De 18h à l’aube : chronologie d’une nuit sans fin
L’attaque a commencé à 18 heures le 15 janvier. Les premiers drones Shahed — ces engins à l’allure de delta qui ressemblent à des bombes volantes V-1 de la Seconde Guerre mondiale — ont décollé de la Russie méridionale. Environ 50 d’entre eux étaient des Shahed classiques, propulsés par des moteurs à piston qui émettent ce bourdonnement caractéristique, semblable à une tondeuse à gazon géante. Mais cette nuit-là, les forces russes ont aussi déployé des variantes plus récentes : les Gerbera, les Italmas, et des versions à réaction capables d’atteindre 500 km/h. Plus rapides. Plus difficiles à intercepter. Plus mortelles.
L’aviation ukrainienne, les unités de missiles anti-aériens, les systèmes de guerre électronique et les groupes de feu mobiles se sont mobilisés. Pendant des heures, le ciel s’est illuminé de traceurs, d’explosions, de débris enflammés. À 8h30 le lendemain matin, le bilan tombait : 53 drones neutralisés. Mais l’attaque n’était pas terminée. Plusieurs engins continuaient de traverser l’espace aérien ukrainien, cherchant leurs cibles comme des prédateurs patients.
Les cibles : l’énergie comme arme de guerre
Les 19 drones qui ont atteint leurs objectifs n’ont pas frappé au hasard. Ils visaient ce que la Russie cible systématiquement depuis des mois : l’infrastructure énergétique. Centrales électriques. Sous-stations. Lignes de transmission. Tout ce qui permet aux Ukrainiens de se chauffer, de s’éclairer, de survivre. Le ministre de l’Énergie Denys Shmyhal l’a dit sans détour devant le Parlement : il n’existe plus une seule centrale électrique en Ukraine que l’ennemi n’ait pas attaquée. Pas une seule.
Vous comprenez ce que ça signifie? Imaginez une seconde. Votre pays tout entier — chaque centrale, chaque transformateur, chaque ligne électrique — méthodiquement ciblé, nuit après nuit, pendant des années. Ce n’est pas une guerre contre une armée. C’est une guerre contre des grands-mères qui essaient de chauffer leur soupe. Contre des enfants qui font leurs devoirs à la lueur d’une bougie. Contre des hôpitaux qui tentent de garder leurs patients en vie. Poutine ne cherche pas à vaincre l’armée ukrainienne. Il cherche à geler son peuple jusqu’à la soumission.
Section 3 : L'hiver comme arme de destruction massive
-14°C : quand le froid devient l’allié de Moscou
Ce que les drones n’ont pas détruit, l’hiver s’en charge. La température à Kyiv est tombée à -14°C dans les jours suivant l’attaque — l’un des hivers les plus rigoureux que la capitale ait connu depuis des années. Dans les appartements privés de chauffage, les thermomètres intérieurs affichent 10°C, parfois moins. C’est huit degrés en dessous du minimum recommandé par l’Organisation mondiale de la Santé. Le maire Vitali Klitschko a déclaré que 300 immeubles résidentiels étaient encore sans chauffage plusieurs jours après l’attaque — un chiffre en baisse par rapport aux 6 000 immeubles touchés la semaine précédente.
La situation est sans précédent. Les équipes de réparation manquent d’équipement. Les générateurs diesel, censés prendre le relais pendant les pannes, refusent de démarrer à cause du froid extrême. Les écoles ferment, incapables de chauffer leurs salles de classe à des températures sécuritaires. Les commerces, les cafés, les restaurants — ces havres de chaleur et de lumière habituels — ont dû baisser leurs rideaux. Et dehors, le vrombissement des drones continue, nuit après nuit.
L’état d’urgence énergétique : un aveu d’impuissance?
Face à cette catastrophe, le président Volodymyr Zelensky a déclaré l’état d’urgence dans le secteur énergétique. Une mesure dramatique qui permet au gouvernement d’accélérer les importations d’électricité, de simplifier les règles de connexion des équipements de secours, et de mobiliser toutes les ressources disponibles. Le réseau électrique ukrainien ne fonctionne plus qu’à 60% de ses besoins. Dans certaines régions, les coupures durent jusqu’à quatre jours consécutifs.
