Cinquante assauts pour une ville qui ne veut pas mourir
Pokrovsk. Cinquante assauts russes en une journée. Cinquante fois, les forces russes ont essayé de briser la ligne de défense ukrainienne. Cinquante fois, ils ont échoué. Cinquante fois. Les défenseurs ukrainiens ont repoussé les attaques dans les zones de Nykanorivka, Rodynske, Zatyshok, Myrnohrad, Pokrovsk, Chervonyi Lyman, Kotlyne, Udachne, Molodetske, et vers Serhiivka, Filiia, Kucheriiv Yar, Novopavlivka. Ces noms, c’est de la géographie froide. Mais derrière chaque nom, il y a des visages. Des maisons. Des vies.
Imaginez un instant. Vous êtes dans une tranchée. Il fait froid. Il pleut probablement. Vos mains sont engourdies. Vous n’avez pas dormi depuis deux jours. Et là, vous entendez les moteurs. Vous savez qu’ils arrivent. Encore. Pour la cinquantième fois aujourd’hui. Et vous vous levez quand même. Vous prenez votre arme. Vous allez faire face à la mort. Pas parce que vous voulez. Parce que vous devez. Parce que derrière vous, il y a votre ville. Votre famille. Votre maison. Et vous ne cédez pas.
Le mur de fer
Les forces de défense ukrainiennes ont frappé treize zones où le personnel et l’équipement russes étaient concentrés. Elles ont détruit un poste de commandement et d’observation. Elles ont mis hors service une station de guerre électronique russe. C’est ce qu’on appelle riposter. C’est ce qu’on appelle ne pas laisser faire. C’est ce qu’on appelle dire : tu vas peut-être frapper fort, mais tu vas aussi prendre.
Dans le secteur de Pokrovsk, ce n’est pas seulement une question de défense. C’est une question de symbole. Si Pokrovsk tombe, c’est toute la région de Donetsk qui vacille. Les Russes le savent. Les Ukrainiens le savent. Et c’est pour ça que chaque mètre de terre est disputé. Chaque mètre. Chaque centimètre. Chaque grain de poussière.
Vous savez ce qui me frappe dans cette histoire ? C’est l’acharnement des deux côtés, mais pour des raisons complètement opposées. D’un côté, il y a ceux qui veulent conquérir, détruire, imposer. De l’autre, il y a ceux qui défendent, protègent, résistent. Et je me demande : à quel moment un humain décide-t-il que la vie d’un autre vaut moins qu’un morceau de terre ? À quel moment on envoie des hommes mourir pour une ville qui n’est pas la leur ? À quel moment on devient ça ? Je ne comprends pas. Je ne comprendrai jamais.
Les autres fronts : Une guerre sur toute la ligne
Kostiantynivka et Huliaipole : Les autres bouches de l’enfer
Pokrovsk n’est pas le seul endroit qui souffre. Dans le secteur de Kostiantynivka, les envahisseurs ont mené dix-sept attaques. Dix-sept. Dans les zones de Kostiantynivka, Oleksandro-Shultyne, Shcherbynivka, Ivanopillia, Rusyn Yar, Kleban-Byk, et vers Berestok, Stepanivka, Sofiivka, Torske. Encore des noms. Encore des vies. Encore des lieux qui ne seront plus jamais comme avant.
Dans le secteur de Huliaipole, les forces de défense ukrainiennes ont repoussé vingt et une attaques russes. Vingt et une. Dans les zones de Huliaipole, Zelene, et vers Sviatopetrivka, Varvarivka, Dobropillia. Vingt et une fois, les Russes ont essayé. Vingt et une fois, ils ont échoué. Et c’est là que je me dis : l’Ukraine tient. L’Ukraine tient encore. L’Ukraine tiendra encore.
