gigawatts avant l’invasion à environ 14 gigawatts aujourd’hui. Les habitants de Kyiv subissent des coupures de courant allant jusqu’à 16 heures par jour. Dans certaines régions, les pannes durent quatre jours consécutifs. L’hiver ukrainien est rude, et le chauffage est devenu un luxe.
Mais l’Ukraine tient. Malgré tout. Les défenses aériennes ont abattu 126 des 145 drones lancés par la Russie la nuit dernière — un taux d’interception de 87%. Les Forces ukrainiennes continuent de repousser les assauts, d’infliger des pertes, de défendre chaque mètre de territoire. C’est un combat de titans, et le plus petit des deux refuse de tomber.
Section 9 : Et maintenant?
Les négociations impossibles
Poutine exige que l’Ukraine se retire des territoires qu’elle contrôle encore dans le Donbas. Zelensky refuse de céder à la table des négociations ce que ses soldats ont défendu sur le champ de bataille. L’impasse est totale. Les garanties de sécurité occidentales — y compris le possible déploiement de troupes britanniques — sont qualifiées d' »inacceptables » par le Kremlin.
Le Royaume-Uni a annoncé 200 millions de livres pour préparer un éventuel déploiement post-guerre. La France parle de garanties de sécurité. Les États-Unis de Donald Trump oscillent entre pression pour un cessez-le-feu et menaces de couper l’aide. Personne ne sait comment cette guerre finira. Tout ce qu’on sait, c’est qu’elle ne finira pas demain.
Dans les couloirs du pouvoir, on parle de « sortie diplomatique », de « compromis territorial », de « paix négociée ». Mais sur le front, les obus continuent de tomber. Les drones continuent de voler. Les hommes continuent de mourir. Mille par jour. Chaque jour. Pendant qu’on discute. Pendant qu’on négocie. Pendant qu’on attend. Combien de communiqués quotidiens faudra-t-il encore avant que quelqu’un trouve le courage de dire stop?
Le monde regarde
L’Iran fournit des drones Shahed. La Corée du Nord envoie des millions d’obus d’artillerie et peut-être des soldats. L’Axe du Mal 2.0 se renforce pendant que l’Occident hésite. Les analystes parlent de 2026 comme l’année décisive — celle où le sort de l’Ukraine sera scellé, pour le meilleur ou pour le pire.
Si l’Ukraine tombe, que se passera-t-il ensuite? Où Poutine tournera-t-il sa machine de guerre? Les pays baltes? La Moldavie? La Pologne? Un homme prêt à sacrifier un million de ses propres citoyens n’a clairement aucune limite morale. La question n’est pas de savoir s’il continuera — c’est de savoir qui l’arrêtera.
Conclusion : Le prix que nous payons tous
Mille familles ce soir
Ce soir, quelque part en Russie, une mère apprendra que son fils ne reviendra pas. Un enfant comprendra que papa ne jouera plus jamais avec lui. Une femme rangera les vêtements de son mari dans un carton, parce que personne ne les portera plus. Mille familles. Chaque jour. Depuis presque trois ans. Et demain, le compteur se remettra à zéro, et le massacre recommencera.
Les chiffres sont si énormes qu’ils en deviennent abstraits. 1 227 440 pertes. Comment visualiser ça? Imaginez le Stade de France rempli de cadavres. Puis imaginez-le se remplir encore. Et encore. Quinze fois. C’est ça, la guerre de Poutine. C’est ça, le prix de l’ambition d’un seul homme.
Je finis cet article avec un poids sur la poitrine qui ne part pas. Mille vingt. Ce n’est pas un chiffre. Ce sont des vies. Des rêves. Des projets. Des premiers amours et des derniers souffles. Des hommes qui ont ri, pleuré, espéré — et qui ne feront plus rien de tout ça. Et demain, pendant que le monde vaquera à ses occupations, pendant que nous siroterons notre café et scrollerons sur nos téléphones, mille autres les rejoindront. Et après-demain, mille encore. Jusqu’à quand? Jusqu’à quand accepterons-nous que cette boucherie soit la nouvelle normalité? Quelque part, une mère russe regarde son téléphone. Elle attend. Elle espère. Elle ne sait pas encore. Ou peut-être qu’au fond d’elle, elle sait déjà.
Encadré de transparence du chroniqueur
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur. Je suis analyste, observateur des dynamiques géopolitiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies militaires, à comprendre les mouvements sur le champ de bataille, à mettre en perspective les chiffres que d’autres publient froidement. Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel. Je prétends à la lucidité, à l’analyse sincère, à la compréhension profonde des enjeux humains derrière les statistiques.
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et commentaires interprétatifs. Les informations factuelles présentées dans cet article proviennent de sources officielles et vérifiables, notamment les communiqués de l’État-major ukrainien, les analyses de l’Institute for the Study of War, les rapports du ministère britannique de la Défense, les enquêtes de Mediazona et de la BBC russe, ainsi que les estimations d’analystes occidentaux reconnus.
Les analyses et interprétations présentées représentent une synthèse critique basée sur les informations disponibles. Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser, de leur donner un sens humain. Toute évolution ultérieure pourrait modifier les perspectives présentées ici.
Sources
Sources primaires
blank »>Ukrinform – Russia loses 1,020 soldiers in Ukraine war over past day (19 janvier 2026)
blank »>État-major général des Forces armées ukrainiennes – Communiqué officiel des pertes (19 janvier 2026)
eng-trl » target= »blank »>Mediazona – Russian losses in the war with Ukraine, verified count (16 janvier 2026)
Sources secondaires
blank »>Al Jazeera – Russian war deaths are rising to unsustainable levels, says Ukraine (8 janvier 2026)
blank »>Russia Matters (Harvard) – The Russia-Ukraine War Report Card, Jan. 14, 2026
blank »>Institute for the Study of War (ISW) – Russian Offensive Campaign Assessment, January 10, 2026
blank »>Meduza – As fighting continues in Pokrovsk and Kupyansk (16 janvier 2026)
blank »>CSIS – Russia’s Battlefield Woes in Ukraine (août 2025)
blank »>Minfin Index – Casualties of Russia in Ukraine – official data (janvier 2026)
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