L’état d’urgence. Quatre ans de guerre totale, et c’est maintenant qu’on déclare l’état d’urgence énergétique? Non, ce n’est pas un aveu d’impuissance. C’est un cri. Un cri que le monde refuse d’entendre. Pendant que nous débattons de politiques, de négociations, de « solutions diplomatiques », des millions d’Ukrainiens se demandent s’ils survivront à la nuit. Est-ce que l’Europe comprend vraiment ce qui se passe à ses portes? Est-ce que nous réalisons qu’à 2 000 kilomètres de Paris, des gens meurent de froid parce qu’un dictateur a décidé que leur souffrance était un outil de négociation?
Section 4 : Les drones Shahed — l'arme parfaite de la terreur
20 000 dollars pour semer la mort
Le drone Shahed-136 — rebaptisé Geran-2 par les Russes — est une aberration militaire. Un engin simple, presque primitif, construit avec des composants commerciaux qu’on peut acheter sur internet. Prix estimé : entre 20 000 et 50 000 dollars pièce. En face, les missiles anti-aériens utilisés pour les abattre coûtent entre 400 000 et 1,2 million de dollars chacun. Le calcul est cruel : chaque drone détruit épuise les réserves ukrainiennes bien plus vite que les stocks russes. L’Iran fournit la technologie; la Russie la produit en masse dans son usine d’Alabuga, où — selon des enquêtes récentes — des jeunes femmes africaines attirées par de fausses promesses d’emploi assemblent ces machines de mort dans des conditions proches de l’esclavage.
Depuis le début de l’invasion, la Russie a lancé plus de 50 000 drones Shahed contre l’Ukraine. En 2025 seulement, plus de 38 000 ont été tirés — contre environ 5 000 l’année précédente. L’échelle de l’horreur augmente de façon exponentielle. Et le 11 janvier 2026, les Russes ont déployé une nouvelle version : le Geran-5, propulsé par un réacteur chinois, capable d’emporter une charge de 90 kg sur 1 000 kilomètres.
Le bourdonnement de la mort
Les Ukrainiens ont appris à reconnaître le son. Ce vrombissement grave, semblable à un scooter lointain ou à une tondeuse à gazon, qui annonce l’arrivée des Shahed. La nuit, quand tout est silencieux, il devient impossible de dormir. L’oreille guette. Le cœur s’accélère à chaque bruit. Est-ce un drone? Est-ce qu’il vient vers moi? Est-ce que ma maison sera la prochaine? Les drones volent bas, à quelques centaines de mètres du sol, échappant souvent aux radars. Ils suivent des trajectoires programmées, sans pilote, sans hésitation, jusqu’à leur cible.
Fermez les yeux. Représentez-vous la scène. Vous êtes dans votre lit, il fait -14 degrés dehors, votre chauffage ne fonctionne pas depuis trois jours. Vous portez trois couches de vêtements sous vos couvertures. Et là, dans le silence glacial de la nuit, vous l’entendez. Ce bourdonnement. Qui se rapproche. Ou peut-être pas. Vous ne savez pas. Vous ne pouvez pas savoir. Tout ce que vous pouvez faire, c’est attendre. Attendre que ça passe. Ou que ça explose. Comment dort-on après ça? Comment vit-on?
Section 5 : Les visages de la résistance
Kateryna et Pushok : survivre avec un chat comme chauffage
Kateryna Skuridina vit dans un appartement de Kyiv sans chauffage. Son compagnon de survie? Pushok, un chat sphinx — sans poils, ironiquement, mais avec une température corporelle élevée. « Il a une température corporelle très haute. Il est comme un radiateur », explique-t-elle. Depuis que le chauffage a lâché, le chat a commencé à manger de la soupe. « Peut-être parce que c’est chaud? Il déteste ça d’habitude. Mais maintenant, il en mange un peu. » Dans un moment de désespoir, Kateryna a commandé tout ce qu’elle trouvait sur internet : une couverture chauffante électrique, des bouillottes, et même un système bricolé fait d’un pot en argile et de bougies chauffe-plat qui sert de « cheminée pour les mains ».
Elle a découvert une vérité terrible : « C’est très difficile mentalement. Maintenant que j’ai perdu le chauffage, j’ai réalisé que je n’avais pas vraiment besoin d’électricité. Quand vous avez le chauffage mais pas d’électricité, tout va bien. » Le sport l’aide à tenir. Elle fréquente une salle de gym qui fonctionne à l’éco-carburant. Mais même ça, certains jours, est impossible. « Hier, ils ont fermé la salle. Il fait trop froid. On ne peut aller nulle part. »
Les points d’invincibilité : la solidarité comme dernier rempart
Partout en Ukraine, des « points d’invincibilité » ont été installés — des centres d’urgence où les citoyens peuvent se réchauffer, recharger leurs téléphones, recevoir de l’eau chaude et de la nourriture. Le président Zelensky a ordonné une révision du couvre-feu de minuit pour permettre aux gens d’accéder à ces refuges à toute heure. Les tentes chauffées des services d’urgence sont prises d’assaut. Les gens s’y massent, épaule contre épaule, partageant leur chaleur corporelle autant que les ressources disponibles.