Le reste du front : Une guerre qui ne dort jamais
Il y a eu cinq attaques dans le secteur de Kupiansk. Les forces de défense ont repoussé les assauts russes dans la zone de Pishchane et vers Kurylivka, Petropavlivka, Borivska Andriivka. Dans le secteur de Lyman, l’ennemi a attaqué quatre fois, essayant de percer les défenses dans la zone de Yampil et vers Stavky, Oleksandrivka. Dans le secteur de Sloviansk, les forces de défense ont repoussé trois attaques ennemies dans la zone du village de Pazeno et vers Rai-Oleksandrivka.
Dans le secteur d’Oleksandrivka, l’ennemi a lancé cinq attaques vers Ivanivka, Nove Zaporizhzhia, Radisne. Dans le secteur d’Orikhiv, deux affrontements ont eu lieu dans la zone du village de Plavni. Dans le secteur de Prydniprovske, les troupes russes n’ont mené aucune opération offensive. C’est la seule bonne nouvelle de la journée. La seule.
Lisez ces chiffres encore une fois. 144 affrontements. 112 frappes aériennes. 316 bombes guidées. 8,156 drones. Et dites-moi : comment un pays tient ? Comment un peuple continue à vivre, à aimer, à espérer avec ça qui tombe sur sa tête chaque jour ? C’est un miracle. C’est un miracle humain. C’est la preuve que la résilience existe vraiment. Que l’esprit humain peut supporter plus que ce qu’on imagine. Que l’espoir peut survivre même quand tout semble perdu.
Le coût de cette folie
Un million deux cent vingt-sept mille quatre cent quarante
Un million deux cent vingt-sept mille quatre cent quarante. C’est le nombre total de pertes des troupes russes depuis le début de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine, du 24 février 2022 au 19 janvier 2026. Un million deux cent vingt-sept mille quatre cent quarante vies. Un million deux cent vingt-sept mille quatre cent quarante histoires qui se sont arrêtées. Un million deux cent vingt-sept mille quatre cent quarante mères qui ont pleuré. Un million deux cent vingt-sept mille quatre cent quarante cercueils.
Je regarde ce chiffre et j’ai envie de vomir. Pas littéralement. Mais moralement. Spirituellement. C’est un chiffre qui ne devrait pas exister. Un chiffre qui devrait être impossible. Et pourtant, il est là. Noir sur blanc. Froid. Impersonnel. Mais derrière chaque unité de ce million, il y a un visage. Des yeux. Un sourire. Des rêves. Tout ce qui a été détruit.
La guerre sans fin
Quatre ans. Bientôt quatre ans que cette guerre dure. Quatre ans que les Ukrainiens se battent. Quatre ans que les Russes meurent. Quatre ans que le monde regarde. Parfois avec horreur. Parfois avec indifférence. Parfois avec admiration. Mais toujours en regardant. Toujours de l’extérieur. Toujours sans pouvoir arrêter ça.
Et moi, je me demande : quand est-ce que ça s’arrête ? Quand est-ce que quelqu’un dit STOP ? Quand est-ce que la raison l’emporte sur la folie ? Quand est-ce que la vie l’emporte sur la mort ? Quand est-ce que l’humanité reprend le dessus sur la barbarie ? Je ne sais pas. Je ne sais pas si quelqu’un sait.
Je suis fatigué. Pas fatigué physiquement. Fatigué de tout ça. De lire les mêmes nouvelles chaque jour. De voir les mêmes images. D’entendre les mêmes chiffres. Et je pense à ceux qui vivent ça. Pas à distance. En vrai. Dans leur corps. Dans leur âme. Dans leur vie quotidienne. Eux, ils doivent être fatigués. Mortellement fatigués. Et pourtant, ils continuent. Ils se lèvent chaque matin. Ils se battent chaque jour. Ils résistent chaque heure. C’est ça, la grandeur. C’est ça, l’héroïsme. C’est ça, la dignité.