Les « points d’invincibilité ». Le nom dit tout. Dans un pays où l’électricité est devenue un luxe, où le chauffage est une loterie, où chaque nuit peut être la dernière, les Ukrainiens ont inventé des refuges qu’ils appellent « invincibles ». Pas parce qu’ils sont indestructibles — les bombes russes peuvent frapper n’importe où. Mais parce que l’esprit qui s’y rassemble, lui, refuse de se briser. Quatre ans de guerre. Quatre hivers de terreur énergétique. Et ils tiennent toujours. Qu’avons-nous fait, nous, pour mériter notre confort?
Section 6 : Le contexte d'une guerre d'usure
1 300 drones en une semaine : l’escalade permanente
L’attaque du 16 janvier n’était pas isolée. Dans la semaine qui l’a précédée, la Russie a lancé plus de 1 300 drones d’attaque, environ 1 050 bombes guidées et 29 missiles de différents types contre l’Ukraine. Le 13 janvier, une attaque massive avait déjà impliqué 293 drones et 18 missiles balistiques, tuant quatre personnes dans un dépôt postal de la région de Kharkiv et privant des centaines de milliers de foyers d’électricité alors que les températures plongeaient à -15°C.
Les statistiques sont vertigineuses. Depuis février 2022, les forces russes ont lancé plus de 13 300 missiles et 142 300 drones contre l’Ukraine, selon le commandant des forces terrestres ukrainiennes. En 2025, la Russie a conduit 42 vagues d’attaques de plus de 300 projectiles chacune — contre seulement 3 l’année précédente. La plus importante, en septembre 2025, comptait 823 projectiles.
Le bilan humain : 15 000 civils tués
Un rapport européen cité par Bloomberg estime que les frappes russes ont tué environ 15 000 civils et blessé plus de 40 000 autres depuis le début de l’invasion. Les drones Shahed seuls sont responsables de 253 morts et 1 524 blessés documentés. Ces chiffres sont probablement sous-estimés — les zones occupées sont inaccessibles aux enquêteurs, et beaucoup de victimes ne sont jamais recensées.
Quinze mille civils. Ce nombre ne signifie rien, en réalité. C’est trop grand pour qu’on le saisisse. Alors pensons plutôt à un seul. À Anya, peut-être, cette petite fille qui dessinait des papillons avant qu’un drone ne tombe sur sa maison. À ce père qui attendait son fils au dépôt postal de Kharkiv et qui n’est jamais rentré. À cette grand-mère qui s’est endormie dans le froid et ne s’est pas réveillée. Quinze mille histoires. Quinze mille univers effondrés. Et nous, nous comptons, nous additionnons, nous rangeons ces morts dans des statistiques propres. Comme si ça rendait l’horreur plus acceptable.
Section 7 : L'échec de la diplomatie
Les négociations dans l’impasse
Pendant que les drones pleuvent sur l’Ukraine, la diplomatie patine. Une délégation ukrainienne s’est rendue aux États-Unis pour rencontrer l’envoyé spécial Steve Witkoff, le gendre du président Trump, Jared Kushner, et le secrétaire à l’Armée Daniel Driscoll. L’Ukraine et les États-Unis auraient élaboré une proposition de paix en 20 points. Mais la Russie n’a toujours pas commenté, continuant à exiger des concessions territoriales et des garanties que l’Ukraine ne rejoindra jamais l’OTAN.
Zelensky a été clair : « L’Ukraine a besoin d’une paix juste. » La tâche principale de sa délégation aux États-Unis? « Présenter l’image complète et précise de ce que les frappes russes causent » dans le pays. Comme si les 76 drones de cette nuit-là n’étaient pas assez éloquents.
L’Iran et la Corée du Nord : les alliés de l’horreur
La Russie ne pourrait pas mener cette guerre d’usure sans ses partenaires. L’Iran a vendu pour 2,7 milliards de dollars de missiles et de systèmes anti-aériens à Moscou selon un rapport occidental, incluant des centaines de missiles balistiques Fath-360. Téhéran a aussi fourni la technologie des drones Shahed et aide la Russie à les produire localement. La Corée du Nord contribue des munitions d’artillerie par millions. La Chine fournit des composants électroniques et des moteurs à réaction.