Conclusion : Ce qui reste quand tout est détruit
Pokrovsk tient encore
Pokrovsk tient encore. Cinquante assauts et la ville tient. Cent quarante-quatre affrontements et la ligne tient. Quatre ans et le pays tient. C’est ça, la vérité de cette guerre. Les Russes peuvent frapper fort. Ils peuvent frapper souvent. Ils peuvent frapper partout. Mais ils ne peuvent pas briser ça. Ils ne peuvent pas briser la volonté. Ils ne peuvent pas briser le courage. Ils ne peuvent pas briser l’âme d’un peuple qui a décidé de vivre debout.
Cinquante mères attendent un appel en Russie. Cinquante soldats ukrainiens se sont couchés vivants hier soir. Et aujourd’hui, ils se battent encore. Ils défendent encore. Ils espèrent encore. C’est ça, la différence. Entre ceux qui conquièrent et ceux qui défendent. Entre ceux qui détruisent et ceux qui protègent. Entre ceux qui envoient mourir et ceux qui meurent pour que d’autres vivent.
Le choix de l’humanité
Il y a des moments dans l’histoire où on doit choisir. Pas entre le bien et le mal. C’est toujours facile, ce choix-là. Mais entre l’indifférence et la solidarité. Entre le silence et la parole. Entre l’oubli et la mémoire. Et là, dans cette guerre à Pokrovsk, nous avons tous un choix à faire. Regarder ou détourner le regard. Écouter ou faire la sourde oreille. Se souvenir ou oublier.
Moi, j’ai fait mon choix. Je vais regarder. Je vais écouter. Je vais me souvenir. Parce que Pokrovsk, c’est pas juste une ville en Ukraine. C’est un symbole. C’est un exemple. C’est un rappel. Que la liberté a un prix. Que la dignité vaut qu’on se batte pour elle. Que la vie est quelque chose qui mérite d’être défendue. Toujours.
Cinquante assauts sur Pokrovsk. Cent quarante-quatre affrontements sur le front. Un million deux cent vingt-sept mille quatre cent quarante morts. Et moi je me demande, à la fin : est-ce que ça valait le coup ? Est-ce que chaque soldat russe mort à Pokrovsk pense, dans ses dernières secondes : « j’ai bien fait » ? Est-ce que chaque mère qui reçoit le convoi funèbre pense : « c’était nécessaire » ? Ou est-ce qu’il y a, quelque part au fond d’eux, cette question qui brûle : POURQUOI ? Pourquoi tout ça ? Pourquoi tant de souffrance ? Pourquoi tant de vies brisées ? Pourquoi cette guerre absurde, insensée, inutile ? Je n’ai pas la réponse. Personne ne l’a. Mais peut-être que la réponse, c’est justement qu’il n’y en a pas. Que tout ça, c’est juste de la folie. Pure, simple, dégueulasse folie.
Encadré de transparence du chroniqueur
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur. Je suis analyste, observateur des dynamiques géopolitiques et militaires qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies de guerre, à comprendre les mouvements des troupes, à anticiper les virages que prennent les conflits qui nous concernent tous. Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel. Je prétends à la lucidité, à l’analyse sincère, à la compréhension profonde des enjeux qui nous concernent tous.
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et commentaires interprétatifs. Les informations factuelles présentées dans cet article proviennent de sources officielles et vérifiables, notamment les communiqués de l’état-major des forces armées d’Ukraine, les rapports d’agences de presse internationales reconnues telles que Ukrinform, Censor.NET, et RBC-Ukraine, ainsi que les données d’organisations internationales.
Les analyses et interprétations présentées représentent une synthèse critique basée sur les informations disponibles. Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser, de leur donner un sens. Toute évolution ultérieure pourrait modifier les perspectives présentées ici.
Sources
Sources primaires
blank »>Ukrinform – War update: 144 clashes on front line, one-third of them occur in Pokrovsk sector (19 janvier 2026)
blank »>Censor.NET – Russians did not advance in the Kramatorsk direction, but are actively storming in Pokrovsk direction, – General Staff (19 janvier 2026)
Sources secondaires
RBC-Ukraine – Russia-Ukraine war: Frontline update as of January 18 (19 janvier 2026)
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