Une coalition de l’horreur. L’Iran, la Corée du Nord, la Chine — tous unis derrière Poutine. Et en face? L’Occident qui hésite, qui calcule, qui négocie. Qui fournit des systèmes de défense au compte-gouttes pendant que les dictatures inondent la Russie de drones et de missiles. On parle de « soutien à l’Ukraine » comme d’une faveur généreuse. Mais est-ce vraiment du soutien quand on refuse de donner les armes qui pourraient stopper les attaques? Quand on impose des restrictions sur l’usage des missiles longue portée? Quand chaque livraison prend des mois de débats pendant que les Ukrainiens gèlent?
Section 8 : La riposte ukrainienne
Frapper les usines de drones russes
L’Ukraine ne se contente pas de subir. Les Forces d’élite des systèmes non pilotés ont commencé à mener des frappes préventives contre les lanceurs de drones russes avant même qu’ils ne décollent. Le 13 janvier, une attaque ukrainienne a frappé l’usine de drones Atlant Aero à Taganrog, en Russie — une installation qui fabrique des drones Molniya et des composants pour les Orion. Des explosions et un incendie ont été confirmés sur le site.
En représailles aux attaques sur son réseau électrique, l’Ukraine cible systématiquement les dépôts pétroliers russes. Le 10 janvier, une frappe de drones a mis le feu à un dépôt dans la région de Volgograd. Selon les estimations d’octobre 2025, les frappes ukrainiennes avaient forcé près de 40% de la capacité de raffinage russe à fermer temporairement — bien que les chiffres réels soient contestés.
Le nouveau drone ukrainien FP-2
L’Ukraine développe aussi ses propres capacités. Les drones kamikaze FP-2 de fabrication nationale sont désormais utilisés pour frapper les équipes de lancement russes. Dans la nuit du 6-7 janvier, des vagues de FP-2 ont pilonné l’aéroport abandonné de Donetsk, détruisant des équipements de lancement, un site d’entraînement pour pilotes de drones, un centre de maintenance et un dépôt de munitions.
Ils se battent avec ce qu’ils ont. Des drones bricolés contre la machine de guerre russe. Des frappes ciblées contre des usines pendant que leurs propres villes brûlent. Il y a quelque chose de terriblement injuste dans ce combat de David contre Goliath. Mais aussi quelque chose d’extraordinairement courageux. L’Ukraine refuse de se laisser mourir en silence. Chaque drone abattu, chaque usine frappée, chaque jour supplémentaire de résistance est une victoire arrachée à l’impossible.
Section 9 : Ce que le monde peut faire
Les appels à l’aide de Zelensky
Le président Zelensky ne cesse de le répéter : « Les assassinats doivent cesser — il ne peut y avoir de pause dans la protection des vies humaines. Si les frappes ne s’arrêtent même pas pendant les fêtes du Nouvel An, alors les livraisons de défense aérienne ne peuvent pas être retardées. Nos alliés ont l’équipement nécessaire. » La sous-secrétaire générale de l’ONU, Rosemary DiCarlo, a averti que les attaques russes sur les infrastructures énergétiques « ont privé des millions d’Ukrainiens d’électricité, de chauffage et d’eau pendant des périodes prolongées ».
L’Ukraine a besoin d’installer 2,7 GW de capacité de production d’électricité supplémentaire d’ici la fin de l’année pour répondre à ses besoins. Elle a besoin que ses partenaires accélèrent les importations d’électricité et la fourniture d’équipements. Elle a besoin de systèmes de défense aérienne capables d’intercepter ces drones à basse altitude que les systèmes conventionnels peinent à détecter.
L’urgence d’agir maintenant
La Commission européenne a approuvé un paquet de soutien financier de 90 milliards d’euros. Le Royaume-Uni a lancé un concours pour développer des missiles d’une portée de 500 kilomètres pour l’Ukraine. Mais ces mesures prennent du temps — un temps que les Ukrainiens n’ont pas. Chaque nuit d’hiver qui passe sans renforcement de la défense aérienne est une nuit où des familles gèlent, où des infrastructures brûlent, où des vies sont perdues.
On peut aider. On PEUT aider. Ce n’est pas une question de capacité — c’est une question de volonté. Chaque système Patriot qui dort dans un hangar européen pourrait sauver des vies ukrainiennes cette nuit. Chaque décision retardée par des calculs politiques coûte des morts. Et un jour, quand tout sera fini, nous devrons répondre à la question : qu’avons-nous fait quand l’Ukraine appelait à l’aide? Avons-nous été à la hauteur? Ou avons-nous détourné le regard?
Conclusion : La longue nuit de l'Ukraine
Au-delà des chiffres, les vies
Kateryna est toujours dans son appartement glacé de Kyiv. Pushok ronronne contre elle, petit radiateur vivant dans le froid de janvier. Dehors, quelque part, le vrombissement d’un drone perce peut-être la nuit. Ou peut-être pas. Ce soir. Cette nuit-là, 76 machines de mort ont traversé le ciel ukrainien. Demain, ce sera peut-être 100. Ou 200. La Russie augmente sans cesse la cadence, perfectionnant ses méthodes, diversifiant ses drones, ciblant avec une précision croissante tout ce qui permet à l’Ukraine de survivre.
Et pourtant. Pourtant, à Kyiv, dans le froid et l’obscurité, les gens s’accrochent. Ils se rassemblent dans les points d’invincibilité. Ils partagent leur nourriture, leur chaleur, leur humanité. Ils refusent de se briser. Après quatre ans de guerre, après des dizaines de milliers de morts, après des millions de déplacés, après l’hiver le plus dur qu’ils aient connu — ils tiennent toujours. Ils tiennent.
Soixante-seize drones. Dans quelques jours, ce chiffre sera oublié, noyé sous d’autres attaques, d’autres statistiques, d’autres urgences. Mais quelque part à Kyiv, une femme serre son chat contre elle pour survivre à la nuit. Quelque part à Kharkiv, une famille compte les heures jusqu’au retour de l’électricité. Quelque part en Ukraine, un enfant demande à sa mère pourquoi le ciel fait ce bruit, et la mère ne sait pas quoi répondre. L’Ukraine brûle, l’Ukraine gèle, l’Ukraine saigne — et l’Ukraine résiste. La question n’est pas de savoir si elle tiendra. La question est de savoir si nous méritons son courage. Si, quand l’histoire jugera notre époque, nous pourrons dire que nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir. Ou si nous devrons avouer que nous avons regardé ailleurs pendant qu’un peuple se battait seul contre la nuit.
Encadré de transparence du chroniqueur
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur. Je suis analyste, observateur des dynamiques géopolitiques et des conflits qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies militaires, à comprendre les souffrances humaines derrière les statistiques, à donner une voix à ceux qui endurent l’inimaginable. Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel. Je prétends à la lucidité, à l’analyse sincère, à la compréhension profonde des enjeux qui nous concernent tous.
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et commentaires interprétatifs. Les informations factuelles présentées dans cet article proviennent de sources officielles et vérifiables, notamment les communiqués des Forces aériennes ukrainiennes, les déclarations officielles du président Zelensky, les rapports d’agences de presse internationales reconnues telles que Reuters, CNN, Al Jazeera, Associated Press, ainsi que les analyses de centres de recherche comme le Critical Threats Project.
Les analyses et interprétations présentées représentent une synthèse critique basée sur les informations disponibles. Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser, de leur donner un sens. Toute évolution ultérieure pourrait modifier les perspectives présentées ici.
Sources
Sources primaires
blank »>RBC-Ukraine – Russia strikes Ukraine with 76 drones overnight (16 janvier 2026)
blank »>Ukrainska Pravda – Russia attacks Ukraine with 76 drones: air defence downs 53 UAVs (16 janvier 2026)
blank »>UNN – 53 out of 76 drones neutralized during Russia’s night attack on Ukraine (16 janvier 2026)
blank »>Kyiv Independent – Zelensky declares state of emergency in Ukraine’s energy sector (15 janvier 2026)
Sources secondaires
blank »>CNN – Russian strikes and the coldest winter in years leave Ukrainians out in the cold, but defiant (17 janvier 2026)
blank »>Al Jazeera – Two killed, dozens wounded in large Russian drone attacks across Ukraine (18 janvier 2026)
blank »>Critical Threats Project – Russian Offensive Campaign Assessment (13 janvier 2026)
blank »>Russia Matters (Harvard) – The Russia-Ukraine War Report Card (14 janvier 2026)
drones » target= »blank »>Wikipedia – Shahed drones (consulté le 19 janvier 2026)
Